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France. Macron se cache derrière les jupes de Lecornu : la stratégie pour endiguer son impopularité
Venu de Cuba dans le site consacré à l'observation des relations internationales sous un angle inusité mais toujours décapant... Il est insisté ici sur ce que représente Macron, la faillite de ce dirigeant narcissique et qui a symbolisé plus peut-être que bien d'autre la faillite des "élites" européennes... Les caprices et l'art de trouver des fusibles pour les assumer ... on peut toujours considérer que cette "élite" est responsable d'une telle débâcle mais malheureusement le système depuis des années ne paraît pas être en mesure d'engendrer quoi que ce soit de différent... Et c'est incontestablement une des dimensions de cette protestation française que de n'avoir personne en qui faire confiance et on peut en regard de cette impasse être stupéfait par la maturité d'un peuple et de sa jeuesse... Ceux qui tentent de masquer ces responsabilités abyssales non seulement de Macron mais de ces "élites" corrompues en invoquant "les casseurs" ou les influences étrangères ne cherchent qu'à trouver le moyen de perpétuer sous une forme ou une autre la crise systémique et ce qui l'engendre : la subordination de fait à une crise générale du capitalisme... Malheureusement personne n'ose aller jusqu'au bout du constat et cherche à poursuivre le consensus en s'abritant dans les jupons de la déconsidération macronienne.... En fait, effectivement la question se pose dans toute l'Europe et pour tous ces dirigeants déstabilisés. Soit on suit ces dirigeants tous plus irresponsables chacun à sa manière qui ont pris la tête de l'UE et de la Grande Bretagne avec des irresponsables capricieux ou fanatisés comme Macron et Merz et alors la ligne sera celle de la guerre, du surarmement quoiqu'on en fasse . Ou on choisit une autre perspective internationale et c'est de cela que l'adhésion aux BRICS est depuis pas mal de temps la traduction, celle d'une alternative mais les enjeux montent et se pose de plus en plus la question du socialisme à l'intérieur de cet ordre international qui a été un temps conçu sans rupture ... Malheureusement une fois de plus ...
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.resumenlatinoamericano.org
Par Bruno Sommer. El Ciudadano_Resumen Latinoamericano, 25 octobre 2026
Alors que les rues de France s'embrasent à nouveau sous le poids du coût de la vie et du mécontentement social, l'Élysée a opté pour la discrétion. Macron se retranche derrière Lecornu : la stratégie visant à endiguer son impopularité se précise de plus en plus dans ce contexte.
D'après le sondage Ipsos BVA-Cesi (réalisé pour La Tribune Dimanche ) et publié le 11 octobre, seuls 15 % des Français ont une opinion favorable de Macron , soit une baisse d'un point de pourcentage par rapport au mois précédent. Cela correspond à un taux d'impopularité de 82 % concernant son action.
Le baromètre Ifop-Fiducial (pour Paris Match et Sud Radio ) , publié le 20 octobre, situe sa popularité à 25 % d'opinions favorables, soit une baisse de 8 points en un mois seulement. Dans ce classement de 50 personnalités politiques, Macron occupe la 49e place , avec 75 % d'opinions défavorables et un solde net de -50 points .
Macron s'est indéniablement abrité derrière Lecornou. Il cherche à empêcher que le mécontentement ne se retourne contre le véritable coupable et, ainsi, à se maintenir au pouvoir dans une France en proie à des bouleversements sociaux qui dépassent ses frontières.
Le modus operandi : commander et disparaître
L’ordre de préparer le blocage des plateformes de réseaux sociaux comme TikTok, Instagram, Snapchat et X ne porte pas la signature d’Emmanuel Macron, mais celle de son Premier ministre, Sébastien Lecornu. Cette décision, révélée par le média indépendant Blast, n’est pas une simple formalité administrative, mais bien le symptôme d’une stratégie politique calculée : celle d’un président qui, à l’approche de la fin de son mandat, instrumentalise son chef de gouvernement pour promouvoir une mesure profondément impopulaire et juridiquement controversée.
