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L'Allemagne (et avec elle l'UE) s'est enfermée dans une camisole de fou
Quand on voit le soir de la victoire le candidat de l'AFD qui répond au nom freudien de Siegmund arriver juché sur une vespa et avec un casque qui marque son appartenance à la RDA.Votant sous les acclamations de partisans dans son fief de Tangermünde, Ulrich Siegmund, 35 ans, avait prédit que sa victoire «entraînera une recomposition du paysage politique» allemand. Ulrich Siegmund, qui est,devenu une star des réseaux sociaux, joue aussi sur la nostalgie de la RDA de ses sympathisants nostalgiques qui s'estiment défavorisés par rapport à leurs cousins de l'ouest et aux migrant et qui se sont fait gruger par die Linke, le communisme ne se remplace pas par son canada dry bon chic bon genre ou avec des bons sentiments quand les coeurs sont plein de colère . Dimanche, il est arrivé au bureau de vote avec sa femme Julia sur une Simson, mobylette iconique de l'ex-Allemagne de l'Est. Ses supporters l'ont accueilli plein enthousiastes : il «est vraiment très bon et proche des gens ordinaires, il va vers les gens, donne la parole à chacun ou les écoute, et c’est vraiment impressionnant, ce qu’il fait», a dit à l'AFP Peter Harmuth, un agent d’entretien de 56 ans à Tangermünde.Ulrich Siegmund peut déjà se targuer d'avoir infligé une défaite retentissante aux conservateurs (CDU) du chancelier Merz et du chef de l'exécutif régional, Sven Schulze. on songe irrésistiblement à Nanni Moretti traversant Rome pour dire ses regrets du Parti communiste Italien… Il est vrai que la CDU de la chère Angela Merckel s'est enfermée dans un bunker non seulement en ce qui concerne le gaz russe, l'institut Goethe et les échanges mutuellement profitable et tout ce que sa pieuse enfance dans l'ex-RDA lui avait enseigné mais face à la gauche... on se dit qu'elle l'a vraiment cherché. Quand on sait ce que le monde berlinois jadis lié aux grandes usines de la RDA s'est transformé en garages de réparation trafiquant les pièces et travaillant au "noir". Et que l'on a voulu limiter tout cela à un problème vertueux de racisme que reste-t-il sinon le pragmatisme prussien. Accepter de s'entendre sur deux questions sur lesquelles il existe des convergences à savoir l'énergie et la paix avec la Russie, pour le reste cela ne pourra pas être pire qu'avec la droite ou avec la "gauche" : on passe au concret. Ne vous faites pas d'illusion c'est ce qui partout dans l'UE est en train de se mettre en place parce que la politique telle qu'on la pratique s'enferme dans une camisole de fou en refusant de voir la réalité des enjeux du monde tel qu'il est pour se construire une droite et une gauche qui n'a plus aucun ancrage et des solutions qui n'en sont pas. Il n'y a plus de "coalitions", plus d'alliance mais des choix concrets comme dans le monde multipolaire...
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.schwaebische.de
L'Allemagne s'est elle-même comme le reste de l'UE enfermée dans une camisole de fou…
Extremement affables, prévenants, souriants et ouverts, une poignée de main – quelle scène, le soir des élections, au centre de presse du parc des expositions de Magdebourg : Alice Weidel, présidente de l’AfD, et Claudia Wittig, tête de liste du Bündnis Sahra Wagenknecht en Saxe-Anhalt, mesuraient manifestement toute la portée de cet instant.
Tandis que les deux femmes politiques répondaient aux innombrables questions des journalistes encore plus nombreux, se tenait là, avec Weidel et Wittig, l’image d’une possible majorité incarnée au Landtag. Car si le BSW franchissait le seuil des cinq pour cent, les députés de Wagenknecht pourraient, le cas échéant, porter de leurs voix Ulrich Siegmund, candidat de l’AfD, au poste de ministre-président.
« De larges convergences » entre l’AfD et le BSW
Seul – tel était le constat dimanche soir vers vingt et une heures –, l’AfD n’atteindrait sans doute pas la majorité absolue. Mais les cinq députés éventuels du BSW pourraient constituer pour Siegmund le chemin vers le pouvoir en Saxe-Anhalt. Alors que l’AfD oscillait, selon les projections, autour de 44,5 %, le BSW se situait à 5 %. La coalition anti-AfD formée par la CDU (18,2 %), Die Linke (9,1 %), les Verts (8,5 %) et le SPD (8,7 %) se trouverait alors en position de faiblesse. « Nous ne regardons que le fond des questions », affirma clairement Wittig.
En matière de politique énergétique, par exemple, elle voyait de larges convergences avec l’AfD ; dans d’autres domaines, en revanche, les positions divergeaient. « Le cas échéant, il faudrait travailler avec des majorités changeantes au Parlement », précisa la tête de liste du BSW. « Le fait est qu’un parti qui recueille 44 % des voix doit aussi participer au gouvernement », déclara-t-elle sans ambiguïté.
L’attaque de Weidel contre le chancelier Merz
Ces propos réjouirent visiblement Alice Weidel. « Voilà comment fonctionne une politique raisonnable. Au lieu de la haine et de l’incitation, il s’agit de politique concrète », formula-t-elle avec bienveillance, tout en lançant une attaque impitoyable contre la CDU, son ministre-président encore en exercice Sven Schulze et le chancelier CDU Friedrich Merz. « Cette CDU ne gagnera plus aucune élection, ni au niveau fédéral ni au niveau régional.
Peut-être, exceptionnellement, Hendrik Wüst en Rhénanie-du-Nord-Westphalie – mais celui-ci pourrait bien remplacer Merz à la chancellerie », prophétisa Weidel avec un sourire narquois. Le maintien par la CDU du « mur de protection » n’est pas une politique, mais la fin de la CDU, ajouta la dirigeante de l’AfD. Dans le même temps, elle n’exclut pas que des pans de la CDU votent avec l’AfD ou changent purement et simplement de camp politique.
On ne peut plus continuer ainsi : la CDU se trouve désormais à la croisée des chemins
De fait, ces dernières années, la CDU s’est enfermée, par sa résolution d’incompatibilité à l’égard de la gauche et par son « mur de protection » face à l’AfD, dans une camisole politique qui restreint tout espace de manœuvre et ne laisse plus d’air pour respirer. Comme le disait récemment une landrätin CDU de l’Est : « Quand la charpente brûle, un mur de protection ne sert plus à rien. » La CDU se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins : poursuivre une politique de Merkel teintée de gauche et de vert, ou revenir à une politique conservatrice classique ?
Si les démocrates-chrétiens ne tranchent pas, c’est l’électeur qui tranchera à leur place. Ce que cela signifie, la CDU l’a ressenti dimanche en Saxe-Anhalt, et elle le ressentira de nouveau, de façon particulièrement douloureuse, dans deux semaines, lors des élections régionales en Mecklemb
