Le communiqué de Fabien Roussel correspond bien à ce que nous avons déjà souligné quitte à provoquer un certain scepticisme chez ceux qui ont toujours préféré soutenir l’aventurisme de Mélenchon et les candidatures fantaisistes plutôt que d’œuvrer à remettre sur les rails un parti qui est pourtant la seule force politique capable d’un tel diagnostic. Fabien Roussel analyse l’élection pour ce qu’elle est, une forme de fascisation, une politique menée par un leader populiste capitaliste, anticommuniste, mais qui face à une gauche qui a abandonné la classe ouvrière peut apparaitre comme étant le seul à s’intéresser aux problèmes de ceux qui n’en peuvent plus devant les difficultés quotidiennes. Mais loin pour autant de céder aux sirènes du populisme conservateur il propose de faire avancer les valeurs progressistes, de l’écologie au féminisme mais en relation avec la position de classe. Il y a la souveraineté mais pas d’enfermement protectionniste et c’est ce qu’il faut. Une telle démarche a besoin de la réflexion collective, elle ne peut pas se contenter des seules mobilisations électorales autour de l’élu de « gauche », elle a un impérieux besoin de l’intervention des militants, d’un parti de proposition et d’action autant que de rassemblement. Recréer ce parti en donnant leur rôle aux cellules, à toutes les instances, à la formation des militants, doit être le but de la conférence nationale qui a là une feuille de route qui s’éclaire comme on disait jadis « Ce que nous voulons et le parti qu’il nous faut ».
Mais cela pose aussi la question des « directions », il ne s’agit pas d’exclure mais bien de voir qu’il faut des dirigeants et des cadres préoccupés de la mise en œuvre d’une ligne claire et pas celle confuse, frappée d’inertie au meilleur des cas, faisant du « tourisme » mais là encore une ligne favorisant la réflexion collective, l’échange d’expériences, celle qui aide le PCF à rencontrer d’autres partis et nous voudrions souligner que cette démarche n’est pas totalement isolée en Europe et encore moins dans le monde et qu’il serait temps de favoriser les rencontres. Les conditions d’un dialogue ouvert avec le parti communiste portugais, le KKE entre autres peuvent se faire sur d’autres bases, en Europe… et dans le monde… C’est un mouvement beaucoup plus général et qui doit également nous faire prendre contact largement. La déclaration de Sarah Wagenknecht que nous citons témoigne de préoccupations communes. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)
/image%2F1449569%2F20241106%2Fob_28d5bc_pcf-trump-06-11-2024-r.jpg)
/image%2F1449569%2F20241106%2Fob_079779_pcf-trump-06-11-2024-v.jpg)
Alors que l’Allemagne dirigée par une coalition réduite aux deux partis les plus désavoués, le SPD de Scholz et les verts bellicistes de la ministre des affaires étrangères vert de gris… et qui à terme va vers des élections anticipées, voici le commentaire de Sarah Wagenknecht
Maintenant c’est clair : la plus grande puissance militaire du monde et le plus important partenaire commercial de l’Allemagne seront gouvernés pour les quatre prochaines années par un président qui ne peut être résumé qu’en une chose : a poursuite impitoyable de ce qu’il pense être pour les intérêts américains, le réarmement supplémentaire, les guerres économiques et des coutumes impitoyables contre l’Allemagne et l’Europe. La réponse ne peut être qu’une politique allemande et européenne distincte. Que ce soit Scholz ou Merz : celui qui veut continuer à sacrifier la prospérité et la sécurité en Allemagne à une loyauté vassale dans la relation transatlantique n’est pas à sa place en tant que chancelier de la République fédérale. Toujours en politique intérieure, le résultat des élections devrait nous servir de leçon : la situation économique et les migrations ont sans aucun doute été décisives pour de nombreux électeurs. Problèmes où même les feux de signalisation tombent complètement en panne.
