Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Les années quatre-vingt et la « vertu » incarnée par Lionel Jospin avec le tournant de la « rigueur » et l’atlantisme, démonstration… par Danielle Bleitrach

Lionel Jospin est mon contemporain et quand j’ai vu que l’on ressortait à la télévision le débat qui l’avait opposé à Georges Marchais cela m’a paru dans la logique d’une situation qui continue à peser sur la France, la fin du parti communiste et son remplacement par diverses formes de social démocratie. Nous étions le 29 avril 1980. Alors que les socialistes et les communistes ne se parlent plus depuis trois ans après la rupture du Programme commun de gouvernement, Lionel Jospin, alors n°2 du PS et Georges Marchais, secrétaire général du PCF, se retrouvent à la télévision dans l’émission « Les Dossiers de l’écran », à l’occasion des 60 ans du congrès de Tours. Lionel Jospin jusque-là inconnu y pratique une technique qui est celle de l’OCI, des débats pugnaces déstabilisateurs dans lequel il lance « cela fait soixante ans que vous n’êtes plus ouvrier. Moi ce matin je travaillais en faisant mon métier d’enseignant ». Ce qui est la négation du léninisme, d’un parti de la classe ouvrière constituant son propre personnel d’Etat face à la bourgeoisie et le retour à un parti dominé par ceux qui ont du temps et un savoir acquis dans les institutions bourgeoises sans la possibilité de leur propre formation. Cette domination supposée des couches moyennes, le retour des notables avec le primat des élections pour financer les postes de responsables du parti et une presse qui n’est plus partisane se dévoile dans cet affrontement. C’est la démocratie des préaux et la fin de celle de la dictature du prolétariat ou la démocratie élargie à toute la population, dont les travailleurs, les ouvriers ne sont pas exclus. C’est la désaffection d’aujourd’hui, l’abstention et le vote pour le RN, les divisions exacerbées à l’intérieur du monde du travail. C’est déjà Mélenchon disant à ce qu’il reste du PCF, « vous êtes le néant » et s’acharnant hors toute vraisemblance lui et ses sbires sur tout ce qui relève la tête et rappelle ce que fut le communisme.

Encore aujourd’hui Il y a les méthodes de l’OCI, dont il faut noter que ce n’est pas n’importe quelle organisation trotskiste mais une secte qui a nourri l’idée de l’hitlero-trotskisme tant sa haine des communistes dits staliniens l’a conduit loin dans les alliances pendant la seconde guerre mondiale. Jospin, Melenchon et bien d’autres leaders du PS appartenaient à l’OCI et rien ne prouve qu’ils aient jamais abandonné cette appartenance au point que Mélenchon s’insurge de ne pas avoir été invité aux funérailles de ce camarade et vante sa politique, ce qui est pour le moins étonnant chez cet adepte de la radicalité. Pour qui les a subis dans les Universités en mai 68, il y a des stratégies, des méthodes qui portent la marque de l’OCI et que l’on retrouve chez le vainqueur de Vénissieux arrivant à l’ultime heure avec un bureau dont il a acquis un total contrôle en menant des familles entières dans un mélange de terreur et de chantage parfois, allant jusqu’à s’allier les trafiquants pour renverser la majorité à 25 voix près.

Lionel Jospin c’est l’infiltration de ce courant jusqu’à la tête du PS avec une seule obsession « l’antistalinisme » supposé. Ce trotskisme s’est infiltré également dans le PCF où l’on a vu à la même époque le secteur international infiltré par Christine Mendhelson qui était une militante trotskiste et de la CFDT qui quelques mois après son adhésion au PCF a été propulsée sous Robert Hue et Marie Georges Buffet au poste de responsable à l’internationale, que ce soit à la CGT ou au PCF. Depuis cette période, celle de Robert Hue, il peut y avoir des évolutions à la direction du parti, ce poste qui est celui de l’Internationale et le contrôle de la presse sera toujours occupé par quelqu’un ayant des liens avec l’infiltration trotskiste et qui imposera une ligne qui est celle de Jospin qui sont des gens également très anti-gaullistes.

