En ce moment il y a une tentative totalement contradictoire dans la propagande par laquelle les Etats-Unis prétendent justifier y compris une intervention à Cuba : la première est de répéter tout ce qu’ils disent sur les pays qu’ils attaquent, la nation est « faillie » économiquement à cause de la corruption de ses dirigeants, le blocus n’est qu’un prétexte. Ce qui immanquablement provoque la simple réponse si le blocus n’est qu’un prétexte ôtez le prétexte et on verra ce qu’il en est. En matière de corruption, il est difficile d’accuser les dirigeants cubains, alors ils ont trouvé un « coupable » l’armée populaire de Cuba, qui non seulement ose armer ses citoyens en cas d’invasion mais a été un instrument économique et financier pour répondre au blocus en créant des circuits parallèles susceptibles d’y échapper c’est leur point d’attaque favori et ils vont jusqu’à chercher des arguties pour enlever Raoul Castro symbole de la créativité de cette armée qui va jusqu’à approvisionner les marchés pour peser sur les prix des marchés libres paysans et organiser un système de développement économique en liaison avec des investisseurs privés venus d’Espagne, du Mexique, de Chine et de Russie, que le gouvernement propose également d’ouvrir à la diaspora cubaine mais toujours avec le contrôle très efficace parce que l’armée cubaine c’est une sorte de polytechnique avec des cadres patriotes travaillant avec les syndicats, le CDR, les femmes cubaines. Dans l’article ci-dessous cet universitaire cubain dont je reproduis souvent les textes explique le fonctionnement d’un système de protection devant les investissement étrangers qui interviennent aujourd’hui dans la déstabilisation de l’île y compris en créant des filières de narcotrafic qui ultérieurement pourront comme partout ailleurs pourront servir de prétexte à intervention, cette résolution 6/2026 du ministère de l’Intérieur cubain (MININT) a donné lieu à une nouvelle vague de vertueuses protestation de l’administration des Etats-Unis comme relevant de pratiques illégales permettant la répression d’agents de la CIA ce qui est un comble on en conviendra alors que l’île subit un quasi génocide, le côté contradictoirement sans foi ni loi, ne respectant aucune décision internationale se double d’un aspect procédurier assez infame. (note et traduction de danielle Bleitrach
AVEC LE PRETEXTE DE CETTE RÉSOLUTION, ILS SONT ENTERRÉS. EUX MÊMES ![]()
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En lisant ce qu’ils diffusent sur la résolution 6/2026 du MININT et j’ai l’impression qu’ils pensent qu’ils vont nous faire peur. Ou pire, ils pensent qu’ils ont des trucs pour nous appeler « dictature ».
Eh bien, non. Je vous réponds ici, bien clair, au cas où vous l’ignoreriez.
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PREMIEREMENT : QU’EST-CE QUE CETTE RÉSOLUTION EXACTEMENT ?
Le 18 mai 2026, le ministère de l’intérieur (MININT) a publié la résolution 6/2026, signée par le général Lazaro Alberto Alvarez Casas. Cette norme réglemente le gel des comptes bancaires, avoirs virtuels, crypto-monnaies, biens et toute autre ressource économique de personnes ou d’entités liées à des infractions terroristes ou au blanchiment d’avoirs.
Et voici ce qu’ils ne comprennent pas : cela n’a pas été fait parce que « le gouvernement en a voulu ». Cela a été fait parce que Cuba a été inscrite sur la liste noire du GAFI (Groupe d’action financière internationale) en juin 2025. Et cette inclusion nous oblige à disposer de mécanismes de contrôle financier plus stricts pour pouvoir opérer dans le système bancaire international.
Donc si vous voulez blâmer quelqu’un, blâmez d’abord le GAFI Ou mieux encore, blâmez-moi parce que la pression américaine est celle qui nous a mis sur cette liste.
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DEUXIÈME : DE QUOI PARLENT-IL QUAND ILS DISENT « PAS DE JUGEMENT PRÉALABLE » ?
