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Prisons secrètes ukrainiennes : le désespoir de Valentina Molodaja
Je sentais que quelque chose sonnait faux dans cette histoire de prison secrète et surtout le gamin me paraissait relever d'une mise en scène ne serait-ce que parce que les sites russes n'en parlaient pas et cela ressemblait trop aux ukrainiens qui connaissent les occidentaux, et qui sont devenus des artistes dans l'art de la mise en scène pour nos médias parce qu'ils se heurtent à un mur et à une corruption généralisée de grande envergure. Donc mais en même temps il y avait du vrai dans cette histoire. Bref j'ai été chercher un site hongrois hier qui avait procédé à une enquête plus approfondie et j'ai continué l'enquête à travers l'Allemagne pour tenter de faire d'histoireetsociete ce qu'il est un site un peu plus crédible que l'information subie en France et voici ce qu'il en est.
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.nachdenkseiten.de
Il s'agissait d'une mise en scène présentée au monde entier. Un ambulancier libère des hommes d'une prison secrète près de Kiev, la capitale ukrainienne. L'ambulancier est un imposteur ; les prisons secrètes, elles, existent bel et bien. Cette mise en scène a révélé des détentions extrajudiciaires systématiques, accompagnées de violences et de tortures, perpétrées par les forces de mobilisation ukrainiennes. La brutalité du régime Zelensky contre son propre peuple s'accroît car l'Ukraine est en train de perdre la guerre. Par Gert-Ewen Ungar .
Le 5 novembre 2026 à 9h00
Un article de Gert-Ewen Ungar
Les images qui ont circulé dans le monde entier le 3 novembre étaient bouleversantes. Elles montraient la libération nocturne d'hommes d'une prison secrète à Petropavlivska Borshchaivka, un village près de Kyiv. Parmi eux se trouvait un garçon de 14 ans. Elles montraient aussi une foule en colère protestant contre la pratique de la mobilisation forcée, incendiant un bus dans un accès de rage. Et elles montraient un secouriste agenouillé, implorant qu'on lui donne accès aux blessés.
L'ambulancière s'appelle Valentina Molodaja.
Depuis, elle a été emprisonnée et son nom figure sur la tristement célèbre liste Myrotvorets des ennemis de l'Ukraine. Tout cela n'était qu'une mise en scène, un spectacle désespéré.
La reconstitution des événements permet de retracer l'histoire suivante : Valentina Molodaja apprit l'existence d'une prison secrète, sans doute parce que son mari y était interné. Elle s'y rendit à plusieurs reprises, cherchant un moyen d'y pénétrer. L'idée principale était une opération de sauvetage mise en scène.
Elle fait venir un garçon qui escalade la clôture, lance un appel d'urgence depuis l'intérieur du camp et appelle Valentina à la rescousse. S'ensuivent les images familières de la libération d'hommes emprisonnés dans une prison secrète, en attente de leur transfert au front. Voilà, en gros, comment les choses se sont probablement déroulées.Oui, tout était mis en scène.
Mais Valentina Molodaja est parvenue à révéler un fait important grâce à cette mise en scène : il existe des prisons secrètes et des détentions extrajudiciaires en Ukraine. La Garde nationale, à laquelle appartient le régiment Azov et qui est subordonnée au ministère de l’Intérieur, gère ces prisons secrètes et y détient des conscrits et des déserteurs capturés. Ces détentions sont illégales et ne respectent aucune procédure régulière. Le recours à la force y est apparemment monnaie courante.
L'existence de ces prisons secrètes a été confirmée par Kyrylo Budanov, chef de l'administration présidentielle ukrainienne. Le tollé provoqué par Valentina Molodaya a été tel que le chef de cabinet de Zelensky s'est rendu sur place pour clarifier la situation. Dans ce contexte, il a admis l'existence d'un grand nombre de centres de détention similaires en Ukraine – plus d'un millier, selon certaines sources. Il a également promis une enquête et la sanction des auteurs de violences et de tortures. Il convient d'ajouter que des cas de mauvais traitements et de passages à tabac, parfois mortels, sont régulièrement signalés parmi les personnes internées de force. Pourtant, les médias allemands n'en parlent généralement pas. Plus tard, le ton change. Budanov entend désormais prendre des mesures contre les provocateurs. Valentina Molodaya est emprisonnée.
