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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Personne n'écoute papa !

Il est vrai que papa est mal placé avec le bordel qu'il a déclenché en Iran et dont il ne sait plus comment sortir, mais que l'on se rassure (c'est bien sur une litote, l'épouvante serait plus de rigueur) ses vassaux désobéissants sont décidés à contribuer au bordel ambiant et au drame quotidien de ceux qui font les frais de cette politique de guerre à laquelle personne en Europe et encore moins en France ne parait vouloir s'opposer. L'Ukraine attaque des raffineries russes malgré les appels du président américain. L'UE souhaite accroître son influence face à la Russie dans l'Arctique et l'Allemagne en tête va pourrir militairement le pôle et les réserves d'eau de la planète... .
Par Reinhard Lauterbach

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.jungewelt.de

L'appel lancé par le président américain Donald Trump à la Russie et à l'Ukraine pour qu'elles cessent leurs attaques contre les installations énergétiques de l'autre pays est resté jusqu'à présent sans effet concret. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi matin que des drones russes avaient attaqué une raffinerie à Syzran, sur le cours moyen de la Volga. Le gouverneur local a confirmé l'attaque, précisant que 40 drones avaient été abattus. Des dégâts ont été signalés sur des installations industrielles et des bâtiments résidentiels. La Russie a également fait état de ses propres attaques contre des infrastructures énergétiques en Ukraine. Par ailleurs, lundi soir, l'armée danoise a déclaré qu'une frégate russe avait tiré deux leurres thermiques sur un hélicoptère militaire danois. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Rasmussen, a annoncé mardi avoir convoqué l'ambassadeur de Russie.

Ce week-end, Trump a utilisé sa plateforme « TruthSocial » pour exhorter l'Ukraine à cesser ses attaques contre les raffineries de pétrole russes, affirmant que la perte de gazole russe entraînerait une pénurie mondiale de ce carburant. Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que la guerre russo-ukrainienne était responsable de la pénurie de gazole et de la hausse des prix, tout en passant sous silence le rôle de la guerre en Iran, déclenchée par les États-Unis, dans cette situation.

Parallèlement, le sommet européen sur l'Arctique, qui s'est tenu à Rovaniemi en Finlande, s'est conclu lundi par un appel de l'Union européenne à jouer un rôle plus productif et stratégique dans l'Arctique européen. La déclaration finale, signée notamment par le chancelier allemand Friedrich Merz, déplore une menace importante et durable émanant de la Russie, État arctique. Selon elle, cette situation fait de l'Arctique une région cruciale pour la sécurité de l'UE. Afin de réduire la dépendance de l'UE vis-à-vis des brise-glaces russes pour la navigation arctique, la Finlande propose la création d'une flotte commune de brise-glaces.

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À l'issue du sommet, Merz a déclaré que les semaines et les mois à venir seraient cruciaux pour garantir la survie politique de l'Ukraine et, partant, assurer « la paix et la liberté pour notre continent ». Il a affirmé qu'il ferait tout son possible pour convaincre les Allemands que cela était dans l'intérêt de l'Allemagne, faisant référence aux doutes exprimés publiquement par l'AfD quant à l'efficacité de l'aide à l'Ukraine. L'UE ne doit céder d'aucun pouce sur la question ukrainienne, a-t-il déclaré.

En marge du sommet sur l'Arctique, les dirigeants européens ont fermement condamné l'attaque de drone russe perpétrée dimanche matin contre un train reliant Kiev à Varsovie, à la gare frontalière ukrainienne de Yagodin. L'attaque a détruit la locomotive. Heureusement, les passagers, dont l'ancien directeur de la CIA, David Petraeus, sont indemnes. Un autre train, sur le même trajet, a échappé à l'attaque car il était parti 15 minutes plus tôt que prévu. À son bord se trouvaient notamment Günther Sautter, conseiller de la chancelière Merkel, et l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson. La Pologne a dépêché des avions de chasse en réponse à l'attaque. La gare est située à environ deux kilomètres à l'est du Boug, qui marque la frontière entre les deux pays.

En Ukraine, le président Zelensky a officiellement limogé le procureur général Ruslan Kravchenko ce week-end, ce dernier ayant démissionné suite à des allégations de corruption. Kravchenko avait récemment lancé des enquêtes sur les responsables des agences anticorruption. Derrière ces accusations réciproques se cache une lutte de pouvoir : Zelensky peut-il placer les agences anticorruption, imposées à l'Ukraine par les bailleurs de fonds occidentaux, sous son contrôle et ainsi orienter politiquement les enquêtes, sous peine de perdre la mainmise sur l'ensemble du système judiciaire ?

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