Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Moscou. Avec le Venezuela, contre l’impérialisme !

Encore un exemple de ce que les Français ignoreront toujours de la réalité de la Russie aujourd’hui à savoir l’existence d’un parti communiste qui agit en faveur de Cuba et de la libération de Maduro. Les participants au séminaire internationaliste de Vénissieux reconnaîtront Tatiana Desiatova, qui était venue lors d’une rencontre porter le salut du KPRF aux communistes français. On pourra dire que dans un contexte de censure et de lâcheté collective les journées de Vénissieux ont représenté l’honneur perdu de la « gôche » française. Que peut-on espérer comme sursaut de la France dans un tel contexte ? Notre vieux pays n’a pas de force politique à la hauteur mais à la base, il y a de la colère qui risque de se traduire par une montée du RN pourtant rien n’est joué, nous voulons le croire mais nous n’avons pas eu la chance d’avoir un Ziouganov qui a empêché à travers le KPRF une dérive de la Russie vers le fascisme qui a été la solution d’autres pays écœurés par le libéralisme, libertaire et la monstruosité de sa capacité génocidaire et hypocrite (note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop).

kprf.ru (vidéo)

Le 3 février 2026, une rencontre avec des députés du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) a eu lieu devant l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela à Moscou.

Il y a exactement un mois, sous les yeux d’un monde stupéfait, l’impérialisme américain a commis un nouveau crime ignoble et sans précédent par son cynisme et son arrogance contre un État indépendant, la République bolivarienne du Venezuela. En violation de toutes les normes juridiques internationales, les militaires américains ont enlevé le président légalement élu du Venezuela, Nicolas Maduro, et son épouse. L’ingérence directe de Washington dans les affaires intérieures d’un État souverain, les accusations sans fondement et manifestement absurdes portées contre le leader national vénézuélien pour avoir « créé un cartel de la drogue » et de « dictature » ont provoqué une vague d’indignation parmi les travailleurs de différents pays du monde, y compris les forces de gauche et anti-impérialistes. L’administration de Donald Trump a créé un dangereux précédent, permettant en fait aux « mondialistes » de piétiner en toute impunité l’indépendance des pays et des peuples avec leur sale botte capitaliste.

Le refus des leaders de la révolution bolivarienne, Hugo Chávez et Nicolás Maduro, de suivre le sillage du capital mondial, la volonté du Venezuela de se libérer de l’emprise des prédateurs « mondialistes » et les succès du virage à gauche ont suscité la fureur de l’Occident collectif. Dans leur volonté de réduire la population mondiale à un ghetto d’oppression sociale, les chefs du « nouvel ordre mondial » ne reculeront devant rien. Les conflits militaires locaux, les coups d’État colorés, l’imposition de sanctions, les arrestations arbitraires de dirigeants indépendants, inspirés à maintes reprises par les États-Unis et l’Union européenne, mettent pleinement en lumière la véritable nature des aspirations réelles des « démocraties » mondiales. Seule l’union de tous les opposants à la dictature impérialiste, à la toute-puissance des richissimes, permettra de protéger l’humanité d’un sort peu enviable, ouvrira la voie au pouvoir aux partisans du choix socialiste, éliminera le phénomène qui engendre les guerres d’agression, la fascisation et le resserrement de l’étau du colonialisme autour du cou des pays du monde. Le nom de ce phénomène est le capitalisme.

Le Parti communiste de la Fédération de Russie a immédiatement élevé la voix pour défendre le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse, pris en otage par les États-Unis. Dès le début du mois de janvier 2026, les communistes (en particulier le Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie et l’Interbrigade du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie) ont organisé des actions de solidarité avec la République bolivarienne du Venezuela, ainsi qu’une table ronde à laquelle ont participé des représentants éminents des États socialistes. Lors d’une conférence de presse des dirigeants du CC du KPRF qui s’est tenue le 28 janvier à l’agence TASS, le leader des forces populaires patriotiques de Russie, Guennadi Ziouganov, a annoncé la création d’un comité citoyen pour la libération de Nicolás Maduro. La lutte pour la défense du président vénézuélien légitime et de son épouse se poursuit.

