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La raison pour laquelle "la gauche radicale" ne sera jamais une classe dirigeante...même si le capitalisme est "un tigre de papier"
Le premier texte élaboré par un ami hongrois énonce une évidence que j'ai abordé aujourd'hui par divers biais y compris celle de la pseudo radicalité post moderne, il ne propose rien sinon de poursuivre la critique du capitalisme. Le fait est que tout ce que la "radicalité " de gauche a été capable de dire n'avait de sens que si l'Union soviétique existait en particulier la dénonciation de la dictature du prolétariat et l'équivalence communisme et nazisme voire la fin de l'histoire. . Ce constat les ex-pays socialistes, ici les Hongrois, le font et ceux qui ont vécu cette contrerévolution disent souvent cette vieille plaisanterie soviétique : les communistes ne disaient qu'une seule vérité, le capitalisme c'est pire ! Mais de toutes part monte le concret, le fait qu'il faut arracher les dents et les griffes une à une au tigre de papier et ça il faut FAIRE pour savoir et il faut apprendre... de qui ? .En attendant, mais peut-être suis-je trop optimiste, j'ai l'impression que se rassemblent les conditions d'un véritable dialogue...
Publié par Danielle Bleitrach
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Article original pour le blog
Le piège de la gauche radicale, la raison jamais devenir une force dirigeante (?)
Ces dernières années/décennies (surtout depuis 2008), une nouvelle tendance à gauche a pris de l'ampleur : il s'agit de la soi-disant « gauche radicale », qui, bien qu'étant un concept large, présente certaines caractéristiques communes : l'anticapitalisme, l'anti-impérialisme, la politique verte et peut-être même le progrès social peuvent être inclus ici.
Bien que je me considère également comme un militant de gauche radicale, ce mouvement a certains problèmes dont nous devons parler – car sans eux, la gauche radicale reste un simple mouvement de protestation principalement composé de la génération Z.
1. IL N'Y A PAS D'ALTERNATIVE
Le plus gros problème de la gauche radicale est qu'elle ne propose aucune alternative économique au capitalisme. Elle critique le capitalisme, nous explique ses problèmes, mais n'offre aucune contre-proposition.
Bien que la première étape consiste effectivement à critiquer le capitalisme, elle ne saurait se substituer à la seconde, qui est de proposer une alternative. Sans cette dernière étape, les autres – telles que l’organisation, la mobilisation, etc. – seront vaines.
Sous l'Union soviétique, il était encore possible de présenter cette orientation comme une alternative, et l'électeur était libre de l'accepter ou non. Cependant, depuis l'effondrement de l'URSS, cette alternative a disparue, et personne – hormis un noyau dur de marxistes-léninistes – ne souhaite y revenir. Mais si ce n'est ni le capitalisme ni une économie planifiée, alors quoi ? Et il n'y a pas de réponse à cette question.
La conséquence directe de ce manque de vision est le phénomène également connu sous le nom de wokisme. Puisque la gauche n'a pas de véritable alternative économique et ne croit pas que le capitalisme puisse être remplacé, elle se concentre sur un domaine où il est facile d'imposer le changement : la politique sociale. Ainsi, en raison de ce manque de vision, la politique identitaire demeure au cœur du système à gauche – comme en témoignent la cause palestinienne et le soutien à l'islamisme déjà mentionnés.…
En bref : la gauche radicale ne se bat pas POUR QUELQUE CHOSE, mais CONTRE quelque chose.
2. « STÉRILISME » THÉORIQUE
Ce problème est étroitement lié au premier point. Qu'advient-il d'un courant si celui-ci ne propose aucune solution concrète et s'il est plongé dans une apathie totale ? Il se réfugie dans la théorie, fuyant ainsi la réalité. En soi, cela ne poserait pas de problème, mais cela en devient un si, au lieu de s'attacher à développer une alternative, il se contente de répéter inlassablement la première étape évoquée précédemment.En soi, cela ne poserait pas de problème, mais cela en devient un si, au lieu de s’attacher à développer une alternative, il se contente de répéter inlassablement la première étape évoquée précédemment. Si un mouvement ne subsiste que des théories stériles, la discorde n’en sera que plus grande, puisqu’il ne restera rien de tangible.…
Sans contact avec la réalité, on peut facilement tomber dans l'illusion que tout ce qui est logiquement cohérent fonctionnera dans la réalité. Or, rien n'est plus faux : dans le monde réel, les facteurs imprévisibles et les conséquences potentielles sont si nombreux qu'il est impossible de tout prévoir depuis un bureau. La réalité n'est jamais figée.
