Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

article header cover image

Histoire et société > Actualité

La campagne électorale démarre au Venezuela, opposant la continuité de Rodríguez(de Rodriguez pas du chavisme) au « trumpisme » de Machado.

Pour ceux qui auraient encore quelque doute, hier l'annonce lue de Dulcy Rodriguez entérinait le choix d'une campagne électorale est une manière de tourner la page Maduro et du chavisme, tout en prétendant en recueillir les votes de ceux qui veulent éviter le pire... . Cette élection instaure une nouvelle légitimité dans laquelle la présidente ne le sera plus par interim et Maduro ne pourra plus revendiquer l'immunité qui est sa ligne actuelle. Pourtant Dulcy Rodriguez prétend être un rempart face à Machado c'est-à-dire l'équivalent d'un Milei ou d'un Bolsonaro. On s'y croirait comme en Europeface au fascisme grotesque le Venezuela peut avoir un gouvernement "modéré" qui à la limite pourra jouer comme en rêvent certains pays européens qui eux aussi s'abstiennent dans le soutien à Cuba. C'est le choix non pas du chavisme mais d'une troisième force comparable à celle que Macron voudrait bien nous vendre et même Meloni en Italie. Là aussi on mesure ce que signifie de se battre bec et ongle pour défendre Dulcy Rodriguez et la manière dont le Venezuela n"a cessé de s'inféoder, le jeu joué par certains aventuriers pour mettre la main de fait sur les pétroles.

Publié par Danielle Bleitrach

le

Source : www.jornada.com.mx

Delcy Rodríguez et María Corina Machado se sont adressées aux Vénézuéliens ce jeudi, marquant le début d'un nouveau cycle électoral. Rodríguez s'est présentée comme l'option nécessaire à une transformation qui requiert « l'expérience et la réelle capacité de la mettre en œuvre », tandis que Machado a affirmé que le « plan en trois phases » imposé par Donald Trump est en cours et que « la transition est irréversible ».

Rodríguez a diffusé un discours préenregistré intitulé : « Feuille de route pour la transformation démocratique du Venezuela ». Elle a assuré que des élections auraient lieu dans le pays, mais a immédiatement ajouté que ces élections ne devaient pas poser de problème ni nous ramener à une période de confrontation.

L'ancienne vice-présidente sous Nicolás Maduro ne parle pas de transition, mais de « transformation ». Cependant, elle a clairement pris ses distances avec le précédent régime chaviste.

« Je viens du système que nous sommes en train de transformer et de changer, je ne le cache pas ; je transforme ce passé en une force pour impulser les changements dont le Venezuela a besoin », a déclaré Rodríguez.

Elle s'est présentée d'emblée comme une dirigeante : « Signer une réforme, déplacer une institution… seul quelqu'un qui connaît l'État en profondeur peut le faire ; je le connais de l'intérieur, j'ai été ministre dans différents domaines, ministre des Affaires étrangères, vice-présidente exécutive et aujourd'hui je suis présidente par intérim. »

Dans un ton résolument électoraliste, Rodríguez s'est adressée à « ceux qui pensent différemment » pour leur demander de « la juger sur ses actes », tout en assurant « ceux qui nous soutiennent » que « rien de ce qui a été construit n'est perdu, ce qui fonctionne est protégé et ce qui ne va pas est corrigé ».

Merci à Trump

Peu après, María Corina Machado a exposé son programme politique lors d'une conférence de presse, remerciant le président américain Donald Trump pour les attentats du 3 janvier et l'enlèvement de Maduro : « Grâce à sa vision, son courage et son action du 3 janvier, cette porte vers la liberté a été ouverte… sans cela, nous ne serions pas là aujourd'hui. »

Elle a affirmé que son retour signifiait que « le plan en trois phases présenté par le président Trump progresse » et que « les échéanciers sont devenus plus clairs ».

Elle a fait référence au discours de Rodríguez, déclarant qu'elle-même avait donné le ton : « Je trouve formidable que Mme Delcy parle des élections aujourd'hui, cela signifie que l'effet se fait sentir. »

Machado a déclaré qu'un éventuel gouvernement dirigé par elle promouvrait « une réforme ou une nouvelle constitution ». Elle a également offert des garanties aux dirigeants du chavisme, bien qu'elle ait par la suite menacé de créer une « commission de vérité » pour enquêter sur les crimes présumés.

Elle a déclaré n'avoir aucun intérêt à participer à la table de dialogue, mais qu'elle souhaite qu'elle atteigne son objectif : renouveler les pouvoirs judiciaires et électoraux et fixer une date pour l'élection présidentielle.

Dans une démonstration triomphale, Machado a annoncé des rassemblements nationaux pour mobiliser ses partisans. Deux jours plus tôt, Delcy Rodríguez avait été aperçue en train de danser lors d'un grand rassemblement, à la manière de Maduro. Les événements de jeudi ont clairement démontré une chose au Venezuela : la campagne électorale est lancée.

Commentaires