Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

article header cover image

Histoire et société > Éditorial

S'opposer à l'avancée de l'impérialisme avec la fierté de ses idées. Cuba se dresse, le Venezuela reste immobile. (Éditorial de Luciano Vasapollo)

Face à la monstruosité de ce qui a osé s'exprimer à l'ONU comme un droit génocidaire rester silencieux comme ose le faire le Venezuela qui dans sa lâcheté trouve encore des défenseurs dans le camp d'un pseudo radicalisme qui a depuis longtemps perdu toute dignité et ne voit pas plus loin que les couinements de petits privilégiés, fils à papa , bobos pleurnichards en rupture de ban, le tout assorti de la prudence électoraliste la plus ignominieuse : à tous cela Cuba dit ce qu'est un combat face à la bête. Il est temps pour la gôche de se ressaisir et arrêter les protestations vides de sens pour commencer à oeuvrer dans une véritable politique anti-impérialiste génocidaire, qui asphyxie et étrangle Cuba mais aussi le peuple français. je préfère laisser aujourd'hui l'éditorial à ce cri d'indignation de nos amis anti-impérialistes italiens parce que l'on ne peut qu'être las de guetter les quelques sursauts de la gôche française qui flatte les cris de fils à papa de ses rejetons plutôt que de les éduquer à ce qui déferle sur nous tous et nous obscurcit l'entendement et quand on en est à suivre avec le désespoir qui me caractérise Fabien Roussel dont le courage solitaire ose à peine se situer au niveau politique des bobos berlinois parce que la France est ce qu'elle est et que la classe dominante a choisi le fascisme Le Pen Bardella et jouit de l'équivalent des dirigeants vénézuéliens avec LFI -PIGASSE... Il y a une lueur dans cette nuit le combat aux côtés de Cuba qui n'est pas charitable et de simple solidarité mais politique. Parce que cette crise là, celle du choix de la monstruosité n'est pas lié à tel ou tel individu il est objectif, il est aussi cette crise multiforme d'un système qui a fait son temps et qui s'accroche. Vous attendez que la Chine et même la Russie intervienne militairement : pour déclencher l'apocalypse nucléaire à laquelle ces ordures sont prêtes? Non ce sont les peuples qui doivent se lever et cesser de ramper dans leurs vomissures ... danielle Bleitrach

Publié par Danielle Bleitrach

le

Source : www.farodiroma.it

Il y a des moments dans l'histoire où un geste vaut plus qu'une centaine de déclarations diplomatiques. À l'Assemblée générale des Nations Unies, lorsque Donald Trump a qualifié Cuba d'« État failli » et a annoncé sa prétendue disparition, la délégation cubaine s'est levée et a quitté la salle en signe de protestation.

Ce n'était pas un détail anodin. C'était un acte de dignité nationale. Face à l'arrogance de la première puissance mondiale, Cuba a choisi de ne pas rester passive face à son humiliation. Elle a rappelé au monde que la souveraineté n'est pas négociable et qu'un peuple peut subir un blocus économique brutal sans pour autant renoncer à son respect de soi.

La souveraineté n'est pas à vendre.

Depuis plus de soixante ans, Cuba résiste au blocus économique imposé par les États-Unis. Ce siège a engendré d'immenses souffrances, des privations matérielles et des obstacles au développement, mais il n'a pas réussi à briser la volonté politique du peuple cubain.

Lorsque Trump a proféré des propos injurieux contre la Révolution et l'ensemble du peuple cubain, La Havane a réagi de la manière la plus simple et la plus forte : en se levant et en quittant la salle. Ce geste restera l'une des images symboliques de cette Assemblée générale des Nations Unies, car il affirme qu'il existe une limite au-delà de laquelle la dignité prime sur la diplomatie.

Le silence du Venezuela

Mais parallèlement à cette scène, une autre se déroulait, bien plus douloureuse pour ceux qui croient à l'internationalisme latino-américain.

La délégation vénézuélienne ne se leva pas. Elle resta assise tandis que Cuba était insultée. Elle demeura dans l'hémicycle, écoutant ceux qui s'en prenaient au pays qui, plus que tout autre, avait soutenu la naissance et la survie de la Révolution bolivarienne.

