La réalité que j’ai constatée par ma propre expérience a été très triviale : le système de censure qu’a très bien décrit Chomsky comme un « système de propagande » est tel que l’on ne peut y acquérir une « notoriété » que si l’on cède sous prétexte d’anarchie à l’anticommunisme et si l’on accepte un compromis avec ce que l’on découvre sur ce monde-là, y compris sur Chomsky lui-même. Le passage en France de l’Humanité et de la presse communiste à ce régime de « confusion » avec l’élimination de ceux qui étaient qualifiés de « staliniens » a généralisé ce marigot nauséabond qui révèle l’état de corruption mais aussi de chantage généralisé d’une classe criminelle. C’est de cela aussi dont il est question dans mon livre, le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire et après ? et je n’ai pas eu besoin des révélations du rapport Epstein pour savoir ce qu’il en était et qu’il faut analyser avec distance. Mais voyons plutôt l’accumulation des FAITS vrais ou supposés, avec la nécessité de sortir de là à travers des perspectives politiques de changement profond, l’adhésion au monde multipolaire en tension vers le socialisme par la lutte des masses. Epstein n’est pas un cas isolé ; il est le visage le plus répugnant d’un système qu’il faut détruire avant qu’il ne détruise tout. Que ce qui doit brûler brûle »
Lorsque le ministère de la Justice a publié les derniers documents issus de ses enquêtes sur le défunt pédocriminel Jeffrey Epstein : 3 millions de pages – oui, 3 millions ! – rendues publiques la semaine dernière contiennent leur lot d’épisodes troublants et de personnages inattendus. Un de ceux qui a représenté un effet choc le plus important est Chomsky. Aujourd’hui il n’est plus en état de parler mais ses relations avec Epstein et même Steve Bannon disent que ses « imprudences » avec Faurisson ne sont pas une exception dans ce milieu des « démocrates » anarchisants. Nous publions ici l’article de Vijay Prashad qui a écrit avec lui ses derniers livres et qui est littéralement atterré. Je le suis mais moins que lui, Chomsky a été et demeure une voix importante et ces « révélations » n’enlèvent rien à ses combats. D’autant plus que personne ne pouvait ignorer son sulfureux entourage. Le refus que m’ont inspiré des gens comme Bricmont et Diane Johnson en France a toujours été clair : je l’ai clairement exprimé comme le refus de blanchir le nazisme, que l’on disait être le summum de la « liberté » aux Etats-Unis, l’appui de fait au négationnisme. La dérive de Bricmont et d’une bonne partie de ceux qui le suivaient était de faire de l’impérialisme US le seul résultat d’un complot Juif. Je pense comme Politzer que pendant que l’on insiste sur le capitalisme juif on fiche une paix royale au capitalisme réel et celui-ci s’il est complice de Netanyahu et prêt comme lui à tous les génocides, il a pour tête d’affiche Trump, Musk et bien d’autres. qui appartiennent au catholicisme et au puritanisme. Je cite par ailleurs un article qui à partir d’un rapport du FBI explique qu’Epstein était un agent du Mossad, pourquoi pas mais ce milieu était tel que l’on pouvait également y voir des individus surtout préoccupés de trouver un bouc émissaire commode dans le Juif pour mieux sauver le reste du système qui est d’abord celui d’une classe arrivée au dernier stade de la dépravation, de l’impunité et qui se congratule en coulisse sur le fait qu’elle a atteint pour elle la totale liberté celle de l’impunité et c’est cela qui est prôné de fait dans cette « liberté qui va jusqu’à ne pas couper avec le nazisme en faisant du « juif » le seul coupable des turpitudes d’une classe qui doit disparaître.. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
Source de la photographie : Kelly Maeshiro – CC BY-SA 3.0
J’ai le cœur brisé.
Enfant, j’ai subi d’horribles violences sexuelles, dont j’ai déjà parlé et qui continuent de me marquer, même des décennies plus tard. C’est pourquoi je ne peux tolérer quiconque exploite de jeunes enfants, non seulement moralement, mais aussi physiquement : je suis profondément révulsé par quiconque fait du mal à des enfants et je frémis à la simple idée de discipliner un enfant. Deux de mes enfants sont adultes, et deux sont encore enfants ; pour chacun d’eux, j’ai ressenti et je ressens encore profondément leur fragilité et leur avenir. Pour moi, il n’y a pas de seconde chance pour celui qui s’en prend à un enfant.