Views: 2
Jean-Claude Delaunay
C’est curieux, mais je n’arrive pas à comprendre que l’élection de Biden aurait été une bonne nouvelle. Ce que je crois observer est le pourrissement de la démocratie bourgeoise (à ce propos, Fabien Roussel est certainement en train de tirer des conclusions) et dans ce pourrissement l’absence complète d’avenir pour des « petits blancs », qui peuvent être aussi bien des « petits noirs » que des « petits bronzés ». Cette absence d’avenir, et le manque également complet de capacité d’analyse de masse d’une situation pour eux renversante, les poussent à croire dans des prédicateurs MAGA, qui ne sont pas moins dangereux que leur prédécesseur. Voilà, en gros, comment je ressens ce résultat (à confirmer). Mais de là à dire que l’élection de Trump est une mauvaise nouvelle en soi, non. Essayons seulement de projeter ce qui vient de se passer aux USA sur d’autres pays d’Europe et tirons en de vraies conséquences, OK. Mais se lamenter que Trump soit élu, NON.
Michel SAUTEL
Il y a tout de même une idéologie fascisante diffusée par Trump qui ainsi, au nom du rejet d’un libéralisme par trop libéral, argumente ideologiquement en les instrumentalise les divisions et les peurs pour vendre des solutions racistes, adossées aux démons de l’Amerique blanche.
Certes l’un comme l’autre ne sont que deux pistes totalement dévouées à l’impérialisme mais, les conséquences seront probablement différentes dans leur brutalité pour le peuple américain.
Il serait dangereux de banaliser ce fascisme au nom d’une communauté d’intérêt pour le Capital impérialiste états uniens. Voire d’aller jusqu’à risquer de banaliser le fascisme ici installé brutalement pendant que notre pays en particulier assiste à une banalisation progressive, presque « en douceur » de celui-ci par un glissement progressif accompagné.
RV
merci !
admin5319
bonjour jean claude, je te réponds danns un article dialogue rapide
danielle
Franck Marsal
Il ne s’agit pas de dire que l’élection de Kamala Harris aurait été une victoire. Et le ton du communiqué n’est pas à la lamentation. L’élection de Trump n°2, qui sera nécessairement autre chose que Trump n°1 appelle à la lucidité et à l’action et il me semble que c’est ce qui est fait ici.
Les choses s’accélèrent puisqu’au même moment, quasiment, la coalition allemande a explosé et les prochaines élections produiront probablement les mêmes résultats qu’ailleurs (notamment Royaume Uni, Pologne, Slovaquie, Pays-Bas, France et désormais USA) : les gouvernements de l’OTAN qui ont poussé à la guerre en Ukraine perdu toutes les élections.
On peut raisonnablement penser que la situation de l’Ukraine ne serait pas différentes si des élections s’y tenaient mais le régime Zelenski a la prudence de ne pas s’y risquer et tient le pouvoir par la loi martiale. La perspective n’est néanmoins pas autre. Le moral était déjà bas dans l’armée ukrainienne que le régime de Kiev s’obstine à sacrifier dans des manoeuvres insensées de contre-offensive et qui perd chaque jour un peu plus de terrain. Il est probable que Biden et l’OTAN ont livré suffisamment de matériel à Kiev pour tenir quelques temps. Le problème est que maintenant, plus personne ne peut éluder la possibilité d’une négociations en des conditions plutôt favorables pour la Russie, voire d’une défaite rapide de l’Ukraine ou d’un renversement de Zelenski ouvrant la voie à un changement politique majeur à Kiev. Et le seul fait de devoir envisager cela change la situation :
1) Il est évident que la motivation au combat va être très difficile à tenir, de même que la cohésion des forces et du pays.
2) Il va être difficile désormais pour l’OTAN d’envoyer du matériel sophistiqué avec le risque que ce matériel tombe in fine aux mains des russes. Même si les F16 livrés à Kiev ou les batteries Patriot et autres systèmes de défense anti-aérienne européens ne sont pas du dernier cri, je pense que les ingénieurs russes seraient très intéressés à les démonter et à les scanner. Beaucoup d’armées utilisent encore de tels systèmes d’armement.
