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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Editorial : l'été des boules puantes...disent-ils en prônant de fait la censure et le conformisme derrière leur "chère" petite Ukraine

Nous reprenons ces paragraphes à un blog qui clairement en appelle à la censure au nom de la russophobie adjuvant obligatoire de l'appui à l'Ukraine . On peut juger ce qu'il en est d'une option politique quand on voit où il mène ceux qui l'on fait face à un événement, en l'occurrence l'entrée des Russes en Ukraine. Cette "condamnation" a refusé d'analyser le sens de cet "événement" et se condamne comme la politique de Macron, et du consensus de la propagande a se retrouver pris dans la logique du bellicisme et de la censure. L'auteur de l'article qui s'est lancé dans une enquête sur la dite propagande est lui-même gêné par les complots qu'il attribue à la Russie ... effectivement on se demande pourquoi la Russie dépenserait son temps et ses roubles pour attaquer Glucksmann, Attal et Philipp... Il faut alors aller plus loin pour justifier l'appui à une telle cause et au régime de, l'Ukraine de Zelenski si l'on veut être du côté de la vertu antifasciste il faut devenir des flics et dénoncer tout ce qui est russe. Contribuer à tous les bidonnages médiatiques. Le fait est que les amis de l'Ukraine qui traquent les espions jusque dans la culture russe ou dans l'information pluraliste démontrent tous les jours à quel point ils sont en fait les meilleurs agents de la marginalisation de la culture française dans un monde dont ils refusent de voir qu'il n'est plus le leur mais celui de la multipolarité... Un conseil : Arrêtez votre obsession russophobe qui vous met du côté de la censure et de la désinformation,, et ayez le courage d'entendre et de dialoguer avec des gens avec qui vous n'êtes pas d'accord; N'adoptez pas nécessairement leur point de vue mais ne réclamez pas toujours plus de censure comme unique argument... Dites vous bien que si les Français sont mécontents de ceux qui les gouvernent alternativement depuis des décennies ce n'est pas à cause de Moscou mais à cause des politiques, celle en particulier en faveur de la guerre qui sacrifie tout la santé, l'éducation et la culture... Dites vous bien que si vos subventions diminuent et si le public pour la culture va finir dans une cabine téléphonique, ce n'est pas la faute de Moscou mais bien de vous qui avez choisi le conformisme de la censure, alors arrêtez votre cirque et acceptez le dialogue ...

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

Voici un extrait d'un article en faveur de la censure et de l'interdiction de tout ce qui est russe au nom d'un combat vertueux et de gôche de ce qui fut jadis le Théâtre du soleil et contribua à de vrais combats antifascistes : l'article complet est un chef d'oeuvre dans le genre mais je me contenterai de ces deux extraits en vous renvoyant au site pour la totale :

https://www.leshumanites-media.com/post/plan-secret-poutine-election-france

L’été des boules puantes

L’attentat « islamiste » d’ores et déjà projeté ne sera, si l’on peut dire, que la cerise sur le gâteau. Les « ingérences », elles, se multiplient déjà. Raphaël Glucksmann a été la cible, le 4 août 2026, d’une opération attribuée au réseau Storm-1516 — « directement piloté par le GRU », selon les informations qu’il dit tenir du SGDSN —, via un faux site répliquant 181 pages du média Blast et un hypertrucage vocal imitant Edwy Plenel. Le même jour, Gabriel Attal était visé par de faux reportages usurpant l’identité visuelle de RFI, BFM-TV, France 24 et Le Monde, le présentant atteint de la maladie de Parkinson — une opération que VIGINUM impute au réseau Matriochka « avec une confiance élevée ». Dix jours plus tôt, le 24 juillet, c’était au tour d’Édouard Philippe d’être visé par de faux contenus l’annonçant frappé de démence sénile. Ces boules puantes ont fait couler plus de salive médiatique qu’elles n’ont réellement fait boule de neige sur les réseaux sociaux — moins de 30 000 vues sur X pour l’attaque contre Raphaël Glucksmann — mais les réseaux sociaux restent le cheval de Troie des attaques à venir.

