Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Pour mess 88 ans oserais-je enfin vous dire ce qui me met hors de moi! les « trolls » qui commentent sans avoir lu…

Oserais-je vous avouer que j’ai acquis de mes années d’enseignement une sorte de deuxième sens: je sais immédiatement celui qui n’a pas lu la lecture imposée et qui s’est contenté d’en survoler l’introduction et jadis au moins le premier chapitre. Ce réflexe professionnel est devenu avec le temps une véritable inquiétude sur ce qu’on était en train de faire à la jeunesse française, à ses travailleurs, à sa souveraineté.

Au point qu’en ce jour du 17 avril 2026, celui de mes 88 ans, alors que je savoure tous les moments passés à me dire « adieu' » dans le bonheur d’une vie passée avec moi et qui s’achève, à me satisfaire de l’état miraculeux de ce corps et de cet esprit qui me fut attribué, et de ce que nous en avons fait, de cette vie qui devint aventure mais jamais mercenaire… Cet état qui est le mien, ce qu’il faut dire vite tant je vacille parfois et doit me contenter des restes du festin de jadis. Je mets ce vacillement à l’épreuve et je monte et descend à travers Marseille, ses collines, ses rues escarpées qui dégringolent vers la mer en m’appuyant sur mes batons de marche nordique. Hier quand j’ai aperçu la mer au bout d’une escalade qui me donnait le vertige, mentalement en souriant j’ai crié « Thálatta! Thálatta! (grec moderne : Θάλαττα! θάλαττα! — La Mer ! La Mer !) et j’ai senti la plénitude m’envahir .

Pourquoi? je l’ignore simplement j’ai éprouvé une mystérieuse joie, faite d’analogie et plus encore, avec la totalité de l’humaine condition il y a des millénaires, aujourd’hui et demain que je ne verrai pas, mais qui est déjà là. De la joie, pouvez-vous l’entendre, en repensant à ce texte célèbre de Xenophon dans l’Anabase que j’ai traduit jadis. En m’imaginant les bras ouverts hurlant à plein poumon le cri que poussèrent les Dix-Mille grecs apercevant les rivages du Pont-Euxin depuis les hauteurs de la chaîne pontique, à l’issue de leur retraite débâcle. Un exil, exode, entre la longue marche et la raclée infligée de fait aux envahisseurs étatsuniens aujourd’hui. et la traversée du désert. Engagés comme mercenaires dans l’immense empire Perse, ces Grecs durent opérer une longue marche de retraite à travers la Syrie, la Babylonie et l’Arménie, jusqu’aux rives de la mer Noire. Le cri d’enthousiasme des Grecs devant les rivages enfin retrouvés fut relaté par leur commandant Xénophon, et est demeuré célèbre. Intérieurement, en ce mois d’avril 2026, je riais devant la méditerranée, je pensais à la débâcle des mercenaires, tous les mercenaires, affrontant des empires, la Perse en particulier, c’est d’actualité et ça bloque toute la planète. Que dire alors de la Chine, de l’immense Russie…j’étais eux et leur vainqueur, tous réconciliés enfin: la juive et la palestinienne, la Française colonisatrice et ceux qui organisaient la rébellion… ce que j’ai tenté d’exprimer pour l’Algérie en expliquant ce qui était l’amour pour l’ennemi le destin commun contre ceux qui nous forcent à nous combattre… .

Cette longue marche est ce que je conserve de plus vivant dans le fracas des guerres… vers l’unité du genre humain dans son infinie diversité… cette nouvelle encore… Le 17 avril 1945, l’armée rouge était aux portes de Berlin, elle me libérait, m’accordait la vie et je lui dois chaque instant de celle-ci je ne l’ai jamais oublié comme je n’ai jamais oublié l’immense cri de Marseille libérée et moi sur les épaules de mon père descendant la Canebière, il n’est de joie que collective…

Aujourd’hui en avril 2026…

.Le Mexique participera pour la première fois au Festival international de théâtre du Pacifique en Russie parce que le Mexique est aussi un pays de la zone pacifique comme la Chine, comme la Russie et il est la sentinelle de la Caraïbe…

Karina Tsaturova, présidente du Festival international de théâtre du Pacifique. Photo
Karina Tsaturova, présidente du Festival international de théâtre du Pacifique. Photo extraite de https://pacificfest.ru/en/

16 avril 2026 12:19

Moscou. Le Mexique participera pour la première fois au Festival international de théâtre du Pacifique qui se tiendra dans l’Extrême-Orient russe en septembre-octobre, a annoncé la présidente du festival, Karina Tsaturova.