3) Même chose pour les aspects financiers. Beaucoup du financement de Kiev (complètement sous perfusion depuis 2 ans et demi) a été apporté sous forme de prêt, garanti par divers gouvernements occidentaux. L’enjeu pour le système financier et pour les gouvernements occidentaux est colossal. Là aussi, chacun va devoir faire ses comptes et mesurer ses risques. Les mouvements boursiers d’hier sont éclairants : forte hausse à New York, nette baisse en Europe.
Au fond, cela illustre la politique proposée par Trump : lâcher l’Europe, qui coûte cher aux USA et qui peut être sacrifiée pour sauver l’industrie US ; concentrer toutes les forces pour la défense et le retour de la suprématie US.
Quoiqu’on pense de la politique de Biden / Harris, maintenant, c’est cela qu’il faut se préparer à affronter, dans un certain nombre de régions du monde : Amérique Latine au premier chef, Proche-Orient, Afrique et Asie également. A mon sens, cette politique est vouée à l’échec, mais elle peut faire de gros dégats, jusqu’au risque d’une guerre nucléaire.
Pour nous, cette situation pose la nécessité d’ouvrir un certain nombre de combats, et ce communiqué les annonce (UE, OTAN, …). Il va falloir rentrer dans le concret et cela va inévitablement nous amener à préciser les modalités possibles d’une transition vers une société socialiste, à poser la question de la relation de la France avec les BRICS+, à reformuler un projet de développement national radicalement nouveau et différent.
Jean-Claude Delaunay
Je ne vais pas poursuivre plus que je ne vais le faire cette discussion. Nous sommes grands les uns et les autres et je pense aussi que nous avons la claire consciences des combats à mener et que nous sommes d’accord de nous unir pour les mener quelles que soient nos petites différences. Je viens de relire le communiqué de Roussel et il est vrai que ce communiqué est bien meilleur, infiniment bien meilleur que nombre de communiqués de Roussel d’hier. Cela étant dit, il y manque l’essentiel. Je ne suis pas un professeur de lutte des classes mais je crois que la conscience du combat révolutionnaire s’alimente, certes, au feu de la lutte quotidienne des classes mais ce feu ne peut devenir un brasier irresistible que si existe la claire conscience des contradictions existantes et des changements nécessaires.
Si l’on te suit, Michel, le plus grand danger idéologique est la banalisation du fascisme véhiculée par Trump. Mais que font et qu’on fait les classes dirigeantes américaines, démocrates comprises, si ce n
Jean-Claude Delaunay
J’ai été victime des nouvelles technologies et, en envoyant mon texte, ce que j’avais écrit a été balayé. Ce n’est pas grave du tout.
Je voudrais d’abord dire pour dialoguer avec Michel, que Trump n’a malheureusement pas le monopole de l’idéologie fasciste et que la fraction des classes dirigeantes américaines qui soutient les Démocrates est non moins fasciste que celle qui soutient Trump, dont les petits, les nobodys, ne sont que l’un des soutiens. On le sait, l’histoire au moins nous l’a appris, les fascistes, ce sont les gros, bien avant les petits, qui n’en sont que la piétaille. Je pense que ton idée, Michel, selon laquelle le communiqué de Roussel est une façon de combattre la diffusion de l’idéologie fasciste n’est pas correcte et je te propose de généraliser : combattre pleinement la diffusion de l’idéologie fasciste, dont Trump n’est que l’un des porte-paroles, suppose de combattre l’IMPERIALISME GLOBAL dont les classes dirigeantes nord-américaines assurent la direction, et dont les dirigeants impérialistes français font partie. Et leur idéologie fasciste.
En tant que membre du PCF, je reçois régulièrement des notes d’information. Elles commencent à peu près toutes par «Jean-Claude». Moi, ça me fait rigoler parce que je me dis que ce genre de fraternité verbale, cette camaraderie sympathique, est uniquement un effet des technologies et que derrière, il n’y a rien. Mais revenons à nos moutons. Supposons que je sois une petite souris dans le bureau de Fabien Roussel et que celui me demand-cie : «Dis-moi, petite souris, quels sont, selon toi, les points importants que je devrais mettre dans mon communiqué?».