On ne peut pas s’étonner de l’hommage appuyé de Mélenchon, ils appartiennent à la même écurie, entrés en force au PS après l’OPA de Mitterrand sur ce parti et que l’on détruit encore plus sûrement qu’ils ne l’ont fait pour le PCF. C’est d’ailleurs ce qui me conduit à porter plainte comme je l’explique par ailleurs contre leurs mœurs type terreur sans scrupule dans le fait qu’ils ont à travers probablement Claude Gindin prétendu exercer une censure totale et rétrospective sur mes écrits grâce aux dispositions de l’UE. Il y a incontestablement eu une mainmise non seulement en URSS et dans les pays du pacte de Varsovie sur les partis communistes au pouvoir par des agents de la CIA, mais les partis qui avaient une grande influence en Europe comme le PCI et le PCF n’ont pas été non plus exemptés de ce contrôle. Qui depuis agit comme agent ou est agi par ce que sont devenus ces partis il est difficile de le dire, mais ces gens-là ne sont ni des communistes, ni des trotskistes, ni des socialistes mêmes réformistes ce sont des aventuriers dont la politique n’a rien à voir avec la gauche.

Voici un texte qui rappelle ce que fut l’installation de ces gens-là dans les partis ouvriers français et la manière dont ils ont accompagné ce que fut le choix de la rigueur par Mitterrand, ce moment de basculement alors que le gouvernement Mauroy avec des ministres communistes est contraint d’avaler le fait que le visiteur du soir (comme l’appelait Krasucki) Gattaz le patron des patrons de l’époque imposait un changement de politique à Mauroy au vieux parti socialiste du nord. Une bande de courtisans qui prenait le visage de couches moyennes dénonçant le totalitarisme de l’URSS et de la classe ouvrière imposait une nouvelle social démocratie mais il faut là encore voir les FAITS et pourquoi je fais partir la contrerévolution en France de cette année 1983 où Mitterrand choisit la rigueur et où Walesa reçoit le prix Nobel de la paix. Mais aussi l’année où Thomas Sankara le révolutionnaire prend le pouvoir dans ce qui est encore la Haute Volta (aujourd’hui le Burkina Faso) qui sera assassiné par les services secrets français, ceux qui commencent des opérations au Tchad et qui deviennent les supplétifs des USA sur ce continent…

Qu’ajouter quand je vois les troupes de l’OCI tenter de prendre d’assaut la municipalité communiste de Vénissieux et les élus de cette ville au courage sans faille mais le nez sur le guidon de leur ville subir les aigreurs de l’ancien édile passé à l’extrême-droite et à l’anti-islamisme primaire, tandis que personne sauf la droite ne semble décidé à faire un recours devant un tel résultat et de tels mœurs, je mesure l’état de dégradation qui s’est produit dans la logique de ce débat entre Marchais et Jospin… Sommes-nous irrémédiablement « américanisés » c’est-à- dire arrivés à un tel degré de « communautarisme » et de pseudo république des couches moyennes s’attaquant de fait en priorité à ce qui constituait la souveraineté du peuple français ? C’est possible et le pire n’est pas à écarter… Tant la vertu puritaine, celle qui a accompagné les Etats-Unis dans leur pire dérive est proclamée aux dépends des réalités d’une situation que l’on laisse se dégrader derrière des mots qui ont perdu leur sens. Il ne reste plus à espérer que quelques vestiges historiques du temps où le parti communiste et le gaullisme se partageaient le champ politique républicain ressurgisse au-delà de leur destruction parallèle par les « mitterrandiens » trotskisto-collabo-notables à la Hollande et les sarkozistes-chiraquiens-retailleau et autres Larcher, pour en appeler à un sursaut patriotique parce que c’est bien de cela qu’il s’agit et ce sera au peuple de toute façon de payer l’addition et il s’en souviendra.. il s’abstient déjà… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Patrick Alvarez

Les années JOSPIN, HUE, GAYSSOT, VOYNET, STRAUSS-KAHN et Cie.

Lionel JOSPIN s’est éteint à Paris à l’âge de 88 ans, presqu’un mois avant la date anniversaire du 21 avril 2002.

Au-delà de son parcours politique qui le classe parmi les personnalités socialistes marquantes du XXème siècle et du début du XXIème, jusqu’à son quasi retrait de la vie politique en 2002, c’est le souvenir d’une certaine dérive du courant social-démocrate vers un social-libéralisme assumé qui définit le mieux la figure de ce dirigeant politique.

