Nous avons eu à Narbonne Franck et moi une rencontre très fructueuse et à plus d’un titre. pouvoir se parler directement et le faire dans un contexte militant aussi chaleureux et riche a été productif.

Une nouvelle formule d’histoire et societe va naître avec de nouvelles rubriques et une ouverture à des contributions,qui correspondra à une autre organisation et aussi vocation d’histoireetsociete. Histoire et societe n’est et ne sera pas la voix d’aucun parti mais aura la vocation de créer l’unité autour d’une réflexion que l’on peut déjà résumer comme le socialisme au couleur de la France dans un monde multipolaire.
Dejà Histoire et societe est le seul lieu où l’on peut retrouver des voix aussi diverses autour de la paix, les voix du sud, le monde multipolaire déjà là il faudra poursuivre et envisager des rencontres entre contributeurs, lecteurs, à des niveaux locaux comme nationaux et pourquoi pas internationaux. Chaque individu contribuant à ce projet sera maitre de ses choix d’adhésion par ailleurs, la diversité sera une richesse à condition de n’être pas ici le représentant de ce courant mais d’en parler à partir de nos préoccupations communes.
Il existera à ce titre une rubrique dans laquelle il sera possible de présenter des contributions liées à des événements politiques: ici le congrès du PCF dans lequel la contribution de Franck élargit singulièrement le champ et rejoint donc le projet à long terme d’Histoireetsociete. Il ouvre un débat qui correspond à cette recherche d’un parti comme facteur d’unité et de socialisme à la française et qui propose d’unir les communistes, j’ajouterai que ce projet d’union n’a de sens que s’il offre une colonne vertébrale à un rassemblement plus vaste qui ne saurait à mes yeux se limiter à l’électoralisme de l’union de la gauche, mais nous sommes déjà dans le débat .
Qu’il me soit permis déjà d’émettre une proposition, depuis quelques jours je mène un combat résolu contre « les idéologies » au nom de la pratique et à ce titre j’ai même publié le texte du Président Mao de la pratique qui me paraît encore aujourd’hui nous inciter comme le fait la Chine à résoudre les problèmes concrets et ne pas créer de fausses divisions autour de discours dogmatiques que l’on plaque sur la réalité.
Aujourd’hui l’électoralisme est en train de tuer la démocratie parce qu’il crée des débats artificiels qui divisent des écuries autour de « leaders » qui revendiquent des places et dont les « programmes » n’ont que très peu de chance d’être appliqués vu le contexte auquel ils refusent de s’attaquer.
Le contexte est bien celui du fascisme sous toutes ses formes y compris celui d’un néocolonialisme mais aussi celui de la guerre que l’on impose aux peuples américains, français, ce qu’on appelle l’occident. Il est aussi absurde de nier le néocolonialisme imposé au sud que ce réarmement, cette escalade qui attaque notre pouvoir d’achat et notre niveau de vie, il faut les unir. Il s’avère et c’est souvent le péché mignon des troskistes et celui des congrès du PS sous des formes « radicales » ou « collaboration de classe » s’opposent et il s’agit seulement de question de personne pour la lutte des places. Dans une période comme celle que nous visons une telle capacité au dévoiement est mortel et conduit au fascisme. Nous revenons de l’Aude, le fief des socialistes depuis toujours et c’est aussi celui où l’extrême droite a raflé toutes les places y compris après avoir connu tous les types de leaders sociaux démocrates.
Beaucoup de camarades sont conscients des problèmes, ils savent rassembler mais ils sont conscients également des difficultés et de la nature des problèmes.
Disons donc pour préciser ma pensée que la perspective que nous voulons explorer ne saurait nous faire vivre de manière permanente dans un congrès du PS. Y compris quand il s’agit du PCF qui est en train sous diverses influences de ressembler à un congrès du PS et qui risque donc à mes yeux d’être un congrès pour rien. Franck propose une autre orientation. Donc nous la publions mais nous vous ferons part ultérieurement de la nouvelle formule et surtout ce qu’elle propose de différent et de fédérateur avec les communistes mais bien au-delà vu l’urgence et les périls.
Cette orientation doit avoir une perspective fédératrice et chercher l’unité, dépasser les oppositions idéologiques pour envisager des ripostes dans le concret. Par exemple, nous avons à travers un article proposé par jean luc Picker sur le néocolonialisme dans le sud et une définition du monde multipolaire donc la base serait de nouveaux rapports sud-sud la menace d’un débat limité à l’idéologie alors que si on pose la question de la paix on reconstruit la totalité sans l’opposition idéologique qui n’a aucun sens entre d’un côté la lutte contre ce néocolonialisme et l’escalade militariste. A ce moment là la proposition de l’article concernant le lien à faire entre l’Ukraine et l’Iran prend au contraire un sens fédérateur encore faut-il donner tout son sens à cette volonté de paix et de sécurité.
Si nous nous battons ici pour un parti communiste c’est parce que sans recherche de l’égalité, du développement de tous il n’y aura pas de paix et que donc l’existence de ce parti est (comme l’ont compris les Cubains) le facteur d’unité prioritaire.
Voila quelques pistes jetées sur l’avenir, nous sommes rentrés dans une période d’accélération et il faut avoir le courage de ne rien détruire mais de partir de ce qui est pour tenter de construire des réponses collectives basées sur des coopérations indispensables dans lesquelles chacun retrouvera sa place.
C’est Franck qui va proposer quelques aspects concrets comme la nouvelle formule ou une organisation des amis d’Histoireetsociete donc je lui laisse le temps des premiers contacts et réflexions mais sachez que nous avons besoin de l’engagement de tous.
danielle Bleitrach
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