Le scénario est familier. Lorsque le Conseil constitutionnel a invalidé la loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans en août, Macron n'a pas reconnu publiquement ce revers. Au lieu de cela, selon l'AFP, le président a « rappelé avoir demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de trouver une solution » pour sauver sa réforme phare. De même, la chaîne BFMTV a rapporté que Macron avait « chargé Sébastien Lecornu » de rédiger un nouveau texte, « juridiquement solide ».
Ce schéma se répète avec la coupure d'électricité d'urgence. C'est Lecornu qui a signé la lettre, rencontré les opérateurs et finalement pris la parole pour s'occuper de la panne technique. Les compagnies de téléphone ont déjà exprimé leurs « réserves » et leur incapacité à gérer une coupure d'une telle ampleur en si peu de temps, une responsabilité qui incombe directement au Premier ministre. Pendant ce temps, Macron reste en retrait, préservant l'image d'un président qui définit la stratégie sans se salir les mains en instaurant une censure qui frôle les limites de l'État de droit.
À cela s'ajoute une répression féroce dont le peuple français a été victime dans l'exercice de son droit légitime à la protestation sociale, ce qui place la responsabilité au cœur du ministère de l'Intérieur.
« Le 24 octobre, un million de personnes se sont mobilisées en France malgré la présence de l'armée dans les rues et la répression policière très active, malgré les blessés, malgré les morts et surtout, malgré l'interdiction de manifester », ont indiqué des sources françaises au journal El Ciudadano. « Sans cette interdiction, deux millions de personnes, voire plus, seraient descendues dans la rue », ont-elles ajouté.
« Les médias, la classe politique d'extrême droite et même les macaroniriens cherchent à faire porter aux jeunes racisés la responsabilité de tous les maux », explique-t-il.
La raison : un héritage en jeu et une liberté menacée.
Ce secret s'explique par deux raisons. D'une part, il y a une véritable obsession de l'héritage. Macron, conscient que son mandat à l'Élysée touche à sa fin, a fait de la régulation des réseaux sociaux un enjeu majeur de son second mandat. Il a besoin que sa réforme soit approuvée avant son départ, mais il ne peut se permettre le coût politique d'apparaître comme l'instigateur direct d'un blocage qui menace la liberté d'expression en pleine vague de protestations.
D'un autre côté, il y a le calcul de l'impopularité. Le blocage des réseaux sociaux ne bénéficie pas d'un large soutien populaire. L'opposition a qualifié la mesure d'« atteinte aux libertés ». Le député Nicolas Dupont-Aignan a été particulièrement explicite, déclarant sur les réseaux sociaux que Macron est « tellement hostile à votre liberté d'expression qu'il a immédiatement demandé à Sébastien Lecornu de remanier le texte pour imposer cette interdiction ». En déléguant à Lecornu, Macron tente de dépersonnaliser la mesure, la présentant comme une décision technique d'ordre public plutôt que comme un caprice idéologique du président.
Lecornu, le fusible parfait
Sébastien Lecornu n'est pas un Premier ministre comme les autres. Sa nomination était déjà une manœuvre pour sortir de l'impasse politique, et son rôle actuel semble être celui d'un gestionnaire de crise qui encaisse les conséquences des décisions les plus difficiles de l'Élysée. En le maintenant en première ligne, Macron poursuit un double objectif : d'une part, si la mesure fonctionne, le mérite en reviendra à la stratégie présidentielle ; d'autre part, si elle échoue lamentablement – comme ce fut déjà le cas avec l'interdiction de TikTok en Nouvelle-Calédonie, annulée par la justice –, la responsabilité politique et médiatique incombera entièrement au Premier ministre.
À l’heure où les tensions sociales sont à leur comble et où la confiance dans le gouvernement s’effrite, Emmanuel Macron a décidé que sa meilleure défense n’était pas de montrer son visage, mais de se cacher derrière la silhouette et les jupes de Lecornu.