Sa double vie politique, d’abord au sein de l’Union de la Gauche Socialiste à la fin de années 50, du PSU ensuite en 1960 et en 1965 son adhésion à l’Organisation Communiste Internationale, mouvement trotskiste, marque un parcours fondé sur la dissimulation et le mensonge. Qui peut raisonnablement croire que le militant lambertiste rompra tout lien avec l’OCI à partir du moment où, comme il le dit lui-même, « j’accepte les responsabilités nationales en 1973 au sein du Parti Socialiste » (Parti refondé en 1971 au Congrès d’Epinay).

C’est à l’Ecole Nationale d’Administration, toujours dans les années 60, qu’il rencontre le Baron Ernest-Antoine SEILLIERE (le fossoyeur de Creusot-Loire), avec qui il entretiendra les meilleures relations du monde.

Premier secrétaire du PS en 1981, Ministre de François MITTERAND et Premier Ministre en 1997, Lionel JOSPIN marque l’histoire politique française de la fin XXème siècle par une série de décisions politiques qui conduiront à la défaite historique de la Gauche en avril 2002.

Au mépris du contrat de gouvernement qui l’engage auprès de ses partenaires de la Gauche plurielle, sans que ces derniers, communistes et écologistes, n’opposent une grande résistance, le premier ministre JOSPIN va développer une politique de privatisation des entreprises publiques que la droite n’a jamais égalée dans notre histoire. De 1997 à 2002, France Télécom, Air France, CSF, Thomson, Le Crédit Lyonnais, le GAN et plus d’un millier de sociétés du secteur public ou semi-public sont passées dans le giron du secteur privé sous les applaudissements du patronat.

En juin 1997, il fait adopter au sommet européen d’Amsterdam « Le Pacte de stabilité » qui consacre les choix austéritaires qui pèsent jusqu’à aujourd’hui sur les peuples de l’Union Européenne.

Enfin, sur le plan institutionnel, et comme le souligne la presse à l’époque, « en pleine connivence avec Valéry GISCARD d’ESTAING », Lionel JOSPIN arrache en 2000 un référendum sur la réduction à 5 ans du mandat présidentiel. Avec son complice François HOLLANDE, le Parti socialiste et la droite, le dispositif est complété un an plus tard par l’inversion du calendrier électoral. Les élections législatives deviennent un appendice de l’élection présidentielle puisque placées, dans le calendrier, après cette dernière. Consécration ultime du système présidentiel ardemment défendu par la grande bourgeoisie.

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14 Commentaires

  • FAUDOT joel
    FAUDOT joel

    ne as oublier le traité de barcelone

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  • LAGIER
    LAGIER

    Merci pour votre article . Il résonne en moi de tous les souvenirs de cette époque où j’étais militant
    de la CGT PTT
    Je me souviens du tournant de la rigueur de Mauroy combattu par la CGT de Krasucki
    des faux emplois appelés T.U.C
    je me souviens de Gattaz déclarant en 1981: (( Il nous faut saisir l’occasion historique de faire reculer
    le pouvoir d’achat ))
    je me souviens d’Edmond Maire (( Ne laissons pas la CGT imprimer sa loi au changement))
    je me souviens des privatisations de Jospin et de la réduction du taux d’épargne du livret « A »
    emblème de l’épargne populaire
    je me souviens des débats houleux à la CE de la CGT PTT a propos de Solidarnosc de Walesa
    Je me souviens aussi au soir d’élection présidentielle où Jospin est derrière Jean-Marie Le Pen
    et pourquoi voulez-vous bien me le dire !!!!
    La cohabitation Chirac-Jospin ni droite , ni gauche du macronisme avant l’heure
    qui viendra merci Hollande
    On m’a demandé pourquoi je ne rendais pas hommage (( à cet homme politique exceptionnel ))
    Avec la CGT de Krasucki nous ne nous sommes pas trompé à l’époque et je n’ai rien à renier

    Je reçois aujourd’hui votre livre : (( Quand la France s’éveillera à la Chine ))

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    • Etoilerouge
      Etoilerouge

      Ds la CGT les débats houleux étaient dirigés contre les communistes et le socialisme reel sous prétexte d’améliorer le socialisme. Cela a porté au pouvoir des sociaux démocrates, affaibli la CGT, renforcé le patronat atlantiste, bloqué puis détruit le PCF et ensuite ouvert la démolition des droits ouvriers de l’extrême droite aux socialistes. Et là plus de reunion houleuses plus de gdes déclarations démocratiques. Étonnant non? Ce n’était pas le fruit du hasard mais de la trahison.

