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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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L'Ukraine en plein chaos : le gouverneur de la Banque centrale fait l'objet d'une enquête. Zelensky et ses proches sont visés par des enquêtes anticorruption, avec la bénédiction de Trump. (V. Volcic)

Dans le cirque qui tient lieu de champ ou d'arène politique et dans lequel sont récompensés ceux qui contribuent au spectacle et n'en contestent pas les règles, il faut savoir être un guerrier par procuration obéissant, savoir ne pas s'immiscer dans les affrontements électoraux entre ploutocrates... Cela devient un métier dans lequel un Netannyahou est plus compétent qu'un Zelenski ou même un Macron... Dans ce petit jeu on peut toujours se débarrasser d'un serviteur-esclave devenu encombrant et que ses addictions, son absence de prudence ont livré pieds et poings liés... La mise à mort est fascinante mais le maître peut aussi sauver la bête pantelante à la dernière minute... ou la livrer à son peuple que l'on a chauffé avec un nouveau maïdan ... La Russie sait que chez ces gens là tout est à vendre et acheter... mais elle est elle-même à la recherche d'une idéologie qui pourrait succéder au communisme et remplirait la même alternative face à cette décomposition du capital... Pas facile tout ça...

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.farodiroma.it

Le 21 octobre, le Bureau national anti-corruption (NABU) a perquisitionné les locaux d'Andriy Pyshnyi, gouverneur de la Banque nationale d'Ukraine. M. Pyshnyi (photo) a confirmé l'information le jour même, précisant qu'il continuerait d'exercer ses fonctions. « Aucune arrestation ni inculpation n'a eu lieu », a indiqué le bureau. « Afin de préserver la confidentialité de l'enquête préliminaire, aucun autre détail ne sera divulgué. Des précisions seront apportées une fois les procédures terminées », a ajouté le NABU dans un communiqué de presse. La Banque centrale a assuré que ses activités se poursuivraient normalement malgré la perquisition et l'enquête en cours.

D'après les médias ukrainiens, Pyshnyi n'est pas la seule personne visée par une enquête. D'autres personnalités importantes sont également dans le collimateur du NABU. La perquisition de la Banque nationale aurait eu pour but de saisir des documents importants prouvant des transactions douteuses impliquant divers ministres et responsables militaires ukrainiens, transactions qui concernent manifestement des fonds fournis par l'Occident pour le soutien civil et militaire de l'Ukraine.

Depuis 2023, le pays n'a plus d'économie nationale et dépend entièrement de l'aide européenne et américaine. Sans elle, il serait non seulement incapable de tirer une seule balle, mais aussi d'assurer son fonctionnement quotidien. Les salaires des fonctionnaires, le carburant, l'électricité, les écoles et les hôpitaux dépendent tous d'une aide financière occidentale de plus en plus rare. Malgré cela, les dirigeants politiques et militaires, qui se targuent de résister à la Russie, continuent de détourner les fonds européens à leur guise.

Les premiers examens des documents saisis révèlent des opérations de blanchiment d'argent au sein de l'UE. En juin dernier, un versement de 150 millions de hryvnias (3,2 milliards d'euros) a été autorisé par la Banque nationale et effectué par l'intermédiaire de la banque publique Sense Bank afin de verser la caution de l'ancien ministre de l'Énergie et de la Justice, Hermann Halushchenko, proche de l'oligarque Zelensky, visé par une enquête du NABU pour corruption. La Banque nationale est accusée de ne pas avoir empêché le trafic de fonds criminels et la fuite de devises à l'étranger, également perpétrés par Sense Bank.

L'ancienne directrice adjointe de cabinet du président Volodymyr Zelensky, Iryna Mudra, le PDG de Sense Bank, Oleksiy Stupak, l'ancien président du conseil de surveillance de la banque, Mykola Hladyshchenko, et d'autres suspects ont été inculpés en août pour blanchiment d'argent, notamment pour avoir payé la caution de Halushchenko via Sense Bank. Halushchenko avait été mis en examen en février dans le cadre de l'enquête menée l'année précédente sur le monopole d'État de l'énergie nucléaire Energoatom, la plus importante enquête pour corruption de la présidence Zelensky.