Mode test, écran de fumée

Un flop, alors ? Pas vraiment. Pour l’heure, le Kremlin est encore en mode « test ». Et si le contenu de ces « ingérences » est assez mal fichu, c’est sans doute volontaire. Ce n’est pas encore « l’opération spéciale » de la guerre hybride, juste les prémisses — des prémisses qui servent aussi d’écran de fumée. Pendant que les services de vigilance étatique s’échinent à décrypter la provenance de ces attaques grossières, ils risquent de moins bien voir ce qui se prépare ailleurs, et sous quelle forme.

AU NOM DE QUOI LE MUSIC HALL DES ÂMES NOBLES EN EST-IL ARRIVE A DEFENDRE LA CENSURE, ET LA GUERRE ? par danielle Bleitrach

Le refus des "intellectuels" de concevoir le monde multipolaire, un au-delà de leur "démocratie libérale" dont dépendent depuis des décennies, leurs subventions et leur audience médiatique sans lesquels ils n'existent pas...

Quand on mesure où en est la propagande en France, on ne peut pas accorder aux choix électoraux actuels une importance démesurée. L''essentiel reste la nécessité de concevoir l'action politique.. On constate simplement le caractère de plus en plus intenable de ce genre de démonstration. Non pas parce que les "intellectuels" qui osent en arriver là vont rapidement évoluer sous la pression de réalités qui rendent leur appel au bellicisme intenable, mais parce qu'il y a toute chance qu'ils reproduisent les mêmes errances quand les masques seront totalement tombés. Le fait est qu'il n'y a plus de perspective stratégique. C'est vrai en tous temps mais aujourd'hui plus que jamais. Il n'y a pas de visée stratégique qui ne se donne une trentaine d'années dans le passé et dans l'avenir, soit plus de 50 ans. tout le reste relève de la tactique. C'est là le génie de Fidel Castro et de tous les grands politiques qui ont sorti leur pays des impasses dans lesquelles ils s'enfonçaient.

cette perspective stratégique n'est pas une capacité prophétique comme celle attribuée à Nostradamus. Ce que Fidel perçoit en 1983 au sommet des non alignés en Inde est déjà là: il ne l'invente pas. Il a un point d'ancrage qui est Cuba, Cuba socialiste pour renforcer l'unité face à la puissance impérialiste et avide qui guette l'île comme un fruit mur qui tôt ou tard devra avec le reste de l'Amérique latine devenir la chose des Etats-Unis dans le pillage du monde. Il n'oublie jamais ce positionnement mais l'élargit en défense des autres nations du sud et en défense de l'humanité.

Donc en 19883, il voit la crise du capitalisme, la croissance poussive de ce mode de production, un mode de développement qui n'est plus capable dans sa dynamique d'assurer ce qu'il à savoir promet la modernisation de la planète, à condition que les nations dites en voie de développement suivent le modèle. Il voit également, mais certainement pas dans toute son ampleur, le fait que l'URSS n'a pas la force de résister à cette crise du capitalisme. Pour lui le problème principal est la querelle sino-soviétique qui favorise la coercition de l'impérialisme. Il faut donc que se crée un monde multipolaire avec une réconciliation Chine URSS. Tous les éléments de cette réalité sont déjà là et l'incitent en 1991 à ne pas céder et à placer le frêle esquif cubain dans cet orientation dans laquelle il trouve un partenaire qui est Chavez. Non seulement le continent bolivarien mais l'OPEP et le partenariat avec Poutine. Et dans le même temps il renoue avec la Chine.

Et tout cela tandis que le "music hall des âmes nobles" devient de plus en plus courtisan...

La crise structurelle du capitalisme que, Fidel voyait en 1983, a connu une issue inespérée pour l'impérialisme avec l'effondrement de l'URSS, mais les effets n'on pas duré. Nous oublions les crises telles qu'elle se sont multipliées. En particulier l'ébranlement de la financiarisation en 2008., ce qui nous interdit de suivre l'approfondissement structurel. La victoire face à l'URSS s'était présentée comme le triomphe du libéralisme sur le collectivisme, l'autoritarisme, l'étatisme. J'ai déjà souligné l'illusion idéologique : le mouvement du capital, l'exploitation disparaissait derrière la liberté, la libre entreprise, les institutions démocratiques, les élections en particulier. cela impliquait la "fin de l'histoire" le libéralisme avait absorbé tous ses rivaux ennemis de la liberté, le nazisme et le communisme. Alors même que l'oligarchie imposait de plus en plus sa logique à la planète et au plan interne au monde du travail qui était sacrifié, réprimé.