Extrêmement flatté d’être comparé à une petite souris, car en réalité je suis un gros et vieux rat noir à moustaches, plein de rhumatismes et parlant quelques mots de chinois, je lui dirais :
Cher Monsieur le Secrétaire national du PCF,
Cher camarade,
Cher Fabien,
D’abord je suis d’accord avec Danielle, ton communiqué d’aujourd’hui est mieux, bien mieux que d’autres que tu as commis ou signés antérieurement. Tu progresses. Mais fais attention quand même, le temps presse. Le troisème millénaire, c’est bientôt. Si tu me permets, et pour faire court, si j’étais toi je mentionnerais immédiatement 3 points, qui sont absents de ton propos, me semble-t-il. J’ajouterais un quatrième sur lequel, ma religion n’est pas encore bien faite.
1)Le premier, c’est l’impérialisme. Il faut que les Français comprennent, s’ils l’ont oublié, que le système capitaliste a évolué depuis la fin du XIXe siècle et que Lénine a commencé à rendre compte de ces changements. Il a parlé de pourrissement. Vois tu, les Etats-Unis nous offrent le spectacle de ce que peut devenir la démocratie bourgeoise dans le centre de l’Impérialisme global, dont la France est l’une des composantes : un spectacle de pourrissement.
La démocratie bourgeoise française, dont nous communistes, avons cru que nous pourrions la pervertir et en faire un chemin vers le socialisme, eh bien il va falloir que nous reconsidérions sérieusement notre position à son égard. L’impérialisme global est un impérialisme rentier. Ses entités, le capital financier dont François Morin a fait en son temps une bonne description, sont si grosses qu’elles pompent la plus-value au lieu de la produire. Cet impérialisme est rentier. C’est pour ça qu’il est monétaire.Il pompe la plus-value en achetant et en vendant et non en produisant. Il n’en a rien à foutre de produire, sauf des armements. Il presse et surexploite ceux qui produisent. Les entreprises sont avec lui des marchandises et la valeur actionnariale a depuis longtemps déjà remplacé la valeur ajoutée. Bernard Gerbier a écrit de bons textes là-dessus. Tu les trouveras dans la revue que dirige Rogalski vers les années 2010. Bref cet impérialisme rentier est à bout de course. Il est comme un cheval qui aurait trop courru. En même temps c’est un tigre, un animal dangereux mais maîtrisable.
Voilà ce que, à mon humble avis, tu devrais expliquer aux prolos qui croient que leurs malheurs viennent des «immigrés», c’est-à-dire de ces gens qui ont été chassés de chez eux par la misère et les horreurs de la guerre et qui auraient préfére touver dans leur pays la paix et la tranquillité.
Voilà sur ce premier point. Je ne suis qu’une modeste souris et ce que je dis là, c’est parce que j’ai eu l’honneur de manger quelques petits morceux de la Contribution à la Critique de l’Economie politique, un véritable festin. Comme je suis non seulement une petite souris mais un vieux et gros rat, j’ai eu la chance de manger quelques lignes écrites de la main même de Lénine. Quel délice! Tu en fais ce que tu juges approprié.
2)Mon deuxième point, vois-tu, Fabien, c’est la Révolution scientifique et technique de notre époque; Tu n’en dis pas un mot, pourquoi? Même si je suis qu’une petite souris, j’ai eu l’occasion de voir, en les mangeant, comment évoluaient les livres ainsi que leur contenu et je t’assure que tu n’es pas à la hauteur sur ce point. Moi, je fais partie de l’équipement régulier des ordinateurs. Mais toi, ma parole tu en es à l’époque où on faisait des «Vieux Lille» dans des marmites en terre cuite.
