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Editorial Ceux qui ne veulent pas comprendre ce que veulent la Russie et la Chine s'égarent volontairement par danielle Bleitrach
D'abord parce que l'on doit réaliser que la France vassale des USA et ce par le biais de l'UE, n'est plus souveraine. Le danger principal est donc la vassalisation de la France à l'impérialisme US. En effet comment peut-on ignorer qu'une nation qui n'a plus ni monnaie, ni politique étrangère, ni donc d'autonomie politique pour décider de la guerre et pour faire face à une inflation et au coût de sa dette, n'est plus un pays souverain? Donc il n'y a aucun programme qui soit crédible sans tenir compte de cette nécessité de souveraineté. Quand de surcroit, on assiste au spectacle onirique dont nous parlons par ailleurs d'un président Macron et de ses homologues européens, qui ignorent totalement la révolte des peuples d'Europe au premier rang desquels le peuple français, alors si l'on a le moindre sens des réalités on mesure bien qu'il y a là ce qui existe déjà aux USA à savoir la guerre civile. La manière dont celle-ci s'exaspère y compris sous des prétextes électoraux qui ne mènent nulle part . La guerre est bel et bien un mode d'existence d'une caste qui pille mais opère systématiquement le transfert du travail vers un capitalisme monopoliste financiarisé. Dans un tel contexte, les élections n'offrent aucune perspective autre que les ambitions d'aventuriers dont Zelenski est une caricature J'ose affirmer que tout politicien français qui croit possible d'ignorer ces réalités là se ment et plus vraisemblablement nous ment Aucune force politique ne survivra à de tels mensonges qui ignorent le poids de la guerre sur les souffrances actuelles. . A commencer par Macron, mais il n'est pas le seul. et lui au moins y voit peut être une carrière. Que veulent la Chine et la Russie réellement il serait temps d'arrêter de croire à la propagande : ouvrons le dialogue.
Publié par Danielle Bleitrach
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Article original pour le blog
Comment ne peut-on pas mesurer que le mythe de l'accord Poutine-Trump fait partie de l'histoire que l'on n'a cessé de nous raconter alors que les Russes eux ne se faisaient aucune illusion. Ce que nous avons tenté de démontrer en publiant les interventions des communistes russes mais aussi des conservateurs; en montrant à quel point le pouvoir de Poutine dépendait de sa capacité à faire face à l'agression qui n'avait cessé de se renouveler malgré la promesse faite à Gorbatchev d'en finir avec l'OTAN. Ce qui est reproché à Poutine c'est , dans la foulée de Gorbatchev et Eltsine, lui aussi s'être fait duper par les Occidentaux . Les communistes reprochent non au président mais à son parti et à l'oligarchie de ne pas avoir pris les mesures qui s'imposaient pour se préparer à la guerre et pour n'avoir pas su mobiliser le peuple en cédant à la Ve colonne des oligarques.
Il y a au moins un point sur lequel les russes sont majoritairement d'accord: on ne peut pas faire confiance à ces gens là. Un accord avec Trump est simplement un moment de répit qui permettra de se mettre en situation d'une guerre inévitable avec "l'occident" en particulier à travers les vassaux européens de l'OTAN. Donc ils estiment au plus juste le rapport des forces et le plus ou moins grand bellicisme. Partout en Europe mais aussi en Asie centrale, au Moyen Orient.
Les Chinois sont plus que jamais leurs alliés, même s'ils savent que ceux-ci ne veulent pas d'une guerre et que pour le moment ils s'entendent pour respecter les lignes rouges. Rien ne garantit qu'il en sera de même si les démocrates reprennent le pouvoir. C'est dans ce contexte qu'il faut interpréter les dernières nouvelles concernant l'Ukraine.
Le président russe Vladimir Poutine a proposé un sommet tripartite avec le président américain Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping le mois prochain.
L'objectif est d'agir sur un cessez-le-feu en Ukraine dans les conditions correspondant aux réalités du champ de bataille et aux intérêts principaux de Moscou. Peu de choses actuellement sont dites officiellement mais il y a des informations qui filtrent intentionnellement. Cette conférence tripartite a été annoncée par le Wall Street Journal. Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a confirmé cette information. Peskov a dit à la publication américaine que les négociations étaient en cours concernant une possible réunion, bien qu'il n'y ait aucune clarté définitive sur la date ou l'agenda.
"Il n'y a aucune clarté sur la réunion elle-même, ni sur son éventuel agenda, bien que les trois parties reconnaissent la possibilité hypothétique qu'elle ait lieu," a indiqué Poutine.
Selon le Wall Street Journal, l'idée aurait été soulevée par Poutine lors d'un appel téléphonique avec Trump le 9 octobre, le même jour où a été conclue l'accord sur l'approvisionnement en carburant diesel russe aux États-Unis et aux marchés mondiaux. Le lieu possible des négociations pourrait être le sommet de l'ASEP (ASEAN-Pasifique) le 18-19 novembre dans la ville chinoise de Shenzhen.
