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L'effondrement de l'ordre mondial non l'effondrement du "champ politique" d'un certain ordre mondial par Danielle Bleitrach
Pour résumer le fond de ce que je tente de dire c'est qu'il n'y a pas l'effondrement de l'ordre mondial, il y a l'effondrement d'un certain monde. Celui que je rapporte "au champ politique" tel qu'il s'est imposé dans les années 1980 et 90 mais qui avait été précédé d'autres ébranlements depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (1956-1972, etc..) Non seulement il inventait la fin de l'histoire avec la suprématie définitive de l'occident libéral mais proclamait la fin de l'Etat alors que celui-ci devenait plus que jamais instrument de pillage planétaire et de drainage des ressources du travail pour le capital monopoliste financiarisé. Les nations perdaient de leur importance au profit d'un espace métropolisé tertiaire, une sorte de ville globale gérant les flux et reproduisant en son sein la relation nord sud dans laquelle la part belle était réservée à une catégorie diplômée mobile avec une autre mobilité stigmatisée provenant du sud, le monde de l'innovation. Le champ politique de la surinformation dépolitisée correspond à cette "gouvernance" avec sa question du logement mais aussi celle des formations avec le choc énergétique et celui de l'IA mais aussi de la "désindustrialisation", l'abandon des "territoires"la fin de l"'Etat providence", le choix du surarmement Une aggravation des contradictions externes mais aussi de plus en plus internes, les divisions d'une classe capitaliste incapable de gouverner autrement que dans la destruction et l'autodestruction. Ce que j'ai désigné comme le Zugzwang. Pourquoi publier ce texte d'un "gauchiste" aux Etats-Unis parce qu'il est révélateur de la perception de l'effondrement du champ politique aux Etats-Unis (mais aussi en France) . La pensée gauchiste à la recherche d'une troisième voie, confond comme beaucoup d'agnostiques des sociétés occidentales l'effondrement du champ politique de la domination impérialiste avec la réalité de ce qui est déjà là et c'est sous la pression de cette réalité que s'effondre la suprématie, l'apocalypse dont elle est effectivement porteuse et qui tente de partout d'être endiguée. Ce que ce "gauchisme" refuse de voir avec le caractère concret des "possibles".
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.counterpunch.org
Si le terme de "génocide" à tort ou à raison s'est imposé c'est qu'il symbolisait à sa manière ce processus réel , un système dont chaque coup est perdant.
il y a quelque chose de totalement onirique dans la manière dont ce monde là, les illusions du spectacle offert aux citoyens dépolitisés et spectateurs du cirque culminent dans cette démission généralisée qui laisse des adolescent avec tout ce que représente cette adolescence dans un tel monde, gérer une situation d'incapacité.Il n'y a aucune raison d'être admiratif d'une telle situation mais il faut voir au contraire à l'échelle mondiale une sorte de croisade des petits bergers, ces enfants enrôlés et qui finirent soit par retourner chez eux faute d'infrastructure ou pire être vendus comme esclaves aux pirates barbaresques qui dominaient la navigation en méditerranée.
Prenons bin conscience que ce qui s'effondre c'est l'illusion d'une domination et de sa légitimité mais un autre monde se construit sous la pression de ce retour à la réalité d'un monde qui confond sa fin avec l'apocalypse.
Parce ceux qui ont été réduits à cette conception politique en général découvrent simplement comme nous en France que les prochaine élections présidentielles, l'alpha et l'Omega de notre "démocratie" n'offrent aucune issue. Dans cet effondrement de l'illusion de ce que j'ai désigné à la suite de Bourdieu comme "le champ politique", celui du spectacle politique au pris de la dépolitisation du spectacle n'a pas d'issue immédiate . La France découvre ce qu'est son gouvernement : le pays dont le prince est un adolescent en proie aux pulsions d'un ego démesuré et confondant le désordre des dites pulsion avec le génie comme les USA sont la proie d'un autre narcissique qui a la moitié du cerveau comme un tiroir caisse et l'autre comme le Ku Klux Klan... et qui savent qu'il n'y a pas d'alternative dans les personnages qui leur succèderont. Ce seront les mêmes valeurs, les mêmes caprices, les mêmes manœuvres médiatiques... Aucune perspective autre que comme dans la chute de Byzance celle d'une écurie gagnante à n'importe quel prix, quoiqu'il en coûte.. On ne peut pas confondre cet effondrement de ce qui n'est qu'"une représentation avec la réalité celle de la pression sous laquelle l'illusion apparaît pour ce qu'elle est. Je conseille pour ceux qui ne cessent de se proclamer des marxistes pour mieux nous asséner quelques dogmes sortis de la guerre froide et du temps de l'existence de l'URSS, de relire Politzer et les principes élémentaires de la philosophie. Le monde existe en dehors de la représentation que nous en avons , le monde est matière mais cette matière est mouvement. Bref le monde existe et si l'illusion s'effondre ce n'est pas dans le vide mais bien fort heureusement sous la pression du réel qu'il nous faut reconnaître.
