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Netanayun acccuse Dugin d'être antisémite, il lui répond
Dans le cadre de la confusion généralisée il y a celle de savoir qui est antisémite ? Je dois dire que la reprise par Bardella des thèses de Soral et autres Dieudonné ne lui a pas nuit qui s'en étonnera ! Faites vous une raison l'antisémitisme ne choque plus personne et surtout pas de braves gens que l'on a chauffé à blanc depuis pas mal de temps au point de voir leur salut dans les bras de Marine Le Pen, ça où l'immigration en Israêl, le tout pour assurer sa "sécurité"... C'est une étrange conception de la sécurité , celle de Gribouille se jetant dans le lac pour ne pas être mouillé mais elle n'est pas le seul apanage des juifs...C'est une époque et l'éclaircissement viendra plus rapidement qu'on ne le croit... En attendant cela correspond à cette absence de confiance en qui que soit et l'incapacité à créer collectif autrement que fantasmé dans une identité totale figée dans l'éternité avec l'autre identique à soi : cette communauté avec un autre soi-même conduit au "terrorisme" et effectivement au fascisme. De ce point de vue effectivement le "conservatisme" de Dugin n'est pas le pire, il est cosmopolite dans son érudition et l'influence allemande est manifeste par Hegel, Engels, et tout l'idéalisme allemand y compris Goethe mais aussi la science, je pense à Humboldt. Pour ceux qui l'ignoreraient c'est grand naturaliste, fils d'un militaire prussien, le chambellan et major général Alexander Georg von Humboldt (de)[AW 1], et d'une mère Marie-Elisabeth von Humboldt, d'origine française huguenote par son grand-père et écossaise par sa grand-mère. Sa mère se charge d'organiser l'instruction de ses enfants en faisant appel à un très grand nombre de professeurs philosophes, écrivains et artiste. Il y eut deux rejetons, un naturaliste et un pédagogue. Dugin comme Poutine sont marqués par ce courant qui donna la RDA (et Angela Merckel) . Bref quand on suit les ramifications idéologiques d'un monde en train de basculer on ne peut s'étonner quand la politique est ce qu'elle est, avec l'élitisme le renoncement plus ou moins poussé à l'éducation des peuples, il reste à voir le fleuve du temps charrier des icebergs qui dérivent, des glaciers qui s'écroulent et noient des Valley (Silicon ou autres)
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : envoi de Dugin
Netanyahu accuse Dugin de propager l'antisémitisme en Occident
Constantin von Hoffmeister examine comment le Premier ministre israélien désigne Alexander Dugin comme l'un des principaux artisans de la montée du sentiment anti-israélien parmi les conservateurs occidentaux, ce qui incite le philosophe russe à réagir en exposant ses points de vue sur le sionisme, le traditionalisme et la souveraineté civilisationnelle…
Dugin répond à Netanyahu
Alexandre Dougin
21 octobre
Tout cela est assez étrange. Je condamne le génocide des Palestiniens, je soutiens la position de la Russie sur Gaza et je suis ami de l'Iran, mais je ne saurais être tenu responsable du fait que la droite, partout dans le monde, considère Israël comme son ennemi numéro un. Beaucoup le pensent, certes. Mais sans que j'y sois pour quoi que ce soit.
Je ne suis pas totalement en désaccord avec l'opinion de Netanyahou. Si je suis désigné comme l'ennemi principal, je pourrais bien le devenir. Pourtant, il y a peu, Netanyahou lui-même a reconnu que j'étais la seule personne en Russie à considérer le judaïsme comme une civilisation.
C'est une affaire grave, surtout compte tenu du sort réservé aux ennemis d'Israël. Je ne la prendrai pas à la légère.
Je m'intéresse au judaïsme depuis très longtemps et je connais cette tradition bien mieux que la plupart des gens. Et, franchement, j'essaie de comprendre ce qui les motive.
Et oui, de nombreux conservateurs (appelons-les de droite) à travers le monde suivent avec intérêt mes idées sur la multipolarité, la géopolitique et la Quatrième Théorie Politique. Mais je ne suis certainement pas à l'origine du sentiment antisioniste, même si ce sentiment existe parmi mes partisans, et que beaucoup d'entre eux le partagent. On trouve également des sionistes convaincus parmi les traditionalistes, bien que la majorité ait une position différente.
Je suis un patriote orthodoxe russe, un partisan de Poutine et de la Russie en tant que Katechon, c'est-à-dire la Troisième Rome.
Et personne ne me délogera de cette position. Netanyahu est un extrémiste radical, partisan de sa propre eschatologie. Je la comprends, mais je ne la partage pas. Je ne porte aucune responsabilité quant au mouvement antisioniste d'extrême droite mondial, même si je partage nombre de ses idées.
Ben-Gvir aurait même pu venir nous rendre visite. Mon rapport au sionisme est complexe, loin d'être simple. Parmi les eurasistes figurait Yakov Bromberg, dont j'ai publié les travaux. J'apprécie certaines idées de Ze'ev Jabotinsky concernant la nécessité de résister à la modernité et de revenir à la tradition. Je ne suis assurément en aucun cas antisémite (les Arabes sont des Sémites, et ce seul fait rend le terme dénué de sens).
De manière générale, il est temps d'avoir une discussion sérieuse sur la direction que prennent nos traditions religieuses et laïques. La droite (y compris la droite juive) aborde ce sujet avec plus de cohérence que la gauche.
Je ne suis pas la cause de « l'antisémitisme en Occident » ; c'est eux qui ont inventé cette expression. Je n'en suis pas non plus la conséquence. Je défends simplement les Russes et toutes les autres civilisations. Je ne nie certainement pas le droit des Juifs à être eux-mêmes, et je n'ai jamais, de près ou de loin, appelé à leur disparition. Mais on ne peut pas leur permettre de détruire qui bon leur semble. Je m'y oppose.
