Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Je sais qui je suis et ce que je veux, je vous souhaite de pouvoir en dire autant…

Merci à vous tous qui continuez à me proposer service et amitié mais tout va bien et si vous voulez réellement me faire plaisir … Réfléchissons tous au peu que l’on peut faire et à ce qui ne mène à rien ou plutôt n’est que la poursuite de trente ans d’échecs et de régression, changeons-nous en changeant le monde… C’est cela que j’attends de mes amis, de mes proches, autant que de l’humanité entière… Il n’y a pas de « trucs » pour cela au contraire il faut faire le peu que l’on peut avec ses propres limites…

Le petit mais spectaculaire accident que je viens de vivre – dans un contexte de plus en plus insupportable de caution de mon pays à l’apocalypse nucléaire par pure médiocrité, lâcheté et nombrilisme – a été l’occasion d’un bilan, depuis cet instant où je me suis perçue petite vieille baignant dans une mare de sang tandis que les badauds se demandaient si j’étais morte…

Etre plus que jamais, mieux que jamais en vie, c’est d »abord mesurer à quel point je n’ai rien à voir avec ces « élites mediatico-politques » cette politicaillerie qui m’asphyxie… Réaliser qu’il n’y a même pas dans ce choix du consensus qui s’est établi autour d’un pitre Macron et sa camarilla la folie fasciste, le pseudo « héroïsme » de pacotille qui existait derrière les parades de Nuremberg… Non c’est presque pire, c’est de la bêtise à l’état pur, l’incapacité à mesurer les conséquences d’un choix collectif, national, iternational, sur sa petite vie et ses petits arrangements de notable de sous préfecture , de « muses du département »… Bouvard et Pecuchet se découvrant portant la même cocarde jaune et bleue et se considérant de ce fait comme des âmes d’élite mais incapables de lire au-delà de trois lignes dans les réseaux sociaux… des gens qui ne savent que peser sur vous et vous refiler en prime, sous prétexte qu’ils vous aiment tous leurs problèmes et leurs états d’âme, ou ceux qui ne supportent pas que vous les contredisiez et qui pratiquent la délation pétainiste…

Dans cette situation là, il y a ceux qui vous soulagent réellement, les amis, parents capables d’intiaitives, et surtout les fantassins du social, ces jeunes gens de garde à l’hôpital, qui sont confrontés à toute la paranoïa ordinaire des « exclus », ces malheureux qui hurlent à la mort dans la salle d’attente des urgences entourés de policiers armés.. Ces jeunes internes et élèves médecins, infirmiers qui soulagent le corps social pour un salaire minable mais qui croient à ce qu’ils font… Et il y a les faisans ceux qui feignent de savoir ce que les autres ignorent pour se donner de l’importance, ceux qui quel que soit le minable « pouvoir » auquel ils se soumettent, ils se conforment au diktat du « chef » et ils se jettent comme des chiens sur celui qui avec honnêteté dit ses inquiétudes, ses doutes… Les petits mafieux de tous les pouvoirs absolutistes leurs troupes seraient-elles l’équivalent des voyous du quartier.

Il y a ceux qui ont le « doute » exercé celui qui, comme la tartine de beurre retombe toujours du même côté. Krivine disant « le blocus n’explique pas tout! » Oui gros con ( exusez la trivialité de l’interpellation mais c’est ce que j’ai de plus gentil face à ce genre de remarque dans le contexte) mais si tu commençais par dire ce qu’il explique et après on verra ce qu’on peut et doit améliorer… Ceux qui ne sont pas plus partisan que nous de l’idéologie Grand Russe des oligarques autour de Poutine (enfin ceux qui ne sont pas directement passé à l’impérialisme et à la City) mais qui ont soutenu Soljenitsyne le fasciste, collabo, antisémite à partir du moment où il s’attaquait aux communistes éternellement « staliniens ». Que voulez-vous ces gens là me rendent provocatrice, je leur dis que le Goulag qui est le bagne est un niveau supérieur d’humanité par rapport à la guillotine de notre Révolution, que non seulement on en sort, mais que comme Soljenitsyne on en sort guéri du cancer… Leurs mensonges de tartuffe me rendent féroce alors que j’ai infiniment plus qu’eux le goût du débat , quel qu’en soit l’âpreté, je ne l’ai jamais confondu avec les individus avec qui je peux conserver des liens d’amitié quelles que soient nos divergences tant qu’elles demeurent idéologiques et leurs arguments. Eux au contraire sont des salauds qui pratiquent la censure et la diffamation, les arguments ad hominen et quand ils ont le pouvoir les assassinats cibles comme Hollande…