A ces prolos qui sont tes amis, qui devraient être tes amis, tes soutiens, tes camarades de combat et qui se laissent embringuer par ces suppôts de l’impérialisme (et donc de la très grande bourgeoisie française, ce qui n’est pas la même chose que «les banquiers») que sont le Rassemblement national et les autres groupes de l’extrême droite française, tu devrais expliquer ce qu’est cette révolution. Ce n’est certainement pas «un révolution informationnelle». Tout est information. Parler de révolution informationnelle, en quoi cela peut-il être intéressant? Une révolution des forces productives, c’est UNE REVOLUTION DU TRAVAIL. Voilà ce que, par parenthèse, tu devrais expliquer aux prolos. L’avenir de la France industrielle, intellectuelle et de service se trouve dans le développement de la REVOLUTION NUMERIQUE en cours, qui concerne, tous les tous les travaux et qui, pour se développer, suppose une instrumentation mathématique de très haut niveau, que des jeunes gens ont peu, malheureusement, la capacité et surtout l’envie d’acquérir.
Au lieu que cette révolution numérique, que Ivan Lavallée par exemple a proposé d’appeler UNE CYBER-REVOLUTION parce qu’elle combine la machine universelle de Turing (les ordinateurs) et la cybernétique, soit dévoyée par les gros, encore eux, les AMAZON et compagnie, qui en font des instruments d’extension simultanée du TEMPS de travail et de l’INTENSITE du travail, au lieu que cette révolution soit dévoyée par «les marchands de canons» et par «les faiseurs d’opinion», il nous faut ramener cette révolution dans la mouvance du peuple, la mettre à son service, repenser le travail et d’abord la formation du travail en fonction d’elle. Je me répète, pourquoi tu n’en parles pas?
Entre parenthèse, Fabien, je me rappelle avoir lu, dans l’une de tes première publications, que tu étais heureux de voir tes enfants être libres de choisir ce qu’ils veulent à l’école. Tu es sûr qu’un baccalauréat à peu près nul est en mesure de satisfaire les besoins immenses de formations nouvelles auxquelle notre pays doit aspirer? Tu es sûr qu’il ne faudrait pas un petit peu encadrer ces jeunes, les aider à faire des choses peut être un peu difficiles, des maths par exemple, mais qui sont autre chose que «faire ce qu’on veut», un DEA de théâtre option couture, par exemple. Parce que, former des nuls et ensuite mettre en place un système de sécurité emploi formation, pour pallier la défaillance des nuls, c’est extrêmement couteux et ce sont les prolos qui payent. Sois sympa, ne me parle pas de ces polytechniciens qui n’arrivent pas à trouver un emploi.
Mine de rien, tu devrais venir faire un tour en Chine et, au lieu de raconter des ânneries sur les Ouigours, tu devrais notamment voir comment les enfants de Chine bossent, et cela avec plaisir, parce que leur pays a 5000 ans de culture, d’école, de poèmes et de passion de la connaissance entre les deux oreilles, et que le fait de bosser est la combianaison de ce qu’ils ou elles sont comme petits et jeunes individus et des besoins de la nation dont ils et elles sont des membres à part entière.
3)Mon troisième point, c’est le socialisme. Je vais être bref. Il faut laisser la peur de Staline et celles du socialisme chinois aux bêtes à cornes. D’autant plus que la peur de Staline, c’est aussi le moyen, pour un certain nombre de petits bourgeois radicalisés de ne JAMAIS concevoir que nous devrions mener le combat pour une autre société, UNE SOCIETE QUE L’ON APPELLE SOCIALISTE, non pas parce qu’on a lu Lénine ou pour faire plaisir au spectre de Staline, mais parce que les forces productives sont désormais de portée mondiale, elles sont de portée de plus en plus sociale et il convient de mettre les rapports sociaux de production en accord avec ces monstres contemporains de socialisation. Parler de socialisation veut dire, par exemple, que la révolution numérique peut transformer TOUS LES TRAVAUX et pas seulement le travail industriel de production, parce nous sommes concernés par le COMPORTEMENT DE TOUS LES PAYS et pas seulement par notre nombril national, parce que le développement ou le non développement de tel ou tel coin de la terre a des répercussions partout, parce que les sociétés exigent désormais que le développement se fasse AU BENEFICE DU PEUPLE, DES PEUPLES et non au bénéfice de quelques uns.