« Cette année, nous attendons des invités non seulement des pays voisins, mais aussi du Mexique. C’est un grand honneur pour nous d’avoir réussi à réunir tant de peuples pittoresques grâce à l’art », a déclaré Tsaturova à la presse.

La compagnie mexicaine promet de présenter une œuvre « mystique » préparée spécialement pour le public local. Quelle découverte fut Mexico avec ses protestations mises en scène et la célébration de la mort sur un mode sauvage, tellurique…

La ville de Vladivostok russe et chinoise à la fois accueillera la quatrième édition du Festival international de théâtre du Pacifique du 18 septembre au 11 octobre. Mon unique regret est de ne plus pouvoir y aller, mais je sais aussi ce que disait Alexandra Neel : si vous ne rencontrez pas l’autre vous ne voyagez pas vous vous déplacez … je suis la femme qui retrécit, les rues d’une ville, les promontoires qu’elle offre, les livres lus, ne sont pas un déplacement mais toujours un voyage…

Des groupes provenant de plus de 12 pays, dont l’Argentine, la Biélorussie, la Chine, la Colombie, la Corée du Sud, l’Inde, le Kazakhstan et la Turquie, présenteront leurs travaux.

Le public pourra assister à 12 spectacles de genres différents qui refléteront la culture de chaque ville.

Le festival perpétuera la tradition d’offrir un programme éducatif de grande envergure, comprenant des master classes et des rencontres créatives avec des maîtres de la scène venus de Chine et d’Inde.

Le projet a été initié par l’artiste du peuple de Russie Evgueni Mironov, tandis que la préparation du programme est assurée par le Festival international de théâtre Tchekhov.

Le 17 avril 1961, l’invasion de la baie des Cochons a été lancée par la brigade mercenaire 2506, avec 1500 hommes, 66 heures plus tard, elle s’est conclue par la défaite écrasante de l’impérialisme sur les sables de Playa Giron et le triomphe héroïque du peuple cubain. La patrie ou la mort, nous vaincrons ! j’avais 23 ans, peu de temps auparavant j’étais allée dans l’Espagne franquiste, dans la Sierre de Teruel deux hommes avaient dévalé des montagnes et nous avaient demandé de leur parler de Fidel Castro, de la sierra maestra où il était installé. le franquisme instituait la censure, ils ne pouvaient même pas parler à leur épouse de peur qu’elles le disent au curé à la confession… alors il glanaient des informations auprès des rares touristes…Un jour j’ai fêté cette épopée avec l’un de ses acteurs mais surtout avec le peuple cubain devenur acteur conscient…

« Ils ont sous-estimé notre peuple, ils ont fait un mauvais calcul… ils se sont trompés….. il y a quelque chose que leurs ordinateurs ne pouvaient pas calculer, et c’était : la dignité, le moral, et l’esprit révolutionnaire de notre peuple. Parce que c’est l’esprit du peuple qui a écrasé les envahisseurs ». Fidel Castro

Cette houle de la pensée la révolution des masses dont parle Lucrèce est la vie même, le matérialisme historique devenu dialectique du vivant : ainsi dans les choses mêmes de la matière quand les intervalles, les voies, les noeuds, les poids, les chocs, les rencontres, les mouvements, l’ordre, la position et les figures changent , les choses aussi doivent changer dit Lucrèce dans le chant,II

Que savons-nous de ce qui se prépare, de ce qui renait ?

ma seule revendication, la seule chose que j’ai souhaité : laissons une chance à la vie, ne l’étouffons pas par ce que nous croyons être, ne nous contentons pas de regarder, essayons de voir, cela réclame beaucoup d’effort parce qu’il faut faire, agir… C’est peu dire que les Français m’ont déçue, et je n’ai plus de temps à perdre, il m’en reste si peu pour l’essentiel …qu’il ne se soit pas trouvé en France, un social démocrate capable comme Pedro Sanchez et « les forces progressistes, qui se réunissent à Madrid. Pedro Sanchez dont je n’attendais pas grand chose confirmera, en particulier à Lula, les résultats de son voyage à Pékin. On peut le regretter… parce que dans un parti communiste et ses satellites groupusculaires, il ne soit trouvé personne pour avoir la même audace que la social démocratie hispanique et latine, personne pour oser lever la censure sur notre proposition, dit le sentiment d’inutilité et de temps perdu dans le marais français. Le temps perdu à subir son chœur de grenouilles croassant et réclamant un président… un soliveau ou un tyran peu importe pourvu qu’on ait l’ivresse du coassement ininterrompu… et surtout ne jamais oser entendre ce qui est susceptible d’ interrompre ce bruit… la censure nait autant du silence imposé que du bruit vain. Cela n’engendre même plus de l’hostilité simplement le sentiment de ne plus être concerné par un tel monde autiste…

