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Editorial, La Chine n'est pas les Etats-Unis, mais la Russie (et la France) non plus ...par Danielle Bleitrach
Le maître mot pour définir le rôle de la gouvernance chinoise est la "stabilité", un synonyme de sécurité : dans une période où l'ordre international qui s'est affirmé être la paix de l'occident, puis celle des Etats-Unis basé sur la suprématie raciale, sur le pillage et qui aujourd'hui revendique la terreur, l'apocalypse, la Chine propose un ordre international qui correspond à sa propre histoire dans lequel chacun devra évoluer pour définir et affirmer sa propre souveraineté, en partant de ceux qui sont aujourd'hui massacrés, opprimés mais avec un projet de développement, le partage et la maitrise collective des forces productives. On ne peut qu'être frappé par la manière dont des voix idéologiquement différentes, je pense en particulier au discours papal, mais pas seulement expriment des préoccupations proches. Les livres et les réunions se multiplient autour de la nouveauté de cette perspective avec parfois quelques points de capiton sur l'actualité, d'autres fois en rupture totale avec celle-ci mais il existe incontestablement un courant qui prend de l'ampleur et auquel ce blog doit se rallier au delà des calendriers politiciens . Dans le contexte d'une telle réflexion qui pour nous "marxistes" est en train de correspondre au projet anthropologique de Marx nous avons besoin de poursuivre loin de ce qui caractérise les réseaux sociaux, et même de suspendre un forum qui devient un brouillage de l'essentiel transformant en "farces" ce qui devrait être de l'ordre du débat parce que les intervenants ont du mal à accéder à ce qu'est réellement cette période historique. En revanche, si certains d'entre ces intervenants veulent proposer des articles, ils seront examinés et si nous les estimons susceptibles d'enrichir cette problématique que nous nous efforçons de dégager, ils seront publiés.
Publié par Danielle Bleitrach
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Article original pour le blog
Nous reprenons ici la manière dont à travers l'éditorial de Global Times précise les acquis du sommet que le président Xi à eu avec le président Trump
les trois mots clés – « respect, équité et réciprocité » – qui constituent le fondement d'une relation sino-américaine constructive et stable sur le plan stratégique, offrent aux deux pays une orientation stratégique claire pour trouver la voie d'une coopération harmonieuse entre grandes puissances.
Le respect implique le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chacun, le respect du choix du système social et du modèle de développement de chaque pays, ainsi que le respect des intérêts fondamentaux et des principales préoccupations de l'autre partie. L'équité signifie rechercher une coopération mutuellement avantageuse et gérer les différends par la consultation, en rejetant une logique de jeu à somme nulle où le gain de l'un se fait au détriment de l'autre, et en s'abstenant de rechercher un avantage absolu unilatéral. La réciprocité signifie que les deux pays sont égaux en souveraineté, qu'aucun ne domine l'autre, qu'aucun ne se livre à des comportements hégémoniques ou d'intimidation, que les préoccupations de chacun sont prises en compte sur un pied d'égalité et que les deux parties promeuvent la coopération dans divers domaines de manière équilibrée. Ceci sert les intérêts fondamentaux des peuples des deux pays et répond aux attentes communes de la communauté internationale.
Dans un contexte international turbulent et en constante évolution, l'importance des relations sino-américaines à l'échelle mondiale s'est affirmée avec une acuité accrue. Lors de cette visite, les deux chefs d'État ont procédé à un échange de vues approfondi sur les principales questions internationales et régionales d'intérêt commun et se sont engagés à renforcer leur coordination afin de contribuer pleinement à la paix et au développement dans le monde. Concernant la question du Moyen-Orient, la position objective et juste de la Chine a été largement reconnue par l'opinion publique internationale. S'agissant de l'ordre international, les deux dirigeants ont rappelé que la Chine et les États-Unis étaient alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et avaient combattu côte à côte pour remporter la victoire, témoignant ainsi de leur volonté commune de consolider leur compréhension historique partagée, de défendre conjointement l'ordre international d'après-guerre et de prévenir la résurgence du militarisme.
