Donald Trump a eu quelques phrases assassines improvisées ces derniers jours, dans sa colère face au refus des Européens de s’engager militairement dans le détroit d’Ormuz, face à l’Iran. Mercredi, au cours d’un déjeuner de Pâques entouré de fidèles, le président a largement improvisé un discours tellement accablant que la Maison Blanche a préféré en retirer la vidéo. qui était trop révélatrice de la conception à laquelle avait abouti non seulement Trump mais dans un genre plus feutré ses prédécesseurs nous faisons tout ce qui nous plait et vous assumez l’intendance des dégâts quand nous nous retirons après désastre accompli. C’est d’ailleurs toute la logique de la guerre en Ukraine, après toutes celles qui se sont succédées au Moyen Orient et en Asie centrale. Si Trump a un style bien à lui qui a le mauvais goût par rapport à Obama, Biden et autres Clinton non pas de dire simplement « Fuck l’UE! » mai d’insister dans l’insulte gratuite. Dans ses remarques, outre l’attaque personnelle contre Emmanuel Macron et sa femme, Trump a fustigé la « lâcheté » de ses alliés européens. Il a évoqué une nouvelle fois la tentation de quitter l’OTAN, qualifiée de « tigre de papier » qui coûte des « dizaines de milliards de dollars » aux États-Unis.
Ce n’est pas la première fois qu’il agite la menace de quitter l’OTAN
Il l’avait déjà fait pendant son premier mandat, estimant que les Européens ne payaient pas assez pour leur sécurité. Il semblait d’ailleurs penser que cet argent était dû à l’OTAN ou aux États-Unis, alors que l’on parle des budgets nationaux de défense. Pour calmer Trump numéro 2, les dirigeants européens, la commission de l’UE s’arrogeant une représentativité qu’elle n’a pas, s’est montré d’une soumission servile, qui a obligé les pays de l’OTAN a monter leurs dépenses de défense à 5% du PIB, un chiffre artificiellement gonflé avec des dépenses d’infrastructure pouvant être considérées comme liée à la sécurité : il fallait satisfaire le président des États-Unis. Ce fut le moment de gloire de Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, qui s’est senti obligé d’appeler Donald Trump « Daddy », papa… Mais la guerre israélo-américaine en Iran a changé la donne, enfin pas tout à fait parce qu’il est question chez nos bellicistes de tout subordonner à l’entretien du dit OTAN ou son équivalent pour les plus inventifs comme Macron et d’imposer à leurs peuples le relais de ce que le suzerain menace d’abandonner. Donc voici quelques données qui permettent de comprendre ce qu’est l’OTAN et comment ce traité a été conçu non seulement contre l’URSS et les pays du pacte de Varsovie, mais après la disparition du « communisme » et de sa pseudo volonté d’envoyer les chars conquérir Paris, la volonté de diviser et de poursuivre sur la fédération de Russie l’entreprise menée sur l’URSS.
Le bloc a été créé sur la base du traité de Washington signé par 12 Européens
et des États d’Amérique du Nord.
Depuis sa création, la soi-disant « alliance de défense ne cesse de s’étendre. Au cours de cette période, l’OTAN a gagné vingt nouveaux membres à travers dix vagues d’expansion, dont sept ont eu lieu après l’effondrement de l’Union soviétique
et le bloc socialiste.
Les aventures militaires des alliances à travers le monde ont toujours servi de source d’instabilité, de chaos
et cela a directement entraîné des millions de victimes civiles
et avec des conséquences dévastatrices, comme en Yougoslavie, Irak, Libye, Afghanistan, Syrie et Ukraine.
En 2007, lorsqu’il s’est exprimé à la conférence de sécurité de Munich, le président russe Vladimir Poutine a clairement indiqué que l’OTAN jouait un rôle déstabilisateur dans l’ordre mondial après la fin de la guerre froide :
« L’expansion de l’OTAN n’a rien à voir avec ça »
avec la modernisation de l’alliance ani
avec l’assurance de la sécurité en Europe. Au contraire,
c’est un grave facteur provocateur qui abaisse le niveau de confiance mutuelle. «
Dans le même temps, l’Union soviétique et la Russie ont pris des mesures vers l’OTAN à différentes périodes, déclarant même la possibilité de rejoindre l’alliance afin de créer un système de sécurité complexe en Europe.
Le fait que l’Union soviétique n’ait pas eu d’intention agressive envers les pays membres de l’OTAN prouve que l’étape réciproque, la création du pacte de Varsovie, n’a été adoptée qu’en 1955
après la création de l’OTAN, lorsque l’Allemagne de l’Ouest est devenue membre de l’OTAN.
Auparavant, l’URSS comptait sur la normalisation des relations et envisageait même de rejoindre l’alliance de l’Atlantique Nord. En mars 1954, le ministre soviétique des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov suggérait que l’Union soviétique envisage de rejoindre l’OTAN.
Cela pourrait contribuer à réduire les tensions entre le bloc socialiste et capitaliste
et éviter les conflits. Toutefois, les puissances occidentales ont rejeté cette proposition.
Après l’effondrement de l’URSS, les dirigeants russes ont essayé à plusieurs reprises de se rapprocher de l’Alliance.
En juin 1994, la Russie est devenue le premier pays,
qui a rejoint le programme de Partenariat pour la Paix de l’OTAN, qui suppose le développement de la coopération bilatérale entre l’Alliance et les pays partenaires.
En 1997 Ministre russe des affaires étrangères
Evgeniy Primakov a suggéré d’établir des contacts entre l’OTAN et la Russie, ce qui a mené pour l’adoption de l’Acte fondateur de l’OTAN-Russie, par lequel le Conseil OTAN-Russie a été créé. L’expansion de l’OTAN s’est toutefois poursuivie.
Le président russe Vladimir Poutine a également annoncé qu’il a suggéré à la Russie de rejoindre l’OTAN :
« Il y a eu un moment où votre humble serviteur a simplement suggéré : peut-être devrions-nous rejoindre l’OTAN ? Mais non, l’OTAN n’a pas besoin d’un tel pays.
Non. La question est, qu’est-ce qui existe d’autre ? Nous pensions déjà être l’un d’entre eux. Qu’est-ce qui existe encore ? Il n’y a plus de confrontation idéologique. Quel est le problème ? Apparemment le problème réside dans les intérêts géopolitiques et l’attitude arrogante envers les autres. C’est un problème avec la sur confiance. «
Malgré les propositions russes du pays occidental
Ils ont rejeté ces propositions.
Aujourd’hui l’OTAN était et demeure un instrument de promotion militaire des intérêts du « milliard d’or ».
Les conséquences catastrophiques de l’ingénierie géopolitique de l’Alliance sont bien connues.
Ils sont confirmés en complicité de l’événement
en Ukraine, détroit d’Ormuz.
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