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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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L'embrasement du "libéralisme et de l'eurocommunisme" en Europe et ses échos en Amérique latine...par danielle Bleitrach

En Europe on assiste à des manifestations de grande ampleur. Elles touchent au moins six pays. La France parait l'épicentre, effectivement s'y pose la question de l'Etat et à qui il appartient. Les gouvernements, comme la direction non élue de l'UE, s'évertuent à cherchant l'origine étrangère. Le supposé "complot" pour justifier sa guerre dont ne veulent pas les citoyens. D'ailleurs on ne leur demande pas leur avis. En s'attaquant aux symptômes plutôt qu'aux causes il ne lui reste plus qu'à militariser sa réponse à ses citoyens. Nous sommes bien devant une crise du capitalisme à son stade monopoliste financiarisé, cette crise a en fait pour épicentre non la France mais bien les USA et se répand en écho dans toutes les terres vassalisées fait sauter le verrou de ce qui a été mis en place à la chute de l'URSS, l'eurocommunisme, pour accompagner cette domination atlantiste. Avec des mouvements inspirées du "chavisme" et de la première tentative de défendre les ressources du sud.
Ces mouvements comme la tentative d'Allende à laquelle ils ont succédé n'ont jamais créé une véritable issue politique, en particulier en Europe, ils ont fonctionné partout sans être en mesure de faire autre chose qu'un discours critique mais en se transformant peu à peu en un consensus mou dans lequel le sociétal tentait de créer un nouveau bloc historique entre les monopoles financiarisés et les diplômés des grandes métropoles.

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

Soulèvement en Europe sans coordination ni direction même si le discours officiel tant de l'UE que des gouvernements nationaux s'ingénient à inventer une ingérence étrangère en l'occurrence la Russie ou l'Iran, la Chine, le caractère non coordonné des manifestations est manifeste et celles-ci touchent désormais plusieurs pays, la vague s'étend – La seule réponse est le déploiement de troupes dans les rues – en particulier en France et en Italie, le choix de la répression et l'absence de solution politique.

Partout le fascisme s'est avancé sous cette figure illusoire de la direction par le tertiaire et le développement scientifique et technique. Sur les ruines de l'eurocommunisme s'est construite une radicalité social démocrate qui a laissé les peuples désorganisés. Les partis communistes à l'état de vestige s'avèrent incapables de présenter une alternative hors ce champ politique dans lequel ils ont accepté toutes les dominations pour conserver quelques élus dont la plupart, comme une bonne partie des cadres des appareils ne savent rien d'autre que cette acceptation de la domination. On ne peut pas tous les considérer comme vendus ils sont largement agis par ce qu'ils croient être le communisme et qui peut s'accompagner d'une emphase larmoyante ... Mais dans l'incapacité la plus totale à agir. Avec l'effondrement de la radicalité social démocrate inspirée du "chavisme" et l'incapacité de l'archipel communiste social démocratisé ou groupusculaire nous avons une des clés de ce que représentent ces mouvements. Le facteur d'ébranlement a été en Europe les guerres d'Ukraine mais aussi du Moyen Orient qui ont révélé l'asservissement total de l'UE à l'atlantisme en crise profonde. Notons la différence de résistance de ces consensus mous avec Cuba ou dans un autre style l'Iran et il devient nécessaire alors de repenser la réalité du mouvement et le rapport des forces réels.

La France se trouve en première ligne des troubles, comme souvent elle l'a été non seulement au XIX e siècle mais dès 1994 dans la contre-révolution. Dès cette époque l'enjeu est l'Etat, son rôle protecteur, redistributeur ou au contraire son rôle de répression pour justifier les pillages impérialistes est là face à l'effondrement de l'URSS, il n'y a que trois mouvements, celui de la France, celui de la Corée du sud, et les zapatistes contre l'Alena.. Avec la tentative d'utiliser le néo colonialisme et les privatisations pour empêcher toute solution politique vers le socialisme. Pour nous la violence de ce mouvement marque la faillite de l'eurocommunisme et celle de l'invention d'un "bloc historique" entre les monopoles financiarisés et les couches diplômées du tertiaire face auquel serait né un autre "bloc historique" des couches populaires se rassemblant autour de milliardaires "hors système" sur des bases racistes et xénophobes. La pression populaire celle de la jeunesse en particulier ne rentre dans aucune de ces catégories mais la répression est destinée à les canaliser vers une "issue" qui sous couvert de démocratie a choisi la guerre et la misère, la crise multiforme. L'origine apparaît bien dans les années 1980-90 même si on peut montrer l'embryon du phénomène dès la fin de la deuxi-me guerre mondiale et l'année 1956 en particulier.