J’ai lu des articles sur l’affaire Jeffrey Epstein parce que cela me fait très mal de lire des récits de violences dangereuses infligées à des enfants et des jeunes.
Bien sûr, il était impossible d’ignorer les courriels échangés entre mon ami et collaborateur Noam Chomsky et Epstein. J’ai lu ce que j’ai pu et vu ce que j’avais besoin de voir. Noam a été un mentor précieux pour moi, et nous avons co-écrit deux livres (le dernier étant son ultime ouvrage). Ces deux livres ont été rédigés à peu près au moment où il correspondait avec Epstein. Pourtant, lors de nos nombreuses discussions, nous n’avons jamais abordé les thèmes de cette correspondance ni le fait qu’il rencontrait Epstein. Noam et moi avons parlé de l’impérialisme américain et de ses crimes, puis de Cuba. Le seul autre sujet personnel dont nous avons parlé, outre ces questions politiques, était notre amour des chiens et de la langue arabe.
Puisque Noam ne peut ni parler ni écrire pour expliquer sa relation avec Epstein, la situation est délicate. Il n’y a rien à dire en sa faveur. Lorsque les photos et les courriels ont été publiés, j’ai été immédiatement écœuré par la pédophilie d’Epstein, et donc par l’amitié de Noam avec lui. À mon sens, rien ne peut justifier cela, aucun contexte ne peut expliquer cette indignation.
J’ai demandé à Jeffrey St. Clair, rédacteur en chef de CounterPunch, ce que notre ami commun Alexander Cockburn aurait pensé de ces révélations. « Alex aurait été troublé, je pense », a écrit Jeffrey, « de voir Noam entretenir une relation aussi étroite avec un ultra-sioniste, et probablement agent israélien… Un jugement vraiment erroné de la part de quelqu’un qui prend habituellement des décisions si réfléchies et mûrement réfléchies. » Epstein était un homme d’extrême droite et un sioniste – un collecteur de contacts parmi les hommes de pouvoir et d’influence qui veulent transformer le monde en leur paradis et notre enfer. Il a présenté Noam à Ehud Barak, un homme qui avait fait l’objet d’allégations de corruption au début des années 2000 et qui avait commis des crimes de guerre pendant son mandat de Premier ministre israélien. En 2009, Barak a mené une guerre terrible contre les Palestiniens à Gaza, assassinant de sang-froid environ 1 500 Palestiniens. La commission d’enquête des Nations Unies, présidée par Richard Goldstone, a conclu dans son rapport que le gouvernement israélien – dirigé par Barak – avait commis des crimes de guerre. Lors de la visite de Barak au Royaume-Uni cette année-là, des avocats ont saisi la Cour de Westminster afin d’obtenir un mandat d’arrêt en vertu de la loi de 1988 sur la justice pénale, qui prévoit la compétence universelle en matière de crimes de guerre. Ce mandat n’a jamais été délivré. Pourquoi Noam aurait-il rencontré un criminel de guerre en 2015, six ans après ces événements ? Lorsque j’ai demandé à Noam en 2021, pour notre premier livre, *Le Retrait*, s’il aurait rencontré Henry Kissinger, il a ri et m’a répondu que non. Pourtant, il avait déjà rencontré un criminel de guerre auparavant, à mon insu.
Pourquoi fréquenter si librement une personne de cette nature ? Pourquoi apporter réconfort et conseils à un pédophile pour ses crimes ?
Pour ma part, je suis horrifié et choqué.
Vijay Prashad Santiago, Chili
Le dernier livre de Vijay Prashad (avec Noam Chomsky) est intitulé The Withdrawal: Iraq, Libya, Afghanistan and the Fragility of US Power (New Press, août 2022).
Robert Maxwell avec ou contre le Mossad
Le 15 mars 2018, dans un courriel adressé à un destinataire anonyme et intitulé « Il est décédé », Epstein spécule sur le sort de Robert Maxwell, le père de Ghislaine Maxwell. Il affirme que Maxwell aurait menacé le Mossad, les services de renseignement israéliens, après avoir prétendument travaillé comme agent officieux pour espionner le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union soviétique. Le corps de Maxwell a été retrouvé au large des îles Canaries en 1991, flottant dans l’Atlantique.
En gros, nous avons une bande d’antisémites et de racistes forcenés devenus alliés d’Israéliens eux-mêmes devenus des néo-nazis avec en prime quelques oligarques de la Russie d’Eltsine..
