Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Un doute proche de la certitude s’insinue sur l’apport réel des occidentaux…

Je dois dire que quand j’ai découvert chez un bouquiniste de la Havane, une intervention de Fidel Castro au sommet des non alignés en 1983, qui annonçait ce changement de perspective, j’ai été fascinée par sa démonstration et elle n’a cessé de m’inspirer. Aussi ce chœur unanime, ici un biélorusse cité par le KPRF, qui explique qu’un certain “détachement” s’impose par rapport à l’occident, annonce une autre perception du monde, quelque chose de l’ordre du doute s’insinue sur la validité de ce que les occidentaux proposent, c’est la chute de l’empire américain, le seul problème est de les empêcher de nuire dans leur effondrement qui pourrait ressembler à une explosion nucléaire… (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

Les conflits dans l’Eurasie post-soviétique montrent une chose évidente mais désagréable. Nous nous appuyons encore trop sur les systèmes de sécurité et de communication politique liés aux partenaires occidentaux. Créé par eux et à leur usage.

L’Occident tente activement et même effrontément de devenir un intermédiaire dans la crise politique intra-biélorusse, mais il n’est pas pressé de dénouer le problème du Haut-Karabakh.

On voit bien pourquoi – dans le premier cas, il lui est profitable d’intervenir, en augmentant son influence à l’intérieur du pays, dans le second cas, cela n’est pas profitable, car le conflit arméno-azerbaïdjanais est commode pour contenir la Russie, influencer la Turquie, etc.

Idéalement, nous avons besoin d’un nouveau système de sécurité eurasien au lieu de l’OSCE, d’un système d’évaluation des élections et de leurs résultats. Nous avons besoin icid’un degré de souveraineté beaucoup plus élevé, et c’est vraiment ce qui nous manque.

Quel est l’intérêt de notre participation à l’OSCE, à l’APCE, etc., si ces instruments sont le plus souvent utilisés contre nous ? Il est préférable de créer et de développer nos organisations en collaboration avec la Chine, qui, soit dit en passant, est plus autonome dans ce sens et nous devons nous efforcer d’en faire autant.

Alexeï Dzermant, politologue biélorusse, cité par KPRF St-Pétersbourg sur VK (VKontakte)

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