A propos de « voyage » de longue marche, rarissimes sont ceux qui daignent prononcer cette phrase géniale sans laquelle il n’y a pas d’apprentissage possible : je ne sais pas et je vais prendre la peine de lire ce dont il est question, avant de m’empresser de donner mon opinion.

lire ce qui est réellement écrit, sur les FAITS exposés qui en est encore capable, qui a lu jusqu’ici? . Si l’on ajoute à cette incapacité à lire, le fait que ceux qui s’intéressent encore aux « débats » politique dans leur immense majorité ne vivent plus que d’élection en élection. Avant d’avoir lu dès la première ligne, ils croient y reconnaitre les « concepts » (le mot est excessif pour ces choses) de leur gourou… Le malentendu est là: je ne méprise pas les élections mais là trop, c’est trop, personnellement je me désintéresse totalement des dits gourous et de leurs proclamations du moment. Nous arrivons aisément à des sommets de malentendu et à la désagréable impression en ce qui me concerne de ne plus avoir de langage commun dans ce domaine au moins… parce qu’il suffit que l’on parle d’autre chose, des « choses de la vie », de plaisirs partagés pour que s’échangent parfois des mots vrais ou qui paraissent tels et à partir desquels il est plus facile de retourner à la politique, la vraie.

Comme la poèsie permet de retrouver la force de l’apaisement d’Epicure : ‘les dieux ne sont pas, la mort non plus » … « je vois le vide se fabriquer des choses »dit Lucrèce le poète du matérialisme, Epicure et Démocrite, la thèse de Marx qui dit ce qui a mû cet adolescent qui jurait de consacrer sa vie à l’humanité, j’ai eu la même naïvete et j’avais appris par coeur des passages du de rerum naturae en latin …

Une des raisons pour lesquelles j’éprouve de la sympathie pour les propositions chinoises n’est certainement pas leur manie de les numéroter mais le respect éprouvé et fait partager pour la lecture du gouvernement chinois, cubain,sovietique, etc, je me dis qu’un gouvernement qui voudrait aliéner sa population ferait comme le notre il l’éloignerait de la lecture et lui imposerait une vision « bigote » de la politique, le couperait de l’histoire de sa propre histoire , du multiple que nous restitue la lecture…

Pire encore et la manière de s’en remettre à l’intelligence artificielle pour opérer cette « dialectique » du raisonnement témoigne de ce qui risque de nous être volé si nous ne savons plus lire d’une manière critique :Lire par soi-même pour déjouer les pièges Et, demain, GPT-6, Claude opus 5, Gemini et autres les surpasseront et ne se tromperont plus jamais,… Doit-on les croire ? Au-delà, un nouveau problème apparaît : un récent rapport de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) sur l’IA générative explique que les LLM sont vulnérables à des attaques informatiques de type nouveau (injection de prompts, empoisonnement de données, etc.) susceptibles de fausser leurs réponses sur des sujets précis, par exemple sur les résultats d’entreprise. Puisque désormais tous ou presque écrivent avec des LLM, et que ceux-ci peuvent avoir été viciés par des cybercriminels, on doit se défier de tout. Seule solution pour déjouer les pièges consécutifs à ces malversations : décrypter les textes, les analyser dans le détail, les confronter à d’autres pour s’en faire une idée personnelle, bref, lire par soi-même, et non par machine interposée !

Avant même d’être dépossédés par les machines renoncer à la lecture c’est se soumettre et perdre une capacité individuelle et collective à juger d’un point de vue citoyen? C’est si reposant de parler avec quelqu’un qui arrive à lire correctement un article, un livre parce que cela fixe les cadres de la mémoire et on n’a pas la désagréable impression d’avoir quelqu’un avec qui ne peuvent que se multiplier les malentendus. parce qu’il est trop angoissé pour entendre. C’est ce sentiment de négociation perpétuelle sur ce qui s’avère être le mieux qui est peut-être le plus séduisant pour qui a vécu dans un monde socialiste. Ce n’est pas le paradis mais il y a le principe espérance perdu chez nous.

On a même luxe suprême des individus capables de suivre le raisonnement de quelqu’un avec qui ils sont en désaccord et donc de le contredire en enrichissant leur propre argumentation à partir non de leur idée préconçue mais de ce en quoi la réalité crée l’arbitrage entre les propositions de leur interlocuteur et eux-mêmes. La dialectique est née de cette capacité à entendre l’autre pour enrichir sa propre conception. Elle a encore gagné en approfondissement et force quand la dénonciation des contradictions ne s’est plus contentée’ d’être « critique » dans la pensée mais critique par rapport aux défis qu’il fallait affronter et vaincre.

