Gaza : Donald Trump annonce qu’un « conseil de la paix » a été formé. Cette instance présidée par le président américain doit superviser le comité palestinien – des technocrates liés à des affairistes- chargé d’administrer l’enclave. Sa mise en place s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du plan de paix, annoncé mercredi par la Maison Blanche. L’Amérique latine ne cesse d’être stupéfaire devant la manière dont le président des Etats-Unis ose ce que des prédécesseurs faisaient mais d’une manière moins décomplexée. C’est toute la différence, il y a toujours eu le fonctionnement diplomatique et la gestion par la CIA d’un terrorisme étatique radical, mais désormais le second est devenu non seulement la loi des Etats-Unis mais l’extraterritorialité qui jusqu’ici avait ses effets les plus dramatiques sur les pays « rebelles » du sud comme Cuba et se justifiaient par d’hypothétique dictature sont devenus un mode de gestion des alliés européens. Netanyahou et ses pareils acceptent d’être identifiés à des chefs d’Etat qui sont prêts à s’attaquer sur des bases raciales et toujours corrompues à leur propre population. Rien de bien nouveau si ce n’est l’affirmation provocatrice que le président des Etats-Unis détruit le discours qui prétendait donner un fondement démocratique à l’exercice d’une puissance devenue « droit naturel » de la jungle. Ces proclamations en fait comme je le développe dans mon livre qui va sortir bientôt sont en fait la parade d’une puissance de plus en plus destructrice à qui il ne reste plus le terrorisme et le bluff pour tenter d’imposer un droit à piller en imposant ces marionnettes qui dans les faits est en train de se réduire comme une peau de chagrin. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Europa Press, AFP et Prensa Latina
18 janvier 2026
Madrid. Les offensives israéliennes continues dans la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu du 10 octobre, ont déclenché l’une des plus grandes crises d’orphelinat et d’abandon massif d’enfants de l’histoire moderne, laissant des dizaines de milliers d’enfants « en mode survie » sans leurs tuteurs, a rapporté Middle East Eye ce week-end.
Selon les chiffres du bureau central palestinien des statistiques, plus de 39 000 enfants à Gaza ont perdu un ou leurs deux parents, dont 17 000 sont complètement orphelins.
La perte d’un tuteur ou d’un membre de la famille capable de prendre soin d’un enfant proche n’est pas seulement la conséquence d’un décès, mais aussi d’autres facteurs tels que des blessures graves, une disparition forcée ou une séparation dans le chaos des déplacements répétés, a déclaré Bahzad Al Akhras, médecin palestinien et chercheur en politiques de santé spécialisé dans les traumatismes infantiles.
Les conséquences psychologiques pour un enfant sont immédiates face aux événements qui se déroulent dans l’enclave palestinienne. « Ils pleurent pendant des heures, s’accrochent au premier adulte venu et paniquent dès qu’un adulte disparaît de leur vue, même un instant », a-t-elle déclaré.
Il a ajouté que « certains enfants ont été sauvés des décombres, pour découvrir ensuite qu’ils n’avaient plus personne à appeler « mon père ». D’autres ont un parent vivant, mais celui-ci est tellement blessé, traumatisé ou absent que l’enfant se retrouve sans véritable protection. »
Dans le cas des enfants sur le point d’entrer dans l’adolescence, le traumatisme les transforme en adultes « du jour au lendemain » lorsque leur père est tué, arrêté ou grièvement blessé ; dans cette situation, l’enfant assume le rôle de « pourvoyeur, protecteur et décideur ».
Quant aux filles aînées, elles portent « des responsabilités qui briseraient la plupart des adultes : se procurer de la nourriture, prendre soin de leurs frères et sœurs, gérer un parent survivant traumatisé et maintenir la famille en état de marche malgré les bombardements et la faim. »
Des bébés sont morts de froid.
Le ministère de la Santé de Gaza a signalé que huit bébés sont morts d’hypothermie dans l’enclave côtière depuis le début de l’hiver ; le dernier décès remonte à avant-hier et concernait un nourrisson de 27 jours.
Au total, depuis le début de la guerre d’Israël contre le Hamas en octobre 2023, l’agence a enregistré au moins 71 548 morts et 171 353 blessés.
En outre, il a annoncé la reprise, à compter d’aujourd’hui, de la campagne de vaccination visant à « renforcer le programme d’immunisation des enfants de moins de trois ans » qui n’avaient pas pu être vaccinés auparavant ; la vaccination durera 10 jours et concernera 130 centres médicaux affiliés au ministère, à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et au Croissant-Rouge palestinien.
L’initiative concernant l’autoroute de Tel Aviv a été rejetée.
Dans une tentative d’annexer des terres palestiniennes au nord de Jérusalem, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a lancé un projet d’infrastructure visant à créer un réseau routier reliant Israël aux colonies juives de la Cisjordanie réoccupée, a déclaré le gouvernorat palestinien dans un communiqué critiquant l’initiative connue sous le nom de Route 45.
