Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Les médias français ont confirmé

C’est de plus en plus évident mais le médiatico-politique français à qui rien de ce qui est secondaire n’est étranger refuse de voir la logique des dernier feux de Macron. On s’interroge d’ailleurs sur la portée de ce que certains considèrent comme du tourisme diplomatique : La France est-elle à ce point déconsidérée que tout le monde se moque parfaitement des manoeuvres de ces deux has been que sont Zelensky et Macron, l’un avec le fric de l’UE engageant des mercenaires partout et l’autre utilisant ce qu’il reste des réseaux africains et des porte avions, force nucléaire pour tenter de s’imposer dans le gouffre d’ormuz? le fait est qu’aucun parlementaire français et surtout pas les braillards de LFI avec leur gourou présidentiable ne songent à demander des comptes à Macron qui fait de nous des belligérants sans nous demander le moins du monde notre avis (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Bulletin d’information d’Andrew Korybko

Les médias français ont confirmé que Paris soutient l’Ukraine au Mali.

André Korybko11 mai 2026


On peut désormais discerner une division du travail : les États-Unis ont orchestré cette guerre contre le Mali, allié de la Russie, menée par des radicaux islamistes proches d’Al-Qaïda en alliance avec des séparatistes touaregs, eux-mêmes directement soutenus par l’Ukraine et indirectement par la France via l’Algérie voisine.

La crise malienne a pris une dimension internationale après que la chaîne française RTL a confirmé, en fin de semaine dernière, que non seulement les services de renseignement militaire ukrainiens opèrent sur le terrain en soutien au Front de libération de l’Azawad (FLA), mais que Paris les soutient également. L’Ukraine s’était vantée, durant l’été 2024, d’avoir apporté son soutien au prédécesseur du FLA lors de l’embuscade tendue à l’ancien Wagner ; son implication dans la crise malienne était donc déjà soupçonnée par beaucoup.

De même, étant donné que le Mali se situe dans ce que la France considère comme sa « sphère d’influence », son implication était également suspectée, mais elle est désormais confirmée. Par ailleurs, RTL a confirmé que l’Ukraine avait « proposé aux autorités françaises un plan détaillé pour déloger les juntes de la région du Sahel » au début de l’année dernière, mais la France ne l’aurait apparemment accepté que maintenant. En réalité, il est probable qu’elle ait planifié cela de concert avec l’Algérie et les États-Unis depuis lors.

Un autre détail intéressant est que le soutien français à l’Ukraine « semble favoriser les djihadistes » alliés aux FLA. Comme l’a formulé RTL : « En limitant son soutien opérationnel à ces relais ukrainiens, la France évite toute coopération directe avec les djihadistes liés à Al-Qaïda. » Sans l’alliance des FLA avec ces derniers, la France aurait probablement soutenu directement ce groupe, ce que RTL a laissé entendre en rappelant que « les rebelles touaregs entretiennent des relations de longue date avec les services de renseignement français ».

Une division du travail se dessine désormais. Les radicaux islamistes du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, fournissent l’essentiel des combattants contre les Forces armées maliennes (FAMA), tandis que leurs alliés des Forces de libération du Mali (FLA) confèrent une apparence de légitimité internationale à leur cause idéologique. L’Ukraine, redevable envers l’Occident pour son soutien militaire de près de quatre ans et demi contre la Russie, a été chargée d’assurer la liaison directe avec les FLA afin d’obtenir un soutien indirect au JNIM.

La France, de son côté, apporte son soutien à l’Ukraine, une action très probablement coordonnée depuis l’Algérie dans le cadre des efforts déployés récemment par sa junte militaro-espionne de facto pour améliorer ses relations avec l’Occident, et notamment la France et les États-Unis . L’Algérie est également soupçonnée d’avoir fourni un soutien logistique à l’Ukraine avant l’embuscade menée par leurs alliés touaregs contre l’ancien Wagner à l’été 2024, car il n’existe aucune autre explication plausible à l’aide apportée par l’Ukraine, le Niger étant déjà militairement allié à la Russie à cette date.

Enfin, au sommet de cette hiérarchie se trouvent les États-Unis, instigateurs de la crise malienne et, vraisemblablement, également commandités par la suite chez leurs alliés burkinabés et nigériens, dans le cadre de ce que l’on a récemment qualifié de doctrine néo-reaganienne visant à contrer l’influence russe à l’échelle mondiale. Cette répartition des rôles est similaire à celle observée lors de la guerre en Syrie : l’Algérie joue le rôle de la Turquie, le JNIM celui de Daech et des autres groupes islamistes radicaux, tandis que le rôle des Touaregs s’apparente à celui des Kurdes.

Contrairement aux treize années qu’il a fallu à l’Occident pour atteindre son objectif en Syrie , il pourrait y parvenir bien plus rapidement au Mali, le Nigeria ayant laissé entendre la semaine dernière qu’il pourrait intervenir. Ce n’est certainement pas un hasard si les États-Unis ont publié à peu près au même moment leur nouvelle stratégie antiterroriste , qui appelle l’Europe à « assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité, notamment en menant des opérations antiterroristes en Afrique ». La simple possibilité d’une conquête du Mali par le JNIM pourrait donc servir de prétexte à une nouvelle intervention française dans le pays .

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