Il ne s'agit pas d'un détail, mais d'un fait politique grave. Pendant des décennies, Cuba a offert au Venezuela ses biens les plus précieux : des milliers de médecins, d'enseignants, de techniciens, de chercheurs et une solidarité tangible qui a contribué à la réalisation des projets sociaux chers à Fidel Castro et Hugo Chávez. Même le sang de ses enfants a été versé au nom d'un projet commun d'émancipation de l'Amérique latine. Par conséquent, ce manque de solidarité constitue une blessure profonde.

Du chavisme historique au pragmatisme de la capitulation

Nul n'ignore les difficultés économiques du Venezuela ni la complexité de la situation internationale. Mais il y a un monde entre pragmatisme et renoncement à la mémoire historique.

Ces derniers mois, Caracas a multiplié les signes de rapprochement avec les États-Unis, privilégiant les accords économiques et pétroliers, alors même que Washington continue d'attaquer Cuba par un blocus et une rhétorique ouvertement hostile.

C’est là que réside la critique la plus acerbe. Il ne s’agit pas de critiquer le peuple vénézuélien, ni l’immense héritage de Chávez. Au contraire : c’est précisément au nom de Chávez qu’il faut dénoncer une tendance qui semble s’éloigner de plus en plus de l’esprit de l’alliance stratégique avec Cuba. Ceux qui oublient la solidarité dont ils ont bénéficié finissent inévitablement par céder des pans entiers de leur souveraineté.

Lula : Le blocus est une horreur contre le peuple

Le discours du président brésilien Lula, prononcé à l'Assemblée générale, a été particulièrement significatif. Il a replacé la question cubaine au cœur du droit international : « Le blocus américain de Cuba est une horreur qui doit cesser. » Ces mots nous rappellent que la véritable urgence n'est pas la propagande contre l'île, mais une mesure coercitive qui continue d'affecter des millions de citoyens cubains et qui isole Washington, et non La Havane, avant tout.

Abel Prieto : La dignité ne se marchande pas.

L’appel d’Abel Prieto, intellectuel cubain et figure historique de la Révolution, fut encore plus convaincant. Il interpréta le départ de la délégation cubaine comme un devoir moral, plus encore que diplomatique : « La dignité d’un peuple ne se négocie ni ne troque contre un quelconque avantage économique. » C’est un avertissement pour toute l’Amérique latine : sans mémoire, sans solidarité et sans souveraineté, tout projet d’émancipation est voué à l’échec.

La leçon de l'internationalisme

Les paroles de Lula et d'Abel Prieto convergent sur un même principe : la solidarité entre les peuples ne saurait être sélective. Lorsqu'on attaque Cuba, ce n'est pas seulement un pays qui est touché, mais l'idée même que l'Amérique latine puisse bâtir un avenir affranchi des contraintes de l'impérialisme. C'est pourquoi le geste de Cuba aujourd'hui à l'ONU revêt une portée politique et morale qui dépasse largement les murs de l'institution.

Cuba reste un exemple

On peut débattre des modèles économiques, des erreurs et des limites du socialisme cubain. Mais nul ne peut nier la cohérence d'un pays qui continue de défendre son indépendance face aux pressions de l'empire le plus puissant de la planète.

La dignité ne résout pas les pénuries d'énergie. Elle n'élimine pas les difficultés quotidiennes. Mais elle empêche qu'un peuple soit éduqué dans la soumission. Et c'est la leçon que Cuba continue d'offrir aujourd'hui à l'Amérique latine et au monde.

La gauche ne peut plus rester silencieuse.

En Italie aussi, il est temps de parler clairement. Trop de milieux se réclamant de la gauche continuent de justifier chaque décision du gouvernement vénézuélien, transformant la solidarité en un exercice d'obéissance aveugle.

L'internationalisme ne consiste pas à applaudir constamment ses alliés. Il s'agit de défendre des principes, même si cela implique de critiquer ceux qui s'en écartent.

Aujourd'hui, défendre Cuba signifie défendre la souveraineté de son peuple, s'opposer sans hésiter au blocus américain et reconnaître l'extraordinaire cohésion d'une nation qui, malgré des décennies d'agression économique, continue de tenir bon.

L'histoire retiendra les propos offensants de Trump. Mais surtout, elle se souviendra de ceux qui se sont levés et de ceux qui sont restés assis.

Commentaires