Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le parti communiste chinois fête ses 99 ans … et J.CL. Delaunay nous parle du socialisme de marché…


CRI – China International Radio 

Aujourd’hui, 1er juillet, le Parti communiste chinois (PCC) a 99 ans. Au début, le Parti ne comptait que 50 membres, aujourd’hui il a près de 92 millions de membres. De nos jours, c’est déjà le plus grand parti au monde au pouvoir. Rester toujours humble, prudent, pas arrogant et pas impétueux et persévérer dans un travail acharné et l’esprit de réforme et d’innovation sont les secrets du développement et du succès du PCC.

Le 31 octobre 2017, Xi Jinping, accompagné du nouveau groupe de direction du PCC, a visité Shanghai, le siège du premier congrès du parti, et Jiaxing, province du Zhejiang, lieu de naissance du parti, pour passer en revue l’histoire de la construction du Parti et revoir le serment d’adhérer au Parti.

Xi Jinping souligne toujours l’importance de garder à l’esprit l’aspiration et la mission originales du Parti, c’est-à-dire toujours rechercher le bonheur pour le peuple et pour la nation chinoise.

Tout orienté vers le peuple est le principe de gouvernance du nouveau groupe de direction du PCC. Xi Jinping a évoqué l’éradication de la pauvreté pendant six années consécutives dans ses discours du Nouvel An. Malgré les graves répercussions de l’épidémie, le PCC reste sur la bonne voie pour achever l’éradication de la pauvreté dans le pays d’ici la fin de 2020.

Dans la lutte contre Covid-19, Xi Jinping a toujours souligné que la vie des gens était la plus haute priorité.

Depuis le 18e Congrès national, le PCC a mené une lutte sans précédent contre la corruption et a obtenu des succès remarquables. Demain 1er juillet, le parti communiste chinois (PCCh) aura 99 ans. Au début, le Parti n’avait que 50 membres et peu de membres. De nos jours, c’est déjà le plus grand parti du monde au pouvoir. Rester toujours humble, prudent, non arrogant et non impétueux et persister dans le travail dur et dans l’esprit de réforme et d’innovation sont les secrets du développement et du succès du PCCh.

Le 31 octobre 2017, Xi Jinping, accompagné du nouveau groupe de leadership du PCCh, a visité Shanghai, siège du premier congrès du parti, et Jiaxing, province de Zhejiang, lieu de naissance du Parti, pour rétrospecter la Histoire de la construction du Parti et revoir le serment d’adhésion au Parti.

Xi Jinping met toujours l’accent sur l’importance de maintenir dans l’esprit l’aspiration et la mission originale du Parti, c’est-à-dire toujours chercher le bonheur pour le peuple et pour la nation chinoise.

Tout orienté vers le peuple est le principe de gouvernance du nouveau groupe de leadership du PCCh. Xi Jinping a mentionné l’éradication de la pauvreté en six années consécutives dans ses discours du Nouvel An. Même avec les graves impacts de l’épidémie, le PCCh continue à atteindre l’objectif de l’éradication complète de la pauvreté dans le pays jusqu’à la fin de 2020.

Dans la lutte contre Covid-19, Xi Jinping a toujours souligné que la vie est la plus grande priorité.

Depuis le 18 e congrès national, le PCCh a mené une lutte contre la corruption sans précédent et a obtenu de remarquables succès.

JEAN CLAUDE DELAUNAY REAGIT DEVANT LA SURPRISE DES USA DÉCOUVRANT QUE LA CHINE EST COMMUNISTE

Ces individus estiment que tout est idéologie. Comme ils ont appris, depuis Gustave le Bon, à manipuler avec succès les opinions publiques et les désirs de consommation, ils se croient en mesure de tout contrôler. La science sociale est pour eux manipulation. Elle n’est pas d’abord et fondamentalement observation, repérage des faits, théorisation, contrôle par la pratique. Je crois que nous devons, nous, marxistes, tirer en permanence leçon de leurs erreurs. Le marxisme, c’est sans doute la lecture des auteurs. Mais c’est, à mon avis encore, l’observation simultanée de la société, et la mise en œuvre de tout ce qui en découle au plan de la méthode scientifique. Évidemment, l’observation dont je parle est une forme très pointue de l’observation.

Je vais rappeler deux séries de faits auxquels l’article que publie Danièle Bleitrach me font penser.

La première série, ce sont des dates. Entre 1989 et 1992, soit dans un intervalle de 4 ans, il me semble, a postériori, que l’histoire du monde contemporain s’est condensée.