Cette époque de la contrerévolution conservatrice et le choix dit libéral, bénéficie des conséquences du choix eurocommuniste avec la, réponse du PCF sous la direction de Robert Hue, au grand mouvement de 1996 sur la nature de l'Etat, à savoir la participation à un gouvernement qui applique de plus en plus les choix néolibéraux. Ce que nous avons analysé à partir du "champ politique" de Bourdieu comme la constitution d'une "arène" de dépolitisation des citoyens rendant de plus en plus désordonné et sans but leur intervention. C'est la "mutation" avec la destruction de l'appareil du PCF et le choix de la liquidation de toute formation, la culpabilisation permanente des militants avec l'identité assumé communisme nazisme.

Aujourd'hui la question reste pleine et entière, arrive à maturité face à la réalité de ce qu'est le mouvement réel et en particulier la montée du sud mais pas seulement, la crise a ses effets pleins et entiers dans les nations impérialistes face à l'impossible réponse aux contradictions que porte ce système : peut-on espérer le retour d'une alternative communiste sans changer en profondeur cet situation ?

Sur quoi s'appuyer : est-ce sur ce qui est né dans les années quatre vingt dix en Amérique latine ce mouvement "bolivarien" qui lui même après un premier mouvement correspondant à la décentralisation de la production, la tentative de protéger les ressources en particulier énergétique et une amorce de redistribution s'est retrouvée asphyxiée par la stratégie liée à la main mise sur le dollar, le report de l'inflation abyssale du surarmement des USA. Face à cette pression, la résistance s'est avérée être dénuée de forces politiques aptes à résister, le cas du Venzuela et de la plupart des autres pays témoigne à la fois de cette incapacité et de l'état des masses qui poursuivent une protestation désorganisée.

Cet épisode n'a pas été capable de constituer des partis tandis que partout la résistance groupusculaire s'enfermait dans des dogmes. Tout a fonctionné sans la moindre perspective en restant figé sur le temps de la guerre froide en cherchant ou repoussant leur vision de l'uRSS. Tandis que la dépolitisation de la jeunesse s'aggravait en particulier celle-ci ne savait plus ce qu'était la guerre et le fascisme le mouvement réel lui se développait et les contradictions du système hégémonique s'aggravaient.

Ces contradictions sont celles de l'impérialisme à ce stade où il atteint un niveau de crise qui exige une transformation et celle-ci s'est mise en marche. Il n'y a pas seulement une crise de l'énergie ou du climat, ou de la jeunesse devant son avenir comme un gouffre, il y a une crise multiforme qui est bien celle de la relation des êtres humains à la nature et à leur propre nature, un ébranlement structurel face auquel la classe dominante divisée, impuissante ne sait répondre que par la destruction et l'autodestruction et qui est devenu crise politique, crise de la démocratie.

Qui ne voit pas que ces "mouvements" qui secouent l'Europe signifient une absence totale d'espoir de voir les problèmes réglés par les institutions telles qu'elles sont et par les élections qui interviennent à répétition.

S'agit-il du fascisme, dans un article écrit par un citoyen des Etats-unis il est simplement décrit une situation où le pouvoir en place croit pouvoir traiter les citoyens comme du "bétail de guerre" , L'expression « bétail de guerre » est simplement la révélation d'une situation.. Elle ne désigne pas seulement les personnes envoyées au combat. Elle décrit un ordre politique qui les traite comme de la matière première : les soldats comme des corps disponibles pour le déploiement, les contribuables comme une source de financement renouvelable, les civils comme des garanties acceptables, et les jeunes et les pauvres comme des populations censées absorber des risques que les responsables et les entreprises prennent rarement en charge. On leur sert des discours sur le devoir, on les manipule par la peur, on les dépouille de leurs ressources et de leurs perspectives, et on les expose au danger lorsque la politique l'exige. Cette métaphore ne déshumanise pas les individus. Elle décrit l'État qui agit ainsi et qui s'autorise à traiter des citoyens dont le consentement doit être gagné comme un stock au service de l'ambition nationale supposée alors que plus personne n'a confiance en ces gens là. .

