Histoire et société

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Les sept péchés capitaux américains contre la Chine, par JiaqiHou

Voici paru sur Cubadebate en espagnol ce texte chinois qui constitue un véritable réquisitoire à la mode chinoise très argumenté sur l’attitude américaine et l’on peut dire occidentale. Rappel complet et utile (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société).

Par : JiaqiHou7 septembre 2020 +5

Illustration: CNN.

Les États-Unis considèrent la Chine comme une menace pour leur statut de première puissance mondiale. Le déclin brutal de la puissance hégémonique des Américains, combiné à l’ascension vertigineuse de l’économie chinoise à la deuxième place mondiale, et l’influence politique croissante de la nation asiatique sur la scène internationale, sont un terrain fertile pour les politiques américaines agressives qui mettent en danger la paix et la stabilité mondiales.

L’arrivée au pouvoir en janvier 2017 de Donald Trump, un magnat sans expérience politique, a été le résultat de la déception accumulée par les électeurs américains par rapport à l’establishment et un virage brusque à droite conduit par les groupes les plus conservateurs au sein de cette société.

Le slogan de campagne de Trump, “Make America Great Again”, annonçait que la Chine serait l’objet de la confrontation pour rester le numéro un. Depuis, les efforts de l’administration Trump ont pour but de freiner le développement économique chinois par le biais de sanctions commerciales, tandis que sur le front politique, elle a déployé une campagne féroce de discrédit et d’ingérence dans les affaires intérieures du pays asiatique. L’éclosion de la pandémie du nouveau coronavirus à Wuhan a attisé les flammes d’un incendie qui pourrait atteindre des proportions bibliques. Nous avons analysé les différentes actions. Pendant cette période, les États-Unis ont commis de multiples erreurs, ou, comme nous pourrions les appeler, sept péchés mortels.

Premier péché : campagne de diffamation et de calomnie contre la Chine

Cette année 2020 se veut une année qui apportera des changements majeurs dans le monde, et le déclencheur a été l’attaque soudaine du nouveau coronavirus, appelé SRAS-CoV-2, dont les caractéristiques échappent encore à la compréhension humaine. Lorsque le COVID-19 est devenu une pandémie, atteignant presque tous les pays du monde, leurs gouvernements respectifs ont commencé à prendre des mesures pour relever le double défi de la lutte contre l’épidémie et du ralentissement économique.

Mais les États-Unis ont ignoré les alertes. Lorsque l’épidémie de coronavirus a commencé en Chine, il s’installe dans sa chaise de spectateur, mangeant du pop-corn, pour mieux assister à la débâcle de l’économie chinoise. Tout en accusant à plusieurs reprises le gouvernement chinois de dissimuler des informations, il a accusé les Chinois d’être à l’origine de l’épidémie pour avoir consommé des animaux sauvages et il a attaqué férocement les mesures chinoises, car disait-il elles violaient les principes de démocratie et de liberté.

La pandémie a attaqué les États-Unis juste au moment où la Chine a réussi l’endiguement, mais Trump n’a pas voulu accepter que les Chinois aient bien fait. Au lieu de cela, il a commencé une campagne de stigmatisation, reflétée dans son utilisation constante du terme « virus chinois ».
Des études ont montré que le nouveau coronavirus n’était pas originaire de Wuhan.

« Les mutations dans la protéine de surface ont peut-être déclenché la pandémie, mais avant de s’accumuler dans la situation actuelle, la version la plus faible du virus a circule dans la population depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies. » L’Organisation mondiale de la Santé stipule qu’aucun virus ne peut être nommé d’après les pays et les régions, mais Trump a insisté pour dire le virus chinois.

Son but n’était rien de plus que de détourner l’attention sur les erreurs évidentes de sa politique contre COVID-19 qui ont conduit les États-Unis à la triste suprématie dans les cas et les décès dans le monde entier. Accuser la Chine est la voie d’évasion pour empêcher ses mauvaises performances de lui nuire dans les prochaines élections.

La réalité est que le gouvernement chinois a d’abord partagé toutes les informations, y compris une carte génétique complète du nouveau coronavirus dès janvier 2020, a appelé d’autres pays à créer des stratégies conjointes pour lutter contre cette nouvelle menace et a envoyé du matériel, des fournitures et même des médecins dans de nombreux pays.

Alors, quelle est la vraie raison pour discréditer la Chine?