Mais dans ce "libéralisme" non seulement l'Etat n'avait pas disparu, mais de plus en plus d'entreprises dépendaient des subventions d'État, des renflouements publics ou des marchés publics. En fait, le pseudo libéralisme a été un mécanisme permanent des fonds publics vers des monopoles financiarisés qui déplaçaient leur chaine de production vers des pays en développement et à la recherche également de marchés. Ce mécanisme s'est accompagné d'une transformation des institutions, un poids accru des exécutif et leur technocratisation. L'état d'urgence est devenu un mécanisme de transfert massif de ressources vers ces structures de pouvoir. Chaque crise devait trouver une réponse avec de nouveaux transferts vers l'oligarchie. C'est pour cela que 2008 joue un rôle essentiel, et c'est la Chine qui sauve la mise et devient de ce fait le principal créancier des Etats-Unis. Je rappelle ces faits pour que l'on mesure à quel point la crise est devenue structurelle mais aussi va vers le zugzwang.

Ce qui est apparu également c'est le rôle joué par la gauche dans ce mouvement, le fait que les gouvernements qui privatisent le plus sont non seulement Mitterrand mais Jospin avec chaque fois la volonté de tenir les communistes en leur donnant des postes ministériels au gouvernement et la difficulté à s'arracher à une telle étreinte.

Parce que aujourd'hui une logique est en train de s'imposer qui fait que le "libéralisme" tombe les masques, non seulement l'hypothèse de l'extrême-droite est une alternative que le capital ne repousse plus mais quelle que soit la force politique élue il faudra qu'elle se conforme à la nécessité de mesures d'austérité pour la majorité de la population, tandis qu'il n'y aura plus de limite aux dépenses militaires. Le cas de l'Allemagne est encore plus clair comme celui du Japon, les restrictions liées à la seconde guerre mondiale sont levées en matière de dépenses militaires. Ou le gouvernement se conforme à cette logique où il est soumis à un siège des marchés financiers.

Cela passe par un renforcement de l'exécutif avec le primat présidentiel ou celui du chancelier qui agit indépendamment de tout frein parlementaire et celle-ci devient partout le lieu d'un blocage. C'est toute l'Europe dans laquelle s'impose sous des formes diverses ce processus qui attaque le citoyen tout en prétendant être en lutte pour la défense de la démocratie contre ce qui la menace. Face à cela tout clientélisme qui divise ceux qui devraient être unis sur des bases de classe va dans le sens de cette nouvelle phase de transfert massif à l'échelle de la planète face auquel s'est construit une résistance et une alternative.

En revanche, ce qui caractérise la classe impérialiste c'est la division, l'incapacité à faire face à sa crise. Et c'est cette crise là et pas l'influence idéologique qui joue un rôle déterminant dans l'instabilité des gouvernants.

C'est à la lumière de ce retournement que j'ai désigné comme le zugzwang qu'il faut apprécier chaque événements et ce à quoi il donne lieu. Jamais il ne peut ignorer le mouvement réel du capital et ses incidences sur l'humanité, sur l'immense majorité de la planète. C'est pour cela que l'on ne pouvait ignorer Ormuz et le rendez-vous auquel il conviait l'armada des Etats-Unis.

Pas plus que l'UE et la bande des trois la France, l'Allemagne et la Grande Bretagne tentent d'imposer leur présence à la table des négociations de la paix en Ukraine mais n'ont aucune politique qui corresponde à leur ambition et n'ont qu'une politique commune, celle de toujours plus imposer un transfert massif du budget de l'Etat et de l'UE vers le surarmement.. parfaitement inutile comme ke futur porte avion au moment même où le Lincoln témoigne de son inadaptation à Ormuz.

danielle Bleitrach

Est-ce un hasard si se multiplient au cinéma d'une part les films qui décrivent l'empathie comme une manière d'être dans les sociétés où le choix de la militarisation et du fascisme s'impose de plus en plus, comme au Japon (soudain). Ou encore de la part des sociétés que le post-soviétisme a détruite confrontées au wokisme qu'ils vivent comme une traque impitoyable (Fjord, l'aventure rêvée, homes stories). Il serait temps d'abandonner le manichéisme quand il devient un prétexte à conformisme et traque du "terroriste" potentiel ...

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