Qui s’est interrogé tout au long de cette campagne des municipales sur la cloison étanche qui s’était créée entre ce débat local et la crise du côté d’Ormuz, la montée du prix de l’essence, les dangers de guerre, mais aussi la crise alimentaire. Tous ces nuages qui s’accumulent à l’horizon des Français et singulièrement pour les plus pauvres d’entre eux, pour les producteurs, à cause d’Ormuz mais aussi la perte de confiance dans le système qui mène l’humanité à une telle impasse avec une si courte vue et de tels moyens de destruction,. Il y a cette réalité et face à cela il y a cette campagne très « localisée ». Notez l’atomisation volontaire, la rupture entre ce qui se passait à Ormuz et déjà la difficulté à se loger, à se chauffer…Avec le fait qu’il y a eu peu de leaders nationaux pour intervenir en tant que tels pour faire le lien. C’était d’autant plus stupéfiant que cette manière de coller au terrain en jouant la politique de l’autruche sur ce qui se tramait entre Trump, l’UE et l’élection de leurs élus locaux, paraissait ignorer les ambitions manifestes de « leaders ». Ils se taisaient mais espéraient constituer leur assise de députés, sénateurs, le tout conçu pour étayer un leadership présidentiel. Cette main mise secrète sur le tissu territorial se jouait avec en fond la montée de l’extrême droite. ici aussi la fascisation ‘était que la traduction de l’ impuissance de cette classe politique à apporter des solutions concrètes. Et cette « atomisation », cette « anomie », a atteint un nouveau seuil au vu des résultats. Pourtant pour les Français se dessinait en filigrane le poids de la réalité : les menaces de guerre, le prix de l’essence, et aussi les conditions d’ une « résistance » populaire, qui à sa manière revendiquait les fondamentaux. Ce qui était nié depuis des décennies, depuis la chute de l’URSS et sa perte de prestige. Mais le nouveau se présentait et a continué à l’être à travers un prisme médiatique dépassé et qui s’ingénie à nous masquer les possibles, ceux qui naissent de la lutte des classes, la revendication à la justice à la souveraineté sur nos propres décisions nationales, cette marque de fabrique du peuple français. Mais aussi comme nous cessons de le rappeler dans ce monde multipolaire à travers les propositions de la Chine socialiste, des temps nouveaux.
UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE MÉDIATIQUEMENT DIGNE DE CLOCHEMERLE
La “ceinture rouge” désigne les mairies communistes autour de Paris, historiquement installées dans des villes ouvrières et industrielles. Au plus fort en 1977, la ceinture rouge s’est délitée au fil des scrutins municipaux. Cette transformation ne prend sens que si nous la resituons dans un contexte géopolitique qui est celui de la relation de la France à l’atlantisme et l’affaiblissement parallèle du « gaullisme » et du PCF de Maurice Thorez. Deux adversaires de classe mais partageant une certaine conception de la souveraineté et de la politique nationale dans l’arène internationale. Quand c’est la France de la voie « officielle » celle d’un pouvoir macronien en rupture avec « l’opinion », celle des médias « officiels » qui justifie une telle rupture, nous sommes en pleine parodie de démocratie. Si loin des problèmes des couches populaires au point que la politique n’est plus qu’un jeu « florentin »: chaque élection devient ce jeu de dupe qui laisse la place à la promotion de l’extrême-droite et à la stigmatisation du socialisme, la division de ceux qui devraient être unis dans la réalisation d’un projet politique. Pourtant dans les divisions, l’incapacité à construire un projet politique quelque chose se fissure et exprime le mécontentement contenu jusqu’ici et qui peut donner lieu à un véritable rassemblement. Qui sera apte à répondre à cette exigence ? Est-ce que la « ceinture rouge » est plus présente qu’on ne l’imagine ?
Dans ces divisions « électoralistes » montées en épingle par les médias, il n’y a plus de stratégie mais l’exercice de tactiques autour de la promotion d’ambitions individuelles. C’est un métier. Le plus doué en la matière est Mélenchon – qui tue ses concurrents par les divisions et les outrances et construit sur ce champ de ruine à gauche non pas un parti mais le socle de ses ambitions personnelles en digne héritier de Mitterrand. Il est vrai que la gauche à laquelle il s’attaque ne mérite plus ce nom avec des gens comme Hollande et Glucksmann. Ce qui manque à cette gauche est le parti communiste structurant un peuple citoyen et il a été le premier l’objet de cette destruction qui a fait de cette « gauche » l’équivalent des « démocrates » des Etats-Unis. Notons que Mélenchon communautarise à tour de bras pour achever la mutation. Sur une telle assise, il est devenu à son tour l’objet de diabolisation communautariste en lieu et place du front républicain d’essence gaulliste lui-même très affaibli. Qu’il soit un social démocrate préoccupé des places et de sa personne est évident, mais le diaboliser dessert toute la gauche et sert à dédiaboliser l’extrême droite nationale et internationale. Il faut simplement analyser les résultats de sa tactique et son impasse, de divisions en divisions de ceux qu’il faudrait rassembler. Même s’il y a dans certains cas, je pense à Vitry, quelque chose d’aussi fou que la chute de l’empire et de l’errance macronienne, dans la haine de ceux qui suivent comme à Saint Denis l’aspect table rase de Mélenchon, les spasmes vont au-delà du débat politique.
Le PS moins convulsionnaire, mais tout aussi confus, court après son ancrage local pour tenter de rester l’alternative nationale qu’il a été durant de courtes décennies depuis les années quatre-vingt où il a paru se substituer au parti communiste y compris dans sa ceinture rouge. Il joue au même jeu des figures électoralistes que Mélenchon, quand il en a la possibilité. Si l’on insiste sur le cas de Paris et de Marseille, en particulier cette dernière où le score du socialiste Payan écrase le candidat insoumis qui n’a plus d’autre issue que de se retirer, il faut constater que cela ne change pas durablement la situation nationale, ni même celle du département. Tandis que le gaulliste, ou voulu tel, que serait Renaud Muselier en fait plus macronien que gaulliste, oblige la malheureuse Vassal représentante de la droite à se maintenir face au rassemblement national. Ce qui par parenthèse risque d’avoir peu d’effet vu ce que sont déjà Vassal et ses troupes, les arrondissements de droite sont déjà assurés au Rassemblement National qui rogne alors que l’on prétend qu’il s’agit d’une vague qui bénéficie d’une promotion publicitaire sans équivalent. Comme le département vit la même progression du RN sur la droite et sur le PS. Les communistes manifestent une résistance plus grande de Port de Bouc à Septème les Vallons. En revanche là où la droite ou le PS s’est installé à leur place c’est l’irresistible avancée. Tout cela n’est jamais dit dans les médias, on se demande pourquoi ? La tribu Duhamel , grand père, fils, mère; oncle, la famille médias, qui a le monopole des plateaux de discussion sur les municipales a pour orientation de ne parler que de cette vague d’extrême-droite et celle des troupes de Melenchon et de leur assurer un maximum de publicité jouer la diabolisation par les deux bouts. Il sera intéressant de voir ce que donnent en réalité les supposées consignes de vote contre les « diables » LFI de melenchon et le RN de Le pen Bardella, on peut estimer que Vassal et ceux qui se sont maintenus y perdront des plumes, le peuple français a échappé aux « consignes » de l’ère Mitterrand, chirac, Sarkozy, Hollande, Macron et il sera difficile de faire rentrer le dentifrice dans le tube, reste-t-il une autre issue que le fascisme?.
