Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Intervention de Fabienne Lefebvre sur le socialisme et les résultats des votes sur les amendements.

Nous attendrons pour la suite des débats du congrès le compte-rendu de Franck Marsal qui y était délégué. Voici l’intervention de Fabienne Lefebvre, qui si j’ai bien perçu les enjeux, correspondait à un moment fort de la discussion sur les amendements de la base commune: celui où le congrès s’est prononcé pour la perspective socialiste après un débat. Un autre moment fort à été le rejet à 66 %,d’une proposition visant à avoir une nouvelle conférence nationale pour revoir dans 6 mois l’approbation de la candidature de Fabien Roussel. Ce qui était un affaiblissement de la candidature évidente mais sur laquelle s’étaient repliés un certain nombre de fédérations où d’ailleurs avait été souvent réussi l’exploit après l’adoption de la base commune de la direction de refuser tout amendements à cette base en particulier ceux qui avaient trait au socialisme, à l’organisation du parti, et à la situation internationale, au monde multipolaire, tous les thèmes qui sont au coeur de cette intervention de Fabienne Lefebvre et d’autres dont nous n’avons eu que des extraits. Mais la démocratie du congrès semble avoir pu s’exercer, le fait est qu’après l’introduction de 100 amendements dont celui sur le socialisme comme perspective vers le communisme , la base commune finale a été adoptée Par 469 voix (73, 7%) contre 154 (24,2%) abstentions 13 (2%) on va voir le travail de la commission des candidatures pour avoir une direction qui correspond à ces choix clairs. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Intervention de Fabienne Lefebvre : socialisme et monde multipolaire

Mon intervention au débat général écrite et non télétransmise au regard du nombre d’intervenants : La réorientation engagée depuis le 38ième Congrès nous a permis de nous réapproprier notre Parti, de mettre en avant de nombreuses propositions utiles notamment avec notre plan climat, gage d’un travail collectif sérieux au service des travailleurs.
Cette réorientation était nécessaire après des décennies de déshérences idéologiques, mais il va nous falloir aller beaucoup plus loin pour inverser le rapport capital-travail.
La réintroduction du socialisme, dans notre base commune, comme première phase du communisme, permet cette alternative en engageant un nouveau projet de transformation sociale.
Nous le savons, le capitalisme parasitaire n’est pas réformable et sa forme aboutie qu’est l’impérialisme, et son bras armée l’OTAN, est la logique d’un système agonissant.
Cette idéologie mortifère est, en outre, de plus en plus rejetée alors que 56% de la population mondiale se tourne désormais vers les BRICS, un monde multipolaire, pour construire une communauté de destin pour l’humanité ! Il nous faut donc bien mesurer la portée de ce changement civilisationnel qui est engagé depuis plusieurs décennies !
C’est pourquoi, je me félicite de la réactualisation du socialisme, seule ligne théorique capable d’apporter une réelle réponse aux défis auxquels est confrontée l’humanité aujourd’hui.

Cependant nous allons devoir le caractériser : car il ne peut s’agir d’une simple redistribution des richesses ou d’une énième alternance politique opportuniste.

Le socialisme implique une transformation profonde du mode de production :

• pouvoir des travailleurs dans l’entreprise,
• planification démocratique,
• maîtrise collective des secteurs clés,
• sécurisation de l’emploi et des revenus.

Il nous faut également porter plus fort la question de la nationalisation de l’énergie et de la finance.

Car sans maîtrise publique de l’énergie, les entreprises restent soumises aux marchés, et sans contrôle du crédit et des investissements, aucune politique industrielle n’est possible.

Cela permettra :

• de planifier le développement industriel,
• de sortir de la logique de rentabilité immédiate imposée par le capital.

Voilà là des axes radicaux de campagne que notre candidat à la Présidentielle pourra porter dans le débat, c’est-à-dire du concret pour changer la vie des travailleurs maintenant !

Mais surtout il va nous falloir franchir un saut qualitatif en redéfinissant notre rapport au pouvoir de l’Etat.

Car oui, les travailleurs ont vocation à se saisir du pouvoir politique par l’intermédiaire de leurs organisations, au premier rang desquelles le Parti communiste, pour résoudre positivement la crise actuelle et jeter les bases d’une nouvelle société socialiste.

C’est donc un travail majeur qui s’ouvre, face à l’offensive du capital et sa guerre de classe. Cela doit nous amener à réfléchir au Parti dont nous avons besoin, de son utilité et de son lien organique avec la classe ouvrière.

Nous devons donc réouvrir le débat sur son organisation, son renforcement, son unité et son nécessaire besoin d’un organe central pour qu’il puisse de nouveau jouer son rôle historique.

Il nous faut donc clarifier nos objectifs et préparer les conditions d’une lutte, sérieuse et efficace aurait dit Lénine, pour une transformation réelle de la société. C’est à mon avis l’enjeux de ce Congrès. 

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— à Lille Grand Palais.

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