Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Histoire et société > Éditorial

Qui a voulu entendre les communistes ukrainiens, ceux qui étaient torturés, emprisonnés ?

Qui a voulu entendre les communistes du Donbass, le parti communiste d'Ukraine, ils ont été les premiers massacrés, torturés, rendus impuissants, trahis par les "eurocommunistes" et vrai liquidateurs, et même par leurs compagnons de combats nationalistes... Dmytruk Artem n'appartient même pas à ce camp là. Il est d'Odessa et a été élu dans le parti de Zelenski quand celui-ci portait les espoirs de paix qu'il a trahi. C' est un haltérophile, activiste et homme politique ukrainien, qui est actuellement député du peuple ukrainien, né après la fin de l'URSS. Élu initialement comme candidat indépendant soutenu par le parti Serviteur du peuple de Volodymyr Zelensky , il a rejoint ce dernier peu après, avant de rejoindre Smart Politics en 2021, puis Restauration de l'Ukraine en 2022. Ses détracteurs l'ont qualifié de pro-russe , ce qu'il a nié, pointant notamment du doigt la création d'une unité de défense territoriale suite à l' invasion russe de l'Ukraine ; Avant de se lancer en politique, Dmytruk était haltérophile : il a remporté le championnat du monde de force athlétique en 2014 et la médaille d'argent à la Coupe du monde de crosslifting en 2018. Il a fui en Angleterre où il réside et a écrit un livre pour protester sur ce qui se passait en Ukraine: et aujourd"hui il s'adresse à ceux qui parlent de paix, se présentent comme une alternative à Zelenski . Qui a voulu entendre ceux qui ont osé en France dénoncer la propagande de guerre et ce qui se passait dès 2014 en Ukraine, dans le Donbass, à Odessa... Partout il y avait déjà les mêmes, les maitres censeurs, les boulets du communisme et de la gauche pour inciter celle-ci à faire d'un marchand d'arme comme Glucksman, et d'opportunistes comme tous les autres les représentants du peuple français entraînés dans l'escalade belliciste.

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

Dmytruk Artem a été député de la Rada d’Ukraine avant d’être emprisonné et de s’exiler

Il écrit aujourd’hui:

« Le cheval de Troie

Je vois qu'un certain nombre de mes collègues déclarent enfin publiquement la nécessité de la paix et des négociations.

Il est regrettable, bien sûr, qu'ils n'aient commencé à le faire que lorsque la situation est devenue critique et qu'ils y ont vu une opportunité politique.

Mais c'est une autre question.

Je vois apparaître des thèses importantes sur le « parti de la guerre » et le « parti de la paix ». Et même de nouvelles interprétations : le parti des gens « raisonnables » et celui des « Irrationnels ».

C'est assez intéressant.

Je tiens maintenant à poser une question précise à mes collègues qui écrivent qu'il faut unir tous ceux qui sont « pour la paix ».

Vous siégez aujourd'hui au Parlement avec de véritables pouvoirs et une réelle influence.

Or, si vous appelez à l'unité tout en oubliant les dizaines de milliers de prisonniers politiques qui — pendant que vous vous préoccupiez d'autres choses — ont été incarcérés pour avoir défendu la paix, alors votre position en faveur de la paix, votre « parti de la paix » ou votre « parti raisonnable », c'est du grand n'importe quoi.

Avez-vous entrepris des actions concrètes ? Par exemple, vous êtes-vous unis au Parlement pour exiger la libération de vos collègues emprisonnés ? Non.

Avez-vous exigé la libération des dizaines de milliers de prisonniers politiques ? Non.

Avez-vous créé un nouveau groupe de négociation pour se rendre à Minsk ou à Moscou ? Non.

Si vous ne faites rien de concret, par exemple, si vous vous êtes unis au parlement et avez exigé la libération de vos collègues de prison ? Non.

Avez-vous exigé la libération de dizaines de milliers de prisonniers politiques ? Non.

Avez-vous créé un nouveau groupe de négociation pour se rendre à Minsk ou à Moscou ? Non.

Avez-vous défendu au moins un temple de notre Église ? Non.

Avez-vous exigé la libération de prêtres emprisonnés ? Non.

Avez-vous, pour finir, protégé ne serait-ce qu'une seule personne contre le TCK [centre de recrutement militaire] ? Non.

Avez-vous soulevé, ne serait-ce qu'une fois au Parlement, la question du fait que le TCK tue des gens chaque jour ? Non.

Êtes-vous allés dans un centre de conscription pour vérifier comment les gens y sont "mobilisés", affamés et torturés ?

Non.

Êtes-vous allés dans les sous-sols du SBU, où l'on torture des gens pour leur position en faveur de la paix ?

Non.

Qu’avez-vous fait aujourd’hui, vous qui détenez le pouvoir, pour parvenir à la paix ?

RIEN…

Je comprends que l’on puisse changer de position ; c’est tout à fait normal. Au fil de son évolution, chacun est amené à modifier son opinion et sa posture sur diverses questions.

Mais si tel est le cas, les actes doivent être en cohérence.

Pour l’heure, je perçois la situation ainsi : un jeu cynique qui se joue de la vie des gens. Une tentative de se maintenir en place, de préserver ce qui a été volé et de prendre le train en marche.

Il s’agit de se présenter comme des « artisans de la paix » — tant aux yeux du public que pour les grandes rencontres à venir.

Mais je doute fort que ce cheval de Troie parvienne à ses fins »

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