Qu’en sera -t-il à gauche dans ce que nous appelleront par commodité la ceinture rouge mais qui est beaucoup plus diversifié comme mode d’implantation du communisme municipal. Ou l’on poursuit la décomposition où l’on accepte de voir le monde qui nait et qui le fait en général dans les guerres, les affrontements, les luttes fratricides et l’on crée les conditions de s’intégrer à ce monde nouveau.
Le spectacle de la « démocratie » se rapproche de celui des Etats-Unis. Rien de ce qui est secondaire n’est étranger à ces gens qui n’osent pas aborder le fond des questions. le cas le plus extrême n’est-il pas dans le manque apparent de volonté de discuter avec la Russie de la question de l’énergie alors que la politique actuelle de l’UE crée les conditions d’une amplification non maitrisable des coûts du pétrole mais aussi du gaz à brève échéance, jamais les citoyens ne sont invités à juger. Alors que se multiplient les manœuvres d’entente politicienne à court terme. Voilà plusieurs jours que les socialistes du PS s’échinent sur l’ensemble du territoire à trouver de bonnes raisons à sauver les meubles face à la poussée du RN et à l’abstention. Là encore la tactique n’a pas beaucoup évolué depuis Mitterrand qui s’est ingénié à faire monter le repoussoir RN pour diviser la droite, l’empêcher d’accéder au pouvoir, si ce n’est qu’il ne saurait y avoir deux repoussoirs si l’on ne veut pas y perdre son efficacité par rapport à un peuple non structuré mais désabusé sur la confiance qu’il peut avoir à ces gens-là et ce n’est pas le sauve qui peut qui aidera. Même si, le but de cette stratégie est de continuer à élire des Macron, ceux qui ne les gêneront pas dans le consensus atlantiste et qui en deviennent « présentables », de plus en plus seigneurs de la guerre et d’abord civile avec de brefs apaisements pour mieux repartir bientôt.
Peut-être ceux qui changent de discours aussi aisément ont-ils passé un peu vite sur le cas d’Avignon. La cité des Papes a été une des premières villes où les candidatures du Parti socialiste (PS) et de La France insoumise (LFI) ont fusionné en prévision du second tour dimanche prochain sans que le candidat que l’on prétend battre soit d’extrême droite. C’est ainsi que la tête de liste socialiste David Fournier se retrouve à candidater aux côtés de Lounes Djoumer, en vingt-septième position derrière lui, à un rang qui lui promet potentiellement d’être élu au conseil municipal. Ce militant n’est autre que l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, quand la mode était à l’union sacrée autour d’un hommage de l’assemblée nationale à un vrai néo-nazi. Mais il y a d’autres situations qui illustrent ce que valent les vertueuses indignations entre sociaux démocrates. Olivier Faure a envoyé un article de La Montagne sur son compte X, relatant l’alliance de toute la gauche, dont LFI, dans le fief de… François Hollande à Tulle (Corrèze) résolument ennemi de tout compromis avec LFI. le maire sortant et ami de l’ancien président, Bernard Combes, a annoncé lundi soir avoir scellé un accord avec la liste d’union qui réunit écologistes, communistes et mélenchonistes. Il faut noter que ces ralliements de dernière minute ne se font pas contre la menace du RN mais contre une droite des plus classiques comme à Limoges. Sur ces listes de dernière minute comme à Toulouse (bizarrement, l’élu municipal et régional communiste, membre de l’exécutif du parti, Pierre Lacaze s’est également retiré, comme d’autres présences symboliques), on note qu’en cas de victoire comme de défaite la part des élus communistes est encore plus réduite). Cette union là loin d’annoncer des temps nouveaux de rassemblement sont clairement la marque d’un affrontement sanglant pour les présidentielles…
Que de temps perdu. Les communistes sont réduits selon le compte-rendu médiatique à être devenus des sortes de radicaux de gauche que l’on ne cite même plus dans les coalitions alors qu’ils manifestent au contraire l’existence d’une assise territoriale qui est plus stable que celle de la plupart des forces politiques. Ce qui est totalement masqué par les médias qui après une brève embellie ont désormais repris leur censure totale en ce qui les concerne.
Quels que soient les scores des communistes, même s’ils ont 280 maires élus dès le premier tour et même si Fabien Roussel est élu au premier tour c’est le silence absolu. Ce silence ostensible devrait avoir au moins un mérite celui de mettre l’accent au-delà des élus sur l’importance d’un parti communiste. Le principal obstacle est dans l’idéologie de ces malheureux communistes, nouvelle mouture, hérités de l’eurocommunisme, ils sont convaincus que seul un mandat électif vous assure de la crédibilité au point de négliger le parti lui même celui du temps de la ceinture rouge, quand l’Humanité était l’organe central du PCF et non ce machin ouvert à tous les vents y compris aux bonnes œuvres de l’OTAN. On se dit qu’il y a là le véritable obstacle et qu’il est interne avant d’être externe. Ce qui est d’ailleurs la tendance du moment : comment peut-on espérer changer le pouvoir de Trump aux USA, face à l’OTAN, si l’on est incapable de construire un pouvoir en France et dans son propre parti? Cette question est si triviale qu’elle ne se pose jamais…
Analyser l’histoire pour penser les défis d’aujourd’hui
Il faut donc selon nous à la fois faire le bilan réel des résultats de cette campagne électorale et une analyse sans complaisance de ce qui s’est passé depuis ce temps de la ceinture rouge, le rôle de « révolution de couleur » qu’a joué 1968 dans l’attaque parallèle du gaullisme et de la force du PCF. Non seulement dans le passé mais par rapport aux périls d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas de retourner à une situation antérieure mais de mesurer ce qu’elle nous enseigne pour mieux combattre aujourd’hui, pour refuser le catastrophisme ambiant et se mettre en position de refus de la défaite. La défaite étant comme l’analyse Mao dans la « guerre prolongée » l’absence de confiance dans la perspective et deux attitudes qui paraissent contraires mais sont les mêmes, d’un côté ceux qui sous-estiment les difficultés et croient avoir gagné en appliquant des recettes anciennes et ceux qui avant toute bataille sont convaincus de ne pouvoir vaincre et donc passent des compromis désavantageux.