Face à ce traitement de "bétail" Il y a eu la prise de conscience ci et là de cette évidence à savoir le fait qu'il était impossible d'attendre les dites élections pour intervenir mais rien n'a été fait pour réellement organiser la riposte, il y a eu une amorce de retour sur le terrain mais pas à la hauteur du diagnostic, Partout il a été difficile voire impossible d'aller à contrecourant, de ce qui a continué à s'imposer, il n'y a plus personne pour organiser la protection. La contrerévolution a au mieux pris la place de la révolution elle en est devenu le visage.

Cette mutation vient de loin, le temps de l'eurocommunisme et des démissions de la gauche a son histoire. En particulier l'incapacité d'avoir un choix clair face à la guerre et ce qu'elle représente de capacité d'exploitation non seulement des pays pillés mais de la détérioration des conditions du travail face au capital financiarisé.

De la France à l'Italie, en passant par l'Espagne, la Belgique, le Portugal et l'Albanie, les rues sont noires de monde, le phénomène a marqué les esprits … Le coût de la vie élevé, la crise du logement, les problèmes du système éducatif et la méfiance envers les gouvernements alimentent une vague de mobilisations sans précédent, causant d'énormes difficultés aux gouvernements pris au piège qui ordonnent le déploiement de troupes dans les rues

La gestion des manifestations prouve que le gouvernement a probablement voulu en user comme d'habitude en laissant des casseurs plus ou moins manipulés créer les conditions qui permettent de diviser un mouvement qui n'a pas réellement d'organisation, ou dont les organisations ont été marginalisées. ils croyaient avoir affaire aux gilets jaunes ou à des mouvements habituels. Mais même s'il est difficile de nier la gestion provocatrice du gouvernement qui s'attaquait aux manifestants désarmés venus en famille ou en groupe tandis que personne ne bloquait les casseurs, le fait est que l'ampleur des foules, leur présence sur tout le territoire les a dépassé et a montré qu'il n'y avait plus de gouvernement. Il n'existait plus que les forces de répression non seulement la police mais l'armée.

Si notre analyse à savoir en quoi depuis 1995 au moins la France marque la nature de la crise en désignant l'Etat à travers la défense des services publics, des conquis sociaux, un Etat qualifié de républicain qui protège ce qui se révèle être un Etat qui réprime et parallèlement ne sait plus que servir la guerre, la concurrence des grands monopoles et la répression face à un autre ordre international celui que l'on désigne comme multipolaire.

Dans un tel contexte, un parti communiste se doit de ne pas appuyer si peu que ce soit les choix de militarisation mais de créer les conditions politiques de la sécurité pour empêcher l'anarchie, leur substituer un ordre innovant et créatif. C'est ce qu'a fait le léninisme et toutes les Révolutions. C'est ce qu'a paru faire la vague née en Amérique latine et qui a plus ou moins servi de modèle à une gauche radicale mais qui rapidement n'a apporté aucune solution face à l'asphyxie des blocus, des sanctions et enfin le blocage de l'énergie et y compris les risques de famine. Notons que c'est par rapport à ces enjeux que doit être estimée l'alternative multipolaire et non par rapport à des dogmes idéologiques. IL FAUT FAIRE...

Face à cela il faudrait analyser- mais nous ne cessons d'apporte en ce sens -l'originalité des BRICS et la réponse apportée en terme de souveraineté, contrôle sur ses propres ressources et négociations pour bénéficier des efforts de développement et canaliser en ce sens les capitaux. Nous pensons que la pression des peuples est en train de modifier y compris ce monde multipolaire. Et le leadership d'un pays socialiste à direction communiste, la Chine joue un rôle essentiel et le processus débute à peine même si nous vivons un e incroyable accélération. Il est impossible de penser les mouvements sociaux sans tenir compte de ce processus et de la volonté de le détruire qui anime tous les appareils de l'impérialisme.

Qu'est-ce que ce changement inévitable et comment intervenir politiquement ?

Si nous en restons au modèle qui a tout déclenché il y a une centaine d'années, avec la révolution bolchevique, malheureusement il n'y a plus eu de révolution sur ce modèle depuis 1959 avec Cuba, toutes les autres tentatives qui prétendaient critiquer et dépasser ce modèle se sont soldées par des échecs ou comme avec le chavisme, la révolution bolivarienne l'épuisement d'un modèle et l'incapacité à offrir une perspective. Il ne resterait plus alors qu'à s'incliner devant la militarisation et de fait ne rien proposer que des discours creux apocalyptiques .