La croissance rapide de l’économie chinoise ces dernières années l’a amenée à jouer un rôle de plus en plus important sur la scène économique mondiale. Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, ont toujours été hostiles à la « montée de la Chine », motivée par des différences politiques et idéologiques.

Habitués au pillage, ils ont de grands problèmes à comprendre les stratégies de développement pacifique de la Chine, visant à créer un monde multipolaire, un destin commun. “L’Amérique d’abord” de Trump est l’exemple le plus visible de courants populistes et unilatéraux qui imprègnent le monde occidental, la principale raison de la montée de l’animosité contre le géant asiatique.

Les États-Unis, fidèles à leur rôle hollywoodien de sauveur du monde, ne peuvent pas permettre à la Chine de prendre l’initiative dans la lutte contre COVID-19, d’où ses tentatives de discréditer toutes les initiatives chinoises par des fausses nouvelles et des arguments sans fondement.

Deuxièmement, s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres pays

L’ingérence continue de l’Amérique dans les affaires intérieures d’autres pays cherche à provoquer des divisions et à renverser des gouvernements qui ne sont pas liés à ses intérêts. Les tentatives déstabilisatrices à Cuba et au Venezuela, pour n’en nommer que deux, sont des exemples fiables de cette politique.

Dans le cas chinois, il utilise depuis des années la situation interne de Hong Kong comme un pion dans sa politique contre la nation asiatique. Cette région appartient à la Chine depuis des temps immémoriaux, mais cette vérité n’a pas arrêté les tentatives américaines effrontées, qui favorisent, incitent et financent des tentatives déstabilisatrices chaque fois qu’elles le peuvent. De hauts responsables de l’administration Trump, comme son vice-président, son secrétaire d’État et son ancien prédécesseur John Bolton, ont même rencontré des dirigeants de l’opposition hongkongaise pour discuter des affaires intérieures de cette région.

Les émeutes de 2019 ont fait la une des médias occidentaux, avec des informations manifestement manipulées. La Loi de 2020 sur la sécurité nationale de la Région administrative spéciale de Hong Kong, essentielle à la gouvernance pacifique de la région, a été le déclencheur d’une série de sanctions américaines contre des responsables et entités chinoises, de la révocation du statut de préférence commerciale spéciale, puis de l’interdiction d’importer des articles « Made in Hong Kong » aux États-Unis.

Les grands médias occidentaux ont lancé une campagne impitoyable contre la Chine, l’accusant de violer le principe d’un pays deux systèmes qui régit les relations entre la région et le continent. Il existe des lois similaires en Occident, encore plus strictes dans le cas des États-Unis, mais dans l’utilisation franche d’un double standard, les grandes puissances ont montré de quoi elles étaient capables et elles ont accusé la Chine avec toute la véhémence possible.

Troisièmement, des sanctions unilatérales contre les entreprises chinoises

Tout au long de l’histoire humaine, l’innovation détermine la direction de la civilisation. En relativement peu de temps, la Chine est passée de consommateur à producteur et plus tard à innovateur. Le développement de la technologie 5G par les entreprises chinoises marque une étape importante dans les relations économiques mondiales en raison des possibilités incroyables qu’elle génère. Mais cela est considéré comme une menace majeure des géants américains de la technologie, qui ont pris du retard dans le domaine.

Ainsi, son gouvernement recourt à des sanctions pour tenter sans scrupules d’endiguer l’avancée impétueuse de la Chine dans ce domaine. La société chinoise Huawei a fait l’objet de sanctions de toutes sortes, y compris au détriment des intérêts américains eux-mêmes et des chaînes de production mondiales.

Il s’agissait d’abord d’interdire aux entités gouvernementales d’utiliser des articles produits par Huawei, puis de restreindre les achats de composants ou de logiciels, pour inclure à terme 38 filiales Huawei dans 21 pays dans la « liste des entités interdites ».

En réponse à la répression de Huawei par les États-Unis, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que ce que les États-Unis ont fait viole tous les principes de concurrence loyale que les États-Unis ont toujours dit suivre, et les règles du commerce international, ce qui portera inévitablement atteinte aux intérêts intérieurs de l’Amérique et à son image mondiale. Le dernier exemple a été l’interdiction de l’application TikTok de la société chinoise ByteDance, qui doit suspendre ses activités aux États-Unis ou accepter d’être vendue à un concurrent américain.

