Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Trump évoque la possibilité d’une « prise de contrôle amicale de Cuba » à l’issue des pourparlers avec La Havane ou « l’imperialisme de la tech. »

Vendredi, juste avant d’avoir lancé un assaut inconsidéré et meurtrier en Iran sur la seule hypothèse d’un effondrement du « régime » iranien et la découverte dès le samedi et plus encore le dimanche, la difficulté de la manœuvre dans la réalité, Trump avait lancé un nouveau bluff sur l’idée qu’il y a aurait à Cuba comme au Venezuela, en Iran, un groupe de dirigeants prêts à s’entendre pour éviter le pire. Ce qui signifie en clair que la puissante armada, son aviation n’est pas apte à conquérir un pays, pas plus qu’à lui imposer une direction de la « diaspora » et que l’on cherche désespérément à les susciter tandis que la presse aux ordres (1) s’emploie a chercher des candidats concrets pour le fantasme de toute-puissance virtuelle, Trump qui avait précédemment laissé entendre qu’une intervention militaire américaine à Cuba n’était peut-être pas nécessaire, arguant que l’économie de l’île était suffisamment faible pour s’effondrer avait envisagé bénéficier de complicités dans l’île. Le leurre de négociations tout en lançant dans le même temps une provocation d’invasion et de livraison d’armes qui a tiré sur les garde-côtes cubaines. Trump c’est l’impérialisme de la tech (2), une sorte de blague qui ose le premier degré en frisant l’horreur fasciste comme une sorte d’expression libérée, une simplification de clichés qui tous expriment la soumission comme un choix le plus amical possible. Trump s’identifie à sa propre parole politique dans laquelle macèrent les mensonges éhontés, les menaces et les obsessions d’un monde qui se réduit aux images de synthèse (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

(1) El Païs, le quotidien espagnol qui comme le Monde, The Guardian se présente comme une gauche social démocrate bien informée a ainsi lancé un membre de la famille Castro plus raisonnable qui pourrait jouer ce rôle.

(1) Cette notion est celle employée par Norman Ajari dans le numéro de mars des Cahiers du Cinéma consacré à l’alerte sur la société américaine et qui présente des articles intéressants sur la « culture » appauvrie que représente le show permanent d’un Trump et son pouvoir de conviction, en particulier le goût de plus en plus affirmé de la droite conservatrice étasunienne pour les images de synthèse. J’espère que l’actualité nous laissera de l’espace pour traiter de cette question de l’IA, des images et de la mémoire, de l’absence de profondeur historique, la perte du temps qui transforme l’affirmation de la liberté en son contraire.

01/03/2026

28 février 2026

Le président Donald Trump a déclaré vendredi que les États-Unis étaient en pourparlers avec La Havane et a évoqué la possibilité d’une « prise de contrôle amicale de Cuba », sans préciser ce qu’il entendait par là.

S’adressant aux journalistes devant la Maison Blanche avant de partir pour le Texas, Trump a déclaré que le secrétaire d’État Marco Rubio était en discussion avec les dirigeants cubains « à un très haut niveau ».

« Le gouvernement cubain est en pourparlers avec nous », a déclaré le président. « Ils n’ont pas d’argent. Ils n’ont rien pour le moment. Mais ils dialoguent avec nous, et peut-être qu’une prise de contrôle amicale de Cuba se produira. »

Il a ajouté : « Nous pourrions très bien finir par assister à une prise de contrôle amicale de Cuba. »

Trump n’a pas précisé ses propos, mais a semblé indiquer que la situation avec Cuba, île communiste qui compte parmi les plus farouches adversaires de Washington depuis des décennies, atteignait un point critique. La Maison-Blanche n’a pas répondu aux demandes d’informations complémentaires vendredi.

Le président a également déclaré que Cuba « est, pour le moins, une nation en faillite » et « ils ont besoin de notre aide ».

Ses propos interviennent deux jours après que le gouvernement cubain a annoncé qu’un hors-bord immatriculé en Floride, transportant dix Cubains armés en provenance des États-Unis, avait ouvert le feu sur des soldats au large des côtes nord de l’île . Selon le gouvernement cubain, quatre des Cubains armés ont été tués et six blessés lors de la riposte. Un responsable cubain a également été blessé.

Cuba est dans les préoccupations de Trump depuis au moins début janvier, après que les forces américaines ont renversé l’un des plus proches alliés de La Havane, le président socialiste vénézuélien Nicolás Maduro. Suite à ce raid, Trump a laissé entendre qu’une intervention militaire à Cuba ne serait peut-être pas nécessaire, car l’économie de l’île était suffisamment fragile – notamment en raison de l’arrêt des livraisons de pétrole vénézuélien après la capture de Maduro – pour s’effondrer d’elle-même prochainement.

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