1989 : révolte étudiante, surtout à Beijing.
1989 : chute du mur de Berlin
1989-1991 : disparition des démocraties populaires d’Europe centrale
1991 dissolution de l’URSS
1992 réunion du comité central du PCC et promotion du concept “d’économie de marché socialiste”
1992 signature du Traité de Maastricht

Voici mon interprétation des faits de ces 4 années : 1) La grande bourgeoise nord-américaine réussit un “joli coup” (la liquidation de l’URSS et des démocraties populaires), 2) Aussitôt, les grandes bourgeoisies d’Europe se mettent en ordre de bataille (Maastricht), car elles sont alliées et concurrentes de leur homologue américaine, 3) Deng Xiaoping comprend que la Chine socialiste doit vraiment se réformer pour résister et cela non seulement pour des raisons internes (Tian anmen) mais aussi pour des raisons externes (le renforcement de l’impérialisme sous conduite américaine).

La deuxième série de faits est l’apparition du concept “d’économie de marché socialiste”. C’est “un fait théorique”, ce n’est pas un fait de l’actualité ordinaire. Mais c’est un fait et, à mon avis, quand le PCC l’a adopté, ceux qui en ont défendu la formulation n’ont vraisemblablement pas eu l’intuition complète de ce dont il était porteur.

Je dirai même que, de façon générale, la portée révolutionnaire de ce concept n’a pas été perçue. Les Américains ont seulement vu Tian anmen. Ils se sont alors frotté les mains en se disant : “Chouette, ça va bouillir”. Quant à nombre de marxistes en France, je crois que la portée, les potentialités, et donc aussi les obscurités, de ce concept leur ont échappé. Mais l’important est que cela ait échappé aux penseurs de la grande bourgeoisie américaine. Pour eux, il n’existe qu’un seul marché, le vrai, le marché capitaliste, en sorte que, quand on met la main dans la machine marchande, c’est le corps tout entier qui s’y engage et cela ne peut être que le marché capitaliste.

Bref, en l’espace de 4 ans, le monde d’après 1917 et 1945 a été refaçonné. L’impérialisme sous conduite américaine a cru que désormais le monde entier était à nouveau sous sa coupe. En réalité, ce n’était qu’une rémission, car il était déjà fort malade. Cela dit, s’il existe des déterminismes, il existe aussi une liberté humaine. A tout instant, les Hommes peuvent prendre de bonnes ou de mauvaises décisions. En 1992, les dirigeants de la Chine et Deng Xiaoping en premier lieu, ont mis le socialisme sur les bons rails. Pour savoir ce que sont de bons rails, il faut disposer d’un critère dont les idéologues de la grande bourgeoisie américaine sont bien incapables de penser la rationalité et les formes. Ce critère est celui de la satisfaction prioritaire et permanente des intérêts économiques, politiques, et culturels des classes ouvrières et populaires. Jean-Claude Delaunay

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99e anniversaire PCC / CGTN
https://youtu.be/GRdGh20bbO4

cette explication du socialisme de marche est tellement polemiste et obscure au point qu’elle
n’est pas une.
Ensuite je ne suis pas bien cette idee que les americains furent surpris de decouvrir que la Chine est communiste.pourquoi le seront ils alors que cӎst justement ce quӒls on toujours su ou compris.
Et pour terminer,je crois que le terme socialiste est plus convenable

La surprise des américains pourrait venir de leur éducation, de leur propre propagande et de leur foi en l’Economie de marché capitaliste. Je ne sais pas s’il y a des études sérieuses sur la rationalité de nos dirigeants capitalistes, le sont ils où finalement sont ils également victimes de croyances en leur système ? Les USA ont remporté de nombreuses victoires politiques à l’international depuis la 1ère guerre mondiale, avec en particulier les victoires sur l’Europe avec le plan Marshall et la victoire sur le Pacte de Varsovie. De quoi donner confiance aux élites de ce pays. Alors comment ne… Lire la suite »

Xi Jinping et «l’économie de marché socialiste».     Encore une fois, je trouve que le débat daté du 1er juillet 2020, était sans doute limité en nombre de participants (3 personnes) mais intellectuellement très intéressant et politiquement constructif. Rony Mondestin a sans doute raison de dire que la définition que j’ai donnée de “l’économie de marché socialiste” en Chine, était «polémiste». Cela dit, Daniel Arias a évoqué des faits qui devraient mieux orienter sa réflexion. D’autant que je n’avais pas cherché à définir ce terme. Ma réaction avait été seulement motivée par le fait qu’en 4 ans (entre 1989… Lire la suite »

Bonjour Jean-Claude, J’adhère totalement à ta déclaration” inventée”. C’est aussi comme cela que j’apprécie la position de la Chine actuellement. Danielle vient de publier les remerciements de la Chine au Laos et au Vietnam sur la situation à Hong-Kong. La déclaration du Vietnam est pour moi de grande importance. Jeune militant au PCF à l’époque de la guerre du Vietnam, la lutte pour l’indépendance de ce pays était une priorité. Je me souviens, avec beaucoup de nostalgie des articles de Madeleine Riffaud dans “L’Huma”. Je me souviens des grands journalistes de télévision comme François Chalais ou Jean Lacouture. Ces personnes… Lire la suite »

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