Le 3 février 2026, à Moscou, devant le bâtiment de l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en Russie, une réunion entre des députés de différents niveaux du KPRF et des électeurs a eu lieu. Y ont participé les dirigeants et les militants du Comité central du KPRF, de la section moscovite du KPRF, de l’Interbrigade du KPRF, du Komsomol léniniste (LKSM RF), de l’Union panrusse des femmes « Nadezhda Rossii », de l’organisation publique panrusse « Deti voyny » (Les enfants de la guerre) et d’autres mouvements patriotiques de gauche. Parmi eux figuraient V.A. Tsarikhin, membre du Présidium du Comité central du KPRF et premier secrétaire du Comité municipal du KPRF, V.V. Oboukhovski, deuxième secrétaire du Comité municipal du KPRF, D.A. Parfenov, député à la Douma d’État et secrétaire du Comité municipal du KPRF, P.M. Tarassov, secrétaire du Comité municipal du KPRF, les coordinateurs de l’Interbrigade du Comité municipal du KPRF, les membres du Bureau du Comité municipal du KPRF et le premier secrétaire du Comité municipal du KPRF. Parfenov, secrétaire du Comité municipal de Moscou du KPRF P.M. Tarasov, coordinateurs de l’Interbrigade du Comité municipal de Moscou du KPRF, membres du Bureau du Comité municipal de Moscou du KPRF, premier secrétaire du Comité municipal de Moscou du KPRF « Sébastopol » T.I. Desiatova et chef de l’appareil de la fraction du KPRF à la Douma municipale de Moscou, premier secrétaire du Comité municipal de Moscou du KPRF « Krasnogvardeiskoe » S.K. Timoхов, député de la VIe législature de la Douma d’État, conseiller du président du CC du KPRF V.R. Rodine, premier secrétaire du MPO du KPRF « Babouchkinskoe » N.V. Kutlounina, chef de la section moscovite du VZS « Nadezhda Rossii » (Espoir de la Russie) Y.B. Mikhailova, présidente de la section moscovite de l’association « Russki Lad » V.A. Svyatoshenko, président du Front populaire socialiste de Lituanie Gedrius Grabaukas, secrétaire général du Parti communiste de Bohême et Moravie Roman Blashko.

La réunion a été ouverte et présidée par Denis Andreïevitch Parfenov, député à la Douma d’État et secrétaire du Comité municipal du Parti communiste de la Fédération de Russie.

Notre amie Tatiana Desiatova, organisatrice des Interbrigady, prend la parole

Ont pris la parole lors de cette manifestation : V.A. Tsarikhin, V.R. Rodine, T.I. Desiatova, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République bolivarienne du Venezuela en Fédération de Russie, Jesús Rafael Salazar Velásquez, le président de l’Association d’amitié russo-vénézuélienne, A.I. Mudragay, et le président de l’Académie des problèmes géopolitiques, A.O. Stepanian. Ils ont souligné le renforcement des visées agressives des États-Unis d’Amérique, en insistant sur la nécessité d’une solidarité internationale entre tous les travailleurs et les représentants des forces patriotiques de gauche. Les orateurs ont exigé la libération de Nicolas Maduro et de son épouse. Les actions de Washington doivent être considérées comme une agression militaire criminelle, un acte de piraterie et une violation flagrante et sans précédent du droit international. De telles mesures de la part des États-Unis violent les fondements de la souveraineté des États et discréditent le système même des relations internationales. En participant à cette action, les communistes moscovites réaffirment leur solidarité avec les forces qui s’opposent à l’impérialisme, au néocolonialisme et à la dictature du capital mondial. L’acte d’agression criminelle contre le Venezuela s’inscrit dans la continuité de la guerre hybride que mènent sans relâche les États-Unis contre les peuples épris de liberté qui ont défié la dictature du billet vert et la politique néocoloniale. Le Vietnam, la Corée, le Chili, Cuba, l’Afghanistan, la Yougoslavie, l’Irak, la Libye, la Syrie et d’autres États qui ont choisi la voie de la construction et de la justice sociale ont été à plusieurs reprises la cible de l’impérialisme américain.

C’est au peuple vénézuélien, et non aux gros bonnets de Washington, de décider du sort du Venezuela. À travers les États-Unis d’Amérique, l’impérialisme a de nouveau montré son visage bestial, mais aucune force, même la plus puissante, ne peut asservir un peuple qui lutte pour sa liberté et son indépendance.

Dans la partie finale de l’événement, D.A. Parfenov a lu une déclaration, soutenue à l’unanimité par les participants.

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