Quatrièmement: provocation militaire

Malgré la grave crise sanitaire due à la pandémie, l’administration Trump n’a pas réduit l’intensité des provocations militaires contre d’autres pays, et l’a même intensifiée. Ses troupes continuent de participer à des provocations militaires en mer de Chine méridionale et en mer de Chine orientale.

Ils ont envoyé des navires de guerre, des avions de chasse et des avions de reconnaissance pour naviguer dans les eaux près de la Chine, et même leurs avions de chasse ont volé à environ 41,3 miles marins de la Chine, ce qui représente une grave menace pour la souveraineté de la Chine. En outre, les États-Unis ont revendu leurs armes à la région chinoise de Taiwan, ce qui constitue une violation flagrante des accords bilatéraux. La Chine est restée calme, mais ses troupes sont prêtes à repousser toute agression étrangère.

Cinquièmement : La politique inefficace de l’Amérique dans la lutte contre la pandémie

Aujourd’hui, les États-Unis ont plus de 6 millions de cas confirmés de COVID-19, le pays avec le plus grand nombre de personnes infectées dans le monde. L’épidémie continue de se propager et le nombre de morts continue d’augmenter, ce qui est indissociable de l’arrogance du gouvernement américain et de sa politique anti-épidémie inefficace.

Tout d’abord, il s’agissait d’ignorer les alertes sur les terribles conséquences de ne pas se préparer à faire face à cette nouvelle maladie. Trump a ensuite placé l’économie au-dessus des vies humaines, et a fait de son mieux pour lever les restrictions de mouvement pour maintenir les entreprises produisant.

Tout ce qu’il a fait a un fort intérêt électoral, ne prêtant aucune attention aux opinions des experts, des politiciens ou de la communauté internationale. Pour satisfaire sa base électorale et promouvoir son image d’homme dur, Trump intensifie ses attaques contre le seul ennemi assez puissant, militairement et économiquement, la Chine. Son illusion est que le sentiment patriotique des Américains l’emportera sur la raison, et ne sera pas vérifié dans ses affirmations, et ainsi gagner l’élection de novembre.

Sixièmement: la mort de George Floyd et le double standard des « droits de l’homme »

Cette année, la vidéo de l’Afro-Américain George Froy mourant de suffocation lors de son arrestation a choqué le monde entier. Le problème du racisme systémique aux États-Unis a refait surface avec une nouvelle verve, mais Trump, au lieu d’essayer d’apaiser les esprits, a adopté une politique agressive contre son propre peuple, attisant la division et la confrontation.

Alors que chaque jour les images montraient les violations constantes des droits de l’homme des minorités américaines, l’administration Trump, encore une fois en utilisant ses deux poids, deux mesures et sans même visiter les lieux, a accusé la Chine d’avoir des camps de concentration dans la région du Xinjiang contre les Ouïgours, calomnié la police de Hong Kong et appelé des héros ceux qui ont incité à l’agitation sociale dans cette région administrative spéciale.

La répression violente des manifestants dans les rues de nombreuses villes américaines contraste avec la retenue de la police de Hong Kong, mais les médias occidentaux ne montrent pas cette réalité et déforment les faits pour continuer à attaquer la Chine.

Septièmement: la montée de la politique étrangère hors droit international

Depuis l’arrivée de Trump à la présidence, les États-Unis ont mis en œuvre une politique étrangère active. Contre tous ceux qui s’opposent à lui, ils ont appliqué des sanctions, et même tourné le dos à leurs partenaires traditionnels.

Ces dernières années, les États-Unis se sont retirés de plus d’une douzaine d’organisations internationales, dont l’UNESCO, la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, l’Accord sur le nucléaire iranien, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et l’Organisation mondiale de la santé. L’administration Trump ne respecte plus l’ordre et le système internationaux et a gagné des ennemis partout dans la communauté internationale, devenant de plus en plus odieux au reste du monde.

En bref, Trump est resté un homme d’affaires et n’a pas été en mesure d’assumer le rôle de président d’un pays aussi important que les États-Unis à l’échelle mondiale. Ses actions dénoncent son manque de vision politique, tant à l’interne qu’à l’externe. Les États-Unis ont cessé de respecter leurs obligations de superpuissance mondiale et abandonné leurs alliés. Il ne reste plus qu’à attendre de voir s’ils seront de retour sur la bonne voie en novembre dernier.

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