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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Histoire et société > Si on vous le dit

En s'attaquant à Trump, Zelensky a fait preuve d'un manque de discernement.

Et s'il était le seul ! Mais tous les nains européens suivent parce qu'ils sont incapables de remettre en cause l'atlantisme, sans parler des prétendants à leur siège et toute la classe politico-médiatique qui se débat telle la mare aux grenouilles coassant sur l'air qu'on leur a appris depuis des décennies. Ils ont oublié que le suzerain n'a plus la force d'attaquer la Chine mais qu'il se repaît des bêtes malades et celles qui dépendent totalement de lui n'ont pas intérêt à remuer sans son ordre. La France de Macron accepte c'est clair de se situer dans ce destin parce que les Français sont incapables de sortir de leur zone de confort dans lequel ils croient penser mais dans lequel ils n'ont plus le monopole de l'universel auquel ils s'accrochent ... c'est mortel... Et quand on laisse à l'extrême droite le bénéfice de la paix avec ce qui assure en effet l'équilibre d'un continent à savoir l'entente avec la Russie et au-delà l'Eurasie, quand on ignore autant l'histoire que la géographie dans cette étrange soumission d'autiste, on perd le peuple qui sait quand il y a forfaiture. quitte à ce que cette extrême-droite soit elle aussi une avancée vers la guerre civile. Qu'est l'Ukraine pour les "Européens" ? et pour les Russes ? Non seulement l'Alsace-Lorraine mais le symbole de leur existence historique, des 26 millions de morts...

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : asiatimes.com

La raffinerie de pétrole de Riazan, en Russie, est en feu suite aux frappes de drones ukrainiens des 24 et 26 janvier. L'Ukraine vient de frapper à nouveau cette même raffinerie, contre l'avis du président américain Donald Trump. Photo : Médias russes

Les propos acerbes du président ukrainien Volodymyr Zelensky à l'encontre du président américain Donald Trump étaient une réaction émotionnelle suite au refus délibéré de Zelensky de se conformer à la demande de Trump d'empêcher l'Ukraine de frapper les raffineries russes. Malheureusement, Zelensky ne fait qu'aggraver la situation, et l'avenir de l'Ukraine est désormais incertain.

L'Ukraine a ciblé deux raffineries de pétrole russes, selon le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak. La cible principale, les mercredi 14 et jeudi 15 octobre 2026, était la raffinerie de Riazan. Un essaim de drones ukrainiens a visé l'installation dans la nuit, provoquant plusieurs incendies. Une autre raffinerie, à Saratov, a également été touchée, mais les informations concernant cette frappe sont limitées.

Zelensky a justifié les frappes en affirmant que les Russes avaient violé le prétendu cessez-le-feu énergétique décrété par Trump. Or, comme les faits le démontrent clairement, aucun cessez-le-feu n'a jamais été conclu entre les deux parties.

Zelensky a également affirmé que Trump avait ralenti la diffusion du satellite Starlink vers l'Ukraine et que les services de renseignement américains n'avaient pas averti l'Ukraine de l'arrivée imminente de missiles russes visant Kiev. Il est difficile de savoir si Zelensky a raison d'affirmer que les services de renseignement américains ont délibérément omis d'informer Kiev d'une frappe de missile imminente.

Les satellites américains peuvent détecter et suivre les lancements de missiles balistiques en captant les signatures infrarouges des propulseurs de fusée. Les lancements depuis le territoire russe ont été transmis en temps quasi réel aux unités de défense aérienne ukrainiennes, notamment à ses batteries Patriot.

Les commentateurs et blogueurs russes ne croient pas que les États-Unis aient interrompu la transmission de renseignements à l'Ukraine. Si la connectivité Starlink ukrainienne a été ralentie pendant une journée afin de faire comprendre aux Ukrainiens qu'ils risquaient de perdre leur lien vital avec les communications s'ils continuaient à bombarder les raffineries de pétrole russes, rien ne prouve concrètement que les États-Unis aient délibérément interrompu le partage de renseignements.

Selon des experts militaires russes, ce qui a trompé les satellites, c'est que les missiles tirés sur Kiev les 12 et 13 octobre provenaient de systèmes de défense aérienne S-400 modifiés, et non du territoire russe, et que le délai entre le lancement et l'impact n'était que de quelques secondes. Ces experts estiment également que les satellites américains n'ont pas détecté les lanceurs S-400 à Donetsk.

S-400. Photo : Ministère russe de la Défense

Le monde prend-il en compte le risque d'une interdiction américaine des exportations de diesel ?

À la mi-septembre, les forces ukrainiennes ont ciblé et endommagé avec succès deux lanceurs de missiles sol-air russes S-400 dans le district de Vygonychi, dans l'oblast de Briansk (Russie). L'oblast de Briansk se situe dans l'ouest de la Russie, limitrophe du nord-est de l'Ukraine (notamment des oblasts ukrainiens de Tchernihiv et de Soumy) et du Bélarus. Il est relativement proche de la principale route menant à Moscou. Donetsk se trouve beaucoup plus au sud, dans la région du Donbass, à l'est de l'Ukraine, et est limitrophe de l'oblast de Rostov (Russie). Aucun rapport ne fait état d'attaques ukrainiennes contre des sites de S-400 à Donetsk.

L'attaque ukrainienne contre les S-400 de Briansk est probablement liée à la volonté d'empêcher la Russie d'abattre les missiles Neptune ukrainiens pointés vers Moscou.

Les relations entre les États-Unis et l'Ukraine sont en mauvais état.

