Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Beyrouth / Marseille, vous y croyez vous à la vague verte?

Les élections à Marseille où la démonstration qu’il n’y a pas de victoire possible pour la gauche si les couches populaires ne sont pas mobilisées, autrement comme à Marseille c’est la lutte des places entre forces segmentées autour d’intérêts de petits chefs… comme à Beyrouth… Comme je suis une âme simple et rustique,j’ai toujours pensé que toutes ces divisions correspondaient de fait à une entente pour le partage du gâteau.

Ce sketch des “inconnus” sur Beyrouth en proie aux factions fait irrésistiblement penser à Marseille en proie aux élections municipales… Disons tout de suite qu’un système caractérisé par la corruption, l’inertie, et où il y a eu le scandale de l’écroulement des immeubles, une ville pauvre où la droite règne et où la drogue, le travail au noir est devenu une manière de survie pour beaucoup… Il y a eu un élan oui mais voilà…

il a tout de même été réussi l’exploit:


1) d’ignorer semble-t-il le fait que la ville est divisée en secteurs avec chacun leur maire mais aussi leurs élus qui participent de l’élection du maire central. Ce qui fait que l’on peut avoir la majorité en voix sans avoir les ” grands électeurs” qui font les maires, comme aux Etats-Unis où l’on vote majoritairement pour un démocrate et on se retrouve avec Trump … Faute d’avoir eu se l’ intérêt pour les institutions la débandade programmée a commencé au premier tour dans les quartiers nord-est où un dissident socialiste est allé faire la peau à l’innocent Jérémy Bacchi, candidat communiste qui s’était il est vrai un peu imposé… Donc le PS théoriquement composante du printemps marseillais a fait la carré au secrétaire fédéral égaré en cette terre de mission dangereuse. Dans la tranchée gauche le PS et quel pS : la député PS du coin  condamnée en appel à une peine de prison pour des détournements de fonds publics, elle a été la seule députée à hanter l’assemblée nationale avec un bracelet à la cheville. Le système PS ainsi conçu avait quelques beaux restes qui ont achevé l’innocent communiste, c’est déjà un PS “dissident” de la “bande” de Sami Ghali qui le fait arriver en troisième avec 15, 8 . Tranchée droite, le maire en titre, Stéphane Ravier, sénateur maire du 7 ème secteur, ultra libéral et ne craignant pas de soutenir génération identitaire règne sur un cocktail explosif de petits villages provençaux et de grandes cités . Le conseil du VIIe secteur compte 48 membres, dont 16 siègent également au Conseil municipal de Marseille  ce qui en fait le plus important secteur de la ville. . Notre communiste vertueux, qui aurait pu se maintenir, s’est aussitôt retiré pour qu’il soit battu, livrant ce faisant l’arrondissement et ses nombreuses voix à la droite. C’est de l’ordre du réflexe conditionné chez les communistes.

C’est également une tradition bien établie à Marseille que celle qui veut que la droite et le PS fasse la peau aux communistes. Jadis ces derniers se défendaient dans leur bastion, ils paraissaient inexpugnables, mais à partir de Guy Hermier le ver était dans le fruit et la social démocratie à demeure… Bref Samia Ghali et les restes de l’époque Hermier ont installé sous l’ombre de Guérini “le système”. Comme Le printemps marseillais voulait un Marseille propre, ils ont refusé la maire du secteur des quartiers nord jadis le fief du PCF et passé à la PS, Samia Ghali et quel PS… résultat ce haut lieu des luttes prolétariennes est devenu celui d’une clientélisme sur lequel nous reviendrons…

Courageusement Coppola, l’autre candidat en chef des communistes marseillais, s’est lancé à l’assaut des dits secteurs… Il avançait bien, mais entre les deux tours, patatras… trahison des verts EELV (tendance jadot qui en tant que “verts” s’étaient pris une raclée au premier tour) , ils avaient signé un accord pour le deuxième tour et étaient partout les alliés officiels du printemps marseillais, mais pas dans les quartiers nord populaires où ils ont décidé de soutenir samia Ghali contre le malheureux Coppola. C’est dire s’il était facile de savoir qui était vert , la France insoumise plaçant les siens sous cette étiquette, Rubirola, plus FI et moins verte que Camard du centre ville, mais ce qui était sur c’était que les verts jadot ont fait la peau des communistes, achevant leur dernier espoir de mairie de secteur…

Le conseil du VIIe secteur compte 36 membres, dont 12 élisent le maire central .