Sur ce refus du militarisme, l'accord dans l'expression des positions au niveau international se réalise sur le plan diplomatique, ainsi dans les interventions de Lavrov à l'ONU on doit noter le refus de celui-ci que le Japon et l'Allemagne accèdent au Conseil de sécurité pour être les pays qui portent ce militarisme au plus haut niveau et reprennent de ce fait la logique de la deuxième guerre mondiale à laquelle La Chine fait elle-même allusion dans son communiqué. Derrière cette référence, il y a l'affirmation de ce que doit être l'ONU en retrouvant l'esprit de sa fondation la charte des Nations Unies a contrario de son utilisation pour porter l'unilatéralisme des Etats-Unis er de l'occident.
Que ce soit la Chine, la Russie et même la majeure partie de la planète comme on a pu là encore le constater à l'ONU, que l'on a vu monter à l'assaut du rôle du Conseil de sécurité comme facteur de blocage, et de caution apportée à la domination occidentale, quasi néocoloniale. Dans le communiqué, comme dans les diverses déclarations, nul ne se fait d'illusion sur le fait que ce militarisme résurgent ne saurait exister sans les Etats-Unis, ni que les guerriers par procuration que sont l'Ukraine, Israël et d'autres (1). Tout ce monde sans foi ni loi n'agit que sous la seule volonté et capacité des USA. Mais comme on l'a vu à l'ONU, l'Assemblée déserte les discours de zelenski et du président Israélien, mais à l'exception de Cuba nul n'ose se lever encore quand Trump manifeste son délire de puissance. La Chine ne se fait aucune illusion sur ce que représente Trump mais comme la Russie et à sa manière l'Iran savent également que la coexistence s'impose mais une coexistence qui si elle ne cherche pas la guerre sera prête à en assumer les impératifs surtout s'ils sont le fait d'une Europe qui n'a pas les moyens de ses défis.
Par ailleurs, les deux parties ont confirmé leur soutien mutuel à l'organisation de la réunion des dirigeants économiques de l'APEC et du sommet des dirigeants du G20, exprimant leur volonté commune de renforcer la coordination par le biais de mécanismes multilatéraux et de promouvoir conjointement la stabilité et le développement. Par parenthèse on a beaucoup commenté l'invitation du Président Poutine au sommet du G 20, que certains confondent avec le G 7 en ignorant qu'un grand nombre des pays des BRICS appartient au G 20, mais on a oublié que ce sommet et celui de l'APEC se situaient dans le même temps et que pour la Russie le partenariat stratégique avec la Chine et plus généralement l'Asie pacifique était plus stratégique.
Le consensus sur huit points atteint entre la Chine et les États-Unis est historique. Ce document non seulement concrétise et approfondit les résultats des pourparlers de Pékin en mai, mais esquisse également une vision permettant aux deux pays d'explorer la voie d'une coopération harmonieuse entre grandes puissances, en alliant un cadre stratégique à des résultats concrets. Bien entendu, le consensus atteint doit se traduire par des actions concrètes pour garantir sa mise en œuvre. Reste à savoir si les États-Unis traduiront leurs engagements en actions concrètes sur des questions clés telles que les droits de douane, le contrôle technologique et la question de Taïwan. Les différents ministères, secteurs et niveaux des deux pays doivent s'atteler à la réalisation de cet important consensus, avec une détermination sans faille, en concrétisant progressivement la vision d'une « coopération comme pilier, d'une concurrence modérée, de divergences gérables et de promesses de paix », et en œuvrant ensemble à un avenir plus prometteur pour les relations sino-américaines.
Aujourd'hui, nous insistons sur la situation dans laquelle nos gouvernants, Macron mais malheureusement toute une classe politico-médiatique met la France, qui si elle n'est ni la Chine, ni la Russie, a tout de même même aujourd'hui des intérêts politiques et historiques qui devraient nous permettre de ne pas attendre d'un hypothétique consensus européen et des aléas électoralistes la définition de ses choix (non bellicistes) et de développement industriel, de recherche, d'éducation, de santé, culturel autre chose qu'une affirmation que l'on peut raser gratis en autarcie, dans le mépris de l'énergie et du militarisme...
