Histoire et société > Si on vous le dit
mayday : vouloir apporter la démocratie et la liberté à, l'Iran n'est pas un désir pervers mais le faire avec des bombes n'est pas un cadeau de bienvenue...
L'expression Mayday est le signal de détresse international utilisé en radiotéléphonie par les avions et les bateaux Dans un peu moins d’un mois, les Américains seront appelés aux urnes pour les élections de mi-mandat. Celles-ci doivent renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants, un peu plus d’un tiers du Sénat ainsi qu’une majorité des postes de gouverneurs. Je pourrais vous présenter et Histoireetsociete le fera ce que l'on peut attendre de ces élections, mais il est difficile de traduire la manière dont quelqu'un pense dans sa langue en particulier dans le type d'article que je reçois de ce personnage du nom de Talleyrand, je suis incapable de trouver les équivalents en Français ... Alors je vous propose une fois n'est pas coutume de confronter le texte que politologue des Etats-Unis m'envoie systématiquement pour résumer l'état d'esprit de "l'observateur" aux USA, qui décrit unnaufrabge stratégique de la superpuissance comme dans des jeux vidéo. et voici le mot à mot partant de quelques faits y compris le trait loufoque attentat sur une base du Royaume uni .
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : princetalleyrand.substack.com
Mayday
another grand strategy sinks. L'expression anglaise « another grand strategy sinks » se traduit littéralement par « une autre grande stratégie coule » (ou sombre).Voici le sens de cette phrase selon le contexte dans lequel elle est utilisée :1. Dans le domaine des jeux vidéo (Le plus probable)Dans l'univers du jeu vidéo, Grand Strategy (Grande Stratégie) est un genre précis de jeux de stratégie (comme les séries Europa Universalis, Crusader Kings, Hearts of Iron ou Stellaris).Si un nouveau jeu de ce style sort et reçoit de très mauvaises critiques, ou si son studio fait faillite, on dira qu'il « sinks » (sombre / coule / échoue).Sens : « Un autre jeu de grande stratégie fait un bide / échoue lamentablement. »
Mark Almond has a wise comment regarding the sudden departure from the UK of 12 B-1 bombers.
Aperçu IA
Le commentaire le plus marquant de l'historien et expert en relations internationales Mark Almond concernant l'utilisation des bombardiers lourds américains (dans le cadre des opérations liées à l'Iran) souligne les limites de l'interventionnisme militaire occidental : [1]
« Vouloir apporter la démocratie et la liberté à l'Iran n'est pas un désir pervers. Pourtant, la liberté larguée depuis un bombardier B-1 est rarement un cadeau de bienvenue. » [1]
The issue is all the more sensitive because the planes are not only expensive – each B-1 cost well over $300million (£2237million) – but they are impossible to replace as they are not made any more, so the Pentagon cannot afford to lose one, let alone the 12 based at Fairford.As there are only 45 B-1s still in service, the squadron at the Gloucestershire base represented a full quarter of America’s stock of its most potent strike aircraft.Yes, they will now have to fly sorties from the US itself, with two or three crews on board to cope with the length of the trip and mid-air refuelling, but they clearly feel this is the price they have to pay for peace of mind.…The Americans have already been forced out of Saudi Arabia, Bahrain and Kuwait – and pulled out of Iraq, too – following missile and drone attacks launched by hostiles often described as ‘local militias’ but which are almost certainly Iranian proxies.However, these countries are all just across the Persian Gulf from Iran – or in the case of Iraq, next door – not 2,750 miles away in an island off mainland Europe.The Americans will be asking themselves, if Britain cannot provide security at its air bases for Allied planes thousands of miles from Iran, what use will it be during a conflict with Russia?
l' auteur qui a pris le pseudnyme de Talleyrand pour dire qu'il joue double jeu comme tous les politiciens dignes de ce nom exprime une vive inquiétude quant à la sécurité des bases militaires au Royaume-Uni et remet en question la fiabilité du pays comme allié stratégique des États-Unis.
Voici l'explication détaillée de ce qu'il faut comprendre :1. La valeur inestimable des bombardiers B-1 américainsL'auteur explique que la base de la RAF Fairford (dans le Gloucestershire, en Angleterre) abritait 12 bombardiers américains B-1. C'est un problème majeur pour le Pentagone car :Ils coûtent extrêmement cher (plus de 300 millions de dollars l'unité).Ils sont irremplaçables : la chaîne de production est fermée. Il n'en reste que 45 en service dans le monde. Les 12 avions basés en Angleterre représentaient donc un quart (25 %) de toute la flotte de frappe stratégique américaine.
The temptation to recall the too-clever-by-half theory of ‘offshore balancing’ is too great to resist. Now that even the Americans’ unsinkable aircraft carrier (the UK) is too dangerous for deployments; now that there are almost no diplomats worthy of the name; now that the dollar is losing its value; now that power projection – hard or soft, smart or dumb – is being ruled out in any meaningful sense… how far is that shore?
Le rivage de l'« offshore balancing » (l'équilibrage à distance) semble aujourd'hui singulièrement lointain, pour ne pas dire inaccessible. Cette doctrine stratégique, théorisée notamment par des réalistes comme John Mearsheimer et Stephen Walt, repose sur un postulat précis : les États-Unis ne doivent intervenir directement que si un hégémon régional menace de dominer une zone clé (Europe, Golfe persique, Asie de l'Est). Le reste du temps, ils doivent déléguer la sécurité à des alliés locaux et rester « au large ».
Cependant, votre constat pointe précisément la faille systémique de cette théorie lorsqu'elle est confrontée à la réalité des années 2020 : pour équilibrer depuis le large, encore faut-il disposer d'un large sûr, de leviers de projection crédibles et de partenaires locaux solides.
Political scientists, to the ramparts! We need a new theory.
