Dans le cadre de l'opération vérité lancée avec mes contemporains, celle d'une vieille dame qui n'a plus le temps de supporter les malentendus ordinaires, politiciens en particulier, je me suis interrogée sur l'incapacité que j'ai parfois à obtenir non seulement des lecteurs, mais de familiers, d'amis, qu'ils ne fassent pas exactement le contraire de ce que j'espérais politiquement d'eux. Quand après m'être évertuée à avoir exposé la nécessité de défendre la paix et la légalité internationale, un ami en déduit aussitôt qu'il faut inviter la Chine à aller à la tête de sa propre flotte flanquer une raclée à la flotte des USA. Certes que face à ce que risque Cuba et le génocide à Gaza on se dit que s'il y avait l'armée rouge pour aller après Stalingrad s'emparer de Berlin ou plutôt washington ce serait un soulagement... Mais est-ce vraiment ce que je m'évertue à lui dire? Le malentendu est multiple: il y a tous ceux qui s'obstinent à inventer une victoire supposée de Trump en Iran, alors qu'il a fait un fiasco gigantesque à un coût maximal il est vrai en matière de victimes civiles et de conséquences économiques. sans parler de ceux qui ne pensent qu'à l'élection de leur gourou et qui s'interrogent sur la menace de 2027 sans voir ce qui se passe aujourd'hui en 2026... J'en ai déduis que nous ne partions pas des mêmes présupposés "conceptuels" nous ne parlons pas de la même chose même quand nous nous pensons "républicains" ou "communistes".
Ainsi ce qui me paraît évident ne l'est pas nécessairement pour les lecteurs, par exemple il n'y a pas eu grand monde pour mesurer à quel point il était important de placer la réflexion de notre livre sur quand la France s'éveillera à la Chine dès le départ en regard de textes de Marx. Textes dans lesquels ce dernier à propos de la Chine s'affirme plus "hégélien" que jamais. Dans l'un des textes cités, Marx affirme que ce qui s'est passé du côté de la Californie la ruée vers l'or, et donc le percement du canal du Panama et les voies de chemin de fer vers le Pacifique, entraînent pour l'avenir de conséquences qui sont plus importants que tout ce qui s'est passé en Europe durant les mouvements de 1848. Ou l'art et la manière d'envisager l'événement dans une perspective historique : oui mais laquelle ?
Il faut tout de suite noter deux concepts centraux pour comprendre cette affirmation et la préscience que cela donne à ces textes de Marx : premièrement le concept de « centre de gravité » qui est indispensable à la compréhension de l’actualité la plus brulante. le second est ce par quoi il clôt l’article à savoir le fait que se réalisera peut-être en Chine selon la « dialectique » hégélienne reprise par la plus vieille civilisation du monde qui a subi le choc du capitalisme britannique avec la guerre de l’opium et l’exportation des cotons de Manchester, le projet de la révolution française en Chine à savoir Liberté, égalité, fraternité.
Il a manqué à cette réflexion des développements dont a été amputée la rédaction finale, je n’ai pas pu élucider la force de ce que définissait Marx et sa référence à Hegel. Cela aurait comme d’autres chapitres tout aussi fondamentaux (ceux en particulier sur la relation Russie-URSS-Chine en particulier en Asie et Asie centrale (1)) parce que le livre aurait eu un format que nous n’envisagions pas. Aussi parce que si mes co-auteurs ne comprenant rien à mes développements hégéliens, il y avait peu de chance qu’ils soient entendus par le lecteur, auquel notre proposition d’aller vers le monde multipolaire et les BRICS s’adressait.