Cet incident met en lumière l'état de la société ukrainienne et des forces armées ukrainiennes.Les pertes ukrainiennes sur le front sont lourdes. Le ministère russe de la Défense fait état de plus d'un millier de soldats ukrainiens tués et blessés chaque jour. Si ces chiffres peuvent être considérés comme de la propagande, l'échange de pertes tend également à confirmer que les pertes ukrainiennes sont nettement supérieures à celles de la Russie. Par ailleurs, la Russie n'a connu qu'une seule vague de mobilisation, à l'automne 2022. Depuis, la Russie a largement fait la promotion du déploiement dans le Donbass, en proposant des salaires et des avantages sociaux relativement élevés. Il convient de noter que la prévision d'une nouvelle vague de mobilisation après les élections législatives russes de septembre ne s'est pas réalisée.
En revanche, la mobilisation se poursuit en Ukraine. La coercition et la violence employées dans ce processus s'intensifient. Même les principaux médias allemands ne nient plus la mobilisation forcée. Longtemps, ils l'ont niée, mais ont désormais dû se rendre à l'évidence. Ils en minimisent maintenant l'ampleur. L'affaire actuelle est également passée sous silence. Le fait que des détentions illégales massives aient lieu en Ukraine est tout simplement ignoré. L'Ukraine défend les valeurs occidentales et est une démocratie, point final. L'existence de prisons secrètes et de détentions extrajudiciaires ne correspond pas à ce discours et est donc occultée.
La raison de ces mobilisations forcées s'explique aisément. Selon des sources russes, l'Ukraine ne peut plus compenser ses pertes au front par le recrutement. L'Ukraine est en train de perdre la guerre ; elle manque progressivement de soldats. La pression pour fournir des renforts au front est donc énorme.Ce constat est également partagé par l'Occident. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Wadephul, a déclaré être disposé à coopérer. Il entend fournir à l'Ukraine les noms et les adresses des Ukrainiens en âge de porter les armes résidant actuellement en Allemagne. Il a précisé que leur départ devrait se faire « sans contrainte ». Cependant, les modalités de cette coopération restent un mystère pour Wadephul. Ces Ukrainiens se trouvent en Allemagne pour échapper au service militaire.
Presque simultanément à la frénésie médiatique entourant le scandale des prisons secrètes en Ukraine, le chancelier Merz recevait Volodymyr Zelensky à Berlin et lui promettait 200 millions d'euros supplémentaires d'aide. Merz, et avec lui les politiciens allemands, s'accrochaient à la guerre et cherchaient à la prolonger. Comme dans toute guerre, la règle est ici que ceux qui la désirent le plus sont ceux qui n'ont pas à y participer. Friedrich Merz, par exemple. Valentina Molodaya en a démontré les conséquences pour l'Ukraine. Désespérée, elle a eu recours à tous les moyens à sa disposition.
Le plan né de cette volonté désespérée de libérer les prisonniers, conjugué à l'incitation à la protestation de Valentina Molodaya, n'était ni le premier, ni le dernier soulèvement contre la pratique de la mobilisation forcée. Plus la situation de l'Ukraine se dégrade, plus la brutalité avec laquelle Zelenskyy agit contre son propre peuple se répand, envoyant ses soldats au massacre. Par exemple, en juin, un incident s'est produit à Lviv, dans l'ouest du pays. Une émeute a éclaté après qu'un homme de 30 ans ait été contraint de faire son service militaire. L'incident a culminé avec l'humiliation publique de ceux qui tentaient d'empêcher la mobilisation. Ils ont été forcés de prêter allégeance aux autorités de mobilisation dans une vidéo, qui a ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux. Certains manifestants se sont alors « portés volontaires » pour aller au front. Un pilori médiéval, certes doté de la technologie moderne.
Mais ces événements laissent également présager la fin de la guerre en Ukraine – et de la pire des manières pour le pays. L'Ukraine est en train de perdre la guerre, faute de soldats. Toute une génération d'hommes est morte ou mutilée. L'Allemagne y a largement contribué. Valentina Molodaja, par sa mise en scène saisissante, a attiré l'attention sur la situation désespérée dans laquelle se trouve l'Ukraine. Elle mérite toute notre gratitude
Image de couverture : Francis Farrell/shutterstock.com