Hier j'ai résumé en quelques lignes ce que l'on peut dire à ceux qui construisent cette réalité en particulier le leader de ce monde là et qui s'avère être le parti communiste chinois qui affirme non seulement être préoccupé au premier chef par le socialisme à la chinoise et dans la logique par la nécessité d'un nouveau mode de gouvernance mondial.
Cette gouvernance devra affronter les crises réelles que développe l'impérialisme et son pouvoir de nuisance et la méthode mérite que l'on s'y arrête tant elle tranche sur l'apocalypse de la suprématie et l'inertie des exploités.
NOUVELLES APPROCHES DE LA GOUVERNANCE MONDIALE
La conception de la multipolarité chinoise s'impose face à la réalité
La Proposition de La Chine et du président Xi Jinping concernant la gouvernance dans le nouvel ordre multipolaire a reçu confirmation de sa pertinence à travers l'actuelle crise énergétique et celle du développement scientifique et technique. Des crises qui renvoient à celle structurelle de l'impérialisme occidental à son stade monopoliste financiarisé, et se traduisent en alternative soit la guerre ou la paix au plan international avec en priorité l'ébranlement de la stabilité internes des sociétés. Tenir son propre peuple est l'enjeu et c'est dans ce contexte qu'il faut analyser le mouvement actuel de la jeunesse inquiète de l'avenir dans ce contexte. En notant sa généralisation et les spécificité nationales, régionales. L'ordre ancien unipolaire en crise porte la guerre dont les peuples ne veulent pas et la régression sociale jusqu'à l'esclavage humain, le développement scientifique est conditionné par cette alternative. L'existence d'un monde multipolaire aide tous les pays à repenser leur développement scientifique et technologique, leur souveraineté énergétique, la formation de leur jeunesse à la fois en terme de souveraineté et de coopération. Chaque nation, chaque aire civilisationnel doit le faire, à partir d'abord de leur situation concrète, de leurs ressources, de leurs potentialités, de leurs besoins voire de leurs traditions. Doit se construire dans le même mouvement un cadre de coopérations négociations internationales dans une dynamique souple sans coalitions et logique des blocs.
Cette validation de la proposition de gouvernance de la Chine invite l'humanité à élargir sa conception de ce qui relève de l'universel et du particulier dans une dialectique matérialiste qui est celle de la Chine dans son choix socialiste et sa tradition millénaire. C'est la réalité et une vaste perspective à explorer. Il existe déjà toute un important matériau anthropologique face auquel le monde intellectuel de nos sociétés occidentales en crise est tout au plus capable d'être agnostique qui n'ose pas affirmer son matérialisme et qui renvoie tout à des "équivalents" les "impérialismes et imagine une troisième voie qui refusent de considérer cet ordre international comme d'ailleurs le poids de la guerre et du pillage dans leur propre société. En proie à la "déception" de l'effondrement de l'URSS et de la distance entre leur idéal et la réalité ils prétendent faire repose le développement de leur nation sur le vide alors qu'il y a mondialisation, la raison ne leur apporte aucune certitude et ils sont à la fin entraînés dans une conception apocalyptique de la réalité en refusant justement de considérer que le passage nécessaire à un autre monde n'est pas un modèle idéal mais le fruit des luttes et des expériences de coopération dans la solution à des questions réelles.
danielle Bleitrach
VOICI DONC LA DESCRIPTION DE CETTE APOCALYPSE DES USA DONT ON PEUT ESTIMER Qu'A L'INVERSE DE LEURS ALLIES VASSAUX ET SURTOUT LEURS GUERRIERS PAR PROCURATION ILS SORTIRONT ET ON PEUT MËME ALLER JUSQU'A ESTIMER QUE CETTE SORTIE ET SURVIE DEPENDRA DE LEUR CAPACITE A ACCEPTER LA COEXISTENCE.