Au lieu d’agir et de penser comme des personnages ratatinés et haineux, repliés sur eux mêmes, des romans de Marcel Aymé, personnages qui sentent la haine, la délation et la pisse, nous avons nous, communistes, et toi, Fabien Roussel, l’un des premieirs je veux le croire, l’ambition D’OUVRIR LE MONDE A TOUTES ET A TOUS, SUR TERRE. Nous ne sommes pas des missionnaires religieux. Nous observons simplement que le socialisme, c’est pour nous et pour ceux qui s’ emploient à le développer ou qui luttent pour son avénement, une certaine façon, que nous apprécions, d’être des êtres humains. Nous sommes des êtres humains parce que nous essayons d’agir comme des êtres sociaux et nous sommes d’autant plus poussés vers ces rivages socialistes que les forces productives et notre conscience désormais de pouvoir faire l’histoire au lieu de la subir comme une puissance naturelle, nous en indiquent le chemin.
4)Je passe au quatrième point, sur lesquel je pense que nous devrions avoir une reflexion collective plus prononcée. Voilà, c’est la question du développement. Comment faire? Commme l’a rappelé Xuan, avec vigueur, ce n’est pas la faute aux Chinois si notre industrie automobile et si les copains du Nord sont en difficulté. Dire ça, c’est faire du Marcel Aymé, précisément.
L’ennemi, c’est l’Impérialisme et les classes de vautours puants qui l’animent et en bénéficient. L’ennemi c’est donc, notamment, la libre circulation des capitaux. Retenons de ce grand bourgeois que fut Keynes ce que nous pouvons en retenir. Ce dont il faut se méfier absolument, C’EST DE LA LIBRE CIRCULATION DES CAPITAUX, ce n’est pas de la libre circulation des marchandises; Il nous faut également sortir de ces traités, comme celui de Maastricht, qui nous enferment dans les cages aménagées par les classes impérialistes d’Europe. Cela dit, il y a un problème à affronter et à résoudre. QUE FAIRE PRECISEMENT AVEC LA LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES?
Nos camarades chinois éprouvent une sorte de confiance totale dans la libre circulation des marchandises. Cela tient à mon avis à ce qu’ils forment une économie de très grande taille. Mais nous, petite économie, avec des savoir-faire mais un petit marché, nous nous demandonc ce que nous devons faire. Faut-il protéger la réindustrialisation de la France? Mettre des barrières de protection et reconstruire? Comment faire?
Je passe sur tous les prérequis nécessaires à toute politique d’industrialisation, en France, à savoir foutre en l’air les Macron et toute cette merde de brigandes qui gouvernent ce pays et en absorbent la richesse, arrêter notre servitude à l’égard de l’Union européenne, reconquérir notre souveraineté monétaire, budgétaire, intellectuelle, scientifique, informatique. Cela sera possible si nous faisons la révolution. Et même dans ce cas, il faudra vraisemblablement, considérer que les choses ne se feront pas en cinq minutes. Notre tâche est aussi de préserver l’existant, comme disait un dirigeant communiste nordiste. Il convient énfin et c’est sans doute la priorité de consulter les intéressés, comment voient ils leur avenir et l’avenir intellectuel et industriel ainsi que de services de la France?
Mais au delà? Je me permets d’avancer 3 éléments pour la discussion.
1)C’est une exigence, il faut sortir de l’impérialisme, de son système guerrier, des dépenses auxquelles il nous conduit pour sauvegarder les fortunes d’une poignée de capitalistes. Certes, ce n’est pas simple. Mais rien n’est simple. Et ne pas en sortir sera encore moins simple, si, comme nous devons en faire raisonnablement l’hypothèse, les Etats-Unis reportent sur l’Europe le cout de la guerre en Ukraine et si en plus, leurs dirigeants débiles cherchent à nous entraîner dans un conflit armé avec la Chine, par Taiwan interposée.