J’ai redécouvert la force de mon corps, ce mépris ou plutôt un ressenti de la douleur qui n »est pas encombrée par l’angoisse de l’éprouver… par anticipation… La capacité de récupérationn de mon corps serait déjà exceptionnelle pour une quinquagénaire mais pour un femme de 86 ans cela relève du miracle selon le corps médical… Il en est de même de la souffrance, je sens la piqure ou les manipulations mais sans appréhension et pour avoir entendu des gens hurler pour ce qui m’apparait bénin, je crois que l’anxiété dont l’individu n’est en rien responsable porte la douleur à l’incandescence… A choisir j’aimerais mieux être ailleurs mais il faut ce qu’il faut et ce n’est pas la peine d’en rajouter… Ce qu’on attribue à mon insensibilité à la douleur, mais qui se traduit par des faits incontestables, pas de bleus, la cicatrisation immédiate, en fait repose sur l’amour de la vie, la plénitude qui vous fait crier de joie, la vitalité, le bien que nous devrions préserver. Hier j’ai fait pendant deux heures de la gymnastique longe côte… j’ai crié de joie de bonheur dans l’eau avec un immense chapeau et de l’écran solaire total pour protéger mes plaies… J’étais de loin la plus vieille du lot, entourée de gens merveilleux qui partageaient cette amour de la vie, s’ébrouaient dans l’eau comme une bande d’otaries, à commencer par le jeune moniteur, ils me traitent avec respect et tendresse. Grace à eux j’ai la joie d’absorber par tous les pores de la peau l’air, la mer, le soleil tout ce que des fous voudraient détruire alors qu’il faudrait s’unir pour que chacun en jouisse.

dejà mardi 4 juin, c’était déjà dans cet état un peu amochée mais c’était rien par rapport à samedi 1 juin, je ressemblais à un boxeur sortant du ring après un KO et je pissais le sang…
Aujourd’hui jeudi 6juin, Ce qui chez les autres met un mois à se cicatriser et à dégonfler se fait chez moi en 4 jours maximum, et même si je reste un peu fatiguée de même la vitalité prend le dessus sans le moindre traitement, le sommeil suffit. Les points de suture sont encore là, mais la peau est redevenue normale… Bref « je meurs en bonne santé »comme les femmes de ma famille.

Je sais que mon choix du communisme est ancré sur ce choix de la vie jusqu’au bout, il a été le bon. Celui qui correspondait à ce que je suis et qui permettait l’authenticité… Tout le long de la route qui me menait du rond point du Prado à la plage de la Pointe Rouge, j’ai discuté avec Marianne au téléphone de cet engagement et de ce qu’il représentait pour elle comme pour moi et l’impossibilité d’y renoncer comme à ce que certains désignent comme l’âme, le souffle vital qu’à la mort de mes proches j’ai vu s’échapper des lèvres, donc nous étions d’accord sur ce que vivre cet engagement était différent d’une quelconque récompense et nous étions elle et moi satisfaite de cette ressemblance au-delà des différences … (Rassurez-vous après le gadin de samedi je lui parlais en fixant la route devant moi) … Il est clair que c’est ce que ne comprennent pas les gens qui nous disent et me disent en particulier : « qu’est-ce que tu t’occupe de ces gens là et de ce qu’ils sont devenus,tu es si naturellement heureuse, tu as tant d’occasion de jouir de la vie... »

Ils ne voient pas la force d’un engagement mais il y a autre chose avons-nous convenu Marianne et moi: ils ne perçoivent même pas la nécessité de penser à un plus grand degré de généralité pour atteindre un autre niveau de compréhension et de jouissance du monde et de tout ce qu’il recèle, les sens jouissent de la vie mais il y a un moment où le plaisir est décuplé d’être pensé, la solidarité, l’amitié, l’amour, la camaraderie c’est pareil et un discours qui est juste et vrai comme un poëme ou une chanson fait de nous la liberté d’être… L’amitié et l’amour qui ont la chance de reposer sur un tel engagement sont d’autant plus précieux et chacun devrait connaître l’équivalent même quand cela a disparu il en reste de la satisfaction, de l’estime de soi et de l’autre.