Résultat, la dite Samia Ghali,devient la faiseuse de roi du pastis marseillais…Elle proclame qu’il est temps que l’on prenne en compte les quartiers nord tout en résidant dans une luxueuse ville de la Corniche…

Comment Rubirola espérait-elle gagner avec un pareil abandon de deux secteurs nord essentiels même si miraculeusement une autre verte tendance inconnue avait pris à la droite la zone sud des beaux quartiers réputés imprenables? Là où justement réside la madone des quartiers nord qui s’est fait une petite fortune… Mystère… C’est le secteur de Gaudin et chacun sait que celui qu’on déteste le plus est son successeur et en matière de soutien à Vassal il ne cesse de distribuer des conseils assassins…

2) Que tout ce petit monde ignore complètement qu’il existe une métropole et que celle-ci est plus que jamais tenue par une droite dure vu que les communistes ont perdu Gardanne et Arles, pour des raisons de querelles internes… C’est là qu’on se dit que le secrétaire fédéral aurait mieux fait de veiller sur la situation de son département au lieu de ce raid éclair sur le 13 e arrondissement…

3) Résultat, malgré une bataille pleine d’enthousiasme mais qui a connu un maximum d’absentéisme dans les quartiers populaires et un maximum de participation dans les beaux quartiers, le printemps marseillais a les voix mais pas les élus des secteurs et la droite s’appuyant sur la métropole revendique la mairie… Dans toute la ville, se rassemblent des bonnes volontés, une palette considérable de gens se définissant comme verts parce que c’est la mode ou plus simplement citoyens écœurés par “le système marseillais” des communistes engagés à fond dans le centre, et dans le sud de la ville alors qu’on les abat dans le nord. Résultat, il y a eu victoire en chiffre du printemps marseillais, fortement mâtiné d’insoumis, mais la droite l’emportait avec ses gros bataillons et le fait qu’elle avait dans ses rangs le doyen des élus… Et quelle droite, quel doyen… Teissier que l’on peut confondre aisément avec le leader du RN qui d’ailleurs parle d’un pacte marseillais vu que les votes sont secrets.

Quant à Samia Ghali elle exige le poste de première adjointe avec ses neuf élus… sans elle pas de mairie, mais avec elle Marseille propre et la fin du “système” c’est du pipeau… Parce qu’elle est la représentante de cette toile d’araignée que Jean Noël Guerini a tissé grâce aux aides que le conseil général distribuait sur la ville, une politique d’assistance doublée d’autres activités d’attribution des marchés y compris par la terreur nettement plus fructueux… Tout cela combinant un réformisme de bon aloi et une francmaçonnerie efficace… Marseille première ville corse, première ville algérienne, forte communauté de rapatriés juifs clientèle fidèle du PS… les votes apportés au Congrès du PS et pour clore le tout Tapie, l’OM, la Provence… Tandis que le PS officiel, l’ombre de lui-même jouait les utilités dans le Printemps marseillais.

Et c’est là que dans l’arrondissement portuaire, le plus pauvre de France, celui qui élit Mélenchon se déclenche un autre événement…

Lisette Narducci, élue d’une liste LR dissidente aux municipales à Marseille, a annoncé aujourd’hui son ralliement à la sénatrice ex-socialiste Samia Ghali, la veille d’un conseil municipal à suspense qui doit choisir le ou la nouvelle maire de la deuxième ville de France. “Consciente de l’impasse démocratique et politique dans laquelle se trouve la ville de Marseille, j’ai fait le choix d’un rassemblement avec Samia Ghali“, écrit Lisette Narducci dans un communiqué.

