« Les États-Unis sortent affaiblis – militairement, diplomatiquement et économiquement – et paieront un lourd prix stratégique dans les années à venir », a publié le prestigieux média américain dans un éditorial explosif.
Le New York Times soutient que le président des États-Unis « a commis une terrible erreur en déclenchant cette guerre. Il l’a menée avec imprudence et au mépris flagrant de la loi.Si cette guerre a rapporté des sommes fabuleuses aux financiers et monopoles qui l’ont initiée, elle a un coût terrible pour tous la mort de milliers d’être humains, des enfants en particulier mais aussi y compris pour les USA et leurs alliés une pression économique intolérable sur les peuples.

Mais surtout elle a renforcé l’adversaire principal qu’est la Chine et Trump ne veut plus s’encombrer de terrains secondaires dans lequel les USA s’épuisent et perdent à chaque coup. Le boss retient ou tente de retenir ses « alliés » subordonnés.
Les négociations devaient commencer aujourd’hui et la délégation iranienne ne viendra pas parce que le premier point du protocole permettant d’ouvrir les négociations a été violé par Israêl qui poursuit l’offensive au Liban. Les Etats-Unis sont fous de rage et disent clairement qu’Israël ne devrait pas se priver du dernier allié qui leur reste la superpuissance qui assure leur survie.

C’EST TOUT LE PAYSAGE POLITIQUE ET MÊME NOTRE MEMOIRE HISTORIQUE QUI SONT EBRANLES, CE N’ EST QU’UN DEBUT…
Nous insistons sur deux points à partir du constat de cette évidence : les Etats-Unis ont perdu la guerre et cet échec ne se limite pas à un tête à tête avec l’Iran qui est en situtation de reporter sa venue à Genève parce que l’un des guerriers par procuration a décidé de se rebeller contre le « Boss », mais c’est tout le paysage géopolitique qui se recompose. C’est la TOTALITE qui est en cause : Aujourd’hui nous allons l’observer en partant des lieux d’affrontement direct que sont Cuba et surtout l’Ukraine, mais nous le ferons en privilégiant partout l’analyse de la réponse des forces progressistes et des communistes, le sens à donner. Ce qui sera une introduction à la stratégie de la Chine développée demain, celle du sud, le monde multipolaire comme exigence de peuples, de nations.
Aujourd’hui, depuis le comité central se réunissant à Cuba comme le, KPRF et demain la Chine dirigée par un parti communiste, nous tenterons de dégager ce qui caractérise la perspective du socialisme et la stratégie des communistes, la manière dont elle se distingue de l’aventurisme désespéré de ceux qui ont lié leur sort à la guerre, avec le cas les plus exemplaires celui des dirigeants d’Israël et celui de l’Ukraine de Zelenski et de ceux qui leur ont emboîté le pas, le calme étrange auquel en appellent les communistes face à ces desperados de Miami à Kiev.
Avec les dirigeants israéliens, devenus génocidaires, Il y avait dès le départ à propos de cette guerre folle en Iran, une différence d’objectif, puis avec la signature de la paix une différence tactique et maintenant cela devient de la rébellion contre la seule force sur laquelle Israël pouvait compter, Une attitude désespérée qui dit jusqu’où Netanyahou, comme nous l’avions dit, a conduit son propre peuple, a prétendu conduire y compris les juifs du monde entier. Ceux-ci auraient intérêt à se dire – et d’ailleurs ils sont de plus en plus nombreux à le faire- qu’un fasciste est un fasciste qu’il soit israélien, français, états-Unien ukrainien ou Russe, il y en a partout mais qu’il y a des endroits où ils sont au pouvoir et qu’il faut les extirper (1). Dans ce cas ce sont rarement les autochtones qui les ont élus qui sont en capacité de le faire et si les soviétiques ne nous avaient pas débarrassés d’Hitler on se demande ce qu’il serait advenu de l’Europe telle qu’elle est sans parler des juifs européens, là où le fascisme n’a jamais été éradiqué.
UN REEXAMEN DE LA MANIERE DONT SE CONSTRUIT LA GUERRE D’AUJOURD’HUI
L’occident, l’attitude suicidaire d’Israël et des « alliés » européens comme d’autres qui paraissent en plein délire type Milei table sur la négation de l’histoire, le primat d’événements qui sont censés justifier les « interventions » contre les « tyrans ». Cette révision peut et doit aller très loin et elle est parfois faite par les Etats-Unis eux mêmes, dans leur division interne avec leurs concurrents démocrates et avec leurs alliés : Le vice-président américain JD Vance a déclaré : « On ne peut pas comparer Saddam Hussein à Adolf Hitler. Ce n’était pas le cas. Il faut être prudent avec ce genre de comparaison. À mon avis, George W. Bush ne l’a pas été. »