Pour expliquer ce qui serait la réalité aujourd’hui de la gauche et surtout du PCF, d’une France souveraine, peut-être faut-il, comme nous l’avions proposé, dans notre volonté de paix véritable celle qui assure le développement du pays et de ses citoyens, partir de ce monde multipolaire et de la Chine socialiste et de l’étrange cécité non seulement de la droite, de l’extrême droite, ce qui est dans l’ordre des choses, mais de la gauche et cerise sur le gâteau de ceux qui se sont mis à la place des communistes, ceux de la ceinture rouge… dont il ne reste plus que des traces…construire un terrain réel avec des objectifs à partir de ces possibles. Nous ne sommes plus dans le temps de la contrerévolution, de l’hyperlibéralisme, nous somme dans le Zugzwang, le temps où l’impérialisme perd dans les coups qu’il joue.
La France ne manque ni d’atouts économiques, ni d’atouts politiques. Souvenez-vous c’est le premier septembre 1966 où le général De Gaulle prononça son célèbre discours de Phnom Penh, où il affirma le droit des peuples à disposer d’eux mêmes en se plaçant d’une manière informelle aux côtés des États non alignés. Il eut cette phrase prémonitoire face à l’envahisseur US : « Il n’y a aucune chance pour que les peuples de l’Asie se soumettent à la loi d’un étranger venu de l’autre rive du Pacifique. » Deux ans avant ce discours, véritable défi à l’hégémon anglo-américain, le 27 janvier 1964, la France avait été le premier état occidental à établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste dans un contexte d’affrontements avec l’hégémon. La conversion dès 1965 des excédents de la balance des paiements de la France en or (ce qui exerçait une pression sur le dollar) accompagnait la critique de l’invasion du Vietnam et toujours en 1966, la sortie du commandement intégré de l’OTAN, l’arrêt en 1967 de la participation de la Banque de France au gold pool (effondrement de la livre sterling) et la critique de la politique d’expansion en Palestine par un peuple fier de lui et dominateur.
Une telle politique ne peut se comprendre que si l’on mesure que la France avait à cette époque un autre acteur, un peuple organisé par un parti communiste certes dans l’opposition à De Gaulle mais qui parle le même langage de souveraineté.
On peut considérer que c’est à la suite de cette politique d’affrontement systématique avec les USA que la France a vécu la première révolution « spontanée » de couleur que fut mai 68 qui l’a contraint de démissionner en 1969 et à installer un pouvoir de plus en plus inféodé non seulement aux Etats-Unis mais à l’impérialisme hégémonique représenté par ce pays et une coalition occidentale.
UN ÉVÉNEMENT: LA SITUATION DU DETROIT D’ORMUZ
Nous analysons par ailleurs le contexte de ce piège, de cette victoire à la Pyrrhus ou le Zugzwang dans lequel semble pris le suzerain supposé du monde. Celui qui n’est pas remis en question dans ce Cloche-merle électoral que nous venons de décrire. En demandant à plusieurs pays de participer à une coalition navale pour rouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump a choisi de durcir le ton en se présentant une fois de plus comme la nation qui a beaucoup donné à ses alliés leur garantissant la participation au pillage de la planète. Ce qu’a toujours combattu le parti communiste de la ceinture rouge dans le sillage de l’URSS et qu’a remis en cause l’eurocommunisme sous l’influence de la gauche atlantiste revenue en force. Comme dès le chiraquisme étaient remis en cause certains aspects fondamentaux du gaullisme sous l’influence des forces atlantistes de la droite.
Lundi 16 mars, le président américain est revenu sur sa conversation avec Emmanuel Macron au sujet de la sécurisation du détroit d’Ormuz. « Je lui ai parlé. Sur une échelle de 0 à 10, je dirais qu’il a été à 8. Ce n’est pas parfait, mais c’est la France. Nous n’attendons pas la perfection », a-t-il déclaré, rapporte BFM Business. Le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, est partiellement bloqué depuis 17 jours par les frappes iraniennes en représailles aux attaques de la coalition américano-israélienne qui découvrent la force de la résistance nationale iranienne.
Cette perturbation touche directement les marchés internationaux et fait grimper le prix du carburant et ce n’est qu’un début puisque d’autres secteurs vitaux comme les engrais sont concernés, mais déjà le prix du carburant pèse notamment pour les automobilistes américains alors que les Etats-Unis sont autonomes dans ce domaine. Donald Trump exhorte donc ses alliés et même la Chine à sécuriser le passage des hydrocarbures dans cette zone clé. Selon lui, la France semble disposée à contribuer. « Je pense (qu’Emmanuel Macron) va aider », a-t-il indiqué, tout en précisant ne pas exercer de pression agressive. « Nous sommes la nation la plus forte du monde, nous avons de loin l’armée la plus forte du monde, nous n’avons pas besoin d’eux », a-t-il souligné contradictoirement.
Ce discours n’est pas aussi délirant qu’il paraît si effectivement on considère le mouvement du capital et pas seulement le président des USA. Le Capital est un nomade et au stade impérialiste, il a moins que jamais de patrie, mais il a un bras armé, des institutions en particulier les bourses. Or en 2026, il apparait que le grand capital nomade, après avoir épuisé les ressources de l’Europe de la révolution industrielle à la fin de la première guerre mondiale quand Lénine écrit Impérialisme stade suprême du capitalisme, au cours du XXe siècle a quitté la City pour New York d’où il a régné sur le monde, il a entamé sa nouvelle migration vers l’Asie.
C’est ce que nous avons décrit dans nos livres et il existe dans ce domaine une abondante littérature qui n’est pas en majorité marxiste mais bien celle des investisseurs, et sur laquelle nous ne cessons de revenir pour expliquer une fois de plus qu’il faut s’arracher à l’atlantisme et à ses illusions politiciennes et avoir le courage d’une véritable politique en faveur de la France et de sa population. Si la social démocratie, la droite, l’extrême droite peuvent espérer prospérer dans l’asservissement atlantiste aucun parti communiste ne pourra exister dans une telle confusion. Est-il encore temps, je l’ignore mais je fais le pari de Pascal sur la situation telle qu’elle est : il faut battre politiquement l’extrême droite pas seulement dans les urnes et pour cela un parti, des organisations ayant une perspective claire concernant le socialisme ce qui est susceptible d’unifier et de rassembler les forces populaires et souveraines dans le combat d’aujourd’hui. Nous devons faire un nouveau bilan du socialisme et comme l’a noté le camarade Novikov, nous savons au moins que sur le plan de l’efficacité comme sur celui de la volonté de paix, le socialisme chinois nous apporte une nouvelle crédibilité et en considérant que cette efficacité part de la satisfaction des besoins du peuple chinois et non d’une caste vouée au pillage et à la guerre. Mais définit nos atouts réels et nos points d’appuis nationaux participe de cette reconquête de « la ceinture rouge » détruite par le mouvement du capital qui nous a laissé en état de guerre civile.
