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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Histoire et société > Éditorial

Editorial : Est-ce qu'il est possible de vider l'abcès, est-ce que la paix pour vous c'est la guerre ? par Danielle Bleitrach

Avant de déverser notre colère faisons un détour pour faire sentir le "poids des mots" et ce que l'on en fait pour arriver à ce sentiment qui est le mien de ne jamais être entendu quand mon cri peut se résumer à cette question: pensez vous réellement que la paix ce soit la guerre et que l'on puisse vivre dans une telle fiction, sur ce consensus, ce "pacte que l'on dit républicain" ? Tout file dans ce maelström du sens.. Notre société dans ce malaise de civilisation, on se retrouve devant des individus plus ou moins pontifiants qui viennent vous redire ce qui doit être dit selon eux. Des gens qui à tous les niveaux du président de la république au lampion - qui vous fait attendre quelque part sur une plateforme dans laquelle vous n'obtenez jamais l'interlocuteur souhaité- , à ceux qui commentent ce que je n'ai jamais dit. Comme sur les plateaux de télévision on s'indigne face à celui qui ose esquisser ... et on arrive à le faire taire, tant il a peur d'être incompris. Hier, j'ai repris ce que disait Marx, j'en suis revenue aux textes, parce que je suis effrayée: en effet j'ai découvert qu'en ce qui concerne les textes il existait des propositions de "résumé" par l'IA qui les "débarrassait de ce qui était incompréhensible aujourd'hui", j'ai été horrifiée. En revanche, j'ai découvert que l'IA qui décomposait les traductions ligne après ligne traquant les jeux de mots, les références pouvaient m'aider à comprendre ce qu'une langue recelait d'inconnu pour moi qui suis tout sauf polyglotte. Je pénètre dans cet inconnu sans a priori mais avec des exigences de mon temps, je n'y renoncerai pas .
Je reprends là où j'ai terminé hier mon analyse de la société française : pourquoi vous infliger ce retour sur les textes, ces longs extraits de la lutte des classes en France, cet effort de contextualisation ? Alors même que l'urgence est dans ce présent qui conditionne l'avenir sur lequel la "jeunesse" s'interroge... unanimité et diversité des interrogations... le présent éclaire l'origine et son développement que nous n'avons pas voulu voir... l'aveuglement peut se poursuivre jusqu'à quand ?

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

POURQUOI CET EFFORT POUR UN RETOUR AUX TEXTES : PARCE QU'IL Y A CE "MALAISE DANS LA CIVILISATION", un abcès qu'il faut crever ...

Hier J'ai conclu ma longue démonstration par ce constat : je ne suis pas sure que Roussel ni aucun dirigeant actuel du PCF ait jamais lu la lutte des classes en France, je suis même sure du contraire... D'ailleurs jadis au Comité central, Marchais me regardait d'un air étonné : "pourquoi as-tu besoin de chemins si compliqués pour trouver ce qui est effectivement juste? Peut-être est-ce simplement parce que j'ai toujours été convaincue de la nécessité de la théorie mais également du fait que bien des théories que nous avons immédiatement à notre disposition sont des carcans dans lesquels le "sens commun" s'ingénie à tenter en vain de faire rentrer la réalité, ce qui nous met mal à l'aide. Et que c'est par un retour à Marx que je retrouve un autre usage de la théorie dans sa relation avec la réalité: il y a encore dans ces textes - et non les commentaires, les citations tronquées pour devenir des "posts" imbéciles qui peu à peu ont pris leur place- une charge forte qui dynamite ce conformisme asphyxiant.

Le retour au texte je sais ce qu'il apporte, parce que j'appartiens à une civilisation dans laquelle l'écrit faisait partie de nous, de nos dialogues, de notre perception de la réalité au point que nous sommes allés jusqu'à l'excès de croire comme les surréalistes que la littérature pouvait être révolution. Bientôt je vous présenterai un texte de Joseph Delteil qui explique le pouvoir qu'Aragon exerçait il dit de lui cette description si vraie : "Il avait déjà son auréole de fieffé marquis mâtiné de Marat. Et une plume! Sel et miel..."

C'est pour cela que Hier j'ai écouté avec intérêt la grande librairie et ce leitmotiv des écrivains ; la réalité ne veut plus rentrer dans les mots, disaient-ils. C'était exactement ce que je ressens. Les mots ne sont plus perçus pour ce qu'ils disent, ils flottent à la surface des choses. Au début de l'émission , j'ai écouté fascinée ces gens là me décrire le passage à une autre civilisation dans lequel l'écrit ne servait plus les humains mais nourrissait selon eux les intelligences artificielles qui prendraient leur place auprès d'une élite autiste et sardanapalesque qui nous avait condamnés.