Aragon disait que son parti lui avait rendu son pays, il y a de ça même quand vous avez quitté ce parti parce qu’il n’est plus le choix qui est le votre, il vous a rendu le peuple français, Il y a dans l’impertinence de ce peuple quelque chose d’irremplaçable, un refus du « trop c’est trop! » et un art de ne pas s’en laisser conter qui ravit même si ça s’accompagne souvent d’une incapacité à mesurer les conséquences ultimes d’un refus primaire. Nous sommes selon Marx le pays de la lutte des classes mais une nation d’émeutiers peu apte à suivre la dynamique des contradictions…

Cela ne signifie pas un manque d’intelligence, ce qui me ravit est souvent dans mes promenades au quotidien est le théâtre de la rue, la pertinence des observations. Avant hier, en allant acheter sur la place en face de chez moi, j’ai eu un dialogue avec la paysanne qui vend ses produits et qui est devenue avec le temps une manière de copine. Quand elle a vu mon visage et ses coutures et que je lui ai dit : je suis tombée mais c’est ce qu’elles disent TOUTES« , elle a éclaté de rire et m’a dit « mettez vous une pancarte « je vis seule! » et moi de répondre « Non je vais mettre « le MEC est mort! » C’est ce qui est irremplaçable dans le quotidien marseillais, cette manière de complicité devant la vie… Et c’est ce que je retrouve partout dans la cocasserie de la vie, cette chair, cette bienveillance lucide comme avec ceux avec qui je nage… C’est le contraire de ce fatras pseudo-intellectuel cet art d’en rajouter dans la haine et les divisions pour se créer des clientèles aliénées… qu’est devenue la politicaille française…

Avec ce moment pathétique où une élection pour un parlement qui ne sert à rien, des « politiciens » sont prêts à faire et à dire n’importe quoi et pour courronner le tout un président qui porte et décuple ce vide hysterisé non seulement est en train de transformer le débarquement en Normandie en ouverture de l’attaque nazie contre la Russie et s’implique dans la débacle de la campagne electorale en intervenant en catastrophe comme aucun président à ce jour n’aurait osé le faire, transformant la raclée de son camp en bérezina sur tous les fronts…

Mais quand il n’y pas de dirigeants à la hauteur de cette combattivité et rationalité française le pire de tout semble convoqué pour suivre notre bourgeoisie la plus bête du monde, celle qui part périodiquement en lutte contre la Russie et qui se prend une tannée quand c’est pas à la Berezina en général c’est en Crimée tandis que nos marins révolutionnaires se révoltent… Le paradoxe et il suffit de lire Guerre et paix est que les Russes s’ils craignent comme la peste les britanniques se disent que les petits français fransouskis sont capables du pire et du meilleur et si vous lisez le KPRF, périodiquement ils envisagent d’aller parler aux communistes français… En ce moment ce n’est pas le meilleur…

Parce que justement là_dessus, sur ce terreau vital de notre peuple, il ne se trouve personne pour avoir le courage du respect, d’un débat véritable dans lequel au moins tous ceux qui conservent la force de cet idéal communiste retrouverait ce que le quotidien de ma rue a de meilleur… Et pas l’art et la manière de la lâcheté ordinaire des bourgeois et l’incapacité à œuvrer ensemble, le caprice érigé en légitimité politicienne.

Danielle Bleitrach

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1 Commentaire

  • Falakia
    Falakia

    J’adore la vérité que vous exprimez dans le blog aux événements dans le monde concernant la souveraineté et la Responsabilité celle d’hier et d’aujourd’hui autant de la dangerosité de la bombe atomique .
     » révolution – guillotine  » ,  » révolution – goulac  » .
     » Aliénation du travail  » ,  » Aliénation politique  »
    En effet ( Karl Marx ) dans le capital a étiqueté les Français ouvriers d’émeutiers en disant que ce ne sont pas les outils les machines qu’il faut détruire mais la machine des capitalistes industrielles dans la plue value .
    Vous avez raison l’Humanité existe comme vous le dîtes chez certains que vous côtoyez au quotidien , qui ont un bas salaire et qui aiment leurs métiers .
    Bien à vous .

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