Selon le texte divulgué des accusations portées contre Mudra, publié par le média Bihus.info le 15 septembre, une personne correspondant à la description du chef de cabinet de Zelensky, Kyrylo Budanov, aurait demandé à Mudra de blanchir de l'argent pour payer la caution de Halushchenko.

Par ailleurs, une transcription présumée d'enregistrements du Bureau anti-corruption, divulguée au média Hromadske en août, contient de multiples références à « Kyrylo », « Kyrylo Oleksiyovich », au chef non identifié de Mudra et à un haut fonctionnaire de la présidence. Ces transcriptions font également directement référence au nom de famille de Budanov.

Dans des transcriptions divulguées d'enregistrements du NABU, publiées entre avril et mai, Vasyl Veselyi, ancien membre du conseil de surveillance de Sense Bank, et l'homme d'affaires Oleksandr Tsukerman ont mentionné avoir influencé les nominations au conseil d'administration de la banque et avoir discuté de l'institution avec l'ancien chef de cabinet de Zelensky, Andriy Yermak.

Selon certaines sources, Veselyi aurait agi comme superviseur informel de la banque pour le compte de Yermak et de Timur Mindich, allié de Zelenskyi, une accusation qu'il a toujours niée. Sevki Acuner, ancien président du conseil de surveillance de Sense Bank, a déclaré en septembre que Pyshnyi, directeur de la Banque nationale d'Ukraine, avait recommandé Veselyi pour un poste à Sense Bank. Pyshnyi a démenti ces accusations.

En septembre, le journal Ekonomichna Pravda a rapporté, citant ses propres sources, que Pyshnyi et Veselyi se connaissaient par l'intermédiaire d'Andriy Ivanchuk, ancien parlementaire et camarade de promotion de Pyshnyi. Selon des transcriptions du NABU divulguées en avril, Mindich, le chef présumé de l'organisation criminelle impliquée dans le scandale de corruption d'Energoatom, et Rustem Umerov, l'actuel directeur du Service de renseignement extérieur, auraient laissé entendre qu'ils comptaient discuter d'un financement du fabricant de drones Fire Point avec Pyshnyi et Sense Bank. Pyshnyi a nié avoir abordé ce sujet avec qui que ce soit.

La perquisition des bureaux de la Banque nationale et l'enquête ouverte contre Andriy Pyshnyi constituent une nouvelle offensive judiciaire du NABU visant à démanteler le réseau criminel ukrainien. Le NABU est en mesure de démanteler efficacement ce réseau qui a dérobé des milliards de dollars à des citoyens américains et européens, car il bénéficie de la protection politique et physique des États-Unis, via la Maison Blanche et la CIA.

Chaque enquête et chaque arrestation obéit aux ordres précis du président américain Donald Trump, qui poursuit une stratégie visant à étouffer le régime de Kiev sur plusieurs fronts : militaire, diplomatique, économique et judiciaire. L’objectif ultime est un changement de régime. Trump a été on ne peut plus clair à la mi-octobre : « L’Ukraine a besoin d’un nouveau président et Volodymyr Zelensky doit partir. »

Quiconque en Europe pense que la Maison-Blanche agit par sens de la justice et par tolérance zéro face à la corruption se trompe lourdement. Washington affectionne les régimes corrompus car ils peuvent être victimes de chantage. La véritable raison de l'étau qui se resserre autour de l'oligarque ukrainien (arrestations de son gang, embargo sur les ventes d'armes, couverture Starlink et accès intermittent aux renseignements satellitaires) n'a qu'une seule explication : l'ancien humoriste perturbe la sécurité intérieure des États-Unis, qui repose désormais sur son alliance avec la Russie de Poutine. L'Ukraine, incapable de gagner la guerre de l'OTAN, n'est plus utile.

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