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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Léon XIV : « Assez de l'indifférence, la guerre ne construit pas la paix. » (Letizia Lucarelli)

On peut se réjouir de voir André Chassaigne lancer un dialogue avec les croyants, mais cette initiative devrait devenir celle de tous les communistes et être relayée partout comme la base de combats communs pour la paix en particulier. Cette intervention du pape Léon XIV en faveur de l'ouverture partout de négociations correspond bien à la politique du PCF dans ses meilleurs aspects. Mais bien sur la réflexion ne doit pas s'arrêter là et le dialogue peut également être fructueux sur la question des migrants et celle de l'IA, cette dernière s'intégrant dans toute la réflexion originale du PCF sur la réindustrialisation française. Cela changera des leurres habituels que l'on jette dans toute élection française ou mouvement à savoir le voile et les moeurs au ras des paquerettes.

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.farodiroma.it

Le Pape inaugure un nouveau cycle de catéchèse sur Gaudium et spes : l’Église est appelée à partager les blessures de l’humanité, à lire les signes des temps et à se tenir aux côtés des pauvres, non pas en spectatrice mais en compagne de chemin.

Une Église qui n'observe pas le monde de loin, mais qui partage ses joies, ses peines et ses espérances. C'est l'image que le pape Léon XIV a transmise aux quelque vingt mille fidèles réunis place Saint-Pierre lors de sa première audience générale de septembre, inaugurant un nouveau cycle de catéchèses consacré à la Constitution pastorale Gaudium et Spes, l'un des textes les plus importants du Concile Vatican II.

Le pape a choisi de commencer par les premiers mots du document conciliaire promulgué par Paul VI en 1965 : « Les joies et les espérances, les peines et les angoisses des hommes d’aujourd’hui, surtout des pauvres et de tous ceux qui souffrent. » Non pas une simple citation, mais le programme d’une Église qui, comme l’expliquait Léon XIV, reconnaît le destin de l’humanité comme le sien et rejette toute forme de distance ou d’autosuffisance.

« Nous ne pouvons pas rester spectateurs »

Le cœur de la catéchèse était un vibrant appel contre la passivité. Pour le pape, les chrétiens ne peuvent rester indifférents aux événements historiques, comme s'il s'agissait d'événements qui ne concernaient que les autres.

« Nous ne pouvons rester de simples spectateurs indifférents : nous devons écouter avec le cœur, nous laisser interpeller et nous engager », avertissait Léon XIV. Ces paroles prennent une résonance particulière à notre époque marquée par les guerres, les inégalités économiques, les crises environnementales et des transformations technologiques toujours plus rapides. Selon Léon XIV, ces changements exigent des croyants un discernement leur permettant de lire les « signes des temps » à la lumière de l’Évangile, sans céder ni à un pessimisme stérile ni à un optimisme naïf.

Les contradictions de notre époque

Le pape a ensuite identifié certaines des fractures majeures qui marquent le monde contemporain. Il a évoqué les progrès scientifiques et technologiques qui engendrent des possibilités extraordinaires, mais restent le privilège de quelques-uns ; la croissance de la richesse mondiale tandis que des millions de personnes continuent de souffrir de la faim et de la pauvreté ; la conscience partagée que l’avenir de la planète est en danger, associée cependant à l’incapacité d’abandonner des modèles de consommation égoïstes.

Parmi les illusions les plus dangereuses, Léon XIV a fermement dénoncé l'idée que la guerre puisse être une voie efficace vers la paix. Cette croyance, que le pontife qualifiait de contradiction dramatique de notre temps, fait écho aux appels répétés, durant son pontificat, au désarmement, au dialogue et à la réconciliation entre les peuples.

L'option préférentielle pour les pauvres comme choix théologique

Faisant écho à l'enseignement du pape François, Léon XIV a rappelé que la proximité avec les pauvres n'est pas simplement une option sociale ou politique, mais un concept profondément théologique. Le Christ lui-même est présent dans les plus petits, les exclus et ceux qui sont accablés par l'injustice, la discrimination et la violence.

C’est pourquoi la mission de l’Église n’est pas de rechercher le prestige ou le pouvoir, mais de poursuivre l’œuvre de Jésus : servir, écouter, sauver et ne pas condamner. Il s’agit d’une conversion permanente qui concerne chaque communauté chrétienne et chaque baptisé, appelés à devenir la voix de ceux qui n’en ont pas et un compagnon de route pour ceux qui souffrent.

« Joie et Espérance » comme visage de l’Église

En conclusion de l’audience, le Pape a confié aux fidèles une espérance qui résume toute la catéchèse : que « gaudium et spes », la joie et l’espérance, deviennent la marque distinctive de l’Église de notre temps. Non pas une communauté repliée sur ses peurs, mais une présence miséricordieuse capable d’habiter l’histoire, de partager les souffrances de l’humanité et de montrer le Christ comme « la clé, le centre et le but de toute l’histoire humaine ».

Dans un monde tenté par l’indifférence et la résignation, Léon XIV relance ainsi l’héritage le plus vivant du Concile Vatican II : une Église qui marche aux côtés des hommes et des femmes de son temps, transformant la proximité en témoignage et l’espérance en responsabilité.

Letizia Lucarelli

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