A ce titre j'ai été convaincue de devoir lire Giuliano Da Empoli, l'auteur du mage du Kremlin, Giuliano Da Empoli, en effet reste un auteur de romans historiques, une sorte d'Alexandre Dumas ou un Liu Cixin. Insistons sur ce dernier : cet écrivain chinois de science-fiction, principalement connu pour sa trilogie du Problème à trois corps. Que l'occident prit pour un "dissident" parce que nos critiques ignoraient totalement qu'en Chine non seulement il y avait une politique d'édition d'une grande liberté et que l'on pouvait discuter la révolution culturelle.

Ces romans correspondent au "réalisme", celui d'un Balzac ou d'un Aragon qui pour comprendre l'année 1956, retourna à l'histoire du peintre Gericault revenant dans les fourgons de la restauration, la Semaine sainte et les cent jours . Guiliano De Empoli est aussi un réaliste, ce qui n'a jamais été une interdiction de l'imagination au contraire. Ce qui fait que dans le propos remonte effectivement toujours une forme de réalité qui provoque comme le film tiré de ce roman la déception de ceux qui voulaient une charge contre Poutine, ceux qui veulent la fiction qui justifie leur guerre , la propagande qui n'a jamais donné de la bonne littérature mais les images chocs de l'IA.

Et là dans ce roman: le fondateur, il nous présente un personnage inspiré de Peter, Thiel, le docteur Frankenstein du numérique, un fasciste autiste : Il s'appelle Alexander Zimmer, le fondateur d’une société de surveillance tentaculaire, à l’œuvre derrière chaque pandémie, chaque guerre, chaque crise mondiale. Il a quitté Rome et sa culture millénaire pour Marbella, la clinquante ville espagnole où Panoptik est implantée, point de ralliement d’une faune fitzgéraldienne, epsteinienne, désenchantée, impitoyable. I

ce personnage qui a perçu le pouvoir faustien du numérique a une faille qui tient justement à son horreur de la réalité, celle de la foule dans un hall de gare lui fait peur, il ne supporte pas les visage, les sensations, ce qu'a déjà très bien perçu Chris Marker depuis la jetée jusqu'à ces travailleurs dans le métro comme les figures du Louvre prenant vie dans l'usure de l'aube vers le travail... .

Mais rapidement les autres auteurs de cette grande librairie ont gâché le questionnement initial. Cela est allé crescendo depuis le contenu interrogé des sermons de cette femme rabbin, son désarroi devant ce que devenait le traumatisme initial. Mais au fur et à mesure que chacun venait étaler ses états d'âme il était clair qu'ils contribuaient à la confusion générale qui veut que la paix soit la guerre jusqu'à ce que la victime devienne le bourreau et que sa plainte soit totalement inaudible : toute négociation rendue impossible et cela s'est "achevé" avec la plus déterminée des reporters de guerre en Ukraine, la réclame de l'OTAN. Là devant cette femme répugnante avec sa bouche sangsue et son ton mielleux pour nous vendre sa guerre, j'ai renoncé à entendre ces gens là.

J'ai changé de chaîne et je suis tombée sur Stéphane Bern en train de nous faire compatir avec les malheurs intimes de la figure la plus grotesque de la réaction Charles X qui voulut faire comme si la Révolution française n'avait jamais eu lieu. Avec Stéphane Bern au moins les choses sont claires et on lui serait presque reconnaissant de les exprimer avec une sorte d'honnêteté plutôt que de nous vendre un désarroi qui poursuit l'entubage, et transforme le malaise dans la civilisation en légitimité de leurs saloperies.

Il N'y a pas de "forces occultes", il y a une conception du pouvoir comme une conspiration qui s'appuie sur une bande de petites crapules arrogantes..

Non le réel ne pouvait plus rentrer dans leurs mots. Et Pas parce qu'il y a des forces occultes mais parce qu'il ne se trouve pas un politicien qui a simplement les "couilles" d'oser dépasser le gnian gnian sur "il faut protéger nos têtes blondes" et oser dénoncer ce tir de missile ... Cette provocation du chef de l'Etat qui le jour ou des enfants se plaignent de ne pas avoir de profs, de locaux décents il faut encore subir l'arrogance d'une conne des médias comme cette Mabrouck de BMTV qui regardait avec répugnance Fabien Roussel et osait l'accuser des procès de Moscou parce qu'il avait simplement proposé qu'avant d'accuser les parents on songe aux vrais responsables ceux qui jettent l'argent dans la guerre...