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  • Lafleur
    Lafleur

    Le rappel de Patrick Alvarez appelle à mon sens une précision. En effet, Jean-Luc Mélenchon par facétie a rappelé : « Tu seras donc accompagné des seuls fossoyeurs de ce que tu avais entrepris. Quant à moi, je te maintiens ta carte de “membre d’honneur de la gauche socialiste” que tu avais réclamée avec humour dans ton discours au congrès de Brest ». Les fossoyeurs sont les « socio-démocrates » de droite que l’opportunisme gauchiste, auprès de leur « vieux » Mitterrand, comme Jospin et Mélenchon ont favorisé par anti stalinisme et favorisent : évidemment pour Mélenchon les Hollande, Faure, Ayrault, Grégoire, Payan, Fauvet etc. qui gardent encore la « vieille maison ».

    Mais l’article rappelle l’entrisme trotskiste (anti communiste) de Lionel Jospin avec la forme OCI (devenu, PT, puis POI, puis POI et POID lui-même redevenu PT … et j’en passe). Le POI actuel est toujours la garde réactionnaire avec le député Lagrave et le lieu d’unité de cette réaction viscéralement petite bourgeoise et ouvertement anti communiste sous couvert d’antistalinisme.

    En effet, l’article rappelle que Lionel Jospin a adhéré « ’abord au sein de l’Union de la Gauche Socialiste à la fin de années 50, du PSU ensuite en 1960 et en 1965 son adhésion à l’Organisation Communiste Internationale ».
    Or, l’UGS a été fondée par les trotskistes (Marcel Bleibtreu, Michel Lequenne, Pierre Naville, Yvan Craipeau etc.) avec déjà des « chrétiens » et préfigure le PSU de 1960. C’est la scission de la fraction trotskiste du PSU qui a mené à la création de l’OCI a eu lieu en 1965.

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  • Denis Lemercier
    Denis Lemercier