Ceux qui ont dénoncé ces interventions ont été y compris au sein du parti communiste français et avec la commission internationale et ce qu’elle était devenue avec Robert Hue se sont fait traiter de « staliniens », voire d’hitlériens, puisque selon eux cela revenait au même Ils ont été interdits de publication pour ce crime par Patrick Lehiaric comme par Jaques Fath et cela continue avec Boulet , Fabien Gay c’est dire ce qu’a été ce refus totalitaire d’envisager simplement la mise en garde de Cuba, de Primakov et de la plupart des partis communistes, des forces progressistes qui ont tenté de se rassembler dans le post-soviétisme.
Il y a négation de l’histoire, mais aussi de la réalité aujourd’hui, des rapports de force et de qui cherche la guerre. Là encore le cas d’Israël est flagrant à partir de l’attaque du Hamas du 17 octobre et de la condamnation de cette attaque des populations civiles non seulement a été nié ce qui avait conduit à cette attaque du Hamas et il y a eu « réponse disproportionnée », ce qui est une litote pour dire la manière dont a été utilisé ce prétexte pour opérer un génocide à Gaza et allumer partout des foyers de guerre jusqu’aux événements d’Iran.
Le parallèle avec la manière dont Zelenski et ses soutiens européens agissent est flagrant, ce qui s’est passé au G7 et par parenthèse la parade infame du 14 juillet avec la célébration du 14 juillet derrière des régiments nazis en est l’illustration. mais le processus vient de loin et il est même à l’origine de la guerre en Ukraine, comme il est à celui des événements du Moyen Orient.
Ce qu’avait très bien perçu Primakov qui analysait la crise permanente du Moyen orient comme lié au problème Palestinien. Et selon lui il s’agissait moins du cas d’Israël que de la manière dont les Etats-Unis avait voulu exercer dans cette situation l’exclusivité de la gestion de la présence d’Israël sans créer nulle part d’espace de négociation, seulement la soumission à la puissance hégémonique, la suprématie conçue comme celle de l’Occident avec l’OTAN, la division de l’Europe.
On se souvient que Primakov dans un geste spectaculaire avait ordonné à son avion qui allait discuter avec les Etats-Unis de retourner à Moscou à la suite du bombardement de Belgrade qui était aussi celui où Clinton avait bombardé (par erreur disait-il ) l’ambassade de Chine à Belgrade. Clinton qui asservissait Eltsine et qui accomplissait l’avancée de l’OTAN malgré les promesses faites à Gorbatchev par Bush père (émanation directe de la CIA et des forces les plus suprématistes) . Primakov qui a été le maitre d’œuvre postsoviétique de la continuité entre le ministère des affaires étrangères, la diplomatie russe et l’Union soviétique, une des plus respectée au monde.
Aujourd’hui nous publions essentiellement des articles qui concernent le danger de la politique de Macron et à ce titre i la très explicite déclaration de Lavrov, dans la logique soviétique de Primakov., «La situation internationale comporte des risques d’affrontement direct entre l’OTAN et la Russie» a dit Lavrov en détaillant tout ce que cela implique en matière de droit international. Ces références diplomatiques se doublent de la force de l’appel existentiel de ceux qui défendent leurs enfants comme Cuba mais pas seulement, puisque monte un front de tous ceux qui ne peuvent continuer dans la logique qu’exige d’eux ce monde unipolaire. Non seulement s’effondre la fiction hollywoodienne d’un superman bienveilant auprès du peuple qui en subissent la dictature colonialiste réelle mais il n’a même plus d’alliés. La soumission la plus servile est exigée d’eux malgré les efforts mondains de Macron et des Européens, certains des esclaves sont plus ou moins en état de rébellion et sont devenues des grenades dégoupillées à coup d’ambitions personnelles ou simplement pour sauver leur peau. Etre sous l’emprise de la cocaïne n’arrange rien…