Et cela est également lié à la critique du capitalisme : la gauche radicale critique souvent certains aspects du capitalisme qui, bien que déplorables, sont des maux nécessaires avec lesquels nous devons composer – comme la nécessité d’une certaine force coercitive pour travailler, le fait que nous devions parfois faire des choses que nous ne voulons pas, qu’il y aura toujours des personnes ambitieuses, qu’il y aura toujours des personnes malhonnêtes, qu’il doit toujours y avoir une forme de motivation individuelle, qu’il doit y avoir une forme de hiérarchie, etc. Et ce ne sont là que quelques exemples.…
Mais c'est précisément ce que les gauchistes savent, sans l'admettre. Le fait que ce soit le cas, tel que je le décris ici, est la meilleure preuve qu'il n'existe pas encore de théorie de gauche réaliste capable de penser en dehors du cadre du capitalisme et d'apporter une solution globale à tous les problèmes qu'il critique. Il n'en existe aucune, car c'est impossible. Jusqu'à présent, il n'y a eu qu'une seule réponse à ces problèmes : le communisme. Et je pense qu'il est inutile de s'étendre sur le fait que le communisme……
Ces problèmes sont en grande partie le résultat du marxisme idéaliste dans lequel nous vivons et de l'éloignement de la gauche vis-à-vis de la classe ouvrière.
Le fait que la gauche ait complètement abandonné son milieu ouvrier d'origine est de plus en plus évident, notamment parce qu'il ne lui reste plus que la théorie et les politiques identitaires. Le problème ne réside pas dans l'idéologisation abstraite, mais dans le fait que c'est tout ce qui reste à la gauche. Les théoriciens de gauche sont actuellement guidés par leurs propres intérêts.
Voici donc le dilemme de la gauche radicale : revenir aux fondamentaux économiques et rester réaliste, ou opter pour la politique identitaire et l’anéantissement. « Telle est la question, choisissez. »
MAIS JUSTE POUR FAIRE UNE SUGGESTION
Cette critique s'adresse à tous, moi y compris. La gauche compte de nombreux théoriciens et experts de talent, ainsi que beaucoup de personnes tout simplement bien informées sur le sujet. Pourquoi ne pas commencer à chercher des alternatives ? Pourquoi ne pas examiner le passé ? Pourquoi ne pas réfléchir davantage à une véritable alternative économique anticapitaliste ? Pourquoi ce sujet est-il si peu abordé dans le discours de gauche ?
Voici donc ma suggestion : que tous les militants de gauche se mettent à chercher des alternatives et qu’on intègre ce sujet au débat de gauche. Il n’est pas nécessaire que ce soient des théories parfaites. L’objectif n’est pas la perfection, mais d’enfin en parler.
PARLONS-EN.
Si vous avez des idées, n'hésitez pas à commenter, à écrire quelque chose à ce sujet ou simplement à vous renseigner. Engageons une discussion plus approfondie ! Faisons de la gauche une véritable alternative, et non plus une simple source de critiques !
#baloldal #marxizmus #szocializmus #dilemma #kapitalizmus #munkásosztály
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commentaires de Mao sur le capitalisme "tigre de papier" par Xuan
A propos des « trois perspectives » : l’hégémonisme US est « Un tigre de papier »
On se souvient de cette expression de Mao Zedong, expression déjà employée en 1946 dans une interview avec Anna Louise Strong. Il la reprit le 16 juillet 1956 lors d’une entrevue avec Salvador Allende, alors sénateur chilien et Raúl Roa García, diplomate et homme politique cubain, futur ministre des Affaires étrangères de Cuba.
Cette expression n’est qu’un résumé d’une définition dialectique :
« … A présent, l'impérialisme américain est très puissant, mais cette puissance n'est pas réelle.
Il est très faible sur le plan politique, parce qu'il est coupé des larges masses populaires et que tout le monde le déteste, y compris le peuple américain.