Surtout quand alors que la France est l'un des pays les plus durement impacté par la fermeture d'Ormuz, macron qui s'est imprudemment lié aux USA dans les bases américaines et avec les mouvements de son porte avion se croit obligé en appui des Saoudiens d'aller avec les Bfritanniques jouer un remake de l'aventure de Suez en 1956 tout en soutenant Zelenski dans une UE entrée en crise profonde et noù chacun joue son propre jeu de débâcle derrière une commission européenne idéologisée...
Un mot encore : en matière d'idéologisation l'anticléricalisme crasseux qui s'est développé durant tout le week end dans les réseaux sociaux n'aide pas. Autant on peut considérer la laïcité et l'indépendance à l'égard des dogmes comme essentiel à ce qu'est la France, autant ce retour à l'esprit radical, celui qui se combine bien avec le colonialisme et le chauvinisme est en général étroit mais là devient totalement contreproductif. Au lieu d'entendre ce que le message papal a de proche de notre exigence communiste on le laisse à la réaction, voir au Rassemblement national qui est pourtant ne serait-ce que sur la question des migrants aux antipodes de ce qu'a dit y compris à l'Elysée Léon XIV. Nous publions donc l'intégrale de ce discours sans nous faire d'illusion d'ailleurs sur ce que nous pouvons faire bouger dans le médiatico-politique français. Mais comme le disait jadis Raymond Barre: on ne force pas un âne à boire quand il n'a pas soif. est-ce que pour autant nous proposons l'enrôlement ?
Comme nous l'analysons par ailleurs ce dialogue que nous préconisons ne suppose pas une identification totale à toutes les propositions bien au contraire, il y a la nécessité d'un maximum de vigilance et le cas de la jeunesse que nous soulevons dans d'autres articles, illustre assez bien la nature de ce dialogue. D'un côté nous avons ce que l'on désigne comme la génération Z mais une génération ne constitue pas une classe sociale : les jeunes ne partagent pas une expérience socio-économique commune et n'ont pas les mêmes intérêts et chaque mouvement dans le monde a sa propre histoire dépendant du contexte national . Dans un contexte comme celui de la France marqué par les forces de régression bellicistes et fascisante l'attention doit être plus que jamais là et plus on est pauvre et désespéré plus on doit être méfiant. mais il faut aussi mesurer qu'il y a dans les périodes de basculement historique dans la jeunesse une aspiration collective à l'avenir. C'est ce qu'apporte une vision anthropologique mais sans pour autant se faire d'illusion au contraire sur toutes les vaines croisades dans lesquelles on peut entraîner les petits bergers têtes folles (voir notre texte dans la rubrique culture) . En ce qui concerne le progrès, les "techniques" comme l'IA et d'autres il y a la même nécessité, celle de l'expérimentation pour franchir le gué en tâtant chaque pierre et ce collectivement, ce qui devrait être le rôle d'un parti révolutionnaire, savoir que l'on ne remonte pas le fleuve du temps, qu'il faut nager mais aussi ne pas se noyer... Construire ce parti ne dépend pas de nous et de ce blog, de l'observation de ce qui s'est mis en mouvement.
Notre conclusion concernant ce blog Histoireetsociete est qu'il a acquis une audience nationale et internationale importante, elle dépasse largement les actuels clivages politiques et participe à ce titre d'échanges qui peuvent être utiles indirectement à la prise de conscience françaises, aux luttes qui se développent et qui seront en dernier ressort l'instrument ultime de la "conscientisation" du monde du travail, de la jeunesse face à la militarisation matérielle et morale.
Danielle Bleitrach
(1) Je me suis amusée à faire passer à l'IA un des nombreux textes que je reçois des USA et qui a leur manière analysent ce qu'a mis en lumière le discours de Trump aux USA et l'attitude de Dulcy Rodriguez, la plupart des commentateurs interprètent ce discours comme un bluff destiné à justifier l'invasion de Cuba - qui était en train d'être mise en place par Rubio et ses sbires. Trump et Rubio face à l'argument du coût de l'invasion répondent pas le fait que c'est le Venezuela qui va payer l'invasion, ce qui par parenthèse vu l'état des pétroles vénézuéliens (mais aussi la résistance des Venézuéliens) est du pur aventurisme. Face à cette proposition d'autant plus cynique qu'elle se combine avec la déroute iranienne et la montée du prix des carburants explique le choc qu'a représenté le discours d'appui de la présidente par intérim.
