Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le Venezuela sous le choc, reportage

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Monde

Le Venezuela s’est réveillé sous le choc et en pleine mobilisation en réponse à une attaque militaire américaine. voici un reportage oublié dans la Jornada, le grand journal mexicain. Le gouvernement mexicain comme celui du Brésil et d’autres a pris une position très ferme en soutien du Venezuela.Si chez les vassaux de l’empire c’est un silence embarrassé et sur les médias on tente de justifier l’injustifiable en mentant sur Maduro, il y a une action en coulisse très active de la Chine et de la Russie, la vice présidente Rodriguez qui est intervenue à la télévision vénézuelienne se serait rendue à Moscou et son frère est au abonnés absents. Le ministre de l’intérieur lui est très présent sur le terrain et comme l’indique ce reportage la mobilisation organisée par Maduro est sur le terrain, il n’y a pas de manifestations de l’opposition et Trump a lui même écarté une intervention directe au vu de la situation.

Je me permets une analyse à chaud et une opinion sur le possible scénario : l’opération avait pour but la sortie du gouvernement de Maduro et le contrôle des ressources stratégiques, le récit antidrogue est de la fiction et inculper Maduro et son épouse sous ce prétexte est en soi une folie juridique qui pourra se terminer en comédie si la mobilisation est forte . Parce qu’ il faut mesurer que cette action est en fait dans le prolongement d’autres actions , la répétition de l’enlèvement de Chavez mais aussi la reprise de l’encerclement intervenu y compris sous Obama et Biden. Barack Obama tant que président des États-Unis en 2015, a déclaré le Venezuela comme une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale des États-Unis. « Comme il a désigné ce qui va avec la Chine comme le principal ennemi. Il s’agit non seulement de s’approprier l’hémisphère sud, partout d’empêcher le partage des ressources énergétique et minière avec la Chine comme on le voit au Nigéria, en Iran, en Somalie, de contrôler les routes de l’énergie. le président Donald Trump lui-même a reconnu qu’il s’agissait justement de voir le Venezuela lui rendre ce que le gouvernement vénézuélien lui a volé.  » il s’agit donc comme pour Obama , Biden et Trump d’une guerre non conventionnelle avec des coups que la puissance des USA autoriserait « Dans le manuel de guerre non conventionnel, récemment publié il est prévu des coups aériens limités. C’est ce qui est arrivé ce matin. « 
« Certaines actions d’aujourd’hui comme les bombardements étaient une diversion, pourquoi ? Ce qu’ils voulaient vraiment c’était parier sur la sortie du président Nicolas Maduro.  » « Un coup de ce type commence à se démonter avec le peuple dans la rue » et une activité diplomatique intense pensent les Cubains et nous ne pouvons pas perdre de vue que le peuple dans la rue est fondamental, c’est lui qui l’emporte comme en 2004.  » la réaction d’appeler au rassemblement du PCF et des partis de gauche est très juste, il faut faire pression sur Macron. (note de Danielle Bleitrach )

(noteettraduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Patrouille de police à La Guaira, au Venezuela, après l'annonce par le président américain Donald Trump de la capture et du transfert du président Nicolás Maduro, le 3 décembre 2026. Photo
Patrouille de police à La Guaira, au Venezuela, après l’annonce par le président américain Donald Trump de la capture et du transfert du président Nicolás Maduro, le 3 décembre 2026. Photo AP

Angel González. Spécial pour La Jornada

3 janvier 2026 08:31

Caracas. Les premières heures suivant le bombardement mené par les forces militaires américaines contre le territoire vénézuélien, qui a entraîné l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, montrent une population choquée par l’impact des graves événements survenus, tandis que les dirigeants politiques ont appelé à une mobilisation permanente pour la défense de la souveraineté.

Les rues de Caracas et d’autres villes du pays étaient désertes à l’aube, mais au fil de la matinée, deux scénarios ont commencé à se dessiner.