    Les parcours de Jospin et Mélenchon sont contemporains du mien puisque je me situe en âge entre les deux.
    Je commencerai par Jospin et ce qui a un peu précédé son débat avec Marchais. Le jour de la déclaration de Robert Fabre en 77 je me suis dit : « C’est foutu ». La période qui a suivi jusqu’en 1981 fut certainement la période la plus difficile pour moi au niveau politique. Cela dit pour donner le contexte, tel que j’ai vécu, du débat dont il est question.
    J’étais secrétaire d’une cellule d’un petit établissement universitaire qui comportait plusieurs dizaines d’adhérents, ce qui était beaucoup : : cela représentait environ 20 % des personnes de l’établissement. À partir de 77, ce fut la débandade dans la cellule. Quelques années avant, de 74-76, j’avais été secrétaire de la section du cinquième arrondissement de Paris auquel appartenait ma cellule. Nous avions doublé les adhérents au cours de ces deux ans.
    Quand, dans la période de 77 à 81, les effectifs de ma cellule se sont éclaircis j’ai fait l’analyse suivante: une bonne partie des adhérents savaient qu’ils adhéraient au parti communiste mais n’avaient pas conscience de la différence existant entre le parti socialiste et le parti communiste. Cela dit encore pour essayer d’illustrer sur sur quel terrain labourait Jospin, après d’ailleurs une campagne anticommuniste violente pendant cette période.
    Un épisode symbolique : nous affichions « l’humanité » dans l’établissement qui dépendait du CNAM. Le directeur du CNAM nous a adressé des injonctions pour stopper cet affichage. Malgré cela « l’huma », restait affichée. J’ai appris après coup, bien des années après, que le directeur de l’établissement s’était opposé au directeur du CNAM. Et pourtant nous en avions eu des démêlés importants avec parfois intervention publiques contradictoires, notamment idéologiques, concernant les bases scientifiques de la psychologie, avec ce directeur de l’établissement. Autrement dit, il y avait quand même quelques forces de notre côté.
    Il n’empêche que je n’ai jamais eu si peu le moral après une élection que le soir du 10 mai 1981. Je me suis dit : « Nous allons en prendre plein la tronche ». Je n’imaginais pas que ça irait si loin.
    À la dernière réunion de militants de ma fédération du PCF, j’ai évoqué ce vécu du 10 mai 81. J’ai ajouté : il y a aussi une période catastrophique pour le peuple français dont on ne parle pas (et j’aurais pu ajouter pour le parti communiste) c’est la période du gouvernement dit de la gauche plurielle. Et j’ai ajouté, c’est un gouvernement bien connu pour ses nombreuses privatisations mais aussi un gouvernement qui a institué la LOLF qui est une loi extrêmement importante puisqu’elle détermine le fonctionnement budgétaire de la nation et qu’elle est une régression démocratique. Ce fut aussi l’époque du LMD qui a fortement contribué à casser la valeur de la force de travail en détruisant le système des qualifications. J’aurais pu ajouter c’est le gouvernement aussi qui a adopté la loi Buffet de 2000 qui est l’adaptation de la loi Avice sur le sport à la politique de Maastricht. C’est aussi une loi qui casse le système des qualifications.
    Au cours de cette période, j’étais membre du bureau national du SNESup, j’ai pu assister à la dégringolade idéologique et politique qui se passait dans le pays à partir de la place que j’occupais au niveau syndical. Notamment pour ce qui a concerné la LOLF et la loi Buffet : ceux qui s’opposaient à ces deux lois étaient largement minoritaires, aussi bien au SNESup que plus largement à la FSU. Pour ce qui a concerné le LMD, cela a été plus conflictuel.
    Le camarade Ziouganov a plusieurs fois dénoncé le système LMD et le processus de Bologne. Il a même annoncé que la Russie l’avait abandonné. J’aimerais bien avoir ses arguments concernant le système LMD. Je suis actuellement membre de la CGT de mon université (je ne pouvais être membre du SNESUP étant donné son impéritie sur le plan local et en tant que retraité c’est difficile de le remonter) : je suis périodiquement devant la nécessité de rappeler à mes camarades et d’argumenter longuement sur les changements absolument néfastes introduits par la LOLF et le LMD.
    Quelle a été l’attitude du parti communiste à l’égard du gouvernement Jospin ? Première chose, il s’y est maintenu : il avait démissionné du gouvernement en 84. Et ce maintien au gouvernement avait été décidé dès la formation de celui-ci, ce qui en dit long sur l’opportunisme, et même plus, qui a présidé à l’appartenance à ce gouvernement. Je le dis d’autant plus facilement qu’un membre du parti, membre du conseil national, qui s’est révélé être bien informé, m’avait déclaré peu de temps après la formation du gouvernement : « Nous ne quitterons jamais le gouvernement ». Cela m’avait laissé un peu pantois.
    La loi Buffet, et la politique de Gayssot notamment, vont dans le même sens.
    Cette période politique fut celle où les ministres communistes côtoyaient Mélenchon au gouvernement.
    Concernant celui-ci, il fait périodiquement des conférences au siège du POI et je me dis que c’est donc qu’il y a son siège. Pour le dire en termes galants.

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  • FRESKO Alain
    FRESKO Alain

    Juste une demande de précision : qui est l' »ancien édile passé à l’extrême droite » dont vous parlez à propos de Vénissieux?