2)Il conviendrait donc de se rapprocher avec fermeté et non du bout des lèvres, de la Chine. C’est bien de rencontrer les Vietnamiens, mais si on en reste là, cela apparâitra comme un alibi pour ne pas rencontrer les dirigeants de la Chine et voir avec eux ce que nous pouvons faire ensemble, en évitant de leur donner des leçons de démocratie et de comportement avec les Ouigours. Les Chinois sont des gens cultivés et ouverts. Ils sont prêts à discuter de tout, sauf des âneries. Si nous communistes, français, nous n’avons à mettre sur la table de discussion que des problèmes internes aux Chinois, alors, oui, ne faisons rien. Rendons visite aux Vietnamiens de temps en temps, pour la photo.
3)Le troisième élément concerne les BRICS. Cette organisation rassemble aujourd’hui, autour de plusieurs grands pays dont la Chine, la Russie et l’Inde, tout un sensemble de pays en développement. Ils veulent se développer. Ils ne savent pas comment faire mais ils commencent à en avoir marre «des Ricains». Cela veut-il dire que ce regroupement serait uniquement un regroupement «de sous-développés»? Personnellement, je ne le crois pas et il me semble que ce serait une proposition combattive de la part des communistes français que de proposer que notre pays lui soit associé et peut être en devienne membre.
Xuan
C’est intéressant de voir les réactions de notre bourgeoisie qui sent venir la frottée après l’élection de Trump.
Macron, toujours en même temps tout et son contraire, vient de déclarer « On ne doit être ni dans un « transatlantisme » qui serait naïf, ni dans la remise en cause de nos alliances, ni non plus dans un nationalisme étriqué qui ne nous permettrait pas de relever ce défi face à la Chine et aux Etats-Unis d’Amérique. »
Mais son appel au redressement de l’Europe arrive précisément au moment où les deux piliers fondateurs sont aux prises avec une crise économique et politique, tandis que l’Europe elle-même est tirée à hue et à dia.
Pour couronner le tableau le Quai d’Orsay a pris une gifle en Israël.
Pas le Quai d’Orsay en fait, c’est notre pays qui a pris une gifle.
Cette sorte d’insulte en dit long sur la place de la France dans la jungle mondiale, et on peut se douter que ce n’est pas Macron, avec sa clique de bras cassés qui se cogne à coups de canne, d’orthèses et de déambulateurs, qui vont sortir notre pays de la catastrophe. A fortiori l’Europe.
La direction du PCF avance tout doucement dans cette jungle mondiale.
Elle se rappelle qu’il faut sortir de l’OTAN et s’intéresse à l’essor des BRICS. C’est un premier pas.
Il n’est pas encore question du blocus de Cuba, encore moins de celui de l’Iran, ou des sanctions contre le Venezuela, ni des pays socialistes. Or l’essor de la Chine Populaire est un atout, et un exemple dans la nécessité de se fixer pour objectif une société socialiste à la française.
Il faudrait mettre l’accent sur ce dernier point, Jean-Claude a entièrement raison là-dessus.
Nous savons d’avance ce que sera la stratégie de Trump contre la Chine (et contre l’Europe) et nous avons vu comment la guerre économique se combine chez lui avec la guerre idéologique, mais il ira peut-être plus loin si c’est nécessaire.
S’agissant de l’IA et des nouvelles technologies, Trump s’est adjoint un poids lourd avec Musk, mais nous avons remarqué l’abstention de Bezos et Zuckerberg n’a pas dissimulé sa sympathie. Si Trump bénéficie de sa position de président élu par le peuple, et simultanément de la majorité au Sénat et au Congrès, les médias traditionnels ne feront pas le poids devant les nouvelles technologies.
Biden sous traitait le fascisme et la guerre, son petit numéro de sainte-n’y-touche commençait à être éventé et « l’ambigüité stratégique » concernant Taïwan ne peut pas durer une éternité.