Ce n'est donc pas une pure déclaration formelle que celle de la Russie qui s'y est aussitôt opposée en rappelant de ce fait que depuis l'affaire des fusées il y a eu un accord entre l'URSS et les USA de non attaque de Cuba, c'est l'affirmation de la continuité entre l'URSS et la Russie qui a un sens pour Cuba, mais aussi pour l'alliance avec la Corée du nord et la guerre en Ukraine. Il est par ailleurs à peu prés évident que la Chine a obtenu des garanties même si cela ne fait pas partie de déclarations officielles. Il faut avoir complètement perdu pied dans l'analyse de la situation internationale pour ne pas voir cela et c'est malheureusement le cas non pas seulement de la majorité des citoyens français, mais de ceux qui parmi les militants communistes continuent à biberonner les secteurs internationaux du PCF, de l'humanité, de la CGT, ceux de LFI sans parler du PS.
Aperçu IA
Ce texte propose une théorie géopolitique provocatrice et satirique sur la politique étrangère américaine dans les Caraïbes, mêlant des rumeurs bien réelles de politique internationale à des spéculations financières clandestines.
Voici un décryptage des références et de l'argumentaire développés dans cette note :
1. L'« October Surprise » et « Marquito »
L'« October Surprise » : C'est un terme classique de la politique américaine désignant un événement majeur, orchestré ou spontané, survenant juste avant les élections de novembre (comme les élections de mi-mandat), destiné à modifier radicalement les intentions de vote.
Reddit·r/MarkMyWords
« Marquito » : Il s'agit d'une référence familière à Marco Rubio, le sénateur américain d'origine cubaine fortement impliqué dans la stratégie et la politique de l'administration américaine à l'égard de l'Amérique latine. Le texte suggère qu'il est à la manœuvre (« adelante! ») pour pousser à un changement de régime à Cuba.
EL PAÍS English
2. Le contexte : Le « changement de régime » à Cuba
L'auteur qualifie le plan américain de changement de régime à Cuba de « secret le moins bien gardé ». Il sous-entend qu'une action d'envergure contre le gouvernement cubain permettrait de détourner l'attention de l'opinion publique américaine d'autres « mésaventures » ou échecs récents en politique étrangère. Actuellement, la pression économique et les tensions sur l'île alimentent de nombreuses spéculations quant à la stratégie à long terme de Washington.
Foreign Policy in Focus +1
3. La théorie financière : L'argent du pétrole vénézuélien
La partie la plus cynique et spéculative du texte repose sur un parallèle financier :
La disparition des milliards : L'auteur évoque des milliards de dollars de revenus pétroliers vénézuéliens qui auraient « disparu » à la suite des bouleversements politiques et des sanctions visant le Venezuela.
Le détournement « altruiste » : Avec ironie (« ahem »), l'auteur émet l'hypothèse que cet argent n'a pas été simplement volé pour de l'enrichissement personnel, mais qu'il a été mis de côté de manière clandestine pour financer secrètement les opérations de déstabilisation ou de transition politique à Cuba.
4. La référence historique : Un « Iran-Contra » sous stéroïdes
Le texte se termine en évoquant le fait que l'opposition américaine (le parti démocrate) doit déjà saliver à l'idée de lancer une commission d'enquête parlementaire massive.
L'auteur fait ici directement référence au scandale de l'Irangate (Iran-Contra) des années 1980 sous l'administration Reagan. À l'époque, de hauts responsables américains avaient secrètement et illégalement vendu des armes à l'Iran (pourtant sous embargo) pour utiliser les profits afin de financer les Contras, une guérilla anti-communiste au Nicaragua, contournant ainsi le refus explicite du Congrès américain. L'auteur imagine ici un mécanisme similaire : utiliser l'argent caché du Venezuela pour financer la chute du régime cubain sans l'accord des contribuables ou du Congrès.
