Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le président élu bolivien sort indemne de l’attaque

Ces faits interpellent le gouvernement français toujours si prompt à intervenir quand la CIA lui désigne des viols supposés de la démocratie. Il y a là un gouvernement élu à plus de 55% des voix, un pays qui a connu les souffrances liées à un gouvernement putschiste, raciste, avec des bandes armées dont l’origine remonte à Barbie, une oligarchie qui fait régner la terreur contre les peuples et la démocratie. Qui Macron soutient-il ? La deuxième remarque concerne le passage pacifique et par les élections au socialisme, voilà ce qu’il signifie, la violence du capital, de l’impérialisme est toujours là et il ne suffit pas de décréter que l’on privilégie une telle voie, il faut une résistance de masse, celle d’un peuple désarmé devant des forces armées multiples s’avère celle qui impose des souffrances abominables, cet exemple doit aider à percevoir qui est partout à l’origine de la tyrannie et comment la démocratie du peuple doit trouver les moyens de défendre ses droits (note et traduction de Danielle Bleitrach).

la rédaction Jeudi, 05 Nov 2020 22:02

Le président élu Luis Arce lors d’un événement le 04 novembre 2020. Photo prise à partir du compte Twitter @LuchoXBoliviaFacebookTwittercourrierWhatsappPinterestMeneameLinkedinPlus…

Le président élu de Bolivie, Luis Arce Catacora, est sorti indemne d’une attaque jeudi soir après l’explosion de dynamite contre le siège de la campagne du Mouvement pour le socialisme (MAS), a rapporté le porte-parole de ce parti, Sebastián Michel, dans les médias locaux.

L’attaque a eu lieu après la première journée de barrages routiers et un arrêt appelé par des organisations civiques d’extrême-droite qui dénoncent les fraudes électorales présumées lors de l’élection du 18 octobre et exigent qu’Arce Catacora n’assume pas la présidence dimanche prochain.

« Nous avons été victimes d’une attaque par un groupe de a laissé un paquet de dynamite dans la tente où notre président élu Luis Arce s’était reposé. Nous sommes très préoccupés par ce qui se passe », a déclaré Michel à University Television and Red One, les portails Page Sept et Opinion.

Il a déclaré que s’il n’y avait pas eu de blessés, il est regrettable que le régime de facto, dirigé par Jeanine Añez, n’ait pas fait de déclaration face à l’agression et n’assure pas la sécurité du futur président, élu avec plus de 55 % des voix.

« Nous n’avons vu aucune déclaration sur le sujet du ministre du Gouvernement Arturo Murillo, donc nous pensons que nous sommes à la merci de nous-mêmes, totalement non protégés et personne ne nous donne la garantie nécessaire pour la sécurité de notre président », a ajouté Michel.

La police est ensuite arrivée au siège du MAS, situé dans la région de Sopocachi, à l’est de La Paz.

Le MAS a en outre exclu qu’il formerait des milices telles que celles promues par l’extrême droite à Santa Cruz et Cochabamba, avec lesquelles ils effraient la population, et a souligné que le gouvernement d’Arce Catacora ne permettra pas de groupes armés irréguliers et l’utilisation d’armes ne sera pas autorisée.

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