Bonjour,
Je digresse et cela concerne évidemment Franck et Marianne ; mais ne pas oublier qu’au plus tard le 3mai est la date limite de dépôt des textes alternatifs. Ne serait il pas l’occasion d’engager un tel projet et de rassembler la « gauche » pour au moins peser face aux trotsko-atlantiste gauchiste à la Vincent Boulet et aux pseudo érudit droitier à la Roubaud Quashie dont le simple mot de socialisme le fait trembler ? Beaucoup sont « hors du parti » ou demeurent dans des groupuscules de gauches PRCF, URCF, OCF etc. Les 38 et 39 ne seront qu’une nouvelle période « brejnevienne ». Sans tirer ici et maintenant vers la gauche le parti, pour un parti communiste, défendant le socialisme actuel, l’internationalisme réel que je lis sur ce blog, et avoir une approche critique (de l’échec de l’eurocommunisme IU et fin du PCI, tout en le remplaçant dans son contexte de « mutation » pour la démocratouille populiste/démagogique), en tenant compte de l’évolution matérielle et concrète pour réactualiser le communisme « thorézien », la liquidation totale sera prochainement à l’œuvre. Maintenir, les équilibres « brjeneviens » avec les influences droitières et gauchistes ne peut pas permettre de remettre le parti en mouvement et le réinsérer dans la société. Il faut assumer que ce congrès passe par une scission de droite des atlantistes et eurobéat.
je n’emploierai pas le terme de scission mais celui d’avoir une ligne claire avec des cadres aptes à la mettre en action et pas un exécutif dont certains membres imposent le travail de leurs commissions comme une ligne même si elle va a contrario des décisions. effectivement s’il n’y avait pas cette orientation le 40 e serait du temps perdu. On ne peut pas dire que le 38 e et même le 39 e aient été totalement du temps perdu et bien des choses ont avancé mais il reste à voir les conditions pour que l ‘ »essai » soit en fait transformé. Personnellement je ne suis plus membre du parti mais je pense que pour le moment les membres du parti sortent à peine de l’oeuf de l’eurocommunisme et c’est de l’intérieur que la coquille se brisera pour qu’il naisse quelque chose de viable… Histoire et societe n’a pas d’autre ambition qu’être une couveuse parmi d’autres…
danielle Bleitrach
Et oui Avicenne! Et pour « naître de l’intérieur », certains doivent y entrer pour agir de l’intérieur sinon les forces contraires dont celles de la fascisation pourront facilement taper l’outil du dehors. Comme le congrès de Tours a conduit à la scission de la « droite parlementariste et chauvine » pour faire vite, les propositions de textes sur le socialisme « de la commission ad hoc » sont inconciliables. Roubaud Quashie veut clairement un statu quo sur le congrès de 2006.
Vu l’accélération en ce moment, pouvons nous rester sur quelques améliorations à la marge du texte 2006 grâce notamment aux contributions des camarades comme Franck ou du 62 ?
Mais comme membre du PCF, c’est aussi une interpellation directe notamment à Franck qui a déjà produit des papiers intéressants pour le prochain congrès. Mais le statu quo ne peut plus durer avec autour de Léon, l’ensemble des président de commission pour le texte de base.
Merci en tout cas pour ta réflexion. Je vais encore réfléchir à ta réponse et je sais bien que tu as beaucoup fait. J’ai encore des « Révolution » des années 80/90. Un grand merci pour le blog.
Très vite entre deux actions militantes et en espérant être clair :
Je suis bien d’accord avec Danielle. Et il faut se rappeler que nous ne maîtrisons pas les conditions dans lesquelles nous agissons. Et que la vie politique ne s’arrête pas au port pour un chantier de reconstruction. Ceux qui ont sabordé leur navire avant d’en avoir un nouveau pour naviguer ne sont en général plus là pour en parler.
Ce 40ème congrès va se dérouler dans une ambiance brûlante et un délai très court. Et en réalité, il n’a pas vraiment commencé, car il y a un grand paradoxe : Ces élections municipales sont un faible enjeu eu égard à la guerre impérialiste qui s’accèlère et en même temps ne fait que rencontrer ses propres limites et se dévoiler. Et en même temps, ces élections elles-mêmes, prises dans la crise générales contribuent à alimenter ce dévoilement en le ramenant sous le nez de chacun dans le contexte local. De fait, les turpitudes politiques françaises se déroulent sous les yeux un peu ébahis des travailleurs, alors que le tsunami de la crise pétrolière est à l’horizon mais ne s’est pas encore réellement abattu sur nous. L’eau frémit à peine par rapport à la vague qui se prépare.
Ces élections sont l’occasion de clarifications qui se déroulent elles sous notre nez. Ici et là, la FI veut faire battre le PCF. Ailleurs elle fusionne avec la « gauche » et les communistes qui s’étaient gentiment rangés derrière la bannière de cette « gauche » sont les dindons de cette fusion. Dans une grande métropole, la FI se retire. Mais dans une autre, elle se maintient et ouvre la voie à la droite pour laquelle l’extrême-droite se retire. Partout, la FI met son propre intérêt devant l’intérêt général. Elle veut des postes et construire le tremplin électoral pour 2027. Le reste de la gauche est complètement paumé et subi en ordre totalement dispersé.
Quelle perspective ce triste spectacle peut-il offrir alors qu’il y a à peine deux ans, tout le monde faisait serment de s’unir pour vaincre l’extrême-droite et offrir une alternative au néo-libéralisme macronien ?
Partout, les communistes payent la note de ces jeux pervers.
C’est terrible et pitoyable, mais cela révèle aux yeux de beaucoup des choses que jusqu’ici on préférait éluder en se raccrochant à la perspective désormais totalement illusoire d’une gauche qui « prendrait le pouvoir et obtiendrait des victoires immédiates ». On se rassurait en se disant que, « si si, en Espagne, la gauche résiste ». Ce n’est pas faux, mais c’est plutôt l’exception qui confirme la règle.
Lorsque la vague internationale va frapper (pétrole à 108 $ cet après midi après une volet de missiles et de drones cette nuit et ce matin), il faudra pourtant agir : mobiliser et unir. Il faudra tracer une ligne claire, sortir des faux-semblants. Des lignes de débats renouvelées vont traverser l’ensemble des organisations politiques, syndicales. Même aux USA, au sein du mouvement MAGA, au coeur même de l’administration Trump, une ligne de fracture apparait.