Ils disent que le gouvernement peut geler des comptes « sans mandat, sans procédure pénale et sans préavis ». Et c’est vrai, mais seulement partiellement.
L’article 6.1 de la résolution permet d’agir sur la base d’«informations policières ou judiciaires, de renseignements ou de tout organe réglementaire» et précise que cela peut se produire «sans nécessairement qu’une procédure pénale ne soit engagée». L’article 22 est encore plus explicite : « dispose de l’ordonnance de gel sans délai et sans notification préalable ».
Et pourquoi ? Parce que c’est ainsi que fonctionne la lutte contre le terrorisme financier dans le monde entier. Aux États-Unis, l’OFAC gèle les avoirs de personnes inscrites sur la liste SDN sans jugement préalable. Dans l’Union européenne, le gel d’avoirs par terrorisme est exécuté sur la base d’informations de renseignement, et n’attend pas la fin d’un procès.
La différence est que Cuba n’a jamais abusé de ces outils pour poursuivre des opposants politiques. Et elle ne le fera pas maintenant.
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TROISIÈME : CE QUE CES MÉDIAS NE VOUS DISENT PAS
Ces publications qui circulent – tous émanant de médias tels que CyberCuba ou Directorio Cubain – omettent un détail fondamental : la résolution permet de geler des comptes uniquement pour des crimes GRAVES. Le terrorisme. blanchiment d’actifs. Financement d’activités illicites
Ce n’est pas pour « taire les opposants » ni pour « bloquer les journalistes indépendants ». C’est pour qu’un dealer ne puisse pas déplacer de l’argent à travers Cuba. C’est pour empêcher un terroriste de financer une attaque.
Et s’ils pensent que c’est de l’autoritarisme, qu’ils le disent à leurs propres gouvernements, qui ont des lois égales ou plus dures.
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QUATRIÈME : LE DOUBLE STANDARD DE TOUJOURS
Ce qui m’indigne dans cette campagne, ce n’est pas la résolution elle-même. C’est l’hypocrisie qui l’attaque.
Les États-Unis ont l’OFAC, qui gelent les avoirs de pays entiers sans jugement ni rien. Il a la liste SDN où il met qui il veut sans preuve. Il a le pouvoir de bloquer les transactions bancaires internationales juste en soupçonnant.
Et quand a-t-on vu ces médias s’indigner de ça ? Jamais.
Mais lorsque Cuba – un pays bloqué, assiégé et menacé – adopte une norme pour se protéger du terrorisme financier, alors oui, ce sont des « dictateurs», «totalitaires», «autoritaires».
Le double standard leur pend par les doigts.
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CE QUE JE NE SUPPORTE VRAIMENT PAS
Cette résolution ne me fait pas peur. Parce que je sais que Cuba n’est pas un pays qui poursuit son peuple avec ces outils. Je sais qu’ici le terrorisme n’est pas financé, et s’il faut geler des comptes pour l’empêcher, il gèle, point final.
Ce qu’ils appellent « institutionnalisation de la peur » est en réalité l’institutionnalisation de la défense. Cuba a le droit de se protéger. Et il le fait.
Si quelqu’un pense que cette résolution est une arme contre la dissidence, qu’il me montre une seule affaire où elle a été utilisée de cette façon. Ils ne peuvent pas. Parce qu’il n’existe pas.
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MON DERNIER COUP DE GUEULE
Ils peuvent continuer à appeler notre gouvernement « régime » Vous pouvez continuer à parler de « dictature » et de « totalitarisme ». Ils peuvent continuer à répandre la panique avec une résolution qui ne cherche qu’à respecter les normes internationales contre le terrorisme.
Mais nous connaissons la vérité. Cette résolution n’est pas contre le peuple. C’est contre les terroristes. C’est contre ceux qui veulent faire du mal.
Et si vous avez peur, vous devriez peut-être vous demander pourquoi. Parce que ceux qui ne doivent rien n’ont peur de rien.
Vive Cuba, putain !(si quelqu’un me trouve une traduction du juron cubain COJONES, qu’il le fasse. NDLT) ![]()
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