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Cela confirme notre analyse sur le fait que les guerriers par procuration des Etats-Unis sont de plus en plus désinhibés et cela parce qu’ils ont l’aval de leur suzerain qui lui-même est hors limite. Déjà le marché du pétrole est durablement perturbé même si le détroit par miracle était ouvert à nouveau à la navigation. Pourquoi la production ne peut-elle pas redémarrer rapidement ?
Même après la réouverture du détroit — et les évaluations actuelles ainsi que les événements d’aujourd’hui (18 mars) suggèrent que cela prendra des mois et non des semaines — le rétablissement de la production aux niveaux d’avant le conflit sera extrêmement lent, pour plusieurs raisons selon les experts:
- Infrastructures endommagées : les champs, les pipelines et les terminaux de chargement ont été ou seront endommagés ou détruits lors de nouvelles attaques – la question n’est pas « si », mais seulement « quand ».
- Réservoirs de stockage saturés : les exportations étant impossibles, les capacités de stockage des terminaux se sont rapidement remplies. Dans certains pays du Golfe, la production a chuté à un niveau quasi nul, faute d’espace pour entreposer le pétrole. La reprise de la production nécessite d’abord de puiser dans ces stocks, une opération qui prend du temps.
- Dommages aux réservoirs : la fermeture des champs pétroliers (autrement dit, l’arrêt de la production), notamment pour les gisements complexes, peut causer des dommages permanents aux réservoirs. Les systèmes d’injection de gaz et d’eau, utilisés pour maintenir la pression dans les réservoirs, doivent être gérés avec soin ; des arrêts brusques peuvent perturber cet équilibre et même entraîner l’effondrement des réservoirs en raison d’une chute de pression interne – en clair, le plafond ou les parois des cavernes pourraient s’effondrer faute de pression suffisante (voir schéma).
Les systèmes d’injection (gaz + eau) maintiennent une pression interne qui écarte les parois du réservoir. Un arrêt brutal supprime cette pression ; les parois et le plafond perdent leur soutien structurel et peuvent s’effondrer. La roche effondrée emprisonne le pétrole de façon permanente, même après la remise en service. Cette production est alors perdue.
- Personnel et compétences : les travailleurs qualifiés ont été évacués ou licenciés. La reconstitution des équipes et la remise en service des installations complexes, tant en mer qu’à terre, prennent du temps.
« Le rétablissement de la production du Golfe se mesurera en mois, même après la fin des hostilités. » ( Rystad Energy, 5 mars 2026) il est peu probable que ce marché reviendrait à l’identique, ce bombardement gazier signifie un peu plus le sacrifice de l’UE non seulement en matière d’énergie, de désadaptation en matière de raffinerie mais aussi d’engrais et d’autres produits essentiel. L’UE ne peut tout simplement pas se permettre le coût d’une telle montée des prix de son énergie et d’autres produits essentiels avec une politique de surarment. Le bénéficiaire est la Russie non seulement parce que ce pays est producteur de pétrole mais parce que celui-ci a des ressources en pétrole lourd paradoxalement le plus recherché face à ce système de raffinerie dont le coût a été monstrueux et qui comme on le voit en Inde ne peut se contenter du pétrole léger jadis le plus recherché et aujourd’hui celui qui génère le plus de profit. Il y a donc une logique de s’être assuré les réserves du Venezuela avant d’entamer l’opération contre l’Iran. L’escalade d’aujourd’hui est suicidaire pour Israël mais présente une logique pour les Etats-Unis, qui ne s’attendait pas néanmoins à subir les effets de cette déstabilisation globale. Le parallèle entre Israël et Zelenski est frappant et on peut imaginer la logique suicidaire dans leur environnement, chacun pourrait aller pourquoi pas jusqu’au nucléaire. Il faut arrêter, comme le fait Macron et ceux qui le suivent de fait à gauche comme à droite, de détourner les responsabilités en tentant de convaincre l’Iran qu’il serait à l’origine de cette agression ou le Liban d’accorder une prime à l’agression par la reconnaissance de l’auteur de tels crimes. (note et traduction de Danielle Bleitrach)
(1) Quand on compare les effets catastrophiques de ce que provoque l’intervention des USA, celle conçue déjà par Obama et poursuivie, amplifiée par Trump sur l’UE comme sur les potentats alliés du Golfe et même sur l’avenir d’Israël on ne peut qu’être convaincu de la dangerosité de Zelenski et ceux qui le suivent, le financent en prenant le relais des USA d’Obama et de Biden à la manière de Trump. Zelenski face à l’aventurisme des frappes conjuguées d’Israël et des USA, il a dans un discours vibrant prononcé devant le Parlement britannique déclaré « Les régimes russe et iranien sont frères dans la haine et c’est pourquoi ils sont frères dans les armes ». Zelensky a rappelé comment la Russie a commencé à déployer des drones Shahed de conception iranienne après son invasion de l’Ukraine en 2022 et a affirmé que les drones utilisés par l’Iran dans la guerre actuelle comportent des composants russes. On voit que ce type de dirigeant non seulement ciblent l’objet de leur haine sans limite mais s’emploient à étendre une telle pratique dans un réseau international aux conséquences mondiales en particulier pour l’UE.
Dans cet article : Carburants Israël