Ce qui est évident c'est le choix impérialiste, y compris de l'Europe "libérale" c'est la réponse des "gouvernements démocratiques" et c'est en ce sens que souvent nous avons parlé d'une ukrainisation.

En Italie, les violents affrontements à Milan et dans d'autres villes du nord ont conduit le gouvernement de Giorgia Meloni à renforcer la sécurité avec le déploiement de 500 soldats, qui épauleront les forces de police jusqu'à fin 2026. Les incidents du week-end ont notamment inclus des affrontements avec les forces de l'ordre, des pillages de magasins, des incendies criminels et d'importants dégâts matériels dans les espaces publics et privés. Outre Milan, des incidents ont également été recensés dans des villes comme Bologne, Turin, Brescia et Bergame. Les tensions ont perturbé la vie quotidienne, même dans le cœur commercial de Milan. Les boutiques des avenues de luxe ont baissé leurs rideaux, protégé leurs vitrines ou retiré leurs marchandises par crainte de nouveaux affrontements et pillages. Le gouvernement italien a également approuvé des mesures de sécurité renforcées . Entre autres, un cadre juridique plus sévère a été mis en place pour lutter contre la participation à des actes de violence lors des manifestations, prévoyant des peines allant jusqu'à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre 20 000 euros sous certaines conditions. Les sanctions sont alourdies en cas de blessures ou si les auteurs dissimulent leur identité. Parallèlement, des dispositions permettent de demander réparation pour les dommages subis, et les parents de mineurs peuvent être tenus financièrement responsables des actes de vandalisme commis par leurs enfants. Les autorités sont également habilitées à placer préventivement les jeunes de 14 à 17 ans lorsqu'il existe des indices laissant penser qu'ils représentent une menace, même en l'absence d'infraction précise.

La France est en première ligne face aux troubles qui ont suivi d'importantes mobilisations et de violents affrontements dans les villes. Dans certaines régions, les manifestations ont dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, en actes de vandalisme et en pillages de magasins. Le gouvernement n'a rien proposé sur le plan politique et le départ de Macron vers les émirats avait de faux airs de De gaulle cherchant appui vers Massu et la débâcle politique s'accompagna de décisions de couvre-feux locaux et partiels dans les zones touchées par les émeutes. Ces mesures ont paru calmer les nuits et retenir ceux qui avaient profité du désordre pour se servir ce relatif succès a renforcé le refus de toute réponse politique qui ne soit pas la militarisation et l'acceptation du fascisme.

Désormais le discours des médias en fait foi, le gouvernement de Meloni est l'exemple et le seul interlocuteur d'un Villepin devient Marion Maréchal, la gauche tout entière est hors légitimité. Parallèlement, le gouvernement français se prépare à de nouvelles mobilisations en déployant un dispositif renforcé des forces de sécurité . Environ 60 000 agents de la sécurité intérieure ont été déployés sur l'ensemble du territoire dans le cadre de la gestion de crise, tandis que les autorités recherchent des solutions pour éviter que de telles scènes de chaos ne se reproduisent. Les enquêtes sur les émeutes se poursuivent, avec près de 200 enquêteurs chargés d'examiner les affaires liées aux troubles et aux destructions.

Parce qu'effectivement il serait erroné de voir dans l'ampleur du phénomène en particulier les foules descendant dans la rue partout, la multitude désorganisée a surpris l'habituel dispositif qui comprend non seulement les forces de "l'ordre" qui ont été sciemment à la fois minorisées et même provocatrices. Il serait erroné de ne pas voir la manière dont partout l'impérialisme n'a pas de solution mais cherche à reprendre un pouvoir toujours plus totalitaire sur le modèle de ce qui se passe aux Etats-Unis avec la caricature de ce qui se passe dans l'ensemble de l'Amérique y compris dans l'Amérique dite latine sans oublier la situation du Canada et des Etats-Unis eux-mêmes avec la guerre civile accompagnant les élections alors que démocrates et républicains sont d'accord sur l'hégémonisme.

Face à cela la révolte est multiforme c'est sa force et sa faiblesse si le questionnement sur l'avenir à travers l'école et parfois la guerre, d'autres revendications multfiormes ont surgi qui renvoient à une gestion des espaces métropolitains à ce bloc historique qui a paru se constituer à partir de la désindustrialisation entre monopoles financiarisés et couches urbaines diplômées autour du libéralisme libertaire et l'illusion de la spontanéité individualiste allant recruter sa "clientèle" dans le lumpen a cédé la place au véritable visage de l'affrontement de classe et de son absence d'issue autre que le fascisme.