Donc pour sortir de l’espèce de névrose qu’est devenue l’affrontement « électoral » conçu de telle sorte qu’il est un but en soi entre « sophistes » qui sortent d’une élection pour en concevoir une autre, il devient urgent d’adopter une démarche théorico pratique. En quoi ces joutes verbales se rapprochent -elles d’une solution aux problèmes concrets est la première nécessité, la seconde est à partir de là de travailler l’argumentation. Et pour cela la lecture est incontournable, ce qui est lu se fixe mieux et plus maitrisable, on va plus aisément à l’essentiel.

Le procès d’intention peut toujours exister mais celui-ci et les insultes à la personne ne deviennent pas l’unique manière de l’emporter quand la paresse a pris la place de l’apprentissage. Mais le pire est que ce que l’on conçoit comme une « paresse » est elle-même le résultat d’une destruction des « médiateurs culturels » qu’étaient les communistes eux mêmes organisés en cellule et avec des formations. Là s’organisait un échange irremplaçable entre des individus ayant une place différente y compris dans la société capitaliste, l’oral et l’écrit pouvait surmonter ce qui aujourd’hui tend à redevenir une barrière infranchissable. Parce que la lenteurs ou la rapidité dans la lecture ne sont pas les seuls critères mais la maturation des mots, la capacité à les confronter au vécu tout ce que devrait receler un apprentissage existait et était revendiqué. Tout n’était pas parfait et sans malentendu mais j’ai entrevu quelque chose de totalement différent qui a nourri l’engagement de bien des intellectuels…

Oserais- je vous avouer que je suis prête à beaucoup accepter et à passer outre si j’ai l’impression qu’il y a là une existence qui vaille la peine de vivre pour elle, mais ce que je ne pardonne pas c’est l’ennui qui nait de la médiocrité, du conformisme petit bourgeois et de l’horizon borné de gens qui n’existent plus que parce que d’autres ont été et qu’ils vivent des rentes de héros qu’ils dénigrent en effaçant leur mémoire qui les encombre… c’est ça leur censure et elle a besoin de gens incultes, effrayés, pétrifiés par leur ombre et surtout celle des révolutionnaires.

Publication d’un article de Xi Jinping sur la promotion de la lecture à l’échelle nationale
La revue Qiushi, publication phare du Parti communiste chinois (PCC), a publié un article de Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, visant à encourager la lecture à l’échelle nationale et à construire une société éprise de lecture. L’article souligne que la lecture est un moyen essentiel d’acquérir des connaissances, de développer la sagesse et de cultiver des valeurs morales, aidant les gens à trouver l’inspiration et à nourrir de solides idéaux. Il appelle à redoubler d’efforts pour encourager la lecture dans toute la société. L’article met également en avant l’importance de la persévérance dans la lecture, tout en prônant à la fois les formats traditionnels et numériques, et en promouvant l’apprentissage tout au long de la vie pour tous.

(Photo : VCG)

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5 Commentaires

  • Martine Garcin
    Martine Garcin

    Bon anniversaire, Danielle. Un seul souhait, que cette censure cesse. Qui d’autre en France nous révèle les résistances à ces « fantoches crépusculaires », l’immense travail de ceux qui tentent de s’opposer à leurs guerres sans fin et construisent les conditions de la paix ? Aujourd’hui, pour ton anniversaire, c’est toi qui nous fait le cadeau de ces résistances : le Mexique, Sanchez et son front progressiste, la Chine… Merci.

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  • Barbazange
    Barbazange

    Bon anniversaire, Danielle. Hier au conseil départemental j’ ai livré un nouvel exemplaire de « Quand la France s’éveillera à la Chine » et pour la première fois pu intervenir sur le nécessaire travail de recherche historique et politique à mener sur ce qu’a été le désastre de l’Eurocomunisme en le rapprochant du schisme Moscou Pékin. Tu ne mesures certainement pas assez tout ce que tu apportes aux lecteurs de tes livres et de votre bloc.
    Encore merci! Bonne continuation!

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  • Falakia
    Falakia

    Immense puissance et richesse dans cette lecture de la Sociologue communiste ( Danielle bleitrach )
    Merci pour ce cadeau cet article ce jour de votre Anniversaire le 17 Avril 2026 pour vos 88 ans .
    Joyeux Anniversaire en santé pour vous Danielle , et que votre voeux se réalise celui de la panthéonisation de ( Ambroise Croizat )
    Bien à vous .

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  • Léon Tregor
    Léon Tregor

    Bon anniversaire 🥰

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  • Bosteph
    Bosteph

    Tous mes vœux en cette grande journée pour vous, Madame BLEITRACHT

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