Pourtant les événements et en particulier le plus révélateur du moment, le blocage du détroit d’Ormuz est de plus en plus une illustration de ce que je n’ai pas pu développer mais qui m’est spontané alors que ces cadres sociaux de la mémoire ont été effacés. Effectivement, cet aspect contextuel dans lequel les diverses temporalités depuis l’événement jusqu’à la nature réelle du mouvement du capital et de la lutte des classes, repose sur un appareil conceptuel qui a été effacé. Dans sa genèse, il y a la relation que Marx entretient et entretiendra jusqu’à sa mort avec Hegel. L’idée fondamentale est celle de l’Histoire comme réalisation de la liberté humaine et la liberté comme sa place au monde, dans l’autre. Pour Hegel comme pour Marx la liberté non seulement n’existe pas à l’état de nature, mais cet état de nature est la violence et la guerre, donc la liberté doit être « institutionnalisée » construite dans un projet politique. D’où l’importance de l’Etat qui prend chez Hegel des aspects « sacrés » étranger à Marx, qui au contraire en dénonce l’aspect transitoire. Ce qu’ils ont en commun c’est la conception de l’Etat qui va bien au-delà du juridique, du constitutionnel mais implique la réalisation de la totalité des actions humaines pour dépasser leurs aliénations. Egalement donc le fait qu’il y a là une pensée concrète qu’à chaque étape de leur histoire, les êtres humains construisent collectivement. Il y a à ce titre une fascination pour la Révolution française chez Hegel comme chez Marx, parce que cela paraît être la première fois où ce projet de libération, d’émancipation donne lieu à cet élan collectif dans le même temps où s’élabore tout un travail institutionnel qui lui donne corps. Le thème de la nécessaire « dictature » pour que puisse se réaliser ce projet révolutionnaire revient à l’idée de dictature chez les romains, un pouvoir qui suspend les institutions existantes pour opérer cette rupture. Le socialisme est cette transition, celle où la voie vers le communisme se fait avec les ruines de l’ancien monde mais avec le projet de liberté, égalité, fraternité.
Qu’est-ce qui a empêché la Révolution française d’aller vers ce projet, de le réaliser? là Hegel et Marx divergent. Pour Hegel la réalisation ne peut anticiper la réalité des rapports sociaux d’une société et il faut accepter ce que cette période peut réaliser y compris sous une forme despotique, celle de Napoléon Bonaparte qui va non pas être un chef de guerre mais produire tout une architecture institutionnelle, étatique, qu’il va diffuser à travers l’Europe, en gros cela revient à imposer une monarchie constitutionnelle pour substituer à l’arbitraire et à la violence de la féodalité et de la monarchie absolue l’Etat de droit. pour Marx au contraire le despote n’est que la manifestation de la classe qui a pris le pouvoir, la bourgeoisie qui a sa manière va à la fois instituer l’Etat de droit officiellement pour tous mais en fait sous la domination patriarcale du propriétaire des Moyens de production, la liberté a des zones de non-droit soumises à la toute puissance du capitaliste, du bourgeois, du colonialiste. Ce qui est commun à Marx, Hegel, et Lénine qui insistera là dessus c’est l’aspect dialectique, mouvement qui fait que chaque moment de l’émancipation est contraint par la réalité du développement dans lequel il intervient.
D’où l’affirmation de Marx: ce qui s’est passé aux Etats-Unis avec la ruée vers l’or, la construction des chemins de fer vers le pacifique et le percement du Panama est plus important que les révolutions de 1848. Alors que, comme en témoigne le Manifeste du Parti communiste, Marx voit avec Engels à partir de ce que représente l’industrialisation la plus avancée et déjà expansionniste, colonialiste, celle de la Grande Bretagne la possibilité de la Révolution les luttes des classes en France en particulier débouchent sur des formes de despotisme renouvelées comme le second empire et d’autres figures européennes, russes. C’est là que l’on trouve le thème du déplacement du centre de gravité avec la vision d’un capitalisme nomade et dont le centre d’accumulation serait passé avec ses formes de dictature du capital de la méditerranée à l’Europe atlantique est désormais vers le pacifique. La Chine prenant alors ce rôle étrange de réalisation des idéaux de la révolution française.
