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Un signal fort de soutien des pays BRICS à Cuba. Le blocus américain est une arme contre un peuple. (Éditorial de Luciano Vasapollo)
Que voulez-vous c'est un choix : moi ce que j'apprécie c'est une fête de l'humanité en écho avec cet appui des BRICS qui organise la solidarité avec Cuba, ce que le coucou déplumé qu'a infligé Fabien Gay est incapable d'organiser avec son fan club qui ne sait qu'aller gueuler des slogans haineux contre les autres gens de gauche... Mais je sais que la ligne est tracée il faut la boire ces maîtres censeurs qui sévissent dans TOUTE la presse communiste interdiront qu'il soit parlé des BRICS et même du dialogue avec les chrétiens, ceux d'Italie à qui nous devons cette analyse... c'est une conception du "rassemblement qui est celle de Vadim Kamenka avec l'OTAN , tous les consensus auxquels nous sommes soumis depuis des décennies... Mais vous ne l'avez pas remarqué: le monde bouge et il va dans le bon sens...
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.farodiroma.it
Le 18e sommet des BRICS à New Delhi a abouti à un résultat politiquement significatif : dans sa déclaration finale, le groupe a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation à Cuba, dénoncé le renforcement du blocus américain et appelé à sa levée. Il ne s’agit pas d’une simple déclaration diplomatique. C’est un signal d’une importance particulière, car il émane d’une organisation qui représente une part croissante du monde et se positionne de plus en plus comme l’espace politique et économique des pays du Sud.
Pour Cuba, cette déclaration revêt une importance à la fois concrète et symbolique. Par le biais du blocus économique, commercial et financier, les États-Unis continuent d'exercer une pression qui affecte l'ensemble de la population cubaine et qui, selon les propos du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla à New Delhi, a été encore aggravée par le prétendu « cercle énergétique ».
Nous ne sommes pas seulement confrontés à un différend commercial. Lorsque l'approvisionnement en énergie, en nourriture, en médicaments et en dispositifs médicaux est perturbé, la cible n'est pas un gouvernement en soi, mais bien les conditions de vie matérielles de millions de personnes.
La plainte cubaine évoque explicitement des « châtiments collectifs » et un « génocide silencieux qui coûte des vies ». Ce sont des mots forts qui devraient inciter la communauté internationale à s'interroger sur la légitimité d'une politique qui prétend instaurer un changement politique au prix des souffrances économiques et sociales de tout un peuple.
Le fait le plus significatif sur le plan politique est que cette dénonciation n'est pas restée isolée. La Déclaration de New Delhi réaffirme la nécessité de mettre fin aux mesures économiques, commerciales et financières imposées à Cuba. Les BRICS reconnaissent ainsi que les mesures coercitives unilatérales constituent un problème pour l'ensemble du système international et ne sauraient devenir un instrument de politique étrangère standard pour les grandes puissances.
Cuba n'est pas une menace. Le blocus, lui, menace la liberté de vivre, de commercer et de se développer d'un peuple.
C’est là le point politique essentiel qu’il nous faut saisir. La question cubaine s’inscrit en réalité dans une transformation bien plus vaste des équilibres mondiaux. Les BRICS ne se limitent plus au simple regroupement des grandes économies émergentes que nous connaissions au début du siècle. Leur expansion et leur influence croissante témoignent de la revendication d’une représentation politique, économique et culturelle de la part de pays trop longtemps relégués à la périphérie productive d’un système dominé par d’autres.
La référence à « l’esprit de Bandung » dans la Déclaration de New Delhi est particulièrement significative. En 1955, Bandung incarnait la tentative des peuples asiatiques et africains de s’affranchir de la logique de la Guerre froide et d’affirmer leur droit à une subjectivité internationale. Aujourd’hui, le contexte est différent, mais ce besoin d’autonomie se fait de nouveau sentir avec une force renouvelée.
Nous ne vivons plus dans le monde bipolaire du conflit américano-soviétique, mais nous ne sommes plus non plus dans le monde unipolaire qui semblait s'être consolidé après la fin de la Guerre froide. Un système multipolaire émerge, dans lequel les principales entités du Sud global disposent des ressources économiques, démographiques, technologiques et politiques nécessaires pour revendiquer un rôle autonome.
Et c'est précisément là que Cuba acquiert une valeur emblématique.
Depuis des décennies, cette petite île socialiste des Caraïbes subit des pressions économiques qui auraient dû briser sa volonté politique. Or, il n'en est rien. Cuba continue de défendre sa souveraineté tout en se présentant comme un pays de paix et un membre potentiel à part entière des BRICS.
Le discours de Bruno Rodríguez Parrilla à New Delhi a clairement indiqué la direction prise : Cuba souhaite contribuer au renforcement des BRICS et considère cet espace comme un outil fondamental pour la construction d’un ordre international multilatéral, équitable et démocratique, fondé sur l’égalité souveraine des États et le droit international.
Cette perspective coïncide avec l'un des enjeux cruciaux auxquels sont confrontés aujourd'hui les BRICS : la nécessité de surmonter la dépendance à l'égard d'un système financier international bâti sur la domination du dollar et les décisions d'institutions où le pouvoir n'est pas réparti de manière véritablement démocratique.
La proposition d'accroître l'utilisation des monnaies nationales dans le commerce, l'interopérabilité des systèmes de paiement et le renforcement de la Nouvelle Banque de développement des BRICS pourraient constituer des outils importants pour réduire la vulnérabilité des pays soumis à des sanctions et à des pressions économiques.