D’un côté, des foules de militants chavistes et de partisans du président Maduro se rassemblaient sur les places Bolívar de chaque ville, menées par les gouverneurs régionaux et les maires, pour exprimer publiquement leur condamnation des attentats. De l’autre côté, une partie de la population, inquiète, cherchait à se procurer de la nourriture et des médicaments. De longues files d’attente se formaient devant les supermarchés et les pharmacies.

ImagePhoto AFP

Les gares et aéroports sont restés déserts, la plupart des gens restant chez eux ou se déplaçant avec prudence. Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a déclaré que les forces de sécurité patrouillaient dans chaque secteur afin d’évaluer la situation et d’assurer la continuité des services publics.

Malgré l’enlèvement du président constitutionnel, le gouvernement bolivarien conserve le contrôle total du pays. La vice-présidente Delcy Rodríguez s’est adressée à la nation par la télévision d’État, exigeant des États-Unis une preuve de vie de Maduro et de la Première dame. Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, a régulièrement relayé sur les réseaux sociaux, ainsi que dans les médias nationaux et internationaux, la décision du Venezuela d’exiger une action immédiate des Nations Unies et d’autres organisations pour condamner et mettre fin à l’agression. Il a également fait état de tous les gestes de solidarité reçus de la part d’autres pays.

Pour sa part, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, qui a été le premier à s’adresser à la nation après les attentats, a déclaré que les Forces armées nationales bolivariennes étaient déployées sur l’ensemble du territoire pour garantir la défense contre l’ennemi étranger.

ImagePhoto AP

Au Venezuela, contrairement aux prédictions de certains, aucune célébration publique n’a eu lieu suite aux événements. Au contraire, un silence prudent et une condamnation de l’agression par les partisans du gouvernement ont prévalu.

Bien que le bilan des victimes ne soit pas encore connu, des messages circulant sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie font état de morts et de blessés parmi les civils. Il est important de noter que les cibles visées sur ordre de Donald Trump sont toutes entourées de zones résidentielles : le fort Tiuna et la base aérienne de La Carlota à Caracas ; le port de La Guaira ; la base aérienne Libertador à Maracay ; et l’aérodrome d’Higuerote dans l’État de Miranda.

Avant midi, les actions politiques que prendraient les dirigeants vénézuéliens étaient encore floues, mais ce qui était évident dès le départ, c’est que, malgré la destitution illégale de Maduro, le pouvoir restait entre les mains de la révolution bolivarienne.

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5 Commentaires

  • Rebours
    Rebours

    Ce nouveau crime perpétue la tradition guerrière Mafieuse du parti unique Étasunien de la démocrature avec le ralliement des ex prédateurs Obama Biden l
    L’oligarchie fasciste et maffieuse qui dirige les États Unis ne sera vaincue qu’avec et par le déterminant commun les BRICS d’où la peur panique de ces crapules prix Nobel de la rouerie et de la guerre. Liberté pour MADURO ET LES SIENS

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  • RV
    RV

    Rien de neuf sous le soleil.

    Pays bombardés, mais pas que, après la seconde guerre mondiale par les États-Unis d’Amérique du nord,
    Démocrates ou Républicains indifféremment à la tête de l’Empire.