C’est-à-dire que s’y construira consciemment l’institutionnalisation de l’émancipation humaine, contradiction poussée à son stade qui engendre la libération révolutionnaire. Alors que la plupart des philosophies politiques partent de l’hypothèse sous jacente d’une nature humaine, Hegel repris par Marx identifient cette « nature humaine » à l’Histoire c’est à dire à la construction collective de la liberté humaine échappant à l’état de nature la violence et la guerre, toutes les formes d’aliénations liées à la nécessité du combat pour la vie.
Je crois fondamentalement que pour une part importante l’incompréhension dont je me plains sans cesse tient à cette différence parce que nous avons devant nous désormais sous des formes plus ou moins naïves ou élaborées une vision de la « nature » humaine, une pure production idéologique, un « fétiches » dirait Marx liée à la forme marchandise qu’à prise le capitalisme comme base supposée du « contrat social »…Les phénomène qui sont intervenus depuis les années soixante et dix et qui ont culminé sous l’idéologie et l’utopie néo libérales a profondément attaqué tout ce qui avait été construit dans la révolution industrielle et au sortir de la deuxième guerre mondiale sur le plan théorique comme dans l’organisation dans la production et la vie sociale. Ce qui était à la base du choix révolutionnaire, à savoir le fait que ce que sont les êtres humains n’est pas un donné immuable et donc que la politique la plus logique, la plus « démocratique » n’est pas de se rapprocher de cet état naturel mais au contraire de privilégier toutes les « pratiques » susceptibles d’aboutir à cette émancipation s »est effondré en même temps que tout le récit et les organisation du mouvement ouvrier et avec eux l’idée même d’Histoire.
L’Histoire en tant qu’elle est ce mouvement vers la liberté qui est construit politiquement, étant bien entendu que la politique ne se limite pas au juridique ni même à l’exercice de la citoyenneté telle qu’elle a été circonscrite qui est à l’oeuvre aussi bien dans le modèle républicain radical que dans la vision marxiste et qui rejoint un certain progressisme des églises.
Nous avons des exemples très concrets de la manière dont été attaqué ces conceptions. Dans une certaine mesure, la manière dont dans les années soixante et dix s’est imposée une idéologie du marché comme unique forme de régulation et la privatisation, l’actionnariat, se substituant à la planification, aux nationalisations a revendiqué la liberté et effectivement le marché sous cet aspect est apparu comme l’agrégation de « volontés » qui vont toutes vers des choix qui détruisent en fait toutes les formes collectives et les élections comme la traduction de la dite liberté, l’individualisme de la consommation accompagnant la répression et la destruction de toutes les formes collectives dans la production, à l’usine mais aussi sur la plupart des lieux de travail, et dans le tiers monde avec le pillage des ressources, les politiques dites d’ajustement structurel. Face à l’Etat « totalitaire » était proclamé « vive la crise » ou la liberté des énergies individuelles.
Nous avons une jeunesse qui dans le monde entier a été formée à une telle conception et pour qui l’état de nature est devenu un tel dogme que cela peut aller jusqu’à l’hostilité envers les êtres humains perturbant le dit état naturel qui pourtant n’existe nulle part. Et on l’a mise en situation de ne pas concevoir ce qu’est le fascisme ni dans sa dimension de classe ni dans son mode de fonctionnement réel en particulier l’arbitraire absolu qui peut s’exercer contre une catégorie d’individu mais en fait s’étend à toute la société et isole chacun dans la peur et le conformisme, l’ignorance, la censure avec la désignation de boucs émissaires à la violence de cet état de nature revendiqué d’ailleurs.