Dans ces conditions, le travail théorique que nous menons sur ce blog et dont Danielle poursuit le développement dans l’article ci-dessus est essentiel. Il va devoir trouver son pendant dans l’organisation concrète des masses en mouvement, sous les formes par lesquelles elles se présenteront.
Alors, le travail de reconstruction prendra réellement son envol. Aujourd’hui, nous creusons (et c’est important) en espérant trouver les fondations les plus solides pour demain construire.
Ce qui ressort des 40 dernières années, c’est que ces fondations ne pourront pas être électorales. Ne serait ce que par ce que le mécanisme même de l’élection bourgeoise, qu’il va falloir commencer à analyser et à qualifier, divise et remplace le vrai par le faux. L’arène électorale ne fournit pas les conditions dans lesquelles les travailleuses et les travailleurs peuvent s’unir en force transformatrice. Cette union ne peut que se dérouler sur un autre terrain, avant de se reporter, après qu’une accumulation suffisante de forces et l’assemblage vivant de ces forces en une multitude de liens humains ait eu lieu.
C’est au fond le sens de la phrase de Gustave Ansart, métallurgiste et député du Nord, qui déclarait : « d’abord on prend l’usine, ensuite on prend la municipalité ».
Ce processus est inéluctable, mais il ne peut se réaliser que dans un combat ardu, mené dans la durée et simultanément à de multiples niveaux, qui se cumuleront pour atteindre plus tard un stade décisif.
L’importance du congrès du PCF réside dans ce qu’il est capable de produire comme avancée concrète dans le collectif militant pour demain. Pour que dans les sections, dans les syndicats, dans les quartiers, ce collectif militant puisse entreprendre le travail d’organisation de l’action de masse sur des bases correctes.
Nous sommes d’accord. Sauf sur un point : « Il va devoir trouver son pendant dans l’organisation concrète des masses en mouvement, sous les formes par lesquelles elles se présenteront. » C’est vague. Et tu cites Gustave Ansart et donc donne une réponse.
Le hiatus est que trop de sections sont des pocket borough ou des rotten borough pour avoir un siège au conseil fédéral et une « présence folkorique » avec une gerbe. Le travail Protéger et Produire n’a pas été développer : parler de cellule inter-intrerprise est explicité dans Cause Commune. Mais rien rien sur le terrain sauf de la communication. Des camrades comme benoit Broger y croit et se bougent. Mais, dans la machine le « vague » existe. Il l’est dans la diffusion présentation du livre sur le Chine pour sortir du local.
Ce sont les contradictions du 40ème Congrès avec des forces brejnévienne qui ne veulent pas la rupture avec l’eurocommunisme etc. Le brejnévisme de droite soit une rupture formelle avec la tyrannie personnelle de Khrouchtchev, sans retour, même partiel à l’ère stalinienne, a conduit aux refus des réformes proposées par Kossyguine par « conservatisme » et donc le brejnévisme de droite a qui n’ a pu in finé qu’accoucher de la mutation Gorbatchévienne, l’hydre droitière de Khrouchtchev, de la contre-révolution elstienne. C’est processus doivent être étudiés et Roubaud-Quashie qui se satisfait du congrès de 2006 qui a criminalisé le terme socialisme et qui est clair : « socialisme » = « dictacture du prolétariat » = « réhabilitation de Staline » donc impossible doit être contesté en pointant le bilan indigent de la formation qu’il a mis en place par exemple.
Oui je me doute que tu as fort à faire. Et un remerciement fraternel camarade pour avoir pris le temps de me lire et d’apporter une réponse.
A ma maman, immigrée antifasciste avec ses parents après 1923, puis devenue Communiste et Gégétiste, (Elle travaillait comme secrétaire à la Bourse du Travail, avec Nédelec, jusqu’à ce que Daladier mette la CGT hors la loi en 1939 et mon père en prison), et à qui je posais la question de si sont père était « Communiste », elle m’avait répondu qu’il était « Travailliste ».
Et que les « Travaillistes », même de bonne volonté révolutionnaire, c’étaient des gens qui voulaient « construire le toit » avant de « construire les murs porteurs ».
Et perso, en sus d’être un « vieux » ex-militant, j’ai beaucoup navigué sur la mer.
Et quand j’écris « navigué », c’est pas l’Estaque – Frioul pour la pêche aux gobis.
Et j’ai appris une chose de base.
Quand on veut reconstruire un bateau, si on garde une vieille coque pourrie avec les vers dedans, et qu’on construit un pont tout neuf, et même si on la repeint en rouge, ça aura couté beaucoup de temps, d’argent, et de bonnes volontés, juste pour couler au premier coup de tabac avec les illusions perdues de ceux qui ont cru l’avoir reconstruit.
Il vaut mieux une vraie coque construite sur des bases fondamentales, même sans vrai pont ou gréement, quitte à pomper quand y a de l’eau qui rentre, qu’une coque pourrie pleine de trous qui prend l’eau.
Vous pensez que c’est pourquoi que le Capitalisme qui a gommé même le souvenir des partis prérévolutionnaires d’antan, continue à financer et laisser vivoter l’actuel PcF « eurocommuniste » ?
Pour sauvegarder l’espèce ou le copyright ?
Ils auraient pensé quoi mes parents d’un PcF « fascisto-communiste ??
Pendant qu’on s’épuise à tenir à flot une épave on ne s’occupe pas de construire, même simplement un radeau tout neuf.
Alors qu’on a autour de nous de la matière vivante à volonté à rassembler pour reconstruire sur des bases solides.