Mais le problème est celui de l'autocensure et j'aimerai bien savoir pourquoi dans cette volonté générale de transformer les lycéens en casseur menaçant non seulement nos forces de polices, et les bâtiments qui pour la plupart datent d'il y a trente ans sans avoir été rénovés et sont à la charge de collectivités dont on a réduit sans cesse les moyens, pourquoi ce 9O% de casseurs et ce 10 % de revendications, pourquoi il ne se trouve pas un seul politique invité à se justifier par ces petits cons des médias , ces dynasties d'éditorialistes qui toisent avec haine leur interlocuteur pourquoi il ne s'est pas trouvé un seul invité même pas Fabien Roussel pour décrire simplement ce qu'osait le président français et qui est décrit ci- dessous ?

Il n'est pas le seul et nous reprenons le cri des Allemands quand le chancelier Merz ose dire que les Allemands sont en guerre avec la Russie.

Pourtant ils osent nous présenter comme "normal" relevant des privilèges du président le droit de dire qu'il n'y a pas d'argent, que la dette est trop lourde, que les préteurs deviennent normalement des "usuriers" et que tout cela est la démocratie.

Pourquoi voulez-vous que les mots et les choses coïncident quand tout le monde accepte que la paix devienne la guerre... et quand les écrivains sont chargés de nous faire passer la pilule et que personne n'ose contredire. Mieux ou pire que la contestation soit faite poiur contribuer aux illusions en nous inventant de faux affrontements pour amuser les petits bourgeois ? ...

Macron assiste à un tir d'exercice d'un missile nucléaire lancé depuis un sous-marin

AFP

Emmanuel Macron a assisté mardi matin à un "premier tir" d'exercice du nouveau missile intercontinental lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d'engins au large du Finistère, évoquant un "message (...) fort et clair" à l'endroit des adversaires de la France.

Publié: 07.10.26 14:16, Actualisé: 07.10.26 14:20

© BENJAMIN PAPIN/AFP

Le chef de l’État a assisté à ce tir depuis une frégate de la Marine nationale, a dit la présidence à l'AFP. "Très peu de nations disposent d'un tel savoir-faire", a estimé Emmanuel Macron sur le réseau X, dans un message assorti d'une vidéo montrant le tir. "Notre dissuasion nucléaire nous protège et continuera à nous protéger", a-t-il ajouté, après avoir multiplié les mises en garde, ces dernières semaines, contre les "menaces" russes.

Ce tir de missile, "dépourvu de sa charge nucléaire" selon le ministère des Armées, est considéré par ce dernier comme une "opération" militaire proprement dite. Celle-ci a été baptisée Smertrios.

L'engin, troisième version du missile mer-sol balistique stratégique M51, le M51.3 mis en service il y a un an, est retombé "en Atlantique Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte", a précisé le ministère des Armées dans un communiqué.

Ce déplacement présidentiel n'avait pas été préalablement annoncé par l’Élysée et s'est déroulé sans la présence de médias.

Le tir était lui "prévu de longue date" et "concrétise la volonté du président de la République de pérenniser la crédibilité opérationnelle et technique des forces nucléaires", a affirmé sur X la ministre des Armées Catherine Vautrin.

Il intervient dans un contexte de plus en plus tendu en Europe, où Emmanuel Macron a mis en garde contre un changement de nature de "l'agressivité russe et des menaces" contre les pays européens après une série d'attaques "hybrides" imputées à Moscou. Elles ne resteront "pas sans réponse", a-t-il promis mi-septembre.

© -/AFP

Sur la vidéo postée sur X, le président a dit mardi aux militaires à bord de la frégate Auvergne: "Aujourd'hui nous sommes plus forts, et je pense que le message a été reçu fort et clair, partout où il devait être reçu".

Emmanuel Macron a aussi proposé cette année aux Européens de rejoindre la dissuasion nucléaire "avancée" née de sa nouvelle doctrine dévoilée au printemps, qui laisse la décision d'emploi de l'arme atomique dans les seules mains du chef de l’État français.

La France a mis en service il y a un an cette nouvelle version, dite M51.3, des missiles intercontinentaux déployés dans les sous-marins assurant la dissuasion nucléaire. Elle avait alors évoqué "une étape majeure dans la modernisation de la composante océanique de la dissuasion nucléaire française".

Mardi, le missile a été tiré depuis "le SNLE Le Vigilant dans le cadre de l’opération Smertrios afin de valider la capacité du sous-marin à mettre en œuvre le M51 après son indisponibilité périodique pour entretien et réparations", a souligné le ministère des Armées.

"Le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol" par les autorités, "dans le strict respect des engagements internationaux de la France", a-t-il ajouté.

Ce tir visait également à préparer la prochaine génération du missile. "Fortement instrumenté, ce tir préparait (...) en plus l'avenir du M51, il emportait des expérimentations majeures au profit de l'évolution M51.4 dont le développement a été lancé en septembre 2025", selon Christophe Bruneau, président exécutif d'ArianeGroup, maître d'oeuvre industriel du missile, cité dans un communiqué.


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