En Espagne, la crise du logement est l'un des principaux facteurs de mécontentement social. La flambée des prix et des loyers, notamment dans les grandes agglomérations, rend l'accès au logement de plus en plus difficile pour les jeunes actifs, les étudiants et les familles à faibles revenus. Les mobilisations expriment une réaction face à un marché du logement de plus en plus inaccessible à une large partie de la population. Pour de nombreux jeunes, accéder à l'indépendance et fonder un foyer stable devient un objectif de plus en plus difficile à atteindre. Parallèlement, les protestations concernant les conditions de travail et les salaires dans le secteur de l'éducation accentuent la pression sur le gouvernement. Le logement, les salaires et la qualité des services publics constituent un ensemble plus vaste de mécontentement qui dépasse toute revendication isolée.

En Belgique, les mobilisations s'inscrivent également dans un contexte social et éducatif. À Bruxelles, les étudiants manifestent depuis des semaines contre la hausse des frais d'inscription à l'université, et des affrontements ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre . La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les rassemblements, affirmant que certains manifestants avaient lancé des projectiles et allumé des incendies. Des opérations anti-émeutes similaires ont eu lieu à Liège. Cette situation met en lumière le mécontentement engendré par les difficultés économiques et le coût croissant de l'accès à l'éducation. Pour les étudiants, les dépenses liées aux études viennent aggraver une situation déjà difficile, où le coût élevé de la vie et du logement limite leurs possibilités d'indépendance financière.

Au Portugal, des milliers de citoyens ont manifesté dans les rues de Lisbonne pour protester contre le coût de la vie, les bas salaires et la difficulté à se loger à un prix abordable. La crise du logement est au cœur des mobilisations, les prix des logements ayant plus que doublé depuis 2017, tandis que les loyers des nouveaux baux ont également fortement augmenté. Des tentes ont été installées dans le centre de la capitale en signe de protestation symbolique contre le manque de logements abordables. Les manifestants réclament de meilleurs salaires, une revalorisation des pensions et des mesures permettant aux habitants de rester dans leur ville sans que leur revenu ne soit absorbé par le logement. Le gouvernement a indiqué qu'il ne céderait pas à la seule pression des manifestants. Cependant, le problème du logement devient l'un des problèmes sociaux les plus critiques du pays, avec de graves conséquences pour les jeunes et les ménages à faibles revenus.

La Grèce à son tour est entré en rébellion. L'exemple français est cité mais les réactions prennent aussi un caractère national qui selon nous tous témoignent de la relation au pouvoir d'Etat et de sa capacité à représenter ou non les citoyens ou à les opprimer. L'enjeu est élevé mais fait d'autant plus percevoir la carence de l'alternative politique.

On a noté qu'en particulier en France les tensions sociales ne se limitent pas à un seul groupe de manifestants. Les mobilisations étudiantes sont liées, entre autres, à l'état des infrastructures scolaires, à la pénurie d'enseignants et à la dégradation des services publics. Les jeunes s'inquiètent de leur avenir dans un contexte où le coût de la vie et les difficultés d'accès aux services essentiels pèsent sur les ménages. Parallèlement, les « Gilets jaunes » annoncent de nouvelles actions de protestation, dispersées, contre la hausse des prix des carburants. Mais ces mouvement s n'ont jamais eu de projet politique ni même d'organisation. Les tentatives des syndicats de répondre pas la grève sur les lieux de travail n'ont pas pour le moment l'impact qu'elles conservent en Grèce mais là aussi la question de la perspective politique et le choix du socialisme repose plus sur des traditions qui ont perdu leur forces que sur un choix qui serait celui du monde multipolaire.


Il est vrai que celui-ci est aussi soumis à la, pression des peuples et doit avancer sur ses propres lignes forces , c'est pour cela que le mouvement qui en France en particulier a un enjeu très élevé ne saurait comme c'est le cas s'enfermer dans des isolats identitaires même si on les pare du titre de républicain (ce que fait la fasciste Meloni comme le Pen sur un ton nettement plus convaincant) Il est impératif de prendre la mesure de ce à quoi nous sommes confrontés.

danielle Bleitrach

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