18 mars 2026 | + |
- Les prix du gaz augmentent après l’attaque du champ gazier de South Pars.
- L’Iran affirme que l’attaque contre South Pars ne restera pas sans réponse.
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Les attaques américaines et israéliennes de ces dernières heures ont touché une partie du vaste complexe de traitement de gaz naturel iranien d’Asaluyeh, qui traite le gaz extrait du gisement de South Pars, le plus grand au monde. Ce gisement offshore du golfe Persique fournit plus de 70 % du gaz naturel du pays ; cette offensive pourrait donc avoir des conséquences importantes pour son système énergétique.
Jusqu’à quatre installations de l’usine ont été touchées et rendues inutilisables, qui étaient dédiées, par exemple, à l’extraction de gaz naturel, à l’approvisionnement interne et externe ou à la distribution à des secteurs spécifiques, principalement le secteur chimique.
Chacune de ces phases comprend une unité de production de gaz et de condensats, ainsi que ses installations de traitement et d’exportation. Elles reçoivent le gaz du gisement pétrolier offshore via des pipelines construits sous les eaux du golfe Persique.
Les médias persans ont également confirmé de nouvelles frappes aériennes israéliennes contre les infrastructures gazières iraniennes mercredi. En réponse, les autorités iraniennes ont conseillé l’évacuation des installations pétrochimiques vers des pays voisins comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
South Pars, le plus grand gisement de gaz du monde
Le gisement de gaz naturel de South Pars fait partie d’un gisement de gaz de près de 10 000 kilomètres carrés partagé par l’Iran et le Qatar, et est considéré comme le plus grand gisement de gaz au monde avec des réserves dépassant 34 billions de mètres cubes, soit environ 18 % des réserves mondiales.
Dans la partie iranienne, qui correspond à la zone ayant subi les attaques, environ 100 millions de mètres cubes de gaz sont produits. Plus de 90 % de ce gaz est destiné à la consommation intérieure iranienne.
Le porte-parole du gouvernement qatari a qualifié l’attaque de « dangereuse et irresponsable » et considère l’offensive comme « une menace pour la sécurité énergétique mondiale ».
risque nucléaire
L’Agence internationale de l’énergie atomique a également confirmé que les États-Unis et Israël ont mené une attaque aux abords de la centrale nucléaire de Bushehr, située elle aussi sur la côte du golfe Persique. Aucun blessé ni risque radioactif n’est à déplorer, mais il s’agit d’une installation importante car elle abrite le seul réacteur nucléaire opérationnel d’Iran, raccordé au réseau électrique national depuis 15 ans.
Il se trouve que des spécialistes de Rosatom, l’agence nucléaire russe, travaillent dans cette centrale. Le Kremlin a donc averti que ce type d’attaque « représente un risque de conséquences imprévisibles pour l’ensemble du Moyen-Orient, y compris dans le domaine nucléaire ».
Les prix du gaz augmentent après l’attaque du champ gazier de South Pars.


Les prix du gaz naturel ont augmenté d’un peu plus de 5 % après l’attaque israélienne du gisement de South Pars, le plus grand au monde, situé au sud de l’Iran et partagé avec le Qatar.
Selon les données de l’indice ICE Dutch TTF, principal indice de référence en Europe, après l’attaque, les contrats à terme d’avril ont atteint 54,4 euros par MWh.
Plus tôt, les médias iraniens ont fait état de l’attaque américano-israélienne contre la base aérienne de South Pars. Afin d’empêcher la propagation de l’incendie, plusieurs sections ont été mises hors service. Aucun blessé n’a été signalé pour l’instant.
L’Iran affirme que l’attaque contre South Pars ne restera pas sans réponse.


Des sources proches de l’armée iranienne affirment que le bombardement américain et israélien du plus grand gisement gazier iranien, South Pars, mercredi, ne restera pas sans réponse et que Téhéran ciblera les infrastructures ennemies, rapporte Fars.
Selon l’agence, ses sources ont décrit l’attaque comme un crime de guerre, après quoi l’Iran ciblera les infrastructures ennemies « que l’on croyait auparavant sécurisées ».
Téhéran avertit également que cette « action irréfléchie » de la Maison-Blanche aura des répercussions sur ses calculs économiques. « Les marchés de l’énergie subiront sans aucun doute un nouveau choc, et ces incendies déstabiliseront les régimes qui soutiennent l’ennemi dans la région », affirment-ils.
À cet égard, ils ont souligné qu’avec les bombardements, « le balancier de la guerre a basculé vers une guerre économique totale ». « À partir de ce soir, les lignes rouges ont changé. Si l’ennemi pensait qu’avec ces attaques, il pourrait accroître la pression sur l’Iran pour le contraindre à céder, il a commis une erreur fatale », ont-ils insisté.
Auparavant, l’Iran avait averti qu’en cas d’offensive contre ses installations énergétiques, toutes les infrastructures énergétiques approvisionnant les États-Unis et Israël dans la région constitueraient une cible légitime pour ses attaques de représailles.
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