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    • admin5319
      admin5319

      il s’agit du coup de poignard donné par André Gérin l’ancien maire de la ville qui développe des discours islamophobes qui frisent le délire et qui s’est permis à la veille des élections de lancer des accusations contre le candidat LFI qui étaient un vrai cadeau pour ce dernier et quand les résultats sont tombés il s’est permis un texte immonde qui accusait Michèle Picard de complaisance dans ce domaine ou quasiment… c’était en fait un assassinat en règle et quand les résultats se jouent à 25 voix prêts on peut dire que rien n’a

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    • admin5319
      admin5319

      Il s’agit des dexu lettres publiques de l’ancien mais communiste de la ville André gérin. A la veille du scrutin cet homme qui vire à des accents proches de reconquête a envoyé un slkud en attaquant le candidat LFI d’un ton à la Zemmour qui était un vrai cadeau pour ce type LFI-OCI qui diffamait la mairie et faisait courir des bruits sur le racisme supposé, ce qui était totalement inexact. Le même André Gérin dès les résultats tombés a envoyé un deuxième texte tout aussi immonde dans lequel il continuait d’accabler Michèlme Picard injustement, ce qui lui a valu une réponse de l’équipe battue par un seul bureau de vote contrôlé pat le candidat LFI-OCI arrivé le dernier, d’avoir dorénavent à se mêler de ce qui le regardait et de ne plus jamais parler au nom des communistes. Si on ajoute à cela une fédération du PCF dans le Rhone qui est dominée par les liquidateurs et qui déteste l’équipe née au8 e congrès, plus des jeunes dissidents à Veaux en Velin et saint fond qui ont fait la main à LFI on peut dire que cette mairie a été perdu parce que c’est la gauche qui s’est acharnée contre son camp.

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      • admin5319
        admin5319

        voici d’ailleurs le communiqué de MC Burricand qui précise le cas d’André Gérin:
        J’ai décidé de partager ces deux déclarations parce qu’elles ne sont pas parues dans le presse; Elles permettent de comprendre la position de la section du PCF à l’issue de l’élection municipale et exprime clairement notre désaccord avec les déclarations d’André Gerin qui par ailleurs n’est plus membre du PCF et évidemment ne nous prévient pas avant de s’exprimer dans la presse.
        La tentative, à partir de ces déclarations de caractériser la liste « UNIR, RESISTER, AGIR  » comme raciste est insultante quand on sait la multiplicité des origines, religions, engagements citoyens et politiques, notamment anti racistes des femmes et hommes qui la composent.
        Idir Boumertit est élu, c’est un fait. Notre liste aura 8 élus et d’autres le sont aussi. Je me rendrai au Conseil Municipal comme je l’ai toujours fait, à moins qu’on m’en empêche. J’écouterai avec attention le discours du nouveau nouveau Maire, comme de tous les représentants des listes -s’ils peuvent s’exprimer-et je serai solidaire de Michèle Picard et des élus de ma liste, c’est normal. Tout cela sera indicatif de ce qui va se passer pour Vénissieux et ses habitants dans les semaines qui viennent et je n’ai jamais choisi le pire, d’autant que j’habite cette ville et je l’aime. Je ne suis pas membre de la France Insoumise mais du Parti Communiste Français et je ne vais pas retourner ma veste au premier coup de vent de 25 vox. Après ce conseil municipal, comme chaque citoyen, j’ai le droit de m’exprimer d’une manière critique si je le souhaite; N’est ce pas ce qui s’est toujours passé à Vénissieux?

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        • Léon Tregor
          Léon Tregor

          Voir le blog de PAM sur l’analyse des résultats de Vénissieux.

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  • Xuan
    Xuan

    J’ai vu ce débat moi aussi, où l’Hôpital se fout de la Charité. C’est un radis rose bon teint, Patrick Cohen je crois, qui le commentait en ajoutant que Mitterrand était parfaitement informé du passé trotskiste de Jospin et l’avait choisi en toute connaissance de cause pour couler le PCF.

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  • Bernard Malfon
    Bernard Malfon

    On a depuis longtemps oublié que Mélenchon était un des principaux porte-parole en faveur du traité de Maastricht.
    Et un numéro spécial de l’Humanité consacré à l’anniversaire de la révolution d’Octobre offrait une tribune à Jean-Jacques Marie en compagnie d’autres anticommunistes.