Le rapport établit un lien entre la famille Kushner et la corruption, des financements russes et le mouvement ultra-sioniste Chabad. Il accuse également l’avocat de Jeffrey Epstein, Alan Dershowitz, d’avoir été « recruté par le Mossad » (service de renseignement israélien) pour influencer les étudiants issus de milieux privilégiés. Le père de Kushner a été condamné pour des délits financiers, puis gracié par Trump.
Un document confidentiel provenant d’une source humaine (CHS) avec un texte mis en évidence qui dit : « Trump a été compromis par Israël et Kushner est le véritable cerveau derrière son organisation et sa présidence. » Photo : X/@GlobeEyeNews.
Le statut d’Epstein comme agent des services de renseignement israéliens – désormais incontestable – et ses liens avec son « ami le plus proche », Trump, constituent un moyen probable de diffusion de « kompromat » ayant prétendument fait de Trump un instrument d’Israël. Ce rapport fait suite à la publication d’autres documents détaillant des témoignages accusant Trump de viol et de violence sur des enfants fournis par Epstein. Dershowitz est également accusé, dans ces mêmes documents, d’avoir été présent lors du viol – et, dans au moins un cas, du meurtre – d’enfants.
Ces allégations seraient certainement corroborées par la volonté de Trump de faire ce que demande le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, notamment la collaboration des États-Unis au génocide israélien à Gaza et l’aggravation de l’hostilité envers l’Iran, le Venezuela et le Groenland.
Salo de Pasolini ou le système Epstein , je reprends ici le commentaire d’un lecteur que je trouve tout à fait juste
« La comparaison faite entre le film Salò de Pasolini et les documents Epstein n’est pas une métaphore, mais une explication de la réalité. Pasolini a dévoilé la logique intime du pouvoir à l’état pur, la même logique que les documents Epstein exposent dans leur forme brute et sans intermédiaire.
Salò ne parle pas du fascisme historique, mais du fascisme comme possibilité permanente du capitalisme. Il ne s’agit pas de « folie » ou de « perversion individuelle ». Il s’agit de la rationalité instrumentale du pouvoir lorsqu’il s’affranchit de toute limite éthique. Le pouvoir ne se contente pas d’exiger l’obéissance ; il veut créer la réalité.
Epstein n’était pas un sadique isolé, mais le gestionnaire d’un territoire juridiquement et moralement extraterritorial, où les élites capitalistes ont créé un espace expérimental affranchi de toute loi humaine. Là, l’accumulation de capital se traduit par l’accumulation d’impunité sur des corps féminisés et appauvris.
Epstein ne vendait pas des corps de filles ; il vendait l’expérience de l’impunité. Le résultat final n’était pas l’acte sexuel en lui-même, mais la certitude de l’impunité. C’est là le bien suprême du capitalisme : le droit de transgresser en toute impunité.
Mais le pouvoir n’est pas omnipotent. Il a ses failles. Et c’est dans ces failles que le bien commun se développe. La résistance ici n’est pas une « dénonciation », mais une pratique de réappropriation : réappropriation du corps, réappropriation du récit, réappropriation du regard. Là où il y a témoignage, il y a une brèche dans le pouvoir. Là où il y a mémoire, il y a une possibilité de justice.
Epstein n’est pas un cas isolé ; il est le visage le plus répugnant d’un système qu’il faut détruire avant qu’il ne détruise tout. Que ce qui doit brûler brûle »
Article juteux sur le capitalisme inhumain le système Epstein autant un monde dans un monde celui des pauvres que fabrique l’État sans emploi et sans logement ( les petites retraites des femmes , les sans emploi des femmes , de jeunes apprenti , étudiants , séniors » , les sans logement ) .
Certes autres politiques qui font sens existe comme l’explique dans le livre » le Zugzwang » de Danielle »
Ce qui force Respect comme les appelle Brecht » les indispensables »
Tels » Chavez , Fidel Castro , Che Guevara et bien sûr l’ex Président de l’Uruguay ( Pepe ) .
Falakia
Article juteux sur le capitalisme inhumain le système Epstein autant un monde dans un monde celui des pauvres que fabrique l’État sans emploi et sans logement ( les petites retraites des femmes , les sans emploi des femmes , de jeunes apprenti , étudiants , séniors » , les sans logement ) .
Certes autres politiques qui font sens existe comme l’explique dans le livre » le Zugzwang » de Danielle »
Ce qui force Respect comme les appelle Brecht » les indispensables »
Tels » Chavez , Fidel Castro , Che Guevara et bien sûr l’ex Président de l’Uruguay ( Pepe ) .