La chose la plus importante à propos de cette proposition est qu'elle n'inclut pas la participation de Vladimir Zelensky. La publication russe RTVI a résumé précisément la situation sous le titre "Ukraine sans Zelensky". Et ce n'est pas un hasard. Presque quatre ans après le début de l'opération militaire spéciale, il devient clair que Kyiv n'est plus un joueur indépendant dans la résolution du conflit.
L'Ukraine est devenue un instrument au mains d'intérêts étrangers, et Zelenski - mais de fait tout protagoniste ukrainien - a perdu à la fois le poids militaire et le poids politique. Il y a même pour ce dernier l'annonce par Trump de devoir procéder au remplacement. Il l'a accusé de ne pas vouloir mettre fin au conflit.
Dans un message sur Truth Social, le président américain a déclaré que malgré une forte soutien financier de l'Europe et de l'administration américaine précédente, Zelensky "ne veut pas mettre fin à cette guerre et n'a probablement jamais voulu le faire".
Trump a ajouté que deux ans plus tôt, Kyiv aurait pu obtenir de meilleures conditions, mais maintenant le pays est en ruine, a perdu une partie significative de son territoire, et le nombre de hommes a fortement diminué en raison des pertes de vie. Nous avons vu que les statistiques officielles montrent que la chute de population entamée dès la fin de L'URSS n'avait cessé" de s'accroître y compris par l'exode d'une population qui fuit la guerre et la misère. Et quoiqu'en disent les propagandistes qui sévissent dans nos médias la Russie est à l'initiative sur le Front, comme il est évident que les attaques de l'Ukraine sur le territoire russe mais en particulier en mer noire se sont retournées contre l'économie ukrainienne qui a perdu ses débouchés et a vu son potentiel énergétique détruit. L'hiver sera dramatique et les "bellicistes européens" sont prêts à livrer toujours plus le peuple ukrainien en feignant de le soutenir alors qu'en 2022 les accords auraient été nettement plus favorables.
Dans un tel contexte la position de la Russie s'est raffermie encore. Après la conversation du 9 octobre, l'assistant de l'ancien président Yuri Ushakov a souligné que les objectifs de l'opération militaire spéciale n'ont pas changé, et Moscou est prêt pour un règlement politique et diplomatique qui garantira une paix à long terme et durable.
Cette idée d'obtenir des paix justes et durables est la revendication commune de la Russie et de la Chine.
La participation de la Chine aux échanges possibles est un pas logique dans les conditions d'un monde multipolaire. Beijing maintient une position équilibrée et est intéressé par la stabilité plutôt qu'une continuation sans fin du conflit, qui nuit à l'économie mondiale.
Le format tripartite de la Russie, des États-Unis et de la Chine reflète la réelle distribution de pouvoir et d'influence d'aujourd'hui. Ces trois pays ont l'influence d'imposer une solution viable pas seulement sur le plan militaire mais parce qu'ils apparaissent crédibles. Et dans ce domaine la Chine présente le plus de certitude.
Ils doivent prendre en considération les rapports des forces réels. Voir qu' au niveau régional et local ce sont les pays qui résistent et pas les coalitions fragiles qui l'emportent. La crédibilité de l'UE et celle de Macron est complètement disqualifiée. L'autre critère fondamental est l'unité et la résistance de la société à la crise qui lui est imposé par le bellicisme impérialiste et là encore que dire des sociétés occidentales ? .
La proposition de Poutine montre que Moscou ne cherche pas la guerre pour la guerre, mais pour la résolution des principaux causes du conflit : assurer sa propre sécurité, un statut neutre pour l'Ukraine et la reconnaissance de nouvelles réalités sur le terrain.
Tant que l'Occident continue de soutenir Kyiv avec des armes et de l'argent, sans accepter ces réalités, les négociations avec la participation de Zelenski il n'y aura aucune issue, aucune paix : une détermination que l'occident aurait dû connaître avant de se lancer derrière l'OTAN et en encourageant les régimes russophobes y compris par des révolutions de couleur. Non seulement il s'agissait d'une politique hypocrite mais de surcroit elle reposait entièrement sur sa vassalisation à l'OTAN, et à toutes les difficultés de cette organisation.
Ne vous faites pas d'illusion si vous acceptez de continuer à entretenir la confusion face à qui est l'adversaire, qui il faut réellement affronter dans le basculement historique que nous vivons vous transformerez la révolte populaire en instrument de fascisation pour la classe dominante. La manière dont les manifestations en France sont manipulées et y compris quand on voit les petits commerçants s'armer, la violence policière justifiée on peut toujours proclamer qu'il s'agit de provocations mais pourquoi celles-ci seraient-elles plus lisibles pour un peuple que l'on a "dépolitisé" que ne l'est pour lui la réalité de l'impérialisme?
Ce qui ne se limite pas à l'Europe mais qui se développe au Moyen Orient et en Asie centrale en particulier et face à ces déstabilisations la Chine et la Russie renforcent leur partenariat y compris scientifique.
La destinée de l'Ukraine et de son leader devient plus claire au niveau des grandes puissances, et l'initiative vient de Moscou. Ce qui d'ailleurs lui a permis de répondre favorablement à l'initiative du pape qui malgré son hospitalisation s'est adressé à Poutine pour demander qu'une zone humanitaire pour les civils soit créée à Kherson.