Ce que nous avons vu avec Trump sous une forme parodique mais qui a fait un maximum de victimes en fait c’est l’arbitraire et la guerre civile de l’état de nature, la loi de la jungle avec le gros bâton des sanctions, des blocus, de l’extraterritorialité, et de l’armada en train de créer le chaos partout. Une incarnation dite liberale libertaire de l’impérialisme à son stade ultime celui qui se pare des habituels oripeaux de la décadence tout en continuant à entretenir et plus que jamais le mythe de l’occident porteur des valeurs de la démocratie face à la barbarie résumé au suprématisme blanc…
La réponse de la Chine est celle du socialisme: défendre la paix basée sur l’égalité, le respect des souverainetés, recréer les cadres légaux de la liberté humaine, les espaces de négociation, ne pas céder à l’appel à la violence, imposer la paix. Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut pas se battre, face à cette violence arbitraire il faut se défendre y compris par des moyens militaires. Mais la priorité est de créer les conditions de la paix, de la négociation, et ce en mesurant bien que le champ de bataille de ce fascisme mondialisé est multiforme, militaire mais aussi financier, culturel, environnemental, de santé, d’éducation… La réponse apportée au blocage du détroit d’Ormuz et en particulier la rencontre entre Xi et Lavrov, c’est la légitimité de la défense des intérêts des peuples chinois et russe face à l’extraterritorialité et les coups de force des USA mais également de refuser le partage du monde néo-colonial en s’affirmant défenseur de l’ordre multipolaire, celui du monde du sud sans « zones » réservées d’influence et l’invite faite à l’Europe, à la Corée du sud et autres à s’inscrire dans cet ordre. Avec pour l’Europe, l’Espagne devenue l’interlocuteur privilégiée avec le front progressiste d’Amérique latine. A personne il n’est demandé de changer de système, de valeurs simplement d’aller tous vers sa propre histoire dans un destin commun qui est celui de l’humanité.;
C’est la nouveauté radicale de cette conception de l’histoire, de la nature y compris humaine qui reste opaque visiblement à la compréhension de la proposition que nous avions faite de choisir le monde multipolaire. Avec l’obstination à s’interroger sur la « nature » de la Chine (est-elle démocratique demandent les uns, est-elle communiste s’interrogent les autres?) . Ce qui bien évidemment suppose une définition préalable des deux concepts dans le monde de 2026. Mais qui se préoccupe de 2026? et là autre caricature, la frénésie mise à s’interroger sur le présidentiable qui nous éviterait le fascisme en 2027 sans jamais se poser la question de comment lutter contre le fascisme tel qu’il s’incarne concrètement en 2026. Cela pose la question des illusions que nous avons sur nos institutions, leur hypostasie qui ressemble à la guerre civile déclenchée aux Etats-Unis autour d’un affrontement entre démocrates et républicains qui ne met jamais en cause réellement la domination du capitalisme.
ce qui se dessine dans le monde multipolaire est une autre conception de l’émancipation humaine.
C’est cette institutionnalisation de la liberté humaine, la vraie celle qui est capable de favoriser les coopérations, l’éducation, des relations internationales basées sur l’égalité et la souveraineté qui doit être partout privilégiée s’il nous reste la moindre conception du matérialisme historique, ce processus conscient qui donne à la majorité réelle, aux producteurs, la capacité à intervenir dans le champ politique au lieu d’en être écartée. Ce projet assorti d’une méthode donne tout son intérêt au monde multipolaire et au leadership chinois. Mais il ne s’agit pas de se ranger nulle part derrière une faction mais bien de penser partout à l’institution d’espaces de dialogue et d’action qui partent des problèmes concrets tels qu’ils se posent dans cette institutionnalisation de « la liberté, de l’égalité et de la fraternité ». Pour cela il faut partir à la fois de ce que l’histoire a fait de nous, individus, famille, nation, etc nos atouts, nos difficultés c’est ce que permet le monde multipolaire, face au chaos, à l’anarchie destructrice que représente le monde unipolaire dit « occidental ».