Il ne s'agit pas de créer un nouveau bloc opposé à l'Occident. Il s'agit de mettre en place un système international où aucune puissance ne puisse unilatéralement utiliser sa force financière pour imposer ses choix politiques à d'autres peuples.
Le même problème se pose en matière de technologie. La coopération des BRICS dans les domaines de l'intelligence artificielle, de la numérisation, de la recherche scientifique et de l'éducation n'est pas qu'un enjeu économique ; c'est une question de souveraineté.
Ceux qui contrôlent les données, l’infrastructure numérique, les systèmes informatiques, les normes technologiques et les outils de production du savoir détiennent un pouvoir considérable. Par conséquent, les pays du Sud doivent eux aussi construire leur propre souveraineté cognitive, en évitant de considérer comme universelles les catégories élaborées ailleurs.
Dans cette perspective, la solidarité avec Cuba s'inscrit dans une lutte plus générale contre la subordination.
Cuba exige de pouvoir vivre sans blocus. Les pays du Sud exigent de pouvoir commercer sans extorsion. Les économies émergentes réclament des institutions financières plus démocratiques. Les BRICS exigent une meilleure représentation et un système international véritablement multipolaire.
Ce sont tous des visages d'une même transformation
C’est pourquoi j’estime la déclaration de New Delhi importante. Non pas parce qu’une déclaration diplomatique à elle seule peut effacer des décennies d’agression économique contre Cuba, mais parce qu’elle indique que le consensus international entourant la logique du blocus s’effrite et qu’une part croissante du monde n’accepte plus l’idée qu’une grande puissance puisse décider unilatéralement du sort d’une petite nation.
Cuba n'est pas seule. En témoignent la solidarité de ses peuples, et de plus en plus la confrontation politique au sein des BRICS.
La construction du multipolarisme commence aussi ici : par la défense concrète du droit de chaque peuple de choisir son propre modèle politique, économique et social sans être soumis à une punition collective.
Le message de New Delhi est donc clair : l’avenir ne saurait être celui de la force contre les faibles, des sanctions contre les peuples et de la domination financière d’une minorité. L’avenir doit être celui de la coopération, de la solidarité entre les pays du Sud, de la souveraineté des États et, enfin, d’un multilatéralisme démocratique.
Cuba est un enjeu central dans ce processus. La levée du blocus n'est pas seulement une revendication cubaine : c'est un combat pour le droit international et pour un monde où la souveraineté des peuples n'est pas subordonnée aux intérêts des puissances impérialistes.
Comme nous l'a rappelé Bruno Rodríguez Parrilla, « Cuba n'est pas un agrément ; le blocus, si ». Cette phrase résume une vérité politique fondamentale : aucun peuple ne devrait être affamé, isolé ou privé de ses possibilités de développement pour le contraindre à changer de système politique.
La solidarité des BRICS avec Cuba doit donc être perçue comme un pas vers un nouvel équilibre mondial. Un équilibre où quelques centres de pouvoir ne déterminent plus unilatéralement ce qui est permis au reste de la planète, mais où les peuples, par la coopération et le multilatéralisme, construisent un ordre international fondé sur la paix, la justice et la souveraineté.
La solidarité doit se traduire par une coopération concrète.
Les BRICS ont franchi une étape politique importante. La Déclaration de New Delhi rompt le silence sur le blocus imposé à Cuba et dénonce clairement les mesures coercitives des États-Unis. Mais aujourd'hui, les déclarations ne suffisent plus. La solidarité a une immense valeur morale et politique, certes, mais un peuple ne vit pas de communiqués : il vit d'énergie, de médicaments, de nourriture, d'investissements et d'échanges commerciaux.
Si les BRICS veulent véritablement représenter une alternative à un pouvoir unipolaire, ils doivent avoir le courage de joindre le geste à la parole. La Russie, la Chine, l'Inde et les autres pays membres disposent des ressources énergétiques, financières et logistiques nécessaires pour apporter une aide concrète à Cuba. Le pétrole et les navires ne manquent pas : ce qui fait encore défaut, c'est une volonté politique suffisamment forte pour briser, ne serait-ce que matériellement, le chantage des sanctions secondaires de Washington.
Franchement, jusqu'à présent, j'ai vu beaucoup de promesses et peu de changements concrets.
Mais ce serait une erreur de n'attendre que l'aide extérieure. Depuis de nombreuses années, je soutiens que Cuba doit comprendre, une fois pour toutes, qu'elle doit se sauver avant tout par ses propres efforts. La solidarité internationale est indispensable, mais elle ne saurait remplacer la capacité de mobiliser les énergies internes du pays.
Les 176 mesures de la réforme économique doivent dépasser le cadre des textes et devenir une pratique quotidienne de transformation. Nous devons accélérer la décentralisation économique et productive, renforcer les économies locales, développer une planification véritablement décentralisée, soutenir les producteurs, accroître les exportations et réduire notre dépendance aux importations. Nous devons libérer le potentiel créatif du travail, de la production et de la distribution, et consolider les formes d'économie solidaire fondées sur l'autodétermination, l'autoproduction et la participation communautaire.
De plus, les transformations nécessaires ne se limitent pas à l'économie. Il faut une innovation institutionnelle, une plus grande implication locale, une participation populaire et une nouvelle culture de responsabilité collective. C'est ainsi que le socialisme cubain peut affronter la guerre économique sans renoncer à ses principes de justice sociale.
Les BRICS peuvent être un allié décisif. Mais l'avenir de Cuba dépendra avant tout de la capacité du peuple cubain à transformer cette période difficile en une occasion historique de renouveau, avec courage, souveraineté et confiance en ses immenses ressources humaines.
Luciano Vasapollo
