Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Mise au point de l’ancien Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga face à la tentative de falsification des vraies raisons du départ de la France du Mali par Emmanuel Macron.

Les mensonges systématiques du Président Macron doublé d’un aventurisme préoccupant sont d’autant plus inquiétants qu’il n’a pratiquement aucune opposition politico-médiatique pour le contredire et montrer l’aspect global de cette politique qu’il d’agisse de l’Ukraine, de l’Iran du Moyen Orient en général, de la Chine, de l’indopacifique et surtout de l’Afrique. Quelques voix commencent à se faire entendre en particulier les communistes Margaté au Sénat, Lecoq, Bénard à l’Assemblée nationale chez qui on constate une volonté de s’informer et de reprendre la tradition anticolonialiste française du PCF, mais on sent qu’il n’y a aucune aide derrière eux. C’est même le contraire, avec le responsable du groupe Peu qui connait aussi mal ces dossiers que Mélenchon, comme l’a prouvé l’ interview de ce dernier dans la Tribune du dimanche et le « clientélisme » de division qu’il tente d’exploiter au profit de ses ambitions présidentielles, en constituant autour de lui des gens qui eux aussi fonctionnent sur le même mode. Ne parlons pas des autres si l’on excepte de temps en temps quelques voix qui paraissent des restes du gaullisxme. Résultat il n »y a personne pour alerter sur l’engagement frontal dans lequel Macron sert de fait de supplétif aux tactiques erratiques de Trump et de l’UE. Macron a perdu toute crédibilité dans l’Afrique de l’Ouest francophone comme on le voit ici et il va au Kenya faire le clown. (note et traduction de danielle Bleitrach pour Histoireetsociete)

Lors du sommet Africa Forward Summit à Nairobi, le 10 mai 2026, coorganisé par la France et le Kenya, le Président français, Emmanuel Macron en évoquant la situation des pays du Sahel — notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a fait une sortie ratée.

En effet il s’est prononcé à travers les médias, estimant que le Mali n’a pas pris la meilleure décision en demandant le départ de la France en 2021.

L’ancien Premier Choguel Kokalla Maiga dément ses propos et apporte les raisons qui ont prévalu au départ de la France du Mali.

Pour Choguel Kokalla Maiga, il apparaît nécessaire, pour l’Histoire, de rétablir la vérité, à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, ceci dans le but d’éviter la manipulation et la falsification des faits. Aussi, est -il impératif de revenir sur les faits afin d’éviter leur oblitération, par ceux qui comptent sur l’oubli !

L’ancien Premier ministre rappelle ici dans une chronologie des faits, ce qui s’est réellement passé :

« Le Président français Emmanuel Macron, s’était dans un premier temps accommodé du pouvoir issu du changement du 18 août 2020. Les Maliens et le monde entier se rappellent de la phrase qu’il avait prononcée plusieurs fois, sur un ton de satisfaction sur les antennes de RFI, c’était en 2020 : « Le Gouvernement de Bah N’DAOU est entrain de réussir, en trois mois, ce que Ibrahim Boubacar Keita n’a pu faire en sept ans ».

Après le changement intervenu le 24 mai 2021, qui a abouti à la Rectification :

– Premièrement, Macron a voulu désigner pour le Mali : le Président de la Transition et le Président du CNT. Ce que le Vice-président en exercice de la Transition d’alors avait catégoriquement rejeté. A la suite de la nomination du Premier ministre, par le Président de la Transition, nomination qui s’est faite également sans requérir l’avis de Macron, il était entré apparemment dans une colère bleue et a décidé, unilatéralement, sans préavis, d’annoncer

le retrait de la France du Mali, et le redéploiement de ses forces militaires exclusivement dans la Zone des Trois Frontières.

Il a ainsi poignardé le Mali dans le dos. C’était comme pour nous dire : ‘’ nous vous laissons seuls face au JNIM ou GISM’’ (qui se trouvait par ailleurs être la principale force terroriste sur le territoire malien) et nous dire, débrouillez-vous, seuls, sans nous !

Le Chef de l’Etat du Mali avait appris cette décision de Macron par les médias, comme un citoyen lambda, ce qui est pour le moins maladroit, voire irrespectueux.

– Deuxièmement, les réunions de la Force G5-Sahel se tiennent, statutairement, à tour de rôle dans chacun des pays membres. Lorsqu’arrive le tour du Mali, Emmanuel Macron s’est opposé à la tenue de la réunion

dans notre pays, et s’est imposé aux autres Chefs d’Etat des pays membres qui l’ont suivi, montrant ainsi que cette Organisation était, en fait, dirigée par la France. Pour rappel, au sein du G5-Sahel, le Mali était pourtant l’un des pays qui était à jour de sa contribution financière annuelle. Face à cette situation, le Mali tire les conséquences et se retire du G5-Sahel.

– Troisièmement, la Force Takuba s’est installée sur notre territoire malien sans l’autorisation des autorités compétentes, et ce en violation des termes d’un document signé par le pouvoir défunt (apparemment sur instructions de la France). Ménaka serait devenu, ainsi, un Centre d’entraînement pour les Forces spéciales de plusieurs pays européens. Le Mali a exigé et obtenu le retrait et le départ de la Force Takuba.

– Quatrièmement, Emmanuel Macron voulait choisir pour le Mali, avec quels partenaires stratégiques, il devrait travailler à l’avenir. Il voulait notamment nous interdire toute coopération avec la Russie et d’autres partenaires stratégiques. Ce que les Autorités de la Transition malienne ont rejeté catégoriquement. La France nous a alors «abandonné en plein vol». Le Mali s’est assumé, et aujourd’hui les FAMa sont équipées et montent en puissance grâce aux

partenariats stratégiques choisis, de façon autonome, par les Autorités de la Transition.

Emmanuel Macron, malgré les accords qui lient la France et le Mali, a décidé unilatéralement de retirer les forces françaises du Mali, sans s’en référer aux Autorités de la Transition. C’est ce qui a fait dire à l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, le 25 septembre 2021, à la Tribune de l’ONU à New York, que la France nous a abandonnés en plein vol, euphémisme pour dire que la France nous a trahi.

-Cinquièment face au vaste complot qui se tramait contre les FAMa, les populations de Gao ont investi le camp de Barkhane, et ont chassé les militaires occupant les lieux (qui sont partis vers le Niger, pays où les gouvernants étaient alors sous ordre de la France). Les FAMa ont occupé cette emprise.

Enfin, face à l’absence de résultats tangibles, escomptés, après dix ans de présence, le Mali a décidé, souverainement, de demander le départ, de notre territoire de la MINUSMA. Les FAMa ont alors pris sous leur contrôle

toutes les emprises laissées par ses Forces militaires.

Voici la vérité des faits.

Halte donc à l’oblitération des faits !

En somme, le Mali avait pris la décision la plus opportune, en s’affranchissant de la tutelle française ! ».

Emmanuel Macron, ayant toujours cette vérité au travers de la gorge, récidive à Nairobi, Kenya lors de la rencontre Afrique-France pour s’attaquer au Mali. Mali, nation bénie avec des hommes et des femmes de valeur et de courage, un peuple résilient qui gagnera cette guerre imposée par les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.

« Le Mali a retrouvé sa souveraineté, son indépendance et sa dignité. Les vicissitudes actuelles ne changeront rien fondamentalement dans la trajectoire victorieuse finale du Mali, et des pays de l’AES.

In Sha Allah ! », conclura, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA.

Vive le Mali !

Vicié l’AES !

Bamako, le 11 mai 2026

Équipe/Com/Choguel

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