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  • SIMARD
    SIMARD

    A propos de … :
    « Il y a incontestablement eu une mainmise non seulement en URSS et dans les pays du pacte de Varsovie sur les partis communistes au pouvoir par des agents de la CIA, mais les partis qui avaient une grande influence en Europe comme le PCI et le PCF n’ont pas été non plus exemptés de ce contrôle. Qui depuis agit comme agent ou est agi par ce que sont devenus ces partis il est difficile de le dire, mais ces gens-là ne sont ni des communistes, ni des trotskistes, ni des socialistes mêmes réformistes ce sont des aventuriers dont la politique n’a rien à voir avec la gauche. »

    Petit rappel (extraits du Maitron) … :

    « En 1947-1948, le GNC des centres de Marseille regroupait près de 600 adhérents et constituait l’un des principaux syndicats de province. À l’issue du congrès de 1948, René Le Guen devint secrétaire général du GNC, aux côtés de John Ottaway* et de Lucien Barthes, en remplacement de Claude Gillette. Après le décès accidentel de ce dernier, en décembre 1948, René Le Guen vint travailler à Paris à la demande de Marcel Paul et devint chef du Service des techniques nouvelles et du réseau de transport du gaz de la Région parisienne. Au cours de cette période, il fut l’un des artisans de la position du GNC qui refusait de s’opposer au Plan Marshall.
    […]
    Le début des années 1960 amena René Le Guen à des responsabilités syndicales de premier plan. En 1963, le XXIIe congrès de la Fédération de l’Énergie (Gennevilliers, 26-29 mars 1963) se tint sans Marcel Paul, malade et parti se soigner en URSS. Peu avant, plusieurs membres de la direction, notamment Roger Pauwels*, Pierre Delplanque et René Le Guen, lui avaient exprimé leur malaise à l’égard de ses méthodes de travail. Dans le même temps, encouragée par la confédération, la fédération décida de reprendre la gestion des activités sociales d’EDF-GDF à laquelle elle avait refusé de participer depuis 1955 en raison de l’interdiction faite à Marcel Paul de siéger au conseil d’administration de la CCAS. René Le Guen fut élu président de la CCAS à l’issue de la première réunion du conseil d’administration, le 3 mai 1963. Bien que réélu secrétaire général, Marcel Paul, profondément affecté par cette situation, ne prit plus part aux activités de sa fédération. René Le Guen fut détaché de ses activités professionnelles. Ces mêmes années virent également René Le Guen jouer un rôle grandissant au niveau confédéral
    […]
    L’engagement de René Le Guen dans la réflexion syndicale sur la place et les revendications des ingénieurs, cadres et techniciens se prolongeait en effet sur le terrain politique. Dès 1969, il avait participé avec Roland Leroy à l’organisation d’une commission scientifique et technique du PCF. Élu membre suppléant du comité central à l’occasion du XIXe congrès du PCF (Nanterre, 4-8 février 1970), titularisé au congrès suivant (Saint-Ouen, 13-17 décembre 1972), il devint l’un des spécialistes du parti dans le domaine de l’activité parmi les ingénieurs et cadres ainsi que pour les sciences et la recherche.
    […]
    Fort de l’autorité acquise dans sa carrière syndicale et de son rôle majeur dans plusieurs secteurs de l’activité communiste, René Le Guen s’était fait une réputation d’autonomie. Pour autant, au cours des années 1980-1990, il resta à l’écart des différentes tendances critiques qui émergèrent au sein du PCF…
    […]
    René Le Guen avait été promu chevalier de la Légion d’honneur en 1986 par Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Éducation nationale…”

    Souvenir d’un (bientôt) octogénaire, adhérent au PCF depuis le 12 juillet 1964 :
    Dans un article daté du 23 novembre 1993, et intitulé « René Le Guen est mort », L’Humamutée faisait de lui un grand résistant.
    Après vérification personnelle auprès de camarades de mes parents, anciens résistants du Front National et de l’Etat major des FTP à Marseille en 1943-1944, je confirme le sentiment du rédacteur de cette  » fiche Maîtron » … :

    « …il entra au Gaz de Marseille qu’il dut toutefois quitter en mars 1943 pour se soustraire au STO. À la fin de l’année, il rejoignit la CGT clandestine, devenant responsable des techniciens.
    Les sources divergent sur son engagement résistant au cours de cette période.
    Selon un questionnaire biographique de 1952, il aurait prit part au Comité de coordination et d’action chrétienne …
    Il adhéra au Parti communiste en septembre 1944 … »

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    • admin5319
      admin5319

      je ne comprends pas la raison de ce long développement sur Le GUEN ?

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