Chacun devenant l’escroc, l’escamoteur, de l’autre , il ne reste plus que cette vision pour frapper d’inertie les victimes …
Peu à peu avec la montée du prix de l’essence, les conquis sociaux sacrifiés, même ceux qui ont longtemps fermé les yeux et répété avec conviction que la démocratie avait quelques exigences commencent à éprouver de la crédulité devant cette gouvernance. Des thèmes comme la sécurité, les enfants spoliés, tués, violés prennent un autre sens..;
Mais à cette situation qui met en avant légitiment la mort des enfants, il faut encore ajouter ce que Ormuz a révélé, à savoir les problèmes de sécurité alimentaire et ce que nous vivons aujourd’hui comme une canicule qui non content de fatiguer les corps est en train de transformer toute l’organisation de notre quotidien
LA ¨PLANETE NE PEUT PLUS SE PERMETTRE LA GUERRE ET CEUX DONT LA SURVIE RE¨POSE SUR L’ESCALADE
Une autre leçon de la période est que si l’on prend chacune de ces guerres et de ces expéditions destinées à soumettre les populations concernées dont on pille les ressources ou à qui l’on reproche des velleités d’indépendance il apparait à chaque fois que la simple alternance de Trump aux démocrates n’apporte aucune solution durable, c’est le cas de Cuba mais aussi de toutes les nations menacées y compris le Mexique et le Brésil le retour des démocrates ne sera pas l’abolition de la doctrine Donroe mais la continuité. Il en est de même en Europe, en Afrique, en Asie , au Moyen Orient tout ce qui est espéré est un traitement mondain plus favorables pour les alliés condamnés à une servitude qui les déstabilise. Tous les défis qu’il faut traiter par la coopération alimentaire, environnementaux, climatiques s’amplifieront dans la logique qui est celle du capitalisme.
On ne peut plus établir un signe d’égalité entre communisme et fascisme comme cela a été tenté jusque dans le flou de l’eurocommunisme, même quand pris de lucidité le suzerain aux abois dit à son guerrier par procuration Israël : «Vous êtes un pays de 9 millions d’habitants. Vous ne pouvez pas simplement tuer pour résoudre tous vos problèmes de sécurité.» que ne pousse-t-il sa démonstration par rapport à un autre petit pays menacé depuis plus de 60 ans à savoir Cuba qui a choisi d’agir en défense de l’humanité, d’exporter la liberté, la santé, l’alphabétisation sans rien piller et exploiter. Par quel vice profond la première puissance du monde en est-elle à penser sa sécurité en lui imposant un génocide ?

Il est frappant de voir que tous ceux qui veulent résister doivent le faire dans une logique de souveraineté nationale et de ce fait s’appuyer sur les masses, ceux qui n’ont pour richesse que leur patrie et leurs enfants ce qui est l’exacte définition du prolétaire. La Russie de Poutine est obligé de retrouver les lignes forces de l’URSS et l’Iran de tenter de surmonter ce qui divise pour en référer à la longue histoire mal connue de cette nation avec des dynasties qui ont pratiqué la tolérance et une conception de la justice qui parfois rapproche cette histoire de celle de la Chine. Nous sommes aussi dans le temps des civilisations qui doivent apprendre à se connaître et les communistes sont ceux qui partout ont eu à coeur y compris chez eux de retrouver le sens de chaque nation dans une perspective original qui est à la base de l’alliance entre le savoir, les sciences, la culture et les prolétaires, la rencontre des avant-garde et de leur rôle dans le mouvement qui transforme l’ordre des choses existant, un socialisme processus..
La Postion des communistes devrait être la recherche de la paix mais s’il s’agit d’abord d’arrêter la guerre il faut aussi en extirper les causes profondes y compris de la guerre hybride qui s’attaque à toutes les formes de survie de l’humanité. et de ce point de vue la réflexion de raoul Castro me parait des plus pertinentes:
Raoul : « Je suis convaincu que les meilleures idées proviennent toujours de l’analyse collective et même des désaccords » Encore faut-il qu’il y ait accord sur la volonté de trouver une issue et en particulier une issue pour ceux qui n’en peuvent plus et pour qui l’idée de délai, de solution dans un avenir lointain n’ont plus de réalité pour éviter que le désespoir les jette dans le camp de leurs bourreaux.
Danielle Blleitrach
(1) Itamar ben Gvir, le ministre suprémaciste du Conseil de sécurité national israélien, a réagi, vendredi matin, à la mort de quatre soldats israéliens dans le sud du Liban en écrivant sur X : « Pour chaque larme versée par une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer. Le Liban tout entier doit brûler ! »« Avec tout le respect que je dois aux Américains, Israël doit faire comprendre au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à négliger », a souligné le ministre. Il appelle à cesser le « jeu de ping-pong » : « Au Moyen-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue : il faut se déchaîner. Anéantir. Vaincre le terrorisme », a continué M. ben Gvir.Belzalel Smotrich, ministre des finances israélien, lui aussi d’extrême-droite, a de son côté appelé sur X à « ouvrir les portes de l’enfer » au Liban
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Ducassé Carlos
Comment peut on croire que Trump est furieux contre Netanyahou? Ou même qu’ Israel se Rebelle contre les États Unis en poursuivant son offensive au Liban… Même Macron comprend bien que Trump NE veut pas la paix