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Macron : la stratégie du chaos
Une quasi unanimité se fait sur le diagnostic , droite et gauche de plus en plus confondues... oui mais quelle perspective, meilleures que s'il n'y avait pas de manifestations, incontestablement ... Leur problème (Macron et ceux qui l'ont porté au pouvoir et qui en trouveront un autre pour faire le job) n'est pas de détruire la France il est de la piller comme le reste de la planète, comme le dit la fameuse fable du scorpion et de la grenouille, je n'y peux rien c'est dans ma nature... Le chaos plutôt que le socialisme avec un parti communiste calme et déterminé : qui en est là ?
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : bordeaux-moscou.over-blog.com
Au lendemain du 17 octobre, sali par le choix des médias officiels, les analyses s’affinent et se diversifient. Sur X de nouvelles vidéos calamiteuses pour le pouvoir montrent certains "casseurs" qui rejoignent leur poste, soit les fourgons de la police. C'est une histoire ancienne. Macron ne l’invente pas. Il en use et abuse, comme de tout ce qui permet dans la Constitution de bâillonner les citoyens. Parallèlement, une image est donnée d’un pays à feu et à sang, et les manifestations calmes (jusqu'à l’intervention de la police) de plus en plus nombreuses sont minimisées. À Bordeaux on est passé de 10.000 manifestants environ à 40.000 ce 17 octobre. Copieusement gazés. C'est à l’image du pays. Malgré une répression "sans aucune retenue" , déclaration du ministre de l'intérieur à la veille du 6 octobre, les manifestants sont de plus en plus nombreux. Car la réalité de leurs vies empêchées est têtue : prix du carburant en première ligne, prix des produits de première nécessité. En urgence absolue pour des millions de personnes. Survivre comme on peut.
Du coup, après son nouvel exercice de bla bla de 8 minutes en direct de l’Elysée, Macron confirme son choix du pourrissement et du chaos. Aucune mesure concrète qui irait à la rencontre des préoccupations exprimées. Avoir toujours en tête sa déclaration de début de mandat : pour faire du neuf, il faut d’abord tout détruire. C'est l’idée. Très vite, il est apparu que son "projet" portait les exigences de ceux qui l’ont porté au pouvoir, soit la finance mondialisée. Quel magnifique projet pour eux que de poursuivre, accélérer, voire achever le dépeçage de notre (riche) pays. Comparaison n’est pas raison, mais il m’est difficile de ne pas penser au dépeçage de l’économie soviétique et ses conséquences sociales que j’ai vues de mes yeux vues en 1991, 1994 et 1998. Toujours, contre vents et marées, avec mes lycéens bordelais.
En lien, l’analyse à chaud de l’historien Édouard Husson. Homme de droite revendiqué, il n’en produit pas moins des analyses d’un grand intérêt. Je n’en partage pas tous les attendus. Mais on peut les entendre.
La démission de Macron, exigée par de très nombreux manifestants a peu de chances d’être obtenue. Trop d’enjeux politiques et politiciens. Son départ de l’Elysée serait un soulagement pour tous ceux qu’il a brutalisés, écrasés. Le rapport des forces dans le pays serait cependant peu modifié en défaveur des représentants de la finance mondialisée. Avec la mobilisation populaire qui s’affirme, nous sommes toutefois dans une nouvelle étape de l’affrontement de classe. Comment le mener dans la situation actuelle où les organisations se réclamant de la lutte des classes sont faibles, LO, NPA, ou affaiblies. Dans cette dernière catégorie le Parti communiste qui représentait un électeur sur 5 en 1968. Et son rôle dans le "mai des prolétaires" fut incontournable pour obtenir des victoires. Le président du CNPF, soit le grand patronat français, le disait dans un entretien au journal l’Humanité : on ne mène pas la même politique avec un PCF à 20% ou à 5 %. C’était dans les années 80, je crois.
Que dire à 2% ! Bref, de ce point de vue aussi on a changé d’époque.
Dernière minute : Un "street medic" est mort à Paris ce 17 octobre d’un arrêt cardiaque (?) .Une enquête est en cours.
La seule issue responsable à la crise: le départ d'Emmanuel Macron
Le 17 octobre a vu la juxtaposition de tous les mouvements sociaux qui ont eu lieu depuis neuf ans. Ils ont un point commun: le souhait de voir Emmanuel Macron démissionner.
https://edouardhusson.substack.com/p/la-seule-issue-responsable-a-la-crise
Publié dans Desintox
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