là aussi la preuve du pudding c’est qu’on le mange et la preuve est faite que tous les partis de l’euro communisme ont été conçus avec leurs groupuscules incapables de réaliser ce qu’ils annoncent et attribuant à la vieille coque pourrie leur incapacité à créer un bateau sur le mode bolchevique qu’ils croient représente, ou maoïste, ou n’importe quoi d’autres mais ils ne savent que se diviser… Peut-être cela est dû à la situation contrerévolutionnaire de ces courtes décennies mais leur incapacité à voir le nouveau, leur côté insupportqable de maître d’école sentencieux, leur absence d’attention aux autres et à tout ce qui n’est pas leur gourou ou eux mêmes fait partie de ce temps de destruction de toute forme politique et qui est déjà la pourrissement du sommet … Nous entrons dans une période qui offre d’autres possibilités, qui les prendra pleinement et répondra aux défis multiples liés à l’essor des forces productives, transformations qui concerne l’économique mais comme le supposait Merhing les vaqleurs, donc partout où nous sommes agissons en ce sens et reconstruisons au lieu de détruire le peu qui se fait par pur nombrilisme et vision de petits bourgeois rancuniers… je me fous totalement de ce qui surgira et sur lequel je ne puis anticiper de la fin mais je sais où l’action que j’impulse a plus de chance de produire les effets de classe recherchés et ce n’est certainement pas dans la fièvre groupusculaire à l’italienne même le parti communiste de Cuba de Fidel bien qu’en rupture avec l’ancien parti n’a pu oublier ni José Marti ni l’ancien parti communiste et sa base de classe tout en naissant d’une autre histoire, d’une autre stratégie …
danielle Bleitrach
Il ne s’agit pas d’oublier « l’ancien parti communiste », ni ses actions, ni ses héros, (Ou alors tu n’as pas compris mon propos), mais de laisser couler la vieille coque avec ses vers pour la remplacer par une neuve contrôlable, justement basée sur la réalité historique de terrain de l’ancien vrai Parti…
En n’oubliant pas l’essentiel, c’est à dire qu’un Parti révolutionnaire ne peut fonctionner sans Structures d’éducation révolutionnaires, sans Syndicat prolétarien faisant la liaison Travailleurs, intellos, paysans, sans Structures de masse comme des Orgas d’aide sociales et médicales.
C’est cet ensemble qui représente la nouvelle coque du bateau à reconstruire.
Et c’est cette symbiose entre Parti, CGT, Mouvement mutualiste , et Secours Populaire français, qui a permis en grande partie l’essor du Parti avant guerre, à permis la naissance de la Résistance FTPF, et sa puissance politique de 45 jusque dans les années 80.
Le Parti ça ne peut représenter que l’agrégateur des volontés révolutionnaires des masses, collectées à travers des organismes ancrés dans la société prolétarisée.
Et avant même de chercher à être une Structure politique électorale plus ou moins financée par la Bourgeoisie ça doit être le condensé des réflexions de la base et son pôle éducationnel stratégique.
Quant à l’intégration d’élus « supposés communistes » dans un système électoral bourgeois le jour où ils ont cessé de reverser au Parti la différence entre un salaire ouvrier spécialisé et une indemnité d’élu bourgeois, ils ont d’office plongé vers le côté noir de la force.
j’ai bien compris mais je prétend que pour certains la nostalgie du passé n’est pas une manière de construire l’unité communiste mais de créer toujours plus les conditions de la division, parce que les divisions de la classe dominante sont une idéologie dangereuse quand on confond les tâches concrètes à accomplir aujourd’hui avec le conditions de la réalité. je trouve que dans ce domaine, les Cubains avec leur pragmatisme et leur refus de la défaite devant l’ennemi impérialiste sont admirables… Qu’ils nous supportent dans nos haines groupusculaires qui nous condamnent à l’inertie me remplit d’admiration… je me sens incapable d’être à leur niveau.. comme d’ailleurs celui de la plupart des peuples qui s’embarquent concrètement dans la résistance à l’impérialisme… Nous ne sommes même pas capable de virer des gens qui ne sont pas communistes et qui se trouvent par hasard et à cause de nos incapacités, les tiennes, les miennes à la tête du PCF … On peut se raconter ce qu’on veut on a pris une raclée et on en tire aucune leçon ou pas assez.. moi j’ai renoncé au bout de trente ans d’effort mais je ne considère pas ça comme une preuve de mon excellence au contraire, c’est une manière de survie à mon âge avancé…et certainement pas une assurance que je suis apte à construire de toutes pièces le parti idéal alors que je n’étais même pas capable de défendre celui qui existait…
Lafleur
Bonjour,
Je digresse et cela concerne évidemment Franck et Marianne ; mais ne pas oublier qu’au plus tard le 3mai est la date limite de dépôt des textes alternatifs. Ne serait il pas l’occasion d’engager un tel projet et de rassembler la « gauche » pour au moins peser face aux trotsko-atlantiste gauchiste à la Vincent Boulet et aux pseudo érudit droitier à la Roubaud Quashie dont le simple mot de socialisme le fait trembler ? Beaucoup sont « hors du parti » ou demeurent dans des groupuscules de gauches PRCF, URCF, OCF etc. Les 38 et 39 ne seront qu’une nouvelle période « brejnevienne ». Sans tirer ici et maintenant vers la gauche le parti, pour un parti communiste, défendant le socialisme actuel, l’internationalisme réel que je lis sur ce blog, et avoir une approche critique (de l’échec de l’eurocommunisme IU et fin du PCI, tout en le remplaçant dans son contexte de « mutation » pour la démocratouille populiste/démagogique), en tenant compte de l’évolution matérielle et concrète pour réactualiser le communisme « thorézien », la liquidation totale sera prochainement à l’œuvre. Maintenir, les équilibres « brjeneviens » avec les influences droitières et gauchistes ne peut pas permettre de remettre le parti en mouvement et le réinsérer dans la société. Il faut assumer que ce congrès passe par une scission de droite des atlantistes et eurobéat.
admin5319
je n’emploierai pas le terme de scission mais celui d’avoir une ligne claire avec des cadres aptes à la mettre en action et pas un exécutif dont certains membres imposent le travail de leurs commissions comme une ligne même si elle va a contrario des décisions. effectivement s’il n’y avait pas cette orientation le 40 e serait du temps perdu. On ne peut pas dire que le 38 e et même le 39 e aient été totalement du temps perdu et bien des choses ont avancé mais il reste à voir les conditions pour que l ‘ »essai » soit en fait transformé. Personnellement je ne suis plus membre du parti mais je pense que pour le moment les membres du parti sortent à peine de l’oeuf de l’eurocommunisme et c’est de l’intérieur que la coquille se brisera pour qu’il naisse quelque chose de viable… Histoire et societe n’a pas d’autre ambition qu’être une couveuse parmi d’autres…
danielle Bleitrach
Lafleur
Oui, merci pour la couveuse.
Et oui Avicenne! Et pour « naître de l’intérieur », certains doivent y entrer pour agir de l’intérieur sinon les forces contraires dont celles de la fascisation pourront facilement taper l’outil du dehors. Comme le congrès de Tours a conduit à la scission de la « droite parlementariste et chauvine » pour faire vite, les propositions de textes sur le socialisme « de la commission ad hoc » sont inconciliables. Roubaud Quashie veut clairement un statu quo sur le congrès de 2006.
Vu l’accélération en ce moment, pouvons nous rester sur quelques améliorations à la marge du texte 2006 grâce notamment aux contributions des camarades comme Franck ou du 62 ?
Mais comme membre du PCF, c’est aussi une interpellation directe notamment à Franck qui a déjà produit des papiers intéressants pour le prochain congrès. Mais le statu quo ne peut plus durer avec autour de Léon, l’ensemble des président de commission pour le texte de base.
