Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Pour Laurent Brun, n°1 de la CGT cheminots, présent au Havre, « le 49.3 est un coup de faiblesse »

Tout à fait d’accord avec lui et Macron doit se considérer désormais comme un intérimaire du capital ce qui le rend lui et les siens d’autant plus nocifs. L’intérêt des salariés de la SNCF est celui du pays, face à l’urgence climatique par exemple. Si j’étais du Havre, je saurais qu’aller voter communiste le 15 mars est une des réponses essentielles à son premier ministre Edouard Philippe à la politique qu’il let met en oeuvre, celle de l’UE et celle des fonds de pension, alors même que ce système-là s’écroule aux USA. (note de Danielle Bleitrach)

Social. C’est par le 9 h 03 que le secrétaire général du syndicat CGT des cheminots, Laurent Brun, est arrivé, au Havre lundi 2 mars 2020. L’occasion de leur parler perspectives, concurrence, retraites et actions à venir. Interview.

Christophe FREBOU

PUBLIÉ LE 02/03/2020 À 17:53 MIS À JOUR LE 02/03/2020 À 17:53 TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTES

Quel sens donnez-vous à cette journée passée aux côtés des cheminots syndiqués CGT du Havre?

Laurent Brun: « On est au cœur d’un conflit social, donc cela me permet de rencontrer mes camarades et m’assurer que l’on est bien raccord entre la fédération et les syndicats. Dans différentes régions, on fait face à des enjeux particuliers avec l’arrivée de nouveaux matériels [l’Omneo sur la ligne Paris-Le Havre, NDLR] et les discussions en cours sur les potentiels appels à concurrence. Accessoirement, on est en période d’élections municipales. Ce qui me permet de venir rappeler tout le mal que je pense de la politique d’Édouard Philippe. »

L’ouverture à la concurrence ne concerne pourtant pas la région du Havre?

« Pour l’instant, non. Les problématiques de qualité et de services sont fortement liées à l’infrastructure. Elle est ici très dégradée. Avec l’arrivée du nouveau matériel, une partie va probablement se résoudre. Ici, il y a plutôt des problématiques d’organisation de la SNCF, d’investissements attendus de l’État sur l’infrastructure.

« L’axe de bataille du fret »

Enfin, la Normandie est l’une des régions où l’un des axes de bataille de la fédération demeure le fret. Ici, on a tout pour le développer. Mais comme partout ailleurs, on n’y arrive pourtant pas. Soit c’est de la fatalité soit c’est un manque de cohérence politique en faveur du report modal. Le port du Havre est un point massifié. Les zones destinataires, que ce soit les grandes zones logistiques de la région parisienne ou le Marché d’intérêt national, sont tout autant massifiées. Les relier semble d’une extrême simplicité. Et pourtant, cela ne se fait pas, car on est dans les règles de marché. Le gouvernement a voulu organiser le marché ferroviaire comme le marché routier. Sauf que pour mettre en place une liaison routière, l’investissement est largement inférieur à celui qu’il faudrait pour créer la même via le fer. Aligner des millions dans le cadre d’une incertitude de marché, personne ne le fait. On se concentre donc sur une bataille entre les entreprises ferroviaires sur les marchés de niche et on ne développe plus rien. Sur la question, je suis venu récupérer ce sur quoi les camarades ont travaillé aux côtés de ceux des ports et docks concernant des propositions concrètes de relance d’activité [un livre blanc corédigé en 2016 par les syndicats des travailleurs portuaires (CGT) du Havre et de Rouen et la CGT des cheminots du Havre et de Normandie, NDLR]. »

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Voter communiste, ce sera difficile au Havre. JP Lecoq se présente, en accord et avec le soutien du PCF, sous l’étiquette “Divers gauche” à la tête d’une liste citoyenne et est soutenu par les Insoumis. L’initiative n’est cependant pas dénuée d’intérêt. JP Lecoq a déclaré lors du premier meeting : “je me sens bien dans mon costume de communiste”. Il revendique son identité communiste. La liste regroupe des communistes, des insoumis, des écologistes non alignés sur EELV (qui présente une liste avec des socialistes), des gilets jaunes et des citoyens. Une démarche travaillée semble-t-il depuis plusieurs mois avec une prise… Lire la suite »

Je précise. Bordeaux, c’est plutôt une alliance EELV-EELV, avec un saupoudrage de socialistes et un PCF réduit à la portion congrue. Et encore. J’en finis par me demander si le PCF a une stratégie nationale concernant les municipales. YG.