Il est très puissant en apparence mais n'a rien de redoutable en réalité, c'est un tigre en papier.
Vu de l'extérieur, c'est un tigre, mais il est fait en papier et ne peut résister ni au vent ni à la pluie. A mon avis, les Etats-Unis ne sont rien de plus qu'un tigre en papier.
L'Histoire tout entière, l'histoire plusieurs fois millénaire de la société de classes de l'humanité, a confirmé cette vérité : le puissant cède la place au faible. Cela s'applique aussi au continent américain. La paix ne pourra s'établir qu'avec l'élimination de l'impérialisme ; et le jour viendra où ce tigre en papier sera détruit. Cependant, il ne disparaîtra pas de lui-même, il faut que le vent et la pluie s'abattent sur lui.
Quand nous disons que l'impérialisme américain est un tigre en papier, nous en parlons sur le plan stratégique. Nous devons le mépriser du point de vue de l'ensemble, mais en tenir pleinement compte dans chaque situation concrète. Il a des griffes et des dents.
Pour le désarmer, il faut les détruire une à une. Par exemple, s'il a dix dents, on commence par lui en briser une, et il lui en reste neuf ; puis, on lui en casse une autre, et il n'en a plus que huit.
Lorsque ses dents auront été toutes enlevées, il lui restera encore des griffes.
Pourvu que nous procédions avec sérieux et graduellement, nous finirons par réussir.
Sur le plan stratégique, il faut mépriser totalement l'impérialisme américain, mais sur le plan tactique, il faut en tenir pleinement compte. Pour lutter contre lui, nous devons accorder de l'importance à chaque combat, à chaque question concrète... »
https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire/1445
Cet extrait définit deux aspects opposés de l’impérialisme, et la contradiction entre ces deux aspects est à l’origine de sa transformation de puissance dominante en une puissance vaincue. Ce qui compte disait Staline c’est ce qui naît et qui se développe. C’est l’aspect principal : il faut observer les tendances.
L’article du site théorique chinois sur les trois perspectives définit aussi les tendances du monde occidental.
On y lit :
« D'un point de vue institutionnel, le monde actuel se trouve dans une situation de coexistence entre socialisme et capitalisme. Le capitalisme est confronté à des problèmes croissants, tandis que l'influence du socialisme ne cesse de croître – un tournant historique majeur. Face à l'émergence de problèmes profonds sous le capitalisme, tels que le déclin marqué de l'oligarchie et de la démocratie, l'aggravation des inégalités de richesse et le rétrécissement de la classe moyenne, l'immigration croissante et les tensions ethniques, ainsi que la montée du nationalisme et du populisme, ces enjeux constituent non seulement des défis politiques et des risques pour la sécurité économique des pays capitalistes établis, mais influencent également le paysage politique et les ajustements de politique intérieure et étrangère de certains pays en transition d'Europe centrale et orientale. Les pays capitalistes recherchent une « réindustrialisation », voire un « nouveau capitalisme », pour relever ces défis, dans le but de réguler les contradictions sociales et de renforcer leur résilience économique et sécuritaire. Ces changements ont permis de mieux comprendre les contradictions inhérentes au capitalisme, et certains pays capitalistes ont puisé, à des degrés divers, dans des éléments socialistes pour remédier à leurs propres faiblesses. »
« Les pays développés d'Europe et d'Amérique sont généralement confrontés à des problèmes d'ampleur variable, tels que la désindustrialisation, la polarisation politique et le populisme. L'urgence et la pression en faveur d'une « remodernisation » s'accentuent, et les failles profondes de leurs modèles et voies de modernisation apparaissent de plus en plus clairement. »
Mais une phrase est surprenante : « L'UE, la Russie, la Chine et d'autres puissances n'ont cessé de se renforcer, devenant des acteurs majeurs des affaires mondiales. »
C’est-à-dire que pour la Chine, l’UE n’est pas vouée à la disparition ou à l’éclatement mais qu’elle a sa place dans le monde multipolaire.
De fait le marché européen constitue une nécessité géographique et économique. Après c’est aux peuples d’Europe de résoudre les contradictions de cette région de l'Eurasie