Merci en tout cas pour ta réflexion. Je vais encore réfléchir à ta réponse et je sais bien que tu as beaucoup fait. J’ai encore des « Révolution » des années 80/90. Un grand merci pour le blog.
Franck Marsal
Très vite entre deux actions militantes et en espérant être clair :
Je suis bien d’accord avec Danielle. Et il faut se rappeler que nous ne maîtrisons pas les conditions dans lesquelles nous agissons. Et que la vie politique ne s’arrête pas au port pour un chantier de reconstruction. Ceux qui ont sabordé leur navire avant d’en avoir un nouveau pour naviguer ne sont en général plus là pour en parler.
Ce 40ème congrès va se dérouler dans une ambiance brûlante et un délai très court. Et en réalité, il n’a pas vraiment commencé, car il y a un grand paradoxe : Ces élections municipales sont un faible enjeu eu égard à la guerre impérialiste qui s’accèlère et en même temps ne fait que rencontrer ses propres limites et se dévoiler. Et en même temps, ces élections elles-mêmes, prises dans la crise générales contribuent à alimenter ce dévoilement en le ramenant sous le nez de chacun dans le contexte local. De fait, les turpitudes politiques françaises se déroulent sous les yeux un peu ébahis des travailleurs, alors que le tsunami de la crise pétrolière est à l’horizon mais ne s’est pas encore réellement abattu sur nous. L’eau frémit à peine par rapport à la vague qui se prépare.
Ces élections sont l’occasion de clarifications qui se déroulent elles sous notre nez. Ici et là, la FI veut faire battre le PCF. Ailleurs elle fusionne avec la « gauche » et les communistes qui s’étaient gentiment rangés derrière la bannière de cette « gauche » sont les dindons de cette fusion. Dans une grande métropole, la FI se retire. Mais dans une autre, elle se maintient et ouvre la voie à la droite pour laquelle l’extrême-droite se retire. Partout, la FI met son propre intérêt devant l’intérêt général. Elle veut des postes et construire le tremplin électoral pour 2027. Le reste de la gauche est complètement paumé et subi en ordre totalement dispersé.
Quelle perspective ce triste spectacle peut-il offrir alors qu’il y a à peine deux ans, tout le monde faisait serment de s’unir pour vaincre l’extrême-droite et offrir une alternative au néo-libéralisme macronien ?
Partout, les communistes payent la note de ces jeux pervers.
C’est terrible et pitoyable, mais cela révèle aux yeux de beaucoup des choses que jusqu’ici on préférait éluder en se raccrochant à la perspective désormais totalement illusoire d’une gauche qui « prendrait le pouvoir et obtiendrait des victoires immédiates ». On se rassurait en se disant que, « si si, en Espagne, la gauche résiste ». Ce n’est pas faux, mais c’est plutôt l’exception qui confirme la règle.
Lorsque la vague internationale va frapper (pétrole à 108 $ cet après midi après une volet de missiles et de drones cette nuit et ce matin), il faudra pourtant agir : mobiliser et unir. Il faudra tracer une ligne claire, sortir des faux-semblants. Des lignes de débats renouvelées vont traverser l’ensemble des organisations politiques, syndicales. Même aux USA, au sein du mouvement MAGA, au coeur même de l’administration Trump, une ligne de fracture apparait.
Dans ces conditions, le travail théorique que nous menons sur ce blog et dont Danielle poursuit le développement dans l’article ci-dessus est essentiel. Il va devoir trouver son pendant dans l’organisation concrète des masses en mouvement, sous les formes par lesquelles elles se présenteront.
Alors, le travail de reconstruction prendra réellement son envol. Aujourd’hui, nous creusons (et c’est important) en espérant trouver les fondations les plus solides pour demain construire.
Ce qui ressort des 40 dernières années, c’est que ces fondations ne pourront pas être électorales. Ne serait ce que par ce que le mécanisme même de l’élection bourgeoise, qu’il va falloir commencer à analyser et à qualifier, divise et remplace le vrai par le faux. L’arène électorale ne fournit pas les conditions dans lesquelles les travailleuses et les travailleurs peuvent s’unir en force transformatrice. Cette union ne peut que se dérouler sur un autre terrain, avant de se reporter, après qu’une accumulation suffisante de forces et l’assemblage vivant de ces forces en une multitude de liens humains ait eu lieu.
C’est au fond le sens de la phrase de Gustave Ansart, métallurgiste et député du Nord, qui déclarait : « d’abord on prend l’usine, ensuite on prend la municipalité ».
Ce processus est inéluctable, mais il ne peut se réaliser que dans un combat ardu, mené dans la durée et simultanément à de multiples niveaux, qui se cumuleront pour atteindre plus tard un stade décisif.
L’importance du congrès du PCF réside dans ce qu’il est capable de produire comme avancée concrète dans le collectif militant pour demain. Pour que dans les sections, dans les syndicats, dans les quartiers, ce collectif militant puisse entreprendre le travail d’organisation de l’action de masse sur des bases correctes.
Lafleur
Nous sommes d’accord. Sauf sur un point : « Il va devoir trouver son pendant dans l’organisation concrète des masses en mouvement, sous les formes par lesquelles elles se présenteront. » C’est vague. Et tu cites Gustave Ansart et donc donne une réponse.
Le hiatus est que trop de sections sont des pocket borough ou des rotten borough pour avoir un siège au conseil fédéral et une « présence folkorique » avec une gerbe. Le travail Protéger et Produire n’a pas été développer : parler de cellule inter-intrerprise est explicité dans Cause Commune. Mais rien rien sur le terrain sauf de la communication. Des camrades comme benoit Broger y croit et se bougent. Mais, dans la machine le « vague » existe. Il l’est dans la diffusion présentation du livre sur le Chine pour sortir du local.
Ce sont les contradictions du 40ème Congrès avec des forces brejnévienne qui ne veulent pas la rupture avec l’eurocommunisme etc. Le brejnévisme de droite soit une rupture formelle avec la tyrannie personnelle de Khrouchtchev, sans retour, même partiel à l’ère stalinienne, a conduit aux refus des réformes proposées par Kossyguine par « conservatisme » et donc le brejnévisme de droite a qui n’ a pu in finé qu’accoucher de la mutation Gorbatchévienne, l’hydre droitière de Khrouchtchev, de la contre-révolution elstienne. C’est processus doivent être étudiés et Roubaud-Quashie qui se satisfait du congrès de 2006 qui a criminalisé le terme socialisme et qui est clair : « socialisme » = « dictacture du prolétariat » = « réhabilitation de Staline » donc impossible doit être contesté en pointant le bilan indigent de la formation qu’il a mis en place par exemple.