Les orientations de la Chine qui s’étendent au monde multipolaire privilégient deux instruments d’action : l’intégration économique en tenant compte du financier mais en tablant grâce au développement des forces productives sur un échange de ressources réelles, matières premières, produits, et en libérant les flux de l’extraterritorialité et de la spéculation des marchés. Le deuxième type d’action est une intense activité diplomatique. La plupart des instances de négociations qui se mettent en place souffrent par rapport aux USA d’un manque de crédibilité dans ce qu’elles peuvent imposer aux dits Etat-Unis d’exécution dans les cessez, le feu, traités et autres. La Chine dans son partenariat avec la Russie représente la seule caution crédible alors que l’UE a été mise hors circuit.
Voilà concrètement, d’une manière un peu rustique, l’illustration de ce que ces textes de Marx représentaient en ouverture de notre livre. Nous avons également insisté sur « la géographie », en particulier sur le fait que l’on ne peut raisonner dans les termes de « fin de l’histoire » qui ont été ceux de la chute de l’URSS et de la pseudo victoire de l’Ultra-libéralisme. Imaginer que la monde multipolaire peut concevoir l’élimination par la défaite des Etats-Unis ni même de l’UE ou d’autres. Un imaginaire qui date de « la guerre froide » avec l’idée du triomphe définitif de l’un ou l’autre des systèmes. Mais ce n’est pas non plus la coexistence pacifique ou ma maison commune de Gorbatchev. C’est un processus, que désigne le terme de « destin commun » , il implique qu’il est des défaites nécessaires de l’adversaire mais d’autres dont le coût est trop élevé.
Voilà en gros ce qui est sous jacent à tous mes choix politiques et qui se heurte au consensus qui nous peu à peu été imposé sur ce que représenterait de « naturel » l’inertie dans laquelle on nous a isolés. Une anxiété telle que l’on en arrive à fuir le débat citoyen qui lui aussi prend des allures de guerre civile alors que les enjeux apparaissent de plus en plus dérisoires et absurdes come l’est apparemment la gouvernance de Trump prétendant par son spectacle de la toute puissance nous enchaîner à l’inexorable. Alors mêmes que les conditions d’une riposte qui repose sur la construction d’une légalité autre par rapport à l’arbitraire qu’une caste paraît pouvoir nous imposer.
C’est très concret mais les implications théoriques ne doivent pas non plus être ignorées parce qu’il s’agit bien de penser son propre devenir en tant qu’individu et en tant qu’espèce. Nous sommes à une période de basculement.
Danielle Bleitrach
(1) J’ai été conduite à reprendre pour partie cette réflexion dans la préface que j’ai rédigée pour la nouvelle publication du livre d’Henri Alleg consacré à l’Asie centrale soviétique Etoile rouge et croissant vert, que les éditions Delga vont publier. Cette préface a pris de l’ampleur et constitue une approche indispensable à ce que représente l’héritage de l’URSS par rapport au monde multipolaire et que je n’ai pas pu développer dans notre livre collectif. Nous avons ainsi des accumulations de fragments y compris dans la collection complète des articles d’histoireetsociete et ils prennent une cohérence pour moi si on les resitue dans une approche historique, qui elle repose sur cette conception de l’histoire marxisto-hégélienne qui est en rupture avec toute l’idéologie dominante de notre monde crépusculaire…
N’oubliez pas le premier mai à Narbonne dans l’Aude, Franck Marsal fera un exposé sur nos livres à 14 heures (je ne sais toujours pas où mais seulement que c’est la plus grande salle du bâtiment officiel réservé aux associations) durant 1 h 30. Il exposera nos analyses et propositions à partir de ce blog histoireetsociete, notre livre collectif : quand la France s’éveillera à la Chine. La longue marche vers un monde multipolaire. Je serai présente et j’interviendrai dans le débat, avec mon livre sur le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire. ET après? toujours chez Delga.


Guerre au Moyen-Orient : le FMI envisage le pire pour l’économie mondiale… qu’est-ce qu’on fait ?
avec Franck Marsal, Danielle Bleitrach
1er mai 2026 à 14h
Narbonne
salle des fêtes du palais du travail
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