    – Indonesia (1958) __ Républicain __ Dwight D. Eisenhower
    – Cuba (1959-1961) __ Républicain __ Dwight D. Eisenhower
    – Guatemala (1960) __ Républicain __ Dwight D. Eisenhower
    – Congo (1964) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson
    – Laos (1964-1973) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson _ Républicains __ Richard Nixon
    – Vietnam (1961-1973) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson _ Républicains __ Richard Nixon
    – Cambodia (1969-1970) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson
    – Guatemala (1967-1969) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson
    – Granada (1983) __ Républicain __ Ronald Reagan
    – Liban et Syrie (1983, 1984) __ Républicain __ Ronald Reagan
    – Libya (1986) __ Républicain __ Ronald Reagan
    – Salvador (1980) __ Républicain __ Ronald Reagan
    – Nicaragua (1980) __ Républicain __ George H. W. Bush
    – Iran (1987) __ Républicain __ George H. W. Bush
    – Panama (1989) __ Républicain __ George H. W. Bush
    – Iraq (1991) __ Républicain __ George H. W. Bush
    – Kuwait (1991) __ Républicain __ George H. W. Bush
    – Somalia (1993) __ Républicain __ George H. W. Bush
    – Bosnia (1994, 1995) __ Démocrate __ Bill Clinton
    – Sudan (1998) __ Démocrate __ Bill Clinton
    – Afghanistan (1998) __ Démocrate __ Bill Clinton
    – Yugoslavia (1999) __ Démocrate __ Bill Clinton
    – Yemen (2002) __ Républicain __ George W. Bush
    – Iraq (1991-2003) __ Républicain __ George H. W. Bush – Démocrate __ Bill Clinton – Républicain __ George W. Bush
    – Iraq (2003-2015) __ Républicain __ George H. W. Bush – Démocrate __ Barack Obama
    – Afghanistan (2001-2015) __ Républicain __ George W. Bush – Démocrate __ Barack Obama
    – Pakistan (2007-2015) __ Républicain __ George W. Bush – Démocrate __ Barack Obama
    – Somalia (2007-2008, 2011) __ Républicain __ George W. Bush – Démocrate __ Barack Obama
    – Yemen (2009, 2011) __ Démocrate __ Barack Obama
    – Libya (2011, 2015) __ Démocrate __ Barack Obama – Républicain __ Donald Trump
    – Syria (2014-2015) __ Démocrate __ Barack Obama
    – Yemen (2025) __ Républicain __ Donald Trump
    – Iran (2025) __ Républicain __ Donald Trump
    – Venezuela (2026) __ Républicain __ Donald Trump

    liste publiée par la Chine en 2023 et complétée par mes soins

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  • Xuan
    Xuan

    Il me paraît que l’hypocrisie et les faux semblants s’effacent devant la dictature terroriste ouverte à l’échelle internationale. Cet acte barbare n’est pas le premier mais il franchit un seuil qualitatif pour l’hégémonisme US, consistant à pratiquer un gangstérisme ouvert et revendiqué.
    « There will be blood » est le titre d’un film qui raconte la même histoire, et il y aura du sang, il y en a déjà.

    Ce que j’appelle un seuil qualitatif constitue une réaction au développement irréversible du monde multipolaire, et cette réaction est d’autant plus violente que ce monde multipolaire s’impose plus ouvertement. Elle est aussi d’autant plus violente que les précédentes tentatives réactionnaires n’ont pas abouti.

    Il est assez clair que les intérêts des monopoles US peuvent s’imposer de la même manière à toutes les autres nations, et seuls des demeurés politiques peuvent rêver que leur statut d’ancien empire colonial ou une réaction modérée voire complaisante les préserve.
    Certains autres condamnent Maduro au nom des contradictions de classe au Venezuela. Ces gens-là comme Gribouille se jettent dans la rivière pour ne pas être mouillés par la pluie, mais Gribouille ne risquait rien d’autre que de se faire tremper.
    Contrairement aux pays déjà ouvertement opprimés par les USA, les « pays développés », les « alliés », le « monde libre »… sont beaucoup plus fragiles parce que la grande bourgeoisie est financièrement liée au capital américain et qu’elle s’accroche à l’épave du « monde libre », de la « démocratie » bourgeoise, qu’elle n’a pas d’autre Bible, et que la fin de ce monde-là c’est le socialisme.

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  • Xuan
    Xuan

    Cette agression armée entraîne une conséquence idéologique : elle sape la théorie de l’ingérence humanitaire et désigne l’impérialisme US comme le principal ennemi de l’indépendance des nations.

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  • zorba
    zorba

    Habituellement tes commentaires enrichissent le débat. Dans le cas présent, je ne comprends pas le lien avec l’ingérence humanitaire, que je classe comme toi et depuis longtemps dans les armes de l’impérialisme US et occidental, suivi à la trace par l’abrutissement climatique et les verbiages écologiques.

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