Décidemment notre président joue de malchance, fuyant l’Afrique francophone de l’Ouest où il a réussi à se mettre à dos à peu près tous les gouvernements, il était venu proposer au Kenya anglophone célèbre pour ses « deals » avec l’occident un modèle de développement alternatif à celui de la Chine et de la Russie, basé essentiellement sur les investissements privés. Il a séduit l’assemblée en imposant le silence aux bavards… Enfin c’est ce que nous avions compris, un triomphe de plus, après deux jours de rencontres et de moments choisis, la presse kényane s’ était dit-on enthousiasmée de l’apparente simplicité du président français. Ce qui n’empêche pas certains médias d’être dubitatifs quant à la pertinence de ce forum, dont l’Afrique ne retirera probablement que des partenariats asymétriques, voire désavantageux et dès le lundi les murmures dubitatifs sont devenus des protestations de masse contre le président William Ruto, le nouvel allié de Macron…(note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
KENYA — Le pays connaît, depuis ce lundi 18 mai, une importante mobilisation contre la hausse des prix des carburants. Grève dans les transports publics, routes bloquées et affrontements avec la police perturbent fortement plusieurs villes du pays, notamment la capitale Nairobi.
La circulation était fortement perturbée dans la capitale kényane après le lancement d’une grève des transports publics à l’appel de l’Alliance des Transports.
Le mouvement proteste contre une nouvelle augmentation des prix des carburants décidée jeudi dernier par le gouvernement, avec une hausse de 23,5 % du prix du diesel.
À Nairobi, des manifestants ont dressé des barricades sur plusieurs axes routiers et allumé des feux pour bloquer la circulation. Des slogans hostiles au président William Ruto ont également été scandés par une foule en colère. Des affrontements sporadiques ont opposé manifestants et forces de l’ordre ayant abouti à l’arrestation de plusieurs manifestants.
La grève des voitures appelées « matatu » , des minibus privés qui assurent l’essentiel des transports publics au Kenya, a paralysé les déplacements de milliers de travailleurs. Plusieurs écoles de Nairobi ont annoncé leur fermeture pour la journée face aux difficultés de circulation et aux tensions.
Très dépendant des importations de pétrole du Golfe, le Kenya subit les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les autorités kényanes assurent avoir mobilisé d’importants moyens financiers pour limiter l’impact de la hausse des cours du pétrole sur les consommateurs.
En avril dernier, le gouvernement avait déjà suspendu certaines normes de qualité des carburants afin d’éviter des pénuries d’approvisionnement. Si aucun accord n’est trouvé, le mouvement de grèves pourrait encore se poursuivre jusqu’à vendredi prochain.
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