Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

COMMUNIQUE DE PRESSE DU NOUVEAU RESPONSABLE DES POURPARLERS AVEC LES ETATS-UNIS DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA RPDC

Encore un discours plein de bon sens de celui que l’on nous présente comme Trump -un être dénué de raison qui souffle le chaud et le froid alternativement- s’avère au contraire d’une grande logique et il a tenu compte de ce que tous ceux qui ont subi les aspects puérils et effrayant de l’impérialisme occidental: on ne fait pas confiance à celui dont on sait qu’il ne tiendra pas ses promesses. Et de surcroît l’exposé ne manque pas d’humour (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

http://www.naenara.com.kp/main/index/ru/first

Pyongyang, 30 mars (CTAK) – Le nouveau chef du département du ministère des affaires étrangères de la RPDC pour les discussions avec les États-Unis a publié un communiqué de presse le 30 mars sur les points suivants :

Le monde ne sait pas exactement pourquoi les relations entre la RPDC et les États-Unis continuent d’être compliquées, malgré l’amitié personnelle particulière qui unit les dirigeants de la RPDC et des États-Unis.

C’est le secrétaire d’État américain Pompeo qui a donné une réponse claire à ce sujet.

Le 25 mars, Pompeo lors d’une conférence de presse à la suite de la vidéoconférence des ministres des affaires étrangères du G7, où ils ont discuté des questions de prévention de la propagation du nouveau type de coronavirus qui menace sérieusement la vie de toute l’humanité, a soudain suggéré des nouvelles sanctions et  pressions sur la RPDC.

D’un côté, en ce qui concerne la prévention du COVID-19, le Président envoie un message personnel à nos dirigeants avec l'”idée d’une assistance sincère” et demande de manière convaincante un échange de vues étroit. D’autre part, le secrétaire d’État piétine la volonté du président en insultant le pays avec lequel son président tente d’établir de bonnes relations de coopération. Le résultat est la confusion, il est impossible de distinguer qui est le véritable dirigeant des États-Unis.

Grâce aux paroles de Pompeo, ma conviction est confirmée une fois de plus.

C’est que, aussi bonnes et solides que soient les relations amicales entre les dirigeants de la RPDC et les États-Unis, elles ne peuvent pas changer la politique hostile des États-Unis à l’égard de la RPDC, et la reprise du dialogue, à laquelle les États-Unis ont tant travaillé, n’est après tout qu’une tactique de diversion pour nous barrer la route.

Après des années d’affrontement coréen-américain, les États-Unis devraient nous connaître suffisamment. Croient-ils que nous allons arrêter notre chemin durement gagné en nous laissant prendre à leurs discours d’amitié entre les dirigeants ?

Je précise : nous observons la ruse des États-Unis, comme on observe un poisson dans un aquarium, et parfois en nous comportant comme si nous allions là où les États-Unis veulent nous conduire, nous les perçons à jour.

Si quelqu’un tousse à la Maison Blanche, nous savons exactement qui tousse et pourquoi il tousse. Et nous n’avons aucun mal à déjouer les “trucs” inventés par les experts de la politique américaine.

Les États-Unis n’ont aucun moyen de nous freiner et de nous retenir. Ils essaient donc de nous lier les mains en mettant en avant les amitiés personnelles entre les dirigeants. Mais nous pouvons dire que la communauté internationale et nous-mêmes sommes désormais habitués au scénario américain.

Les États-Unis devraient être convaincus qu’aucune menace ou ruse n’a de chance de réussir avec nous.

Sous les apparences de relations amicales entre les dirigeants et d’un faux dialogue devant la communauté internationale, présentant les États-Unis comme “force de dialogue”,ils veulent nous faire prendre du retard à la poursuite d’une belle illusion – telle est l’invention du chef de la diplomatie américaine, et c’est le maximum qu’il puisse faire.

Le dialogue, brandi par le président américain pour détourner l’attention, pour gagner du temps et préparer un terrain favorable, a été sérieusement mis à mal par les bavardages du secrétaire d’État.

En entendant ces propos irréfléchis, nous sommes de plus en plus déterminés à renoncer au dialogue et à poursuivre notre travail responsable afin que la souffrance à laquelle les États-Unis ont longtemps soumis notre peuple se transforme en sa peur et son anxiété.

Il semble que les États-Unis n’ont plus la force ni l’astuce pour arrêter le compte à rebours d’une violente collision qui s’annonce.

Nous poursuivrons notre chemin.

J’aimerais que les États-Unis ne parlent pas à tort et à travers, et qu’ils ne nous touchent pas.

S’ils le font, ils se blesseront.

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