Oui je me doute que tu as fort à faire. Et un remerciement fraternel camarade pour avoir pris le temps de me lire et d’apporter une réponse.
GEB.
A ma maman, immigrée antifasciste avec ses parents après 1923, puis devenue Communiste et Gégétiste, (Elle travaillait comme secrétaire à la Bourse du Travail, avec Nédelec, jusqu’à ce que Daladier mette la CGT hors la loi en 1939 et mon père en prison), et à qui je posais la question de si sont père était « Communiste », elle m’avait répondu qu’il était « Travailliste ».
Et que les « Travaillistes », même de bonne volonté révolutionnaire, c’étaient des gens qui voulaient « construire le toit » avant de « construire les murs porteurs ».
Et perso, en sus d’être un « vieux » ex-militant, j’ai beaucoup navigué sur la mer.
Et quand j’écris « navigué », c’est pas l’Estaque – Frioul pour la pêche aux gobis.
Et j’ai appris une chose de base.
Quand on veut reconstruire un bateau, si on garde une vieille coque pourrie avec les vers dedans, et qu’on construit un pont tout neuf, et même si on la repeint en rouge, ça aura couté beaucoup de temps, d’argent, et de bonnes volontés, juste pour couler au premier coup de tabac avec les illusions perdues de ceux qui ont cru l’avoir reconstruit.
Il vaut mieux une vraie coque construite sur des bases fondamentales, même sans vrai pont ou gréement, quitte à pomper quand y a de l’eau qui rentre, qu’une coque pourrie pleine de trous qui prend l’eau.
Vous pensez que c’est pourquoi que le Capitalisme qui a gommé même le souvenir des partis prérévolutionnaires d’antan, continue à financer et laisser vivoter l’actuel PcF « eurocommuniste » ?
Pour sauvegarder l’espèce ou le copyright ?
Ils auraient pensé quoi mes parents d’un PcF « fascisto-communiste ??
Pendant qu’on s’épuise à tenir à flot une épave on ne s’occupe pas de construire, même simplement un radeau tout neuf.
Alors qu’on a autour de nous de la matière vivante à volonté à rassembler pour reconstruire sur des bases solides.
admin5319
là aussi la preuve du pudding c’est qu’on le mange et la preuve est faite que tous les partis de l’euro communisme ont été conçus avec leurs groupuscules incapables de réaliser ce qu’ils annoncent et attribuant à la vieille coque pourrie leur incapacité à créer un bateau sur le mode bolchevique qu’ils croient représente, ou maoïste, ou n’importe quoi d’autres mais ils ne savent que se diviser… Peut-être cela est dû à la situation contrerévolutionnaire de ces courtes décennies mais leur incapacité à voir le nouveau, leur côté insupportqable de maître d’école sentencieux, leur absence d’attention aux autres et à tout ce qui n’est pas leur gourou ou eux mêmes fait partie de ce temps de destruction de toute forme politique et qui est déjà la pourrissement du sommet … Nous entrons dans une période qui offre d’autres possibilités, qui les prendra pleinement et répondra aux défis multiples liés à l’essor des forces productives, transformations qui concerne l’économique mais comme le supposait Merhing les vaqleurs, donc partout où nous sommes agissons en ce sens et reconstruisons au lieu de détruire le peu qui se fait par pur nombrilisme et vision de petits bourgeois rancuniers… je me fous totalement de ce qui surgira et sur lequel je ne puis anticiper de la fin mais je sais où l’action que j’impulse a plus de chance de produire les effets de classe recherchés et ce n’est certainement pas dans la fièvre groupusculaire à l’italienne même le parti communiste de Cuba de Fidel bien qu’en rupture avec l’ancien parti n’a pu oublier ni José Marti ni l’ancien parti communiste et sa base de classe tout en naissant d’une autre histoire, d’une autre stratégie …
danielle Bleitrach
GEB.
Il ne s’agit pas d’oublier « l’ancien parti communiste », ni ses actions, ni ses héros, (Ou alors tu n’as pas compris mon propos), mais de laisser couler la vieille coque avec ses vers pour la remplacer par une neuve contrôlable, justement basée sur la réalité historique de terrain de l’ancien vrai Parti…
En n’oubliant pas l’essentiel, c’est à dire qu’un Parti révolutionnaire ne peut fonctionner sans Structures d’éducation révolutionnaires, sans Syndicat prolétarien faisant la liaison Travailleurs, intellos, paysans, sans Structures de masse comme des Orgas d’aide sociales et médicales.
C’est cet ensemble qui représente la nouvelle coque du bateau à reconstruire.
Et c’est cette symbiose entre Parti, CGT, Mouvement mutualiste , et Secours Populaire français, qui a permis en grande partie l’essor du Parti avant guerre, à permis la naissance de la Résistance FTPF, et sa puissance politique de 45 jusque dans les années 80.
Le Parti ça ne peut représenter que l’agrégateur des volontés révolutionnaires des masses, collectées à travers des organismes ancrés dans la société prolétarisée.
Et avant même de chercher à être une Structure politique électorale plus ou moins financée par la Bourgeoisie ça doit être le condensé des réflexions de la base et son pôle éducationnel stratégique.
Quant à l’intégration d’élus « supposés communistes » dans un système électoral bourgeois le jour où ils ont cessé de reverser au Parti la différence entre un salaire ouvrier spécialisé et une indemnité d’élu bourgeois, ils ont d’office plongé vers le côté noir de la force.
admin5319
j’ai bien compris mais je prétend que pour certains la nostalgie du passé n’est pas une manière de construire l’unité communiste mais de créer toujours plus les conditions de la division, parce que les divisions de la classe dominante sont une idéologie dangereuse quand on confond les tâches concrètes à accomplir aujourd’hui avec le conditions de la réalité. je trouve que dans ce domaine, les Cubains avec leur pragmatisme et leur refus de la défaite devant l’ennemi impérialiste sont admirables… Qu’ils nous supportent dans nos haines groupusculaires qui nous condamnent à l’inertie me remplit d’admiration… je me sens incapable d’être à leur niveau.. comme d’ailleurs celui de la plupart des peuples qui s’embarquent concrètement dans la résistance à l’impérialisme… Nous ne sommes même pas capable de virer des gens qui ne sont pas communistes et qui se trouvent par hasard et à cause de nos incapacités, les tiennes, les miennes à la tête du PCF … On peut se raconter ce qu’on veut on a pris une raclée et on en tire aucune leçon ou pas assez.. moi j’ai renoncé au bout de trente ans d’effort mais je ne considère pas ça comme une preuve de mon excellence au contraire, c’est une manière de survie à mon âge avancé…et certainement pas une assurance que je suis apte à construire de toutes pièces le parti idéal alors que je n’étais même pas capable de défendre celui qui existait…