Trump continue de constituer son conseil de paix
Le président américain Donald Trump commence à consolider son soi-disant « conseil de paix » pour Gaza après la guerre, et plusieurs dirigeants mondiaux ont déclaré hier avoir été invités à y participer, notamment le président argentin Javier Milei, un proche allié du républicain, ainsi que les présidents d’Égypte, de Turquie et de Chypre, et les premiers ministres d’Albanie et du Canada.
La Maison Blanche a indiqué que, selon le plan de l’administration, il y aurait un conseil de paix présidé par Trump lui-même, un comité palestinien de technocrates chargé d’administrer provisoirement le territoire déchiré par la guerre, et un « conseil exécutif » qui aurait apparemment un rôle consultatif.
Dans ce contexte, il est apparu que l’administration Trump souhaite que les pays versent un milliard de dollars pour rester membres de son Conseil de la paix, a rapporté Bloomberg News, citant un projet de lettre.
Quelques heures plus tard, la Maison Blanche a qualifié le rapport de « trompeur » et a déclaré qu’il n’y avait pas de cotisation minimale pour adhérer au « Conseil de la paix ».
« Cela offre simplement une adhésion permanente aux pays partenaires qui démontrent un profond engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité », a expliqué la Maison Blanche dans X.
Par ailleurs, le Jihad islamique a déclaré que les membres du comité avaient été choisis pour servir les intérêts de Tel-Aviv. « Nous avons été surpris par la composition de ce prétendu « conseil de paix » et par les noms annoncés, choisis selon des critères israéliens et servant les intérêts de l’occupation (israélienne) », a affirmé le mouvement.
Cette composition, a indiqué le groupe, témoigne d’« intentions négatives préméditées concernant la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza ».
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jean-luc
Il y a une grande confusion autour du ‘conseil de la paix’ ‘entériné’ par la résolution 2803 du Conseil de Sécurité de l’ONU en décembre.
L’administration Trump a tout d’abord annoncé en début de semaine une structure qui est rebaptisée ‘conseil exécutif de la paix’ où siègent des personnages aussi recommandables que Jared Kushner, gendre de Trump et héritier d’une riche fortune juive, ou Marco Rubio, ministre des affaires étrangères de Trump qui supervise depuis janvier 2024 le génocide à Gaza (et artisan de toutes les aberrations impérialistes trumpiennes, du Venezuela au Groenland). On y trouve encore Marc Rowan, un autre milliardaire de la mafia trumpienne qui ne fait pas mystère de ses origines juives et de ses convictions sionistes ainsi que Yakir Gabay, milliardaire israélien et grande figure de l’immobilier européen. Et si tout ça ne suffisait pas, Trump y a finalement inclus Tony Blair, l’auteur du fameux plan de reconstruction de Gaza qui prévoyait l’éradication des Palestiniens et sa transformation en Riviera au profit de cette bande de milliardaires. Rappelons que Blair a aussi été l’artisan du grand mensonge sur les armes de destruction massive qui a servi de prétexte à la sanglante guerre d’agression impérialiste en Irak en 2003, provoquant des centaines de milliers de morts. Avec le milliardaire Steve Witkoff, le directeur de la banque mondiale, Ajay Banga et la potiche Nickolay Mladenov comme coordinateur on arrive à huit. La liste est incertaine, et certaines sources donnent Gabriel, conseiller à la sécurité à la place de Gabay.
Le titre de ‘conseil de la paix’ est lui réservé à un aréopage de dirigeant mondiaux, alignés avec Trump de façon plus ou moins solide. Des invitations ont été envoyées à l’Egypte, au Qatar, à la Hongrie, au Canada, à la Turquie et sans doute à bien d’autres encore.
En totale divergence avec la résolution 2803, ce ‘conseil de la paix’ ne se préoccupera ni seulement ni essentiellement de la situation à Gaza. La Palestine n’est même pas mentionnée dans les lettres d’invitation. Il a prétention à « adopter une nouvelle approche audacieuse pour résoudre les conflits mondiaux » et à « garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits ».
Trump, en pleine attaque de mégalo, se réserve le droit de nomination à ce Conseil, et le droit de véto sur ses décisions. La nomination par Trump des pays ‘élus’ ne sera valable que pour 3 ans, sauf s’ils s’acquittent d’une taxe de 1 milliard de dollars dans la première année d’existence de ce conseil. Dans ce cas, ils auront droit à être membres permanents! Personne ne connaît la destination finale des fonds qui seraient collectés.
En réalité, cette instance, dont on ne sait qui y participera (seuls Milei et Orban ont accepté pour l’instant, on ne sait pas s’ils s’acquitteront de la taxe pour la permanence, LOL) se pose en concurrente directe de l’ONU. S’il ne s’agit pas d’un canular trumpien, elle pourrait servir de moule à une internationale de la réaction. Elle pourrait surtout viser à remplacer l’OTAN en tant que force d’attaque au service de l’hégémon plutôt que perdre du temps à achever une ONU moribonde.