Maire des 2e et 3e arrondissements, Lisette Narducci, ex-Radicale de gauche passée dans le camp du maire de droite Jean-Claude Gaudin lors des municipales en 2014, s’est présentée aux élections de cette année sur la liste du dissident LR Bruno Gilles. prêt à s’allier avec l’extrême-droite. Elle revient ainsi vers la gauche, brouillant encore un peu plus les cartes avant le conseil municipal et renforçant le rôle clé de Samia Ghali. Mais c’est simplement parce qu’elles sont toutes les deux les atouts de Guérini, qui lui est en embuscade. Jean Noël Guerini un autre profil typique, accusé de prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et association de malfaiteurs.Le 24 juin 2008, en vue du congrès de Reims, Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb et Manuel Valls (tous comme lui francs-maçons), présentent leur contribution, « La ligne claire ». Cette initiative vise à l’émergence d’un parti réformiste. Le 19 septembre 2008, Ségolène Royal et les représentants de « La ligne claire », constatant la proximité et la convergence de leurs textes respectifs, parviennent à un accord afin de rédiger une motion commune (la motion E). Le 5 mars 2013, il est mis en examen dans une autre affaire (détournement de fonds publics et licenciement abusif), pour laquelle son immunité parlementaire avait été une nouvelle fois levée le 12 décembre 2012. Il est mis en examen pour la troisième fois le 3 juin 2013, notamment pour corruption passive, participation à une association de malfaiteurs et atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics, dans un volet de l’affaire des marchés présumés frauduleux. Il a fini par être relaxé, mais il est cité dans les panama papers. Samia Ghali a été élue sénatrice sur une liste menée par Guerini, qui d’ailleurs à ces municipales, a appelé à voter pour la droite. D’ailleurs le héros de Borsalino Alain Delon, amateur de truands, a apporté son soutien à la dite Samia Ghali. On voit que tous ces gens là ne sont pas là par hasard et qu’ils ont des fidélités digne du milieu. Dans le 3e arrondissement misérable, les jeux des clans corses sont désormais juxtaposés à ceux d’autres communautés, Mélenchon flotte là-dessus sans parvenir à incarner quoique ce soit d’autre que ses ambitions personnelles. L’équipe a a réussi à avoir comme principal soutien un homme de théâtre PS tendance franc maçon gauchiste, qui a cru avoir un retour de Vigouroux pour protéger l’arrondissement portuaire le plus pauvre de France, de… Melenchon. Parce qu’entre nous ce n’est pas un hasard s’il ne s’est pas présenté, les Marseillais ont l’impression qu’il se sert de leur ville sans la servir… Donc dans ceux qui sont prêts à s’allier à l’extrême-droite, il y a des gens de l’arrondissement de Mélenchon, le plus pauvre d’Europe qui se prétendent de gauche… Chacun ventant l’influence qu’il est supposé avoir pour en retirer quelques bénéfices individuels… Ceux qui savent bourrer les urnes, obtenir des fausses procuration sont des spécialistes très recherché de cette étrange démocratie locale… Sur le plan politique cela ne produit pas des aigles, mais des gens non dénués de ruse… En fait, Guérini est représentatif lui qui fait monter les enchères en agitant au bon moment ses créatures…

A Marseille règne un mélange d’intérêts, de clans et de rancœurs accumulées où l’ennemi c’est le partenaire.

4) il y a désormais pour seule chance pour le printemps marseillais c’est que la droite soit encore plus nulle qu’eux ne sont hors sol , l’une des droites prête à s’allier à l’extrême-droite dont Bruno Gilles qui a été à Occident dans sa jeunesse et L’ autre droite se doute bien qu’il y a entente avec l’extrême-droite, se fait une vertu qui peut toujours servir dans d’autres combinaisons… Vous suivez? N’oublions pas le vieux Jean Claude Gaudin qui rêve de voir tout s’écrouler après lui et qui est à la manoeuvre. Comme dit le sketch pourtant c’est maintenant clair et nous avons des raisons d’espérer..

5) Je signale que j’ai décris à diverses personnes entre les deux tours ce qui allait se passer et que j’ai profité de l’interdiction du médecin de me déplacer pour ne pas aller voter… cette prévention est partagée par bien des marseillais qui a perçu la fragilité de ceux qui prétendaient tout changer mais laissaient agir en coulisse les mêmes, ne changeraient rien à leur vie… Je savais qu’aucune gauche ne peut gagner sans les quartiers populaires et que faire “la carré” aux communistes est pour elle la meilleure manière de perdre, mais il faudrait aussi que les communistes ne croient pas qu’ils retrouveront leurs fiefs en menant la campagne du printemps marseillais… Les jeunes plein d’idéal, de bons sentiments, font leur job dans les quartiers où il y a des diplômés, plus ou moins nantis qui veulent un Marseille propre… quelles que soient leurs étiquettes et leur panachage entre FI et diverses nuances de vert…

VAGUE VERTE , VOUS CROYEZ ?

A partir de ce cas d’école qu’est Marseille : Est-ce que la “vague verte” serait signe d’embourgeoisement de la “gauche”?