Le fascisme du XXIe siècle n’est pas celui du XXe. Biden n’a plus besoin de se laisser pousser une petite moustache et Trump non plus, mais l’hégémonisme a impérativement besoin de briser tous ce qui s’oppose à sa loi par tous les moyens. C’est le fascisme 2.0
L’angoisse de nos capitalistes doit être mise à profit pour désigner les USA comme l’ennemi n°1 des peuples et des nations du monde entier.
Xuan
J’ai parlé du fascisme 2.0 mais il se dessine peut-être que l’ère du parlementarisme bourgeois est révolue.
Dans la situation de guerre mondiale « hors limites » les tergiversations parlementaires deviennent des handicaps aussi bien pour le camp de la bourgeoisie que pour le camp du prolétariat.
L’accumulation des 49.3 l’a déjà démontré et le maintien de la forme parlementaire n’est plus que le fard d’une vieille actrice.
Notre combat contre le fascisme devrait intégrer ce fait et viser non pas le retour à une forme dépassée du type nième république mais le socialisme.
Gérard Barembaum
Chasse aux Juifs cette nuit à Amsterdam! Aucun partisan sincère du socialisme ne peut rester silencieux.
Fraternellement.
admin5319
c’c’est effectivement insupportable pour nous et pour quiconque refuse le racisme et l’antisémitisme mais je ne dis rien parce que je n’ai pas envie d’en rajouter dans ma colère contre Netanayoun…et autres Zelensky tous ces dirigeants prêts à sacrifier leur peuple…
Gérard Barembaum
Chère Danielle, je ne suis pas surpris et je me félicite de ta réaction indignée. Une remarque cependant : je ne sache pas et c’est heureux, qu’en « représaille » à la politique de la junte de Kiev des ukrainiens aient été frappés et pourchassés dans des villes européennes.
Fraternellement.
Etoilerouge
Cela ne saurait tarder je pense. l’Allemagne de l’ouest ce GD pays démocratique prend des mesures qui vont amener la chasse à l’ukrainien. Mais la chasse aux juifs est immensément grave, le nationalisme fascisante d’Israël est un moteur mais pas le seul.
admin5319
je n’ai jamais sousestimé le stéréotype millénaire dont nous sommes les victimes, il économise pour les imbéciles (et dieu sait qu’il y en a chez les anti-impérialistes de pacotille) la nécessité de la preuve (c’est la faute aux juifs et au cyclistes… Pourquoi les cyclistes répond le « bon sens »). C’est d’ailleurs à ce titre celui de l’imbécile qui cherche une cause simple à substituer à la complexité des rapports sociaux dans le capitalisme que Marx déteste les antisémites que sont Proudhon et During.
Mais je dis qu’il en est paradoxalement des juifs comme de la Russie soviétique… On croyait que la lutte contre l’hitlérisme, l’extermination des juifs et les 26 millions de morts de l’URSS serait une leçon mais il s’avère que comme le dit Ziouganov tout cela a été oublié et les peuples ont besoin d’un rappel… Oui mais voilà il s’avère que certains juifs comme BHL, Glucksmann et des « sionistes », Zelensky, ont largement contribué à cette négation de l’histoire… Ils ont voulu limiter le nazisme à l’extermination des juifs, ils ont même prétendu sauver le capital de ces crimes en faisant porter leurs coups sur le communisme.
Ils se sont mis alors en position traditionnelle du juif éternel selon les mythes et de ce fait ils portent une responsabilité immense dans l’antisémitisme autant que la politique d’un Netanayoun et ça il faudra bien un jour oser en faire l’analyse nous qui sommes juifs, communistes et qui combattons tous les négationnismes, tous les antisémitismes, racismes…
danielle Bleitrach
Franck Marsal
J’ai été très choqué et sidéré par un nombre conséquent de commentaires que j’ai pu lire quasiment en direct, de déversement de haine anti-sémite sur un certain nombre de réseaux sociaux, en mode « bien fait pour eux ». La guerre en l’absence d’une perspective socialiste largement portée par des partis de masse mène à des radicalisations fascistes et fait ressurgir le pire.