D'après les informations dont nous disposons, il est juste de dire que Washington est non seulement frustré, mais aussi furieux contre Zelensky. Le pays le perçoit non seulement comme un individu peu coopératif et antisocial, mais aussi comme un traître aux intérêts américains en matière de politique énergétique, un enjeu crucial pour l'administration Trump. L'emportement de Zelensky et ses attaques personnelles contre Trump ont peut-être définitivement compromis tout avenir, tant pour Zelensky que pour l'Ukraine.

Il est tout à fait vrai que Zelensky compte d'importants alliés au Congrès et en Europe. Mais chacune de ces relations comporte des réserves importantes.

Le président met en œuvre la politique étrangère. Le Congrès peut influencer les décisions présidentielles, mais la gestion quotidienne relève du pouvoir exécutif. Bien que Trump soit profondément impliqué dans une période électorale cruciale et n'ait aucun intérêt à s'aliéner ses alliés républicains, cela changera en novembre (d'une manière ou d'une autre). Après cela, Trump aura la mainmise sur le pouvoir et Zelensky aura du mal à obtenir le soutien du Congrès. Trump peut ralentir les livraisons d'armes, restreindre le soutien aux services de renseignement ou conclure des accords avec les Russes, et Zelensky ne pourra pas faire grand-chose pour s'y opposer.

Dans le cadre de ses attaques verbales contre Trump, le 14 octobre, Zelensky s'est rendu au Royaume-Uni où il a reçu un accueil triomphal et a même été reçu par le roi Charles au palais de Buckingham. Les Britanniques, qui disposent de peu d'armes opérationnelles, ont promis une livraison « rapide » de technologies anti-drones, mais rien de plus.

Zelensky recherchait le soutien politique européen et il est parvenu à éclipser, voire à insulter indirectement, le président américain.

Bien que le soutien dont bénéficie Zelensky en Europe semble solide, la situation politique européenne est loin d'être stable et pourrait très rapidement se retourner contre l'Ukraine.

Nigel Farage, chef du parti Reform au Royaume-Uni, ne souhaite pas que le Royaume-Uni combatte pour l'Ukraine et exige que l'Ukraine organise des élections.

Marine Le Pen, candidate favorite à l'élection présidentielle française, plaide pour la suspension de l'aide financière directe française à l'Ukraine, invoquant le lourd endettement public et les difficultés budgétaires de la France. Elle critique les sanctions énergétiques européennes imposées à la Russie, les qualifiant d'autodestructrices pour l'économie européenne, et s'oppose à l'envoi d'armes offensives à longue portée ou de troupes en Ukraine.

En Allemagne, l'AfD (Alternative pour l'Allemagne), qui connaît une regain de popularité, adopte une position pro-russe, opposée aux sanctions et à l'aide humanitaire concernant la guerre en Ukraine. Le parti prône des négociations diplomatiques immédiates avec Moscou et un arrêt total de l'assistance militaire allemande à Kiev.

Alors que la guerre en Ukraine et les relations avec la Russie font la une des journaux en Europe, la véritable crise européenne est démographique, et plus précisément liée à la présence de musulmans originaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Environ 15,4 à 17,4 millions de personnes vivant en Allemagne sont nées hors du pays, et avec leurs enfants, elles représentent 21,8 millions de personnes, soit environ 20 à 25 % de la population allemande. En France, on compte entre 15 et 16 millions de musulmans originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. À Londres, environ 1,3 million de personnes sont musulmanes, dont 51 % sont nées hors du Royaume-Uni. À Bruxelles, environ 23 à 25 % de la population est musulmane. La réaction politique qui se développe en Allemagne, en France et au Royaume-Uni est étroitement liée à cette crise démographique ; il s'agit d'une guerre silencieuse qui se déroule actuellement sur le continent et ailleurs.

Il y a aussi un problème de population ukrainienne

Une part importante des jeunes Ukrainiens en âge d'être mobilisés se trouve en Allemagne, où 300 000 à 400 000 d'entre eux bénéficient d'aides sociales. Au total, environ 1,2 million d'Ukrainiens en âge d'être mobilisés vivent en Europe, et non en Ukraine.

Pendant ce temps, l'Ukraine déploie des efforts considérables pour enrôler de force des jeunes dans l'armée, en supprimant les reports d'incorporation et en utilisant des méthodes brutales pour recruter. Les frontières ukrainiennes sont fermées aux jeunes hommes.

Du point de vue ukrainien, si l'un des principaux gouvernements européens venait à changer de gouvernement, le pays serait totalement privé de ressources vitales. Il n'est pas utopique d'envisager une telle situation d'ici un ou deux ans (même sans élections programmées). Si l'un des trois grands pays européens venait à changer de direction, l'UE ne pourrait plus injecter d'argent à Kiev et les livraisons d'armes, déjà limitées, seraient totalement interrompues. La direction de l'OTAN pourrait également être amenée à changer.

L'erreur de Zelensky

Il est difficile de comprendre pourquoi Zelensky s'est lancé dans une querelle avec Trump au sujet du pétrole russe. Prétendre avoir été trahi et en faire tout un plat au Royaume-Uni, qui fut jadis l'allié le plus fidèle des États-Unis, témoigne d'un manque de discernement sans précédent.

Trump est déjà furieux contre les Européens qui n'ont pas soutenu les États-Unis dans la guerre contre l'Iran (et plus récemment contre les Houthis également). Que Zelensky envenime encore davantage la situation n'est pas du goût de Washington.

L'erreur et la bévue de Zelensky ont des conséquences à long terme, renforcées par l'instabilité de la politique européenne et par les intérêts à long terme de Washington, qui diffèrent sensiblement de ceux de l'Ukraine.

Stephen Bryen est un ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis. Cet article a été initialement publié dans sa lettre d'information, Weapons and Strategy , et est republié avec son autorisation.

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