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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Histoire et société > Si on vous le dit

Nos camarades du KPRF ont trouvé une explication: si vous êtes conservateur c'est que vous manquez de confiance en vous

Je dois dire qu'il y a chez les communistes une candeur irrésistible. Alors que en France, nous commençons à nous sentir ici un peu encerclés par ce qui se fait de pire un mélange de crasse intellectuelle, de vulgarité et de haine gratuite, qui pousse les victimes à s'étriper mutuellement, ce diagnostic de nos camarades du KPRF a un côté rassurant. Ils sont pourtant en pleine guerre et alors que depuis au moins dix ans ils ne cessent de nous alerter et vont jusqu'à affirmer que le vaccin antifasciste de la deuxième guerre mondiale ne fait plus effet. Pour les avoir lus tout au long de ces dix années je dois dire qu'ils n'ont cessé de nous mettre engarde: "vous laissez monter le fascisme et après qui va devoir s'y coller ? Ne comptez plus sur les Russes on a déjà donné et on connait votre ingratitude" ... Je vous assure qu'ils n'ont cessé de nous rappeler cela et aujourd'hui où ils y sont et savent que c'est la guerre de l'OTAN que les peuples européens en profitent une fois de plus pour choisir l'extrême droite pour tenter de conserver les bénéfices néo-coloniaux sur la planète, voire la lune pour Trump.. Donc le parti communiste de la fédération de Russie a abouti au diagnostic somme toute assez modéré; Ceux qui choisissent le fascisme manquent de confiance en eux en particulier face aux femmes qui s'assument...

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : gazeta-pravda.ru

Conservateur?

Donc, vous manquez de confiance en vous...

Les psychologues allemands Lea Lorenz et Sven Kachel ont découvert que l'insécurité quant à sa propre masculinité pousse les hommes à adopter des opinions politiques de droite.

Les scientifiques sont parvenus à cette conclusion après avoir mené une méta-analyse de plus d'une centaine d'études impliquant près de 20 000 participants. Au cours des expériences, les sujets ont été artificiellement amenés à se sentir vulnérables : soit en leur faisant croire qu'ils manquaient de pouvoir lors des négociations, soit en leur présentant de fausses statistiques sur l'affaiblissement du rôle traditionnel de l'homme pourvoyeur de ressources. Face à cette « menace », les sujets ont réagi par un changement radical de comportement, adoptant des stéréotypes patriarcaux rigides. Ils ont commencé à soutenir plus activement une politique étrangère agressive, à militer pour le port d'armes et l'achat de grosses voitures.

De plus, face au doute et à la confusion, l'approbation par les hommes de la discrimination envers les femmes et les minorités s'est accrue, et leurs sympathies politiques se sont tournées vers le conservatisme et l'autoritarisme. Les auteurs soulignent que ces mécanismes psychologiques expliquent clairement le clivage idéologique croissant dans la société moderne, où les jeunes hommes se tournent de plus en plus vers des idées de droite, tandis que les jeunes femmes adhèrent à des convictions de gauche.

L'une des principales causes de cette insécurité réside dans l'érosion rapide des modèles de genre classiques, conséquence des transformations économiques et sociales. Pendant des siècles, la valeur sociale d'un homme était largement déterminée par son statut de seul pourvoyeur et protecteur. Or, dans le monde moderne, les femmes ont acquis une indépendance financière en s'imposant avec succès sur le marché du travail, privant ainsi les hommes de leur « monopole » historique. L'ancien paradigme patriarcal n'est plus d'actualité, et les nouvelles réalités économiques rendent souvent impossible pour une seule personne de subvenir aux besoins d'une famille, ce qui nuit à l'estime de soi de celles et ceux qui ont grandi avec le modèle selon lequel « l'homme doit être le principal soutien de famille ».

L'environnement informationnel et les attentes culturelles contradictoires accentuent la pression. D'un côté, la nouvelle éthique prône l'ouverture émotionnelle, l'empathie et l'engagement au quotidien chez les hommes. De l'autre, la culture populaire et les réseaux sociaux continuent de véhiculer des standards irréalistes de l'« homme alpha » accompli : riche, physiquement irréprochable et inflexible.

Pris entre des stéréotypes dépassés et des rôles nouveaux et encore flous, les hommes perdent souvent leurs repères. Craignant une perte d'identité et frustrés par l'inadéquation d'exigences contradictoires, ils tentent de retrouver un sentiment de contrôle et d'importance en adoptant des idéologies conservatrices qui offrent des réponses simplistes et un retour à l'ordre « traditionnel ».

Par ailleurs, les hommes ressentent la menace la plus aiguë non pas de la pression extérieure, mais de la conscience de leur incapacité à se conformer aux « normes » sociales. Ce puissant conflit intérieur nuit à l'estime de soi et provoque de fortes émotions négatives, principalement la peur. Cependant, des chercheurs ont identifié un mécanisme de compensation surprenant. Si les sujets adoptaient proactivement un comportement typiquement masculin, comme la prise de risques conscients, leur niveau d'anxiété interne diminuait. Ayant satisfait ce besoin sur le moment, ces hommes étaient beaucoup moins susceptibles d'éprouver le besoin de prouver leur valeur par l'agression ou des opinions radicales.

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