(En écrivant ces lignes, j’ai l’impression de délirer, sortez moi de ce cauchemar!)
Quoiqu’il en soit, selon le plan de Trump, le ‘conseil de la paix’ supervisera le ‘comité exécutif’ dans le cadre de la reconstruction de Gaza.
Le Comité National pour l’Administration de Gaza, (15 technocrates palestiniens) créé il y a quelques jours au Caire par un accord entre toutes les factions palestiniennes serait, selon ce même plan, la courroie de transmission de cet aréopage d’oligarques siono-impérialistes. Espérons au contraire que, dans la confusion totale créée par les fantasmes de l’empereur, la résistance palestinienne soit capable de l’utiliser pour montrer sa responsabilité et pour améliorer la situation dramatique où vivent les 2 millions restant d’habitants de Gaza. Espérons aussi que la ‘Force Internationale de Stabilisation’, chargée de ‘désarmer le Hamas’ et dont Trump vient de nommer le général (états-unien) reste ce qu’elle est à ce jour : une coquille vide où un détachement de militaires français jouent les pingouins de faction, incertains de savoir s’ils seront rappelés en France pour défendre… le Groenland!
Israël se trouve mis sur la touche par ces annonces et Netanyahu s’offusque, car il a peur que cette usine à gaz se mette en travers, ou plutôt soit incapable, de terminer son travail : le désarmement de la résistance Palestinienne et l’éradication des Palestiniens de Palestine. La présence de la Turquie (et même du Qatar!) aux côtés de Trump lui donne des sueurs froides. Attendons-nous à une réaction militaire massive des génocidaires dans les jours à venir. Les médias israéliens bruissent des annonces de la préparation d’une opération de conquête totale de Gaza.
En définitive, ce pourrait bien être la seule réalité à sortir de ce délire total créé par le ‘plan de paix’ de Trump et la résolution du Conseil de Sécurité : le retour aux tentatives désespérées d’éliminer la résistance armée, et la reprise du génocide à grande échelle contre la population palestinienne.
admin5319
le répétition de l’origine juive dans votre description m’est insupportable et ceci pour deux raisons essentielles outre la principale qui est je suis convaincue que l’antisémitisme aussi manifeste est nuisible au combat du peuple palestinien, nous en avons discuté déjà et il m’est arrivé de ne pas passer les textes que vous passiez à cause de cela.
première raison, elle est évidente, il y a à la tête de mouvements en faveur des palestiniens un grand nombre de « Juifs » mais ils ne se désignent pas comme tel sans pour autant renier leur appartenance. Pour la simple raison qu’elle est plus familiale que religieuse. fort heureusement ils sont rarissimes ceux qui renient leur origine familiale, les arabes et autres peuples musulmans qui ont une conception également familiale sont plus aptes à comprendre cet impossible reniement. C’est comme le poids des structures claniques dans les comportements politiques l’impérialisme s’empare de certains féodalismes, mais se heurte aussi à leur réalité dans ses tentatives d’en faire des masses de manoeurvre. Bien des juifs même moins engagés que moi ne décolèrent pas devant ce qu’ils vivent comme une trahison de la part de Netanayoun et même Zelenski et ses semblables, le mouvement dans les universités américaines multiplie les affrontements et ce qui parait un critère d’opposition se situen entre des enseignants et des bailleurs de fond milliardaires…Mettre en avant le judaïsme revient souvent à masquer la multiplicité des déterminations que met en avant le marxisme. Personnellement j’éprouve un vrai rejet pour sholomo sand qui fait commerce de son appartenance au peuple juif et qui à chaque livre renouvelle le reniement.Et en plus il dit des âneries. Moi j’assume le lien familial mais je juge de mon devoir de la subordonner à notre appartenance à l’humanité. Ce qui renvoie là à mon choix communiste qui lui aussi considère la nécessité d’un parti mais ne l’hypostasie pas.
deux vous ignorez tout du judaïsme et encore aujourd’hui des courants contradictoires qui le traversent c’est même assez étrange qu’une population d’à peine au total 13 millions d’individus se soient retrouvés mêlée à de tels débats idéologiques contradictoires. C’est un phénomène qui a connu toute son ampleur au XIX e siècle et on assite aujourd’hui à des parcours assez semblables chez d’autres peuples venus du sud.
on pourrait m’accuser et certains n’ont pas hésité à franchir le trait de l’ignominie d’être secrètement partisan des génocidaires mais en fait cette démarche là est celle que j’adopte pour tenter de comprendre le basculement du monde..Ce qui fait d’ailleurs que logiquement vous avez du mal à comprendre que je publie des poisitions de « l’adversaire » qui me paraissent « éclairantes » sur des phénomène pour moi essentiel à savoir l’état réel du rapport de l’impérialisme aux forces productives et la division de la classe capitaliste, deux fait que Lénine et le courant marxiste considèrent comme fondamentaux dans la définition d’une situation révolutionnaire.
danielle Bleitrach