L'effondrement de l'ordre mondial
et des machines.
Les sondages américains révèlent des niveaux records d'angoisse, de peur et de profonde inquiétude quant au présent et à l'avenir des États-Unis. Dès lors, on peut se demander si l'effondrement de l'ordre mondial est à l'origine de ces fortes inquiétudes.
Un sondage CNN affirme que 67 % des adultes américains ont peur ou sont profondément pessimistes quant à l'avenir du pays.
Selon un sondage du Pew Research Center, 59 % des Américains pensent que les meilleures années du pays sont derrière lui.
L’ Association américaine de psychiatrie affirme qu’une « crise d’anxiété » est largement répandue chez les adultes américains.
« L’ordre mondial est en train de s’effondrer, sous l’effet du déplacement des centres de pouvoir, des bouleversements technologiques et de la rivalité croissante entre les nations. » ( L’ordre mondial s’effondre, mais que nous réserve l’avenir ?, École de service extérieur, Université de Georgetown, 8 septembre 2026)
Une récente interview de Margaret Olwen MacMillan, professeure émérite à l'Université d'Oxford, ancienne doyenne du Trinity College et experte reconnue en histoire des relations internationales, offre une perspective unique sur la question capitale de l'effondrement de l'ordre mondial : Margaret MacMillan avertit : L'ordre mondial s'effondre – et ce qui va arriver est bien pire , podcast Decoding Geopolitics avec Dominik Presi, YouTube , 10 novembre 2026.
Voici un résumé de l'interview de Margaret Olwen MacMillan, incluant des commentaires éditoriaux :
Le monde traverse une période extrêmement difficile. Plusieurs personnalités ont popularisé le terme « polycrise », désignant une situation où de nombreux événements se produisent simultanément. Ces différentes crises commencent à s'influencer mutuellement. Par exemple, la crise climatique provoque des migrations massives et compromet gravement la capacité de l'agriculture à assurer la subsistance. Parallèlement, la confrontation de points de vue divergents influence la gestion du changement climatique, ce qui fragilise les politiques publiques.
Partout dans le monde, les gens sont sidérés par les changements étranges qui se produisent sous leurs yeux. Pendant sept décennies, les États-Unis ont été un pilier mesuré du système international, mais aujourd'hui, sous l'administration actuelle, ils font tout pour perturber ce statut, voire le détruire complètement. Et devinez qui se joint à la fête ? Une étrange amitié se noue entre les États-Unis et la Russie, une amitié sans précédent, inattendue et choquante pour beaucoup !
En effet, de grandes interrogations planent sur ce bouleversement majeur de l'ordre mondial. Inédit au XXIe siècle, ce phénomène est orchestré par des acteurs atypiques, à l'instar de l'IA, perçue comme la plus grande crise existentielle potentielle du siècle. Son avenir demeure un mystère… Que se passera-t-il si elle ne parvient pas à générer suffisamment de ressources pour couvrir des milliards et des milliards de dettes colossales ? Dans ce cas, son épitaphe sera : « L'aveugle guidant l'aveugle dans le plus grand terrier de lapin de tous les temps ». Par ailleurs, face à d'autres menaces existentielles, quel impact le changement climatique aura-t-il sur la société ? Ces événements planétaires sont sources d'une grande inconnue, alimentant l'anxiété et remettant en question les points de vue établis. Il est difficile pour quiconque, plongé au cœur de ces bouleversements, de saisir pleinement les changements actuels, souvent jugés différemment par l'histoire.
« À mon avis, ils sont en train de changer, et c’est un de ces moments comparables à la fin d’une grande guerre mondiale. » (MacMillan)
Signaux d'orage
Avant l'arrivée des tempêtes, l'atmosphère est différente, elle change rapidement, juste avant leur déferlement ; les animaux le perçoivent à l'avance. De même, les crises socio-économiques et politiques donnent des signes avant-coureurs. Par exemple, lors du premier mandat de Trump, on pensait : « Ce n'est qu'un incident passager… La démocratie américaine survivra… Il est un peu impulsif… Il a tendance à exagérer… Mais au fond, les structures étaient solides. »
Surprise/Surprise Politics s'intéresse à « Nous tous ».
Or, durant ce second mandat, « nous commençons à remettre en question tout ce qui a été fait durant le premier ». Certains points ressortent : (1) l'affaiblissement de l'autorité du Congrès, (2) le rôle étrange de la Cour suprême, (3) l'atteinte aux droits des États. Ces problèmes pourraient avoir des répercussions plus durables qu'on ne le pense. Au quotidien, la plupart des gens ont tendance à ignorer ces signaux et à vaquer à leurs occupations. Mais « la politique s'intéresse à nous ». Cette nouvelle dynamique, où « la politique s'intéresse à nous », est inédite dans le contexte des principes démocratiques qui ont fait la fierté des États-Unis. C'est nouveau, inédit, mais pas si mystérieux.
Quant à l'idée d'une tempête à l'horizon, on peut trouver une analogie avec la période précédant la Première Guerre mondiale. Dans les années 1930, nombreux étaient ceux qui pensaient qu'une nouvelle guerre éclaterait dans la foulée du conflit, et les pays s'y préparaient en augmentant leurs dépenses de défense ; c'était une attente générale. À l'opposé, l'avant-Première Guerre mondiale était synonyme de sérénité, d'une société qui avait surmonté les conflits du siècle précédent. À cette époque, on se croyait plus sophistiqué, plus civilisé et moins préoccupé par de nouvelles guerres. La société avait le sentiment d'avoir dépassé la brutalité des guerres du XIXe siècle , lorsque l'Amérique, notamment, avait été presque anéantie par une guerre civile sanglante et brutale.
À l'époque, durant l'été 1914, les gens partaient tranquillement en vacances pour se réunir en famille. Mais soudain, la guerre éclata en juin/juillet 1914, prenant tout le monde par surprise. Les vacanciers se sentirent contraints de rentrer précipitamment chez eux, la peur remplaçant les festivités. La situation actuelle est assez similaire à celle qui précéda la catastrophe de 1914 qui mit le monde à genoux.
Aujourd'hui, plusieurs signes avant-coureurs de troubles imminents sont largement ignorés, comme avant 1914. D'une part, la guerre a profondément changé : l'arrivée des drones, par exemple, est un changement flagrant. On observe une « automatisation du champ de bataille » de plus en plus fréquente, susceptible de dégénérer. Dans une telle zone, les soldats sont extrêmement vulnérables et risquent fort d'y perdre la vie. Plus insidieusement, l'intelligence artificielle (IA) est de plus en plus utilisée. Elle constitue un nouvel élément clé de la guerre et une source d'inquiétude pour tous, partout dans le monde.
On observe des conflits armés de diverses ampleurs à travers le monde ; de nombreuses guerres intestines entre États sont en cours, bien que la plupart des gens considèrent ce type de conflit comme obsolète. Guerres civiles, insurrections et terrorisme sont présents partout dans le monde. De fait, les risques de nouvelles guerres civiles sont élevés. Hélas, on en compte au moins une douzaine, voire plus, actuellement en cours. En effet, l’aggravation des divisions internes aux pays engendre des guerres civiles, comme au Soudan, au Congo et en Birmanie. Il s’agit d’un danger croissant à l’échelle mondiale.
Avec l'invasion russe de l'Ukraine, nous assistons à une guerre massive entre deux États bien armés. De même, lorsque Chinois et Américains évoquent la possibilité d'un affrontement « un jour », le danger se multiplie car ils en parlent en termes de « quand », et non de « si ».
La question majeure demeure : comment, où et quand une guerre générale totale éclatera-t-elle ? Déjà, le conflit russo-ukrainien s'entremêle à d'autres tensions. L'Iran soutient fortement la Russie, la Turquie l'Ukraine, et tout le Moyen-Orient est désormais impliqué dans l'enlisement russo-ukrainien par le biais des exportations de pétrole. Ce sont là des signes avant-coureurs d'une extension du conflit, avec l'arrivée de nouveaux acteurs, comme l'Arabie saoudite.
Parallèlement, l'influence modératrice de l'internationalisme et du respect des accords s'amenuise rapidement. Par exemple, la guerre russo-ukrainienne a violé des principes internationaux bien établis selon lesquels les nations ne peuvent envahir d'autres nations ni s'emparer de leur territoire. Et, si tel est le cas, cette annexion ne doit pas être reconnue. Ce mécanisme de sécurité a été mis hors service.
Un autre exemple de déstabilisation internationale et de rupture de l'ordre mondial acceptable réside dans les déclarations de Trump faisant allusion à la domination américaine sur l'hémisphère Sud, notamment l'incursion au Venezuela et la résurgence de la diplomatie de la canonnière dans le Golfe. De plus, les Canadiens n'apprécient guère de faire partie d'une Amérique du Nord dominée par les États-Unis. Et les Latino-Américains rejettent les prétentions de domination américaines. Tout cela engendre des frictions, et non une véritable diplomatie. L'Américain Stephen Miller affirme : « Seule la puissance compte. » Ce raisonnement conduit inévitablement à un monde instable, à un effondrement de l'ordre mondial. Il l'accélère. La puissance n'a jamais négocié de traité consensuel, et ne le fera jamais.
À quoi ressemble la « puissance » américaine ?
C'est une question qui préoccupe beaucoup d'Américains, et s'ils ne s'en soucient pas, ils devraient, car les États-Unis se nuisent à eux-mêmes par plusieurs de leurs propres politiques. Ils mettent à mal leurs universités. Ils ont réduit les subventions à la recherche sans justification valable. Ils n'incitent pas les jeunes talents du monde entier à venir étudier et s'installer aux États-Unis, ce qui a toujours été l'une des grandes forces du pays. Ce que l'administration Trump fait à l'armée américaine, en se débarrassant de tout un corps d'officiers supérieurs expérimentés, est néfaste pour les forces armées américaines, bien au contraire. Et encourager ou prendre des mesures punitives contre d'anciens alliés fidèles et monter le Canada contre les États-Unis sont des actes de pure folie.
La puissance ne dure pas éternellement. Combien de temps encore les États-Unis resteront-ils une puissance mondiale, alors que leur influence décline déjà à vue d'œil ? La question se pose avec acuité. Car la puissance doit se maintenir, et elle englobe bien d'autres choses. Il ne s'agit pas seulement de matériel, mais aussi d'alliés et de valeurs, autant d'éléments qui disparaissent.
Même si le gouvernement américain revenait à ce que nombre de ses anciens amis et alliés considèrent comme les « vieux États-Unis », il faudrait des années pour que la confiance se rétablisse. Une fois la confiance brisée, la reconstruction est un processus long. L'étendue des dégâts causés aux institutions américaines, à leurs garde-fous et aux attentes des Américains reste à déterminer… Certains principes non écrits ont été bafoués… Le Congrès devrait contrôler les dépenses. Or, l'administration actuelle a tout fait pour ignorer ces considérations. Une fois ces normes et accords rompus, ou les règles écrites tout simplement ignorées, combien de temps faudra-t-il pour les rétablir ?
De plus, et c'est extrêmement préoccupant, on a le sentiment que l'Amérique est plus divisée que jamais. Et ce qui est inquiétant, c'est le nombre d'armes à feu : environ une par personne, voire plus. C'est très inquiétant. C'est sans précédent et inédit, mais bien réel.
De nombreuses interrogations subsistent quant à l'avenir des États-Unis et au temps nécessaire pour reconstruire des relations gravement endommagées, ce qui influence considérablement un ordre mondial déjà en train de s'effondrer.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour l'ampleur et la profondeur de l'effondrement de l'ordre mondial actuel. Dégénérera-t-il en un conflit transformateur d'une intensité comparable aux cataclysmes du XIXe siècle , aux guerres napoléoniennes (1803-1815), à la guerre de Crimée (1853-1856), aux guerres Xhosa (1779-1879), aux guerres indiennes (1817-1898), à la première guerre de l'opium (1839-1842), à la rébellion des Taiping (1850-1864), aux guerres d'unification germano-italiennes (1848-1871) ou à la guerre de Sécession (1861-1865) ? Ou bien retrouvera-t-il un semblant de normalité ?
Les États-Unis pourront-ils un jour retrouver leur rôle de leader mondial d'antan ?
Post-scriptum : Ce lien contient l’un des messages les plus importants de cette génération.
Robert Hunziker vit à Los Angeles et peut être contacté à l' adresse rlhunziker@gmail.com