Aucun des termes de la proposition ne me convient…

  1. La vague verte me paraît une illusion… la seule vague est celle de l’abstention… En fait à Marseille, et dans les Bouches du Rhône ceux qui tirent les marrons du feu, c’est la droite qui récupère l’effondrement macronien et surtout l’abstention…
  2. Donc les verts sont tout sauf un parti et Jadot a eu beau hanter les plateaux le soir du deuxième tour pour proclamer sa victoire, cautionnée par Macron, ce n’est pas sa “ligne” qui a triomphé. Sans parler de Cohn Bendit qui lui a été franchement insultant face à la “vague verte”. Les résultats des élections ne cautionnent en rien cette affirmation, même si on nous répète que c’est un tsunami. Cela touche “les métropoles” mais rarement le tissu urbain et rural où ils subissent la même prolétarisation que les gilets jaunes. D’une part, là où il y a effectivement “victoire verte” c’est le fruit d’une coalition où l’on s’est volontiers affirmé vert mais où domine “la gauche plurielle”. Mais il suffit de voir ma bonne ville de Marseille, un cas d’école où toutes les nuances de verts y compris celles masquant des militants de la FI qui se faisaient discrets parce que Mélenchon et Marseille c’est disons compliqué… les cas sont divers même si on a aussitôt attribué Marseille à la dite vague… On y trouve de tout y compris les vestiges de la social démocratie de l’opération Macron à “la gauche plurielle”. Il y a des anticommunistes forcenés, d’autres qui au contraire ont reproché aux communistes de ne pas l’être assez… Bref tous les grands blessés de notre absence de stratégie pour le socialisme et notre soumission au PS.
  3. Il me semble et l’incroyable mélasse marseillaise incite à réfléchir en ces termes qu’il y a effectivement des couches de diplômés, urbains, certains gagnant fort bien leur vie mais d’autres galérant, étudiants, intermittents du spectacle, métiers liés à la culture. On ne peut pas confondre les bobos parisiens aux salaires élevés et des gens qui n’en peuvent plus. Certains se sont d’ailleurs abstenu comme les couches populaires. QU’est-ce que ça veut dire l’embourgeoisement ? Au lieu de parler d’embourgeoisement à leur propos ne pourrait-on pas penser en terme d’alliance ? Certains sont tout aussi ennemis que nous des compromis “verts” simplement ils ont du mal à penser l’Etat, institutions, énergie… Comme d’ailleurs à envisager un système d’échange international .. Mais le dialogue est possible, nécessaire. Mais pour cela il faut arrêter de les confondre avec leurs derniers avatars.
  4. quelle que soit la formule à laquelle ces couches se rallient de la France Insoumise, au trotskistes en passant par les diverses tonalité de vert, ils n’arrivent pas à rassembler les couches populaires. Je sais par expérience que si tels qu’ils sont on les jette sur les couches populaires, leur campagne sera une catastrophe… Mais plus la crise s’aggrave, plus la promotion des jeunes générations est difficile plus, nous devons envisager des alliances qui vont au-delà des différentes foucades politiques dans lesquelles ils s’engouffrent… Se dire que sans avoir le rôle structurel de la paysannerie dont dépend l’approvisionnement en nourriture, fonctionnant plus dans l’idéologie, ces catégories relèvent d’une politique d’alliance et ils déploient dans l’organisation du local une véritable créativité. Leur colère est bien réelle et ils sont tout autant que nous ennemis des manœuvres politiciennes. Mais il n’y a pas un leurre, pas un débat capable de créer des divisions entre ceux que tout devraient unir dans lesquels ils ne s’engouffrent. Avant le capital, l’ennemi c’est l’Etat et les forces occultes qui s’incarnent dans divers objets. Mais ce sont des gens bien et nous commençons à en avoir pas mal dans nos rangs d’ailleurs, ce qui ne nous aide pas dans nos choix de classe.
  5. Dans ce cas, le problème n’est pas eux qui ne feront que ce qu’ils pourront, mais bien les communistes qui doivent se poser en priorité le problème de leur relation à la classe ouvrière, aux couches populaires et ne pas chercher à leur ressembler. mais à dégager notre propre programme et notre propre stratégie vers le socialisme. On leur reprochera d’autant moins de ne pas être NOUS que nous serons ce que nous devrons être… Parce que le fond du problème est bien là,jamais il y aura un changement de société sans une classe ouvrière des couches populaires capable de revendiquer le pouvoir politique, celui de l’Etat… Jamais la gauche ne rassemblera assez pour chasser la droite et l’extrême-droite sans cette mobilisation, et ça c’est pas leur job c’est le notre.
  6. Et ce job s’avère d’autant plus urgent que si le rassemblement national n’a pas connu les victoires espérées et Marseille témoigne de ses échecs, on voit bien à quel point la perméabilité existe désormais entre les forces politiques ultra-libérales, les arrangements, les intérêts, les mises en examen et dans le même temps le discours musclé d’un recours à la police, voir à l’armée comme Sami Ghali le proposait pour vaincre un trafic que ses proches n’ignoraient pas. Le cas de Béziers, puis de Perpignan est là pour montrer les choix locaux d’un RN qui refuse les étiquettes pour mieux s’incruster. La décomposition accélérée des forces politiques traditionnelles est le moyen pour le grand capital d’imposer ses intérêts en liaison avec l’UE. Tout cela montre à quel point les liens entre ces gens-là, les forces de répression existent (est-ce un hasard si au ministère de l’intérieur on a eu Collomb, puis Castaner qui est lui-même le produit de toutes les perméabilités entre voyous et flics) dit bien ce qui risque d’advenir face à une politique qui combine grand licenciements, pression sur les droits sociaux. Si nous ne mesurons pas à quel point la situation est mure pour le socialisme, pour l’intervention populaire, le retournement en fascisme peut devenir inévitable.


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