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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Le sommet ibéro-américain met en garde contre l'unilatéralisme et la coercition dans les pays en développement

La réunion s'est tenu à Madrid sous la présidence du roi mais dans une Espagne endeuillée par la catastrophe ferroviaire et l'ambiance assez compliquée des élections proches. .L'écho des élections des Etats-Unis a résonné à bien des niveaux, Cuba a fait une intervention d'une grande dignité à la fois sur l'asphyxie du blocus, son injustice mais aussi sa volonté de contribuer à un nouvel ordre international. Comme le dit l'article, le point quatre de la résolution est de fait un appui à Cuba, seuls l'Argentine, la Colombie, le Costa-rica et le Paraguay ont pris leur distance avec ce point en ce qui concerne le Paraguay notons que dans la nuit le président paraguayen Santiago Peña a présenté sa démission, ce jeudi 5 novembre, une décision annoncée après l'effondrement d'une grande banque numérique, liée à son gouvernement. La procédure de destitution que préparait la Chambre des députés a été voté l'unanimité, quelques minutes après l'annonce du chef de l'État. Pour les autres le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ne représentent pas l'opinion de leurs peuples et qu'ils sont sous tension et tenu au pouvoir par les USA.

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.jornada.com.mx

Le sommet ibéro-américain s'est achevé jeudi avec la Déclaration de Madrid , un document en 20 points dans lequel les 22 pays présents ont plaidé pour la défense du multilatéralisme face à la menace d'un monde qui se précipite vers son contraire, l'unilatéralisme et l'effondrement du droit international, en plus de prendre jusqu'à quatre engagements communs dans des domaines qui touchent la société, tels que le développement de l'intelligence artificielle, la lutte contre les catastrophes naturelles, la mobilité académique et le réseau d'entraide et de soutien.

Bien que la menace contre Cuba n’ait pas été explicitement mentionnée, elle était évidente au point quatre, dans lequel l’ensemble de la communauté a rejeté « la coercition et l’application de mesures » qui « entravent la capacité des États à répondre à leurs besoins et priorités de développement ».

Milei s'oppose au socialisme et Sánchez rejette les insultes.

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Europa Press

Lors de la séance plénière, les représentants des pays ont exposé leurs préoccupations et leurs propositions avec politesse, à l'exception du président argentin, l'extrême droite Javier Milei, qui a utilisé le micro pour développer une hypothèse dans laquelle il assimilait le « socialisme » au « fascisme », déclarant que « le socialisme est fasciste en politique et le fascisme est socialiste en économie ».

L'équivalence entre socialistes et fascistes n'est pas fortuite ; ils partagent une haine du libre marché, nationalisent les entreprises, réglementent l'économie et pratiquent la propagande et l'endoctrinement. Le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sánchez, a réagi plus tard lors d'une conférence de presse : « Je comprends que les présidents soient censés unir les pays. Les insultes ne font pas partie de ma façon de faire de la politique. Je n'en dirai pas plus. »

Mais dans l'ensemble, la réunion multilatérale s'est déroulée dans une ambiance harmonieuse et n'a pas affecté la diversité idéologique ni la présence de l'extrême droite dans plusieurs des gouvernements présents, comme celui de Milei en Argentine ou ceux de la Colombie, du Chili, du Costa Rica, du Honduras, de l'Équateur et du Salvador, entre autres.

Cuba dénonce le renforcement du blocus américain

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Europa Press / Archives

Lors de son discours, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a dénoncé le fait que « le peuple cubain a subi un renforcement sans précédent du blocus économique américain » et que les États-Unis « ont poussé leur guerre obsessionnelle d'étranglement économique contre Cuba jusqu'aux limites inhumaines d'une punition collective ».

Seuls l'Argentine, la Colombie, le Costa Rica et le Paraguay ont pris leurs distances avec le point quatre de la Déclaration de Madrid, inspiré par la situation à Cuba. Le secrétaire général ibéro-américain, Andrés Allamand, a expliqué : « C'est parfaitement normal. Cela ne pose aucun problème ni complication, compte tenu du consensus sur les principes fondamentaux de la déclaration. Celle-ci rejette très clairement toute mesure coercitive non conforme au droit international. »

Au cours de la séance plénière, il a également été question de la lutte contre le crime organisé et la violence, avec des appels constants de certains présidents de droite et d'extrême droite, comme Laura Fernández du Costa Rica, à une « main plus dure ».

Par ailleurs, les quatre instruments déjà convenus ont été approuvés : le Réseau ibéro-américain pour la réduction des risques de catastrophe et la protection civile, l’Alliance ibéro-américaine pour l’intelligence artificielle, la Charte ibéro-américaine sur la mobilité académique et la Charte sur l’assistance et le soutien. Le prochain sommet se tiendra dans deux ans au Honduras, qui